OGM : Monsanto jette l’éponge en UE

Monsanto-019 crop

D’abord c’était BASF, et maintenant c’est le démon lui-même, Monsanto, qui s’est setiré des travaux sur les cultures d’OGM en Union Européenne.

D’abord c’était BASF, et maintenant c’est le démon lui-même, Monsanto, qui s’est retiré des travaux sur les cultures d’OGM en Union Européenne.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.


D’abord c’était BASF, et maintenant c’est le démon lui-même, Monsanto, qui s’est retiré des travaux sur les cultures d’OGM en Union Européenne.

C’est la BBC qui le dit, le géant de la biotechnologie jette à la poubelle ses plans d’obtenir l’approbation pour les cultures de nouveau types de plantes génétiquement modifiées en Union Européenne. Cette décision est due au manque de perspectives pour les cultiver dans l’UE.

Elle portait sur les candidatures en suspens pour des autorisations de mise sur le marché, pour cultiver du maïs, du soja et de la betterave génétiquement modifiés. Et elle survient juste quelques jours après que l’UE n’ait entamé des discussions sur un accord commercial de large portée avec les États-Unis, dont l’agriculture, comme l’admet la BBC, promet d’être un des sujets les plus durs.

Dans ce qui tourne à l’échec de règlementation complet, c’était un domaine sur lequel le ministre de l’environnement britannique, Owen Paterson, avait particulièrement à cœur d’avancer. Mais auprès de l’UE, qui détient le monopole du pouvoir sur les autorisations d’OGM, M. Paterson pouvait obtenir gain de cause pour le Royaume-Uni, et permettre qu’on y plante des OGM.

Et nous avons donc encore un exemple de plus d’interférence de l’UE dans les affaires intérieures, empêchant l’un de nos ministres de mettre en place une politique préférée, alors même qu’elle n’a plus approuvé une nouvelle plante OGM pour la culture depuis 1998.

Dans des circonstances normales, on pourrait citer cet exemple comme une raison supplémentaire justifiant une sortie de l’UE. Cependant l’impopularité des OGM en général, et de Monsanto en particulier, est telle que l’incapacité de cette société à poursuivre ses ambitions, du fait de l’intransigeance de l’UE, a plus de chances d’être vue comme une raison en faveur du maintien au sein de l’UE.

Tristement tout n’est pas mauvais dans les OGM, et l’échec de l’UE à se saisir de cette question a de plus vastes répercussions. Mais tant que les émotions et les préjugés motivent l’hostilité contre les OGM, je serai très réticent à exploiter cette question comme un moyen d’attiser l’hostilité vis-à-vis de l’UE.

Les OGM, semble-t-il, sont plus impopulaires que l’UE. Ceci dit, peut-être que si nous avions des commissaires européens génétiquement modifié, nous aurions un sujet gagnant.

Traduction Contrepoints.

Sur le web

À lire aussi :