Bienvenue dans l’enfer vert

Graves conflits d'intérêt, financement occulte et manipulations : les environnementalistes sont un danger pour la réflexion, et pour l'humanité
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Bienvenue dans l’enfer vert

Publié le 10 juillet 2013
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Il y a quelques mois, les environnementalistes se rendaient compte que l’enfer vert ne faisait pas rêver. Mais ils ont décidé d’y aller quand même, et ils ont décidé que vous alliez les suivre.

Pour convaincre ses soldats qu’ils n’avaient d’autre choix que de se battre, Cortes avait brûlé ses bateaux. De la même façon, les environnementalistes cherchent à éliminer toute alternative à leur folie : le capitalisme de laissez-faire mènerait la planète à sa perte.

Il est responsable du changement climatique, de la déforestation, de la disparition d’espèces protégées ; la raréfaction des ressources naturelles menace la survie de l’humanité à moyen terme ; les hommes sont aujourd’hui déconnectés de la nature et malheureux. Ce qui compte ici, c’est de convaincre, quitte à être convaincu soi-même d’âneries ou de refuser toute alternative comme, par exemple, un droit de propriété correctement défini.

Le capitalisme ne prendrait pas assez en compte la dimension environnementale ; l’idéal écologique, si. En plus, le capitalisme génère des conflits d’intérêt qui rendent un vrai débat impossible.

C’est ainsi qu’on tombe des nues en apprenant que le capitalisme de copinage biaise le marché et génère des décisions contraires à l’intérêt du grand public. Quand on crée une distorsion dans le marché qui rend les investissements éoliens et photovoltaïques rentables en faisant porter le poids de leur inefficacité aux contribuables, les environnementalistes ne voient pas le problème. Mais quand un président a pour chef de cabinet le conjoint d’un chef d’entreprise, il y a un problème, un « grave conflit d’intérêt au sommet de l’État« .

C’est ce qu’annonce Mediapart :

Delphine Batho, dans sa conférence de presse après son éviction du gouvernement, a révélé aux yeux du grand public que la directrice de cabinet de François Hollande n’était autre que l’épouse du PDG de Vallourec. Vallourec, leader mondial des solutions tubulaires, comme cette société se présente elle-même, est donc le principal fournisseur des foreurs pour le compte des grandes sociétés exploitantes des énergies fossiles qui forent à tout bras notre sous-sol pour nous fournir toujours plus de carburants et continuer ainsi à dérégler notre climat.  L’intérêt de Vallourec à une exploitation toujours plus grande des énergies fossiles, et notamment des gaz et huiles de schiste. Le conflit d’intérêt au sommet de l’État l’est donc tout autant.

On notera au passage que « nous fournir toujours plus de carburants » (d’énergie, mais les environnementalistes ont du mal à saisir ce genre de concepts accessoires dans l’histoire de l’humanité) est l’objectif des grandes sociétés exploitantes, au même titre que « continuer à dérégler notre climat ». Leurs profits, notre climat : amis écolos, je vous fais cadeau du slogan.

Reprenons : comment se manifeste le « grave conflit d’intérêt au sommet de l’État » ? La France a banni l’exploitation du gaz de schiste, au détriment des intérêts de Vallourec. Le débat a été clos d’avance, grâce au lobbying des environnementalistes. Mais ils trouvent là un formidable argument pour ne pas le rouvrir : si on ose ne serait-ce que proposer l’idée, ils pourront crier au scandale. De la même façon qu’ils dénonceront systématiquement le financement opaque des projets énergétiques ou de la recherche scientifique dès que les objectifs des premiers et conclusions des seconds ne vont pas dans leur sens. Soit ; après tout, tout débat n’a pas à être rationnel.

Soyons fair-play, et rendons les coups bas.

Promised Land, c’est l’histoire de deux commerciaux qui tentent d’acheter des permis de forage aux résidents d’une bourgade tranquille, dans l’objectif d’extraire les ressources énergétiques souterraines – ruinant au passage le paysage et le mode de vie de fermiers se transmettant leurs terres de génération en génération. Les environnementalistes adorent, le public lycéen applaudit des deux mains : le capitalisme, c’est malhonnête, ça brise des vies et ça tue la planète. Clap clap, ce n’est pas objectif mais on s’en fiche – on pourra toujours soupirer quand l’interlocuteur d’avis divergent admettra ne pas avoir vu le film. Les Raisins de la Colère, en vert plutôt qu’en rouge.

Mais une petite question se pose : qui a financé ce film ? Réponse A : une fondation environnementaliste, un philanthrope soucieux du bien-être de l’humanité ou des dons éco-conscients. Réponse B : les Émirats Arabes Unis, qui n’ont évidemment pas intérêt à manipuler les écolos utiles pour maintenir leur poids dans l’approvisionnement énergétique mondial. Gagné : c’est la réponse B.

Question, ouverte cette fois : qui sert qui ? Les environnementalistes utilisent-ils avec intelligence les ressources à leur disposition, ou les producteurs de pétrole de l’ancienne école trouvent-ils là une occasion rêvée de servir leurs intérêts ? Et s’il est légitime de former des communautés d’intérêt, peut-on innocemment dénoncer les entreprises qui en forment ?

La force de l’écologie politique, c’est qu’elle s’appuie sur l’émotion, pas sur la raison. Ça fait réagir les foules, et on pourra toujours accuser les récalcitrants de manque d’humanité, d’empathie et de sensibilité.

Malheureusement, ça ferme parfois la porte à un débat constructif. Faut-il utiliser un produit moins nocif pour l’environnement ou un produit garantissant la sécurité de son utilisateur ? En choisissant l’option sécurité, Mercedes menace ses ventes en France : le produit que le constructeur utilise est banni, même si l’entreprise a réalisé des tests montrant la dangerosité de l’alternative proposée. Les possibles victimes du nouveau gaz réfrigérant de climatisation seront heureuses d’apprendre que leur sacrifice n’aura pas été vain, puisqu’il aura réduit les émissions de gaz à effet de serre – évitant ainsi un réchauffement climatique anthropique qui n’a de toute façon pas lieu.

Les environnementalistes ne peuvent promettre qu’un retour à la nature, une régression pour l’humanité dans son ensemble. Mais peu importe ; plutôt que promouvoir un vrai capitalisme de laissez-faire qui éviterait les écueils de l’économie mixte d’aujourd’hui, ils préfèrent renforcer la mixité jusqu’à débarrasser la planète de ce danger incommensurable qu’est l’initiative privée, jusqu’à débarrasser la planète de ce danger incommensurable qu’est l’homme.


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  • 1°) L’écologie politique est le refuge de nombre de ratés
    2°) Il s’agit d’un ordre moral et de rien d’autre
    3°) Cet étau du mysticisme est très difficile à rompre, dès lors qu’il a pris le pouvoir
    4°) C’est l’un des instruments du messianisme américano-onusien
    5°) il faut appeler les choses par leur nom: message psychotique

  • Les environnementalistes ont à leur disposition pour mettre en place leur racket une noria de journalistes dont la veulerie s’ajoute à l’incurie.

    Ce matin sur RMC, l’un d’entre eux, commentant Gasland passé la veille sur une télé d’État, trouvait que l’explotation des gaz de schistes faisaient très peur (c’est tout de même le but du film) mais, surtout, ajoutait « qu’il n’y avait aucune raison de remettre ce message en cause. »

    Pour lui, donc, s’appuyer sur une seule information ne constitue pas une atteinte à la déontologie de sa profession.

    Avec de tels complices, nul doute que la « chose nôtre » à la française a de longs et beaux jours devant elle.

    • Pourtant, dieu sait si ces salades ont été démantelées depuis longtemps.

      http://www.contrepoints.org/2012/09/25/98295-gaz-de-schiste-truthland-demonte-les-mensonges-de-gasland

      • Réponse d’escrologue :
        oui, mais tout ça c’est des mensonges ! De toute façons, l’existence même de l’homo sapiens sapiens est nocive pour la planète.

        Par contre j’ai noté qu’éradiquer les moustiques au Sud de la France ne les émeut pas plus que ça. En fait, ils semblerait qu’ils n’aiment pas les insectes (hormis les abeilles, bien sûr) et autres arachnides (contrairement aux ours blancs, voire les rats)… curieux, non ?

    • « Gasland » donne la parole
      1- aux victimes des nuisances indiscutables provoquées par l’extraction des gaz
      2- à la direction de l’exploitant qui se débine piteusement devant les caméras.

      La vérité est par conséquent facile à deviner..
      Morale de cette histoire:. »pot de fer contre pot de terre »
      Les lobbies énergétiques qui clament que sans gaz ou pétrole tout le monde va crever ont toutes les facilités pour écraser l’habitant qui a la malchance de se trouver à proximité des gisements (c’est con ce qui t’arrive mon vieux, t’as pas de pot) et l’invitent, poliment, à dégager plus loin.

      • L’embetant c’est que c’est faux….

        « Gasland » donne la parole
        1- aux victimes des nuisances indiscutables provoquées par l’extraction des gaz »

        La parole est donnée à des gens qui se disent lésés par l’extraction des gaz, OK, mais dire que ces nuisances sont INDISCUTABLEMENT provoqués par l’extraction des gaz c’est tout simplement faux.

        Le reportage montre qu’on peut mettre le feu à de l’eau du robinet, c’est soit disant du gaz de schiste qui s’est répandu dans la nappe phréatique. Une analyse chimique plus tard le verdict tombe, c’est du méthane du à des bactéries, rien avoir avec des forages.

        Pour prouve qu’une proposition est fausse un seul exemple suffit.

        Morale de cette histoire, c’est en mentant qu’on fait la plus part des documentaires écolos.

        • Dans Gasland 2, qui vient de sortir et dont les escrolos font le battage sur toutes les antennes complaisantes (càd tous les médias) en ce moment, Josh Fox le menteur multirécidiviste fait encore plus fort dans l’escroquerie.
          Après avoir inventé dans Proutland 1 la propagande du gaz de schiste qui enflamme l’eau (alors qu’il a avoué publiquement savoir que le méthane qui enflamme l’eau a toujours existé bien avant le moindre forage, et à fortiori un forage pour du GdS), il montre maintenant un tuyau d’arrosage qui crache du feu prétendument dû au GdS, carrément ! Sauf que cette nouvelle mise en scène avait été jugée frauduleuse par un tribunal en 2012 qui avait établi que son auteur avait branché au tuyau d’arrosage une arrivée… de gaz de ville et non de l’eau avant de l’enflammer pour faire sa vidéo : http://www.barnettshalenews.com/documents/2012/legal/Court%20Order%20Denial%20of%20Lipsky%20Motion%20to%20Dismiss%20Range%20Counterclaim%202-16-2012.pdf
          Notre propagandiste est si désespérément à court d’argument, vu qu’il n’a pas pu trouver un seul cas de contamination (sur des millions de puits forés !), que sa seule solution, c’est de surenchérir toujours plus dans le mensonge et l’affabulation.
          Mais visiblement, plus le bobard est gros, plus il y a de crétins de pastèques pour y croire. Comme quoi, la bonne vieille méthode des nazis fonctionne toujours : répéter un mensonge assez souvent pour que ça finisse par devenir Vérité.
          Goebels a de quoi être fier de ses avortons escrologistes.

      • 1/ qui fait ce genre de reportages ?
        2/ avec quels moyens ?
        3/ quel est son but ?
        4/ respecte-t-il la déontologie ?
        5/ qui est interviewé ?
        6/ les interviews sont-ils impartiaux ?
        7/ qu’est-ce qui est coupé au montage ?
        8/ les faits sont vérifiables et vérifiés ?

        Tant de question permettant de vérifier la fiabilité scientifique d’un reportage afin de savoir s’il raconte des faits ou ne fait juste que de la propagande…

        Un reportage qui jette l’anathème sur un ennemi intérieur et intangible qui serait la cause de tous nos problèmes, c’est la pratique utilisée par Goebbels et les manipulateurs…
        L’information n’est pas l’extension de votre conscience et un film ne montre que ce que veut montrer la production.

  • « […] les environnementalistes ont du mal à saisir ce genre de concepts accessoires dans l’histoire de l’humanité »

    C’est tout à fait ça!

  • Les verts bénéficient d’une telle unanimité médiatique qu’on pouvait soupçonner que leur financement émanait d’un lobby puissant.
    Merci de nous informer sur son identité qui éclaire beaucoup de points obscurs.

  • J’avais commencé à regarder « Promised Land ». Quand j’ai vu comment le film tournait (les méchants commerciaux travaillant pour de méchantes compagnies capitalistes), j’ai cessé le visionnage persuadée que tout allait être dans le même étalage de clichés du début du film, avec tout plein de bons sentiments inside, manichéen à souhait.

    • Est-ce que de la liberté d’extraction des gaz de schistes sera politiquement la voie qui permettra à l’avenir, aux démocraties occidentales de ne plus se prosterner, comme elles le font aujourd’hui par contrainte, devant les pouvoirs totalitaires et liberticides des émirats et des pays du golfe ?

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