Interview de Drieu Godefridi pour la sortie du livre Climat : 15 vérités qui dérangent

Publié Par Contrepoints, le dans Environnement, Lecture

Contrepoints a interviewé Drieu Godefridi pour la sortie du livre Climat : 15 vérités qui dérangent (sous la dir. scientifique du Pr. Istvan E. Marko, Texquis, 30 mai 2013).

Par la rédaction de Contrepoints.

Vous êtes l’un des huit auteurs de « Climat : 15 vérités qui dérangent », un ouvrage qui paraît ces jours-ci. Quel est votre objectif en publiant ce livre ?

Notre objectif est de rouvrir le débat sur le rôle de l’homme dans l’évolution du climat. Depuis vingt ans, le groupe d’experts des Nations unies sur le climat — le GIEC — certifie que la Terre se réchauffe. « Depuis dix-sept ans, la Terre ne se réchauffe pas », vient pourtant de concéder le président du GIEC, au détour d’une interview (The Australian, 22 février 2013). Aucune organisation soumise au principe de réalité ne survivrait à un tel aveu. Imperturbable, le GIEC poursuit ses travaux.

Une étude vient d’être publiée, qui indique que 97% des scientifiques sont convaincus par la thèse du réchauffement anthropique…

Cet échange régulier de statistiques et de pétitions au sein de la communauté scientifique du climat, où l’on se canarde à coup de prix Nobel, en dit long sur l’état du débat. Il existe des centaines de scientifiques de haut niveau qui approuvent, quels que soient leurs motifs, les conclusions du GIEC ; et des milliers qui les rejettent.

Quelle est cette vérité qui a besoin de tant de vilénies ?

Conclusion ?

Il faut admettre que la science du climat est balbutiante et que les conclusions définitives relèvent, à ce stade, de l’idéologie. Combien, parmi les modèles du GIEC, avaient prédit l’arrêt du réchauffement que nous connaissons depuis une quinzaine d’années ? Aucun, pas un seul. Et nous parlons pourtant de prédictions à 5 ou 10 ans, dans le même temps que le GIEC vous parle tranquillement du climat qu’il fera dans 100 ans. La modestie s’impose. Quand un débat ne peut être tranché en raison, c’est qu’il manque en fait.

La cinquième vérité de votre livre collectif stipule : « Le GIEC dénigre, calomnie et entrave la liberté d’expression de ceux qui ne partagent pas ses thèses ». Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?

Prenons le cas de la Belgique. Le TECLIM, centre de recherche du vice-président belge du GIEC, ne supporte pas que sa parole soit contestée. Aucune contradiction publique ne peut être portée aux travaux du GIEC, en Belgique, sans que le TECLIM n’intervienne pour disqualifier son auteur. Tous les moyens sont bons pour faire taire les critiques : courrier de dénonciation aux employeurs, délation, pétition contre l’un de leurs collègues au seul motif de son scepticisme (voir la pétition en bas de cet article), « spamming » du secrétariat d’un prof sceptique, intimidation d’un autre pour le dissuader de participer à une conférence, etc. La mise en œuvre de tels procédés, la plupart en fraude de la loi pénale, révèle à la fois le sentiment d’impunité des mandarins du TECLIM, et leur manque de confiance intellectuelle : quelle est cette vérité qui a besoin de tant de vilénies ?

Quand un débat ne peut être tranché en raison, c’est qu’il manque en fait.

Y a-t-il d’autres exemples, dans l’histoire, de cette instrumentalisation de la science par le politique ?

Assurément le lysenkisme, qui désigne la soumission, en URSS, de la science biologique à la vision politique que s’en faisaient le savant T.D. Lysenko et ses acolytes. Cette soumission eut pour résultat l’effondrement de la science biologique et de l’agriculture soviétiques. Des dizaines de scientifiques « dissidents » furent écartés de leurs fonctions, au seul motif qu’ils s’étaient opposés à la science officielle. Comme l’explique le biologiste russe Z.A. Medvedev dans son livre The Rise and Fall of T.D. Lysenko (New York, Anchor Books, 1971), il est normal que surgissent en science de fausses théories, qui ne sont que l’autre nom de nouvelles hypothèses, en attente d’être confrontées à l’expérience. Toutefois, pour que de telles théories s’imposent durablement, deux conditions doivent être réunies, poursuit Medvedev : le fanatisme de leurs partisans, et le monopole public dont ils jouissent. Le lysenkisme prospéra tant que dura le soutien d’État dont il bénéficiait. Il en ira de même de la science du GIEC.

Quel conseil donneriez-vous aux scientifiques sceptiques qui hésitent encore à « sortir du bois » ?

De le faire sans attendre, en ne s’abaissant pas aux attaques personnelles, tout en se montrant intransigeants sur le respect de la légalité et des libertés académiques à leur égard.

Votre douzième vérité est la suivante : « La presse ne traite pas de la problématique du réchauffement climatique avec tout le recul critique, l’objectivité et l’impartialité qu’on est en droit d’attendre ». Un exemple ?

Un exemple personnel : après un débat télévisé sur le climat, un caricaturiste était venu me trouver pour m’expliquer à quel point il était consterné par ma prestation. L’avait affligé le fait que j’ose mettre en doute la parole du vice-président du GIEC, qui n’avance pas le plus petit fait qui n’ait été dûment pesé et mesuré. Moi qui ne suis même pas scientifique. Que j’ai pu tenter d’avancer maladroitement quelques arguments relevant de ma compétence éventuelle en épistémologie ne l’intéressait absolument pas : la Science avait parlé, il ne restait qu’à applaudir. De nombreux journalistes sont face à la science comme dans l’expérience de Stanley Milgram : l’apparence de la science suffit à leur faire perdre leurs moyens critiques. Si l’on vous dit que la Terre se réchauffe, puis le contraire, il y a un problème.

Ne craignez-vous pas de subir vous-même des attaques, de la part des partisans du GIEC ?

Inévitablement. Dans son livre sur les « Marchands de doute », l’universitaire américaine Naomi Oreskes explique que les sceptiques sont soit financés par l’industrie, soit en recherche de publicité personnelle, soit des scientifiques âgés, soit des idéologues ultralibéraux, soit dans l’erreur, soit qu’ils ont été façonnés par la Guerre froide, soit qu’ils ont déjà défendu les cigarettiers, etc. Il est difficile pour de ne pas choir dans l’une de ces catégories. Pour ma part, et dans l’attente qu’un chèque d’EXXON ou de la CIA ne me parvienne enfin, ce sera probablement « ultralibéral ».

Votre critique du GIEC est-elle liée à votre « ultralibéralisme » ?

Tout d’abord, je récuse cette étiquette. Je suis un libéral critique, plus proche dans de nombreux domaines des gauches anglo-saxonnes ou scandinaves que de la plupart des droites continentales. De plus, ces considérations sont radicalement étrangères à mon analyse du GIEC, qui procède d’un désir de vérité.

  1. Cette pétition est un sommet d’ignominie et de ridicule. Apprécions le passage par lequel ces braves s’inquiètent de leurs sources financement…

  2. Peu importe les faits. « Les yeux dans les yeux » JPVan Ypersele nous apporte sa vérité. Croyons-le !

  3. S’il pouvait observer les faits et manières en usage aujourd’hui par certains acteurs du « Centre » qui s’est accaparé son nom et son image, le chanoine Georges Lemaître se retournerait dans sa tombe !

    Il faut s’inquiéter de l’instrumentalisation de nos jeunes (préalablement moulés par des profs du secondaire, souvent liés à la militance verte, ou pire : ignorants). « Normal » qu’une fois installés dans les auditoires du supérieur, ces mêmes jeunes constituent de parfaits clonés mentaux se permettant de défier avant de savoir juger ! La récupération syndicale des étudiants ajoute au problème des distorsions mentales chez ces adeptes du PISA – – !

    Quant au rôle des médias ? Il est utile de se reporter de quelques mois vers un sondage réalisé par L’Observatoire des Journalistes et de l’Information médiatique (France – http://www.ojim.fr/ ) et d’y découvrir le risque de distorsions dont pèse l’info «grand public». Des politiciens (…) ont très bien compris l’usage de massification des opinions; les mêmes jouant de complicité avec les chaînes TV et nos gazettes. Là, chaque titre dispose de ses journaleux spécialisés. Les mêmes fréquentant assidument les grandes assemblées militantes, de Rio+20 à Kyoto et à Doha 2012. Je tairai ici leur nom, par simple respect d’une profession jadis fort utile aux progrès de notre société…
    Haro donc sur la pseudo-science et ses adeptes (nombreux) !

    1. @Emile
      Tout à fait d’accord avec vous, sauf sur un point : la manipulation de l’information par les média n’est plus de l’ordre du « risque », elle est totalement avérée.

  4. A côté de la milice belge du GIEC, le Français Jean Jouzel (qui lui il est vrai est un scientifique respecté par ailleurs) est un amateur. Voyez cette interview dans laquelle la VP BELGE du GIEC estime qu « il y a des parallèles à faire » entre la négation des chambres à gaz et la négation du réchauffement:
    http://webjournal.ulb.ac.be/index.php?option=com_content&view=article&id=1364%3Aun-qcordon-sanitaireq-pour-les-climato-sceptiques&catid=45%3Ainvites&Itemid=69

    Ce qui fait du président du GIEC un négationniste.

  5. Enfin appel à un débat réel sur une théorie scientifique balbutiante sur le « réchauffement climatique », requalifié en « changement climatique » (car la temperature n’augmente plus) et appel à un débat politique et citoyen sur les conséquences liées à l’adoption des actions proposées (décarbonisation, désindustrialisation, dépense de l’argent du contribuable lambda pour installer des éoliennes et des panneaux photovoltaïques…. )

  6. Puisqu’on en cause , en ce moment même.

    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/environnement/co2-pic-historique-mondial-atteint-38940

    Avec un sondage (rubrique question du jour)

    1. « Pensez-vous que l’homme soit responsable du bouleversement climatique ? »
      à 23 h 30 : 144 votants (c’est peu ) : 56 % oui, 44% non

    2. Rien que la question est rigolote. Personnellement je ne m’étais pas rendu compte qu’on vivait un « bouleversement » climatique. Mais je m’informe si peu….

      1. Je trouve aussi, mais ça rend plus facile de répondre : il est clair que construire des villes et des lacs artificiels, raser des forêt ici et en planter là, etc. ça impact l’hydrologie, les « microclimats » (effet d’ilot urbain), donc le climat. une question plus neutre ,nous obligerait donc à répondre « oui ».
        Alors qu’une question sur le bouleversement, c’est beaucoup plus simple : pas de bouleversement, donc l’homme ne produit pas plus ce (non) bouleversement qu’il ne produit des licornes (roses)

    3. Je n’y comprend rien. J’ai regardé tout à l’heure, vers midi, et il y avait un peu plus de 200 votants, et 53 % de non.
      Je regarde maintenant, et on est redescendu à 148 votants, 4 de plus qu’hier soir (et la même proportion : 56 / 44, c’est à dire 83 oui et 65 non).

  7. Curieuse singularité ? A la veille d’émettre son 5e Rapport GIEC 2013, tous leurs G.A. « Gentils Acteurs » se mobilisent via nos médias-complices.
    Ça tire de partout ! Les mails ont dû chauffer dans les semaines récentes ! Quel but inavoué à cette agitation ? Ben pardi, ré-imbiber une angoisse et de l’incertitude parmi l’opinion publique (entrée elle dans un doute fort sain). Alerte, camarades GIECiens, nos citoyens-citrons n’y croient plus !

    Ainsi – en ce Lundi de Pentecôte – peut-on suivre sur la chaîne La5 française (C’dansl’air) un débat au contenu fort louvoyant alentour du thème : « CO2 : un PIC historique MONDIAL est atteint » …
    Soit une émission où un panel de TROIS clonés GIEC & Développement durable (*), assistés d’un journaliste « passablement imbibé de CO2 toxique » s’opposèrent (QUATRE contre UN) au climato-sceptique (mathématicien : B.Rittaud, créateur du site http://www.skyfall.fr).
    A suivre : la tournures répugnante d’une rhétorique journalistique dont je ne peux m’abstenir de vous livrer ici un long compte-rendu télégraphique.
    1) Jouzel : 400ppm CO2 ? Nous devons agir incessamment afin que 2020-2050 ne nous réserve des situations catastrophiques pour nos petits-enfants. Un responsable ONU a d’ailleurs dit « Le monde doit se réveiller… » (blablabla connu)
    2) Mme Tubiana (*) : Il y a un véritable manque de confiance Est-Ouest, sans vraie coopération globale.
    3) P. Radane (*) : Nous devons réaliser qu’entre hivers-étés, la France connait des écarts de 60°C. Or ajouter 6°C provoquerait des situations catastrophiques, de hausses des mers et dérèglements jamais observés depuis une ère glaciaire de 5000 ans
    4) Jouzel corrigeant (GIEC prédit : 50cm de montée des mers plutôt que 60cm…, mais imaginez la situation du Bengladesh…)

    5) l’inévitable séquence interview TV parmi trois :
    Il est flagrant que chinois et amerloques sont ligués… mais grâce à Obama/Kerry, agissant en bons clonés d’AlGore, ça va tendre vers un mieux.
    Surajoutant un B.Hoskins, Director Grantham Institute for Climate Change at Imperial College London (soit le parfait cloné de JPvanYperseel à UCL), conjoint à un prof. Le T. (univ. FR ?)… seuil atteint de GES … Séquence assortie d’images ad-hoc, transport auto/banquise/sécheresse. Ouche, quel monde d’infamies !
    Jouzel invoquant l’urgent besoin d’une transition énergétique (moult arguments blabla).

    7) Intervient enfin la voix du mathématicien Benoît Rittaud : ah ces 400ppm, soit du CO2 présent en traces dans l’atmosphère (0,03 à 0,04%) qu’est-ce que ça va changer ? Chacun omet de citer les 15-20 années d’une T° oscillant sur une moyenne plate ? Où donc est passée cette chaleur surabondante ? En fait le GIEC s’est établi tel un groupe « entre soi ».

    8) Journaliste TV orientant le débat vers « la pollution ». { Celle du CO2 peut-être ?}
    9) Jouzel annonce que le delta de 0,01% CO2 peut conduire à des phénomènes physiques incompréhensibles pour le profane. Mais que le GIEC s’exprimera lui sur le « plateau récent de T° moyenne mondiale » lors de son 5e Rapport ! Les « pauses de variations à la hausse » s’expliquent parfaitement … et ne constituent pas les seuls indicateurs dont il convient de s’inquiéter (blablabla). Quant à la chaleur captée par les océans, GIEC se penche aussi sur la question.
    9) « X » : n’oublions pas que le CO2 met 120 ans à s’équilibrer dans l’atmosphère (???)

    Le futur nous réserve des surprises. Leitmotiv : « On n’a pas envie de ça ». « Les violences sont déjà potentielles »?. Puis imaginez les bénéfices : la France importe 70 miads €en achat d’énergies fossiles. Il y a là un créneaux pour les «renopuvelables».
    11) Mme Tubiana : « ON importe trop ». D’ailleurs l’académie chinoise s’en inquiète déjà depuis deux ans ! Il existe d’AUTRES modes de développement durables (*) : en transports, dans les vielles, en consommation, en agriculture, grâce aux renouvelables, sans les énergies fossiles, puis voyez cette sur-pêche dénoncée par l’Europe …
    12) Jouzel ? Même l’AIEA a déclaré qu’au-delà de 2017 la situation serait irréversible {??? dernier slogan GIEC datant d’avant la production de gaz de schiste ???}.

    13) Refrain-séquence à propos de l’U.E. et des « Bourses du CO2 », des « droits de polluer », de l’effondrement des cours et l’embarras des politiciens du P.E. devant les « entraves à une réindustrialisation » … en faisant intervenir là un seul député UMP (…).
    14) Suivra encore un Q/R sur la capture du CO2 (mais à peine 20% de celui produit commente le gourou Jouzel).

    15) Viendra encore la cerise sur le gâteau des «Développeurs durables» : devant les réticences perceptibles dans les populations, nous devons opérer un « CHANGEMENT DE CIVILISATION ». Comme ce fut le cas de la RENAISSANCE (sic) ; ces changements ne se réaliseront pas en un jour …

    16) sur quoi, le mathématicien Rittaud suggéra d’en revenir au thème « CLIMAT ».
    Car des interventions préparées par les fumeux GIECiens-durables, c’est à l’énoncé des SIX PLAIES d’EGYPTE au retour desquelles nous devons nous « préparer » !!!

    Suivit enfin les questions SMS d’un style de réponses évasives :
    – Pq ça refroidit en antarctique tandis que ça se réchaufferait au Groenland ? etc. etc.
    Avec le mot de la fin couvert par le président de l’association « dév. durable » :
    « RCA ou pas, il ne faut plus polluer la planète » !
    et de Mme « dév.durable » : « nous vivons dans un espace fini, blablabla. »

    En saurons-nous plus précisément un jour prochain dans l’interview de Mme SOLEIL ?

    (*) Le saint-JOUZEL … glaciologue reconverti en climatologue
    (*) Mme Tubiana (Institut du développement durable … etc. )
    (*) P. Radane (Association française pour le développement durable)

    1. Merci Emile pour cet EXCELLENT compte rendu de l’émission C dans l’air, parfait condensé de la profonde perversité de la pensée climatique dominante, mélange d’idéologie et de caution scientifique. Bravo !

    2. Je tire ma révérence à Benoît (je suis un lecteur assidu, entres autres, de skyfall.fr et je l’assume ;-)) qui, pour la deuxième fois, va au « casse-pipe » télévisé pour y défendre la raison scientifique, comme d’habitude largement sous-représentée.

      Bravo !!!

      MS

      PS : à ne pas manquer, dans les commentaire, celui d’un(e) certain(e) edster :

      « seul scientique ? en quelle matière, à quel niveau, avec quelle publication scientifique publiée et validée par ses paires sur le sujet ? Comparés la bio des intervenants il n’y a pas photo ! »

      ou encore, du(de la) même :

      « un mathématicien qui remet en cause de travail sur le climant de milliers de climatogues. C’est comme si un jardinier donnais un avis différents de l’équipe de professeurs de médecines.. qui croirait le madade ? »

      N’est-ce point Voltaire qui fit dire, en son temps, à Zadig qu’il fallait cultiver notre jardin…

  8. @Anne
    D’accord avec vous.
    3 documents qui peuvent vous être utiles:
    1) De la transition énergétique: http://dropcanvas.com/#SAn7p952RfNrCE

    2) Une critique vitriolée d’un Dr-Ing allemand sur la politique énergétique incohérente de son pays:
    http://dropcanvas.com/#o600sL8609y4iS

    3) Une synthèse de la problématique climatique et des errances du GIRC/IPCC:
    http://dropcanvas.com/#wJc9FpE34332em

    Usque tandem, delirium carbonum, abutere patientia nostra?…

    Cordialement

  9. @Emile S.
    Bien votre rapport sur l’émission C dans l’air d’hier.
    Jouzel est venu la semaine passée à Quimper pour semer la bonne parole et soutenir le plan Climat-énergie de la Communauté de Communes. J’y fus et lui ai posé ces 3 questions:

    1) Y a-t-il une preuve scientifique indiscutable du rôle moteur de CO2 sur T ?

    2) A partir de quelles bases solides le GIEC peut-il affirmer que l’augmentation mesurée du taux de CO2 atmosphérique est due pour l’essentiel à nos émissions anthropiques et non aux échanges naturels ?

    3) Tglobale est montée de +0,7°C depuis 150 ans, après la fin du Petit Âge Glaciaire. Cette montée n’a pas été linéaire, et la seule période au cours de laquelle il y a eu une nette covariation CO2-T a été 1980-1997. Depuis 1997, les mesures (notamment Hadcrut et RSS) montrent que Tglobale est stable, alors que le taux de CO2 mesuré continue augmenter (valeur actuelle : 392 ppm). Donc, soit il existe des processus naturels non connus qui imposent ce plateau, soit les hypothèses du GIEC sont erronées, et, dans les deux cas, les projections des modèles numériques sont fausses et les Plans Climat-Energie n’ont aucune utilité, si ce n’est de gaspiller les sous des citoyens contribuables-consommateurs. Qu’en pensez-vous ?

    Réponse à Q3: les plateaux sont prévus dans les modèles numériques, et le plateau actuel est normal (quel GROS mensonge!)
    Réponse à Q2: Nous en sommes certains, c’est d’une évidence rare (ha bon ,sur quelle bases scientifiques?
    Réponse à Q1: aucune réponse (il devait être embêté, peut-être?)

    1. Et encore sur les 0,7°C : Le seul endroit où il y a un maillage qui se rapproche de suffisant et de continu est L’Amérique du Nord. Soit une poignée de % de la surface terrestre. Sur des zones non négilgeables comme … l’Afrique, il n’y a presque aucune série de données continues. Et encore, la surface émergée totale n’est-elle que 25% du total du globe. Mais ce n’est pas tout: même les données pour lesquelles le maillage et la continuité se rapprochent d’une quelconque utilité, ont subi des « corrections » et des « homogénéïsations », allant souvent dans le sens de « refroidir » le passé et de « réchauffer » le présent. Et il est tout sauf sûr que l’effet d’ilôt de chaleur urbaine ait été bien pris en compte. Au total, il y a un empilement de questions et d’incertitudes. Personne ne nie qu’il y a eu un réchauffement sur les 130 dernières années. Quant à le chiffrer, c’est une toute autre question. Raisonnablement, on peut dire : un réchauffement d’un maximum absolu possible de 0,7°C. C’est à dire, tout sauf remarquable dans l’histoire climatique.

  10. Qu’il nous soit permit de mettre en doute la parole de Mr.JPVan Ypersele « fils de » des plus influents en Belgique; sa place à l’ONU n’ayant strictement rien à voir avec ses qualités scientifiques mais bien à la puissance de son réseau.

  11. Jetez un coup d’oeil à la liste des signataires de cette pétition.
    Il a quelques comiques parmi eux !

  12. Ce sont les océans qui déterminent le climat, la simple apparition de el niño dans le Pacifique modifie les températures et la pluviométrie sur la planète, on trouve dans l´atlantique sur nos côtes, dans les filets de pêche par exemple de plus en plus de poissons des mers chaudes, car l´eau en profondeur se réchauffe. La mer est montée de 20 cm au XXe siècle, et continue de 3 mm par an aujourd’hui, on constate aussi la diminution des glaciers, de la calotte du pole Nord en été. Depuis que l´atmosphère existe, on observe toujours une corrélation entre le CO2 et la température, grâce à l´analyse des carottes de glace du pôle Sud, du Groenland et des sédiments du fond des mers. Même sans augmentation de la température, les 10 dernières années font partis des 20 années les plus chaudes enregistrés. On a bien l´indication d´une tendance, malheureusement nous n´avons qu´une planète et il n´y pas de bouton de remise à zéro si les choses empirent.

    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/terre/
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/04/climat-et-co2-une-confirmation-venue-du-pass%C3%A9.html

    1. Les océans montent de 3mm par an ? Ca fait 30cm en un siècle. C’est bizarre parce que le VP belge du GIEC (et Philippe Marbaix) expliquent dans leur rapport à Greenpeace (2004) qu’en l’an 3000 les océans auront grimpé de huit mètres (page 35):
      http://www.greenpeace.org/belgium/Global/belgium/report/2009/10/impacts-des-changements-climat.pdf

    2. Avec des appuis « savamment » journalistiques puisés sur « Libération », on réinventera le monde à la manière des Jouzel & ses consorts, hein Mr Roberton !
      Il serait intellectuellement honnête d’analyser des systèmes multivariables (notamment ceux qui régissent le fonctionnement du globe et de son climat), sans opérer de raccourcis comportant plein de part-pris mental (et d’idéologies). Sorry : vous êtes ainsi la parfaite illustration du commentateur à oeillères.
      Influence des océans, certes. Ou laissez-vous celles du soleil (ah oui, l’effet radiatif ?). Ou mettez-vous la contribution de centaines de volcans en activité (avez-vous compté ceux – inconnus aux yeux savants du GIEC – qui sont en activité ? Auriez-vous lu dans votre gazette de référence ce que l’on dit dit d’une « modélisation » de la tectonique des plaques et de l’activité volcanique qui s’y relie assez étroitement ? A quel date planifie t-on le prochain tusnami dévastateur (et où ça) ? Où mettez-vous le modèle parfait qui détermine l’incidence des masses nuageuses et des vents terrestres au-delà du court terme météorologique ? Quelles parts attribuez-vous respectivement au CO2 d’origine « anthropique » (vous et moi) et celle d’immenses volumes aborbé/rejeté par ces océans ? Sur quelle base de temps allez-vous pronostiquer l’arrêt du GulfStream (lisez les gazettes ésotériques). Comparativement, où situez-vous les courants marins froids ? Etc. Etc.
      SVP, Mr Roberton, apprenez avant de jouer les propagateurs de rumeurs dont les pseudo-sciences sont abondamment peuplées !

      Remarquez que dans votre adhésion au catastrophisme ambiant, il meurt sur le globe bien plus d’honnêtes gens (innocents) dans les attentats, les catastrophes naturelles, les accidents routiers et ménagers et les cancers de fumeurs & alcoliques … que ne tueraient ces fumeux GES et l’excès de chaleur dû à l’exposition au soleil durant vos prochaines vacances !

      Tiens, en prime, je vous offre ici une référence française qui vaut tout autant que vos thèses imbibées des courants réchauffistes : http://www.pseudo-sciences.org/ … Dont voici le dernier éditorial :
      …………………………………………………………………………………………….
      Extrait d’EDITO : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2092

      Science et raison : où est l’héritage des Lumières ?
      304 – avril 2013

      Les défis auxquels font face nos sociétés sont nombreux : près d’un milliard de personnes dans le monde souffrent de la faim, la sous-alimentation est responsable de dizaines de millions de morts chaque année, l’accès à l’eau et à l’énergie est un problème majeur dans de nombreux pays, les épidémies sont des fléaux endémiques pour des populations entières et touchent particulièrement les enfants.

      Si la science ne peut prétendre par elle-même résoudre ces problèmes, dont une partie des causes est d’origine politique et économique, elle peut cependant y contribuer de façon décisive. Mais au-delà, la science nous ouvre des perspectives, difficiles à toutes les imaginer aujourd’hui, en termes d’amélioration de nos conditions d’existence, de développement et de progrès, respectueux de l’environnement et de la santé des êtres qui habitent notre planète. Elle est à la base de nos capacités à ouvrir des champs nouveaux pour l’humanité. Cette confiance dans le progrès, qui est la nôtre, est issue de l’héritage des Lumières.

      Et pourtant, pour certains, cet héritage semble poussiéreux, voire dépassé et rétrograde. À leurs yeux, la science ne serait que source d’inquiétude et créerait plus de problèmes qu’elle n’en résout. Pire, elle serait un outil idéologique utilisé à des fins partisanes ou malveillantes. Décroissance, retour à une nature idéalisée, principe de précaution sont ainsi prônés par les détracteurs de cette science dont il faudrait se méfier. (suite à lire sur site concerné …)

      1. Les signataires se décrédibilisent eux même non avec leurs appelations?

      2. Pour Emile. Quand le super volcan Toba en Indonésie a explosé, il y a 70.000 ans c´était juste une petite perturbation d´une dizaine d´années sur le climat, plus près de nous l’éruption du Tambora en 1816 a provoqué un hiver volcanique qui a généré la plus grande crise de subsistance dans le monde occidental. Mais aucune modification du climat dans les années qui suivent, tout revient à l´état initial en peu de temps. Les variations du soleil sont minimes 1.360,8 ± 0,5 W/m² même avec des taches solaires, ainsi que la tectonique des plaques ou la trajectoire de la terre autour du soleil pour l´échelle de temps qui nous intéresse, en gros une centaine d´années. Ce sont donc les océans et leurs courants en se refroidissant ou réchauffant par l´intermédiaire de l´atmosphère qui ont la plus grosse influence sur notre climat (comme El niño ou la ninã). Ne pas oublier l´inertie du système. Quant on extrait 4 milliards de tonnes de pétrole/an, difficile de dire que nous ne sommes pas responsables de l´augmentation du co2, une mer plus chaude absorbe de moins en moins de co2 et s´acidifie. On utilise des moyennes pour affirmer qu´un été est plus chaud qu´un autre et non pas les températures max. et min. Est-ce que 15 ans ne serait pas l´équivalent d´une journée pour le climat? Pourquoi devrions-nous voir sur une échelle de temps si faible un phénomène linéaire, pourquoi n´y aurait- il pas de rétroactions, puis des accélérations ? Sur des pas de temps plus long la corrélation existe, de toute façon nous réduirons nos émissions après le passage des pics de production des fossiles, en espérant qu´il ne soit pas trop tard et que l´on n´assiste pas à des phénomènes d´emballement. (permafrost, hydrate de méthane ou mort des forêts tropicales par la sécheresse)

  13. @Roberton
    1) L’establishment climatique considère à tort qu’ El Nino est une cause. Or le climatologue Marcel Leroux a montré qu’El Nino est une conséquence de la venue en automne ou au début de l’hiver d’AMPs (anticyclones mobiles polaires) provenant du pôle Nord, et qui se rapprochent des AMPs venant du pôle Sud. Cette convergence génère de forts vents ouest-est qui ramènent sur la côte péruvienne des eaux chaudes du Pacifique.

    2) Les analyses des carottes de glace ont montré que, quand T augmente (cycles de Milankovitch) le CO2 augmente avec retard de 800 ans en moyenne, puis, quand T redescend, le CO2 continue à monter puis il se met à descendre. Aucune mesure ne montre une relation causale entre le CO2 et T. La seule période connue de covariation (ce qui ne veut pas dire corrélation) est très courte: 1980-1997. Et c’est sur cette base non significative que le GIEC a monté son usine à gaz? Ridicule!

  14. Les professeurs dont le nom figure sur cette pétition ont sali leur propre nom à la face de l’histoire (pour peu qu’elle retienne leur existence). Honte sur eux. Pétitionner contre un collègue uniquement parce qu’il défend une hypothèse divergente de la leur et parce qu’ils ont peur de perdre leurs crédits (sic) est tout simplement crapuleux.

    1. Oui.. et l’establishment climatique n’en n’est pas à son coup d’essai malheureusement.
      L’an dernier, en France, plusieurs labos se sont groupés pour pétitionner auprès du ministre, contre des scientifiques sceptiques. On croit rêver.

  15. wow ça c’est de la science en action bravo les giecquiens

  16. Spanking en directe du président du GIEC par l’auteur de cet article !!!

  17. Une critique de la climatlogie et de l’epistemologie du Dr Godefridi:

    http://arxiv.org/pdf/1404.1783v1.pdf

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