L’éolien industriel n’est pas écologique

Publié Par EPAW, le dans Environnement

L’éolien est présenté comme une énergie verte, mais les études racontent une autre histoire : coûteux, néfaste pour la faune et le reste de l’environnement.

Un article de l’EPAW.

Moulins à vent, éoliennesLa Plateforme européenne contre l’éolien industriel (EPAW), et le Conseil mondial pour la nature (WCFN), avertissent les pouvoirs publics des graves conséquences de l’éolien industriel. Les pays de l’Union européenne, qui ont été pris comme modèles énergétiques par d’autres pays dans le monde, n’ont pas étudié en profondeur les conséquences de leur politique. C’est ce qui ressort d’un rapport des Nations unies publié le mois dernier. Par exemple, aucun des 27 pays de l’UE n’a calculé les économies réelles de combustible et de gaz à effet de serre réalisées par les éoliennes. Ceci est d’autant plus grave que des ingénieurs indépendants, aux États-Unis, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Australie, ont calculé qu’au lieu des 100% d’économies annoncées, la réalité se trouvait entre 4% et moins de zéro (valeurs négatives) [1]. C’est la conséquence des variations incontrôlées de la production des éoliennes, qui obligent à compenser avec des centrales à gaz ou à charbon marchant à bas régime et variant leur production en sens contraire, consommant ainsi deux fois plus de combustible. L’Allemagne construit pour cela, en ce moment, 23 centrales à charbon, et la France des centrales à gaz [2].

Si donc les éoliennes ne servent qu’à tranquilliser nos consciences sans apporter de solution même partielle, continuent ces ONG, leurs impacts négatifs sur les riverains ne peuvent plus être ignorés – en fait ils n’auraient jamais dû l’être. Il y a en effet, en France et dans le monde, des milliers de familles dont la santé se détériore lentement du fait de la présence d’éoliennes près de chez elles. C’est dû aux sons à basse fréquence et aux infrasons qu’elles émettent. De nombreuses études le prouvent, et les gouvernements se doivent de se pencher sur le problème, de façon objective et transparente.

Un autre aspect négatif des éoliennes, souligne leur porte-parole Mark Duchamp, est l’impact sur le tourisme, l’emploi, et l’économie en général. « Des études ont montré que les touristes ne prisent guère la vue des éoliennes », nous dit-il, « et préfèrent les vues sur des paysages naturels. » D’autre part, des économistes ont calculé les effets des subventions et de l’augmentation du prix de l’électricité sur les autres secteurs de l’économie : selon leurs recherches, il y aurait entre 2,2 et 4,8 pertes d’emplois pour chaque emploi « vert » créé. « Quant aux finances publiques, l’exemple de l’Espagne parle de lui-même : ce pays doit payer chaque année 7 milliards d’euros de subventions aux énergies renouvelables, et ceci pendant vingt ans, alors qu’il se trouve déjà en faillite technique. »

Il faut aussi prendre en compte la baisse de valeur du patrimoine immobilier de la France, fait remarquer l’EPAW, car la valeur des maisons, bâtiments et terrains affectés par les infrasons (jusqu’à 10 km), et par la vue des éoliennes, accuse une chute importante, ce qui réduit l’assiette de l’impôt et nécessite une plus grande pression fiscale ailleurs. Ceci s’ajoute aux subventions à l’éolien qui, financées par une hausse du prix de l’électricité, rendent nos industries moins compétitives sur le marché international, réduisant leurs bénéfices et donc les impôts qu’elles paient à l’État. « C’est la France en général qui s’appauvrit », avertit Duchamp.

Enfin, WCFN insiste sur l’effet désastreux des éoliennes sur l’environnement. Une étude récente de la Société Espagnole d’Ornithologie (SEO/Birdlife), révèle que les éoliennes tuent en Espagne, en moyenne, de 6 à 18 millions d’oiseaux et de chauves-souris. Ces chiffres résultent de l’examen d’une centaine de rapports que le gouvernement n’avait pas rendus publics, et que SEO/Birdlife a obtenus en invoquant la loi sur le droit à l’information en matière environnementale.

« Il y a en Espagne environ 18 000 éoliennes, qui tuent en général le double de chauves-souris que d’oiseaux » nous dit Mark, « la moyenne se situerait entre 111 et 333 oiseaux, et 222 – 666 chauves-souris par an et par éolienne ». On est loin des chiffres donnés par l’industrie éolienne. « Partout dans le monde règne une omerta à ce sujettant les sommes en jeu dans la bulle spéculative de l’éolien sont considérables. Ce code du silence s’articule sur trois volets : d’abord, le ramassage des cadavres d’oiseaux et de chauves-souris par les employés des installations éoliennes. Ensuite, les très substantielles donations faites par l’industrie éolienne aux associations d’écologistes et d’ornithologistes. Enfin, la clause de confidentialité qui se trouve dans les contrats que doivent signer les ornithologues lorsqu’un promoteur éolien les emploie pour compter et identifier les oiseaux et chauve-souris qui ont été, ou seront victimes de leurs machines. »

« Les éoliennes attirent les rapaces et les chauves-souris, » continue-t-il. « Les premiers y voient la possibilité de se percher et de surveiller une zone dégagée. Ils le font quand les éoliennes sont à l’arrêt ; puis ils s’enhardissent, se perchent sur la nacelle quand les pales sont en mouvement [3], d’où les nombreux accidents causant leur mort, ou une longue agonie au sol avec une aile cassée [4]. En Californie, près de 3.000 aigles royaux ont été tués par des éoliennes. On calcule que cette espèce magnifique aura bientôt disparu de cet État, puis des 47 autres [5]. Quant aux chauves-souris, elles sont attirées par les vibrations émises par les éoliennes. Cela n’a pas encore été prouvé scientifiquement, mais leurs cadavres sont là pour dire que le problème est grave. »

Le massacre des chauves-souris aura des conséquences funestes pour l’agriculture, s’inquiète WCFN. Cet animal est à reproduction lente, les femelles n’ayant qu’un seul petit par année. D’autre part, la plupart des espèces de chauves-souris sont en déclin rapide, certaines déjà menacées d’extinction. Il est clair que si l’on tue des millions de ces mammifères chaque année, les insectes vont considérablement s’accroître en nombre. Chaque chauve-souris, en été, mange environ 30% de son poids en insectes au cours d’une seule nuit. Les agriculteurs devront donc utiliser davantage d’insecticides, ce qui fera augmenter le prix de la nourriture d’une part, et aura des effets négatifs sur la santé des consommateurs d’autre part – sans parler des effets catastrophiques sur la biodiversité (papillons, abeilles, etc.).

WCFN, l’une des rares ONG qui ose s’en prendre à l’éolien, accuse l’Union européenne de laisser installer ces machines létales au sein de réserves naturelles, connues dans l’UE sous le nom de ZPS et de zones Natura 2000Il est également inacceptable, dit-elle, de confier les études d’impact sur l’environnement aux promoteurs éoliens eux-mêmes. « C’est le comble de l’hypocrisie. »

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Sur le web.

Notes :

  1. La dernière étude indépendante, basée sur des données officielles, montre que les éoliennes n’économisent que 4% de carburants fossiles par rapport à leur capacité installée. Et lorsque l’éolien dépasse 20% du mix énergétique d’un pays, ces économies deviennent négatives, démontre l’ingénieur néerlandais C. (Kees) le Pair.
  2. Trois centrales à gaz en France : « la centrale de Montoir-de-Bretagne contribuera ainsi à l’équilibre offre-demande (euphémisme, car il est mal vu de dire que c’est pour amortir les variations de la production éolienne, qui dépend du vent) et à la sécurisation (autre euphémisme) du réseau électrique régional » ; 23 centrales à charbon en Allemagne : « According to Neubauer, such plants would also be easier to handle when it comes to balancing out contributions of power from renewable sources to the grid » (pas d’euphémisme ici).
  3. Voir la vidéo. Voir aussi le vautour qui se fait casser une aile par une pale.
  4. Voir photos 1 et 3.
  5. Restera l’Alaska, si on n’y met pas d’éoliennes. Il n’y a pas d’aigles royaux à Hawaï.
  1. Énorme ! Vraiment, énorme !

    Ca ne rapporte rien des éoliennes et ça cause beaucoup de problèmes on dirait bien.

  2. C’est ce qu’on appelle renverser la vapeur.

    Pour que l’argumentation soit en béton armé, il faudrait avoir des éléments de comparaison pour la mortalité des oiseaux et autres mammifères volants par rapport à d’autres sources de danger/mortalité, telles les lignes électriques, les véhicules, et les vitres des immeubles.

    Mêmes si dans tous les cas on pourra arguer que si les éoliennes fournissent zéro service, ce qui semble être le cas, toute la mortalité qu’elles causent est purement et simplement inadmissible.

    1. Il faut des comparaisons de mortalité avec les centrales nucléaires, charbon et gaz. On voit mal comment elles pourraient tuer le moindre oiseau ou la moindre chauve souris. (Que viennent faire les véhicules et les vitres dans une problématique de production d’électricité pour le réseau !?). Quant à comparer avec les lignes à haute tension, on se demande si, dans votre infatigable croisade, il ne vous arrive pas d’oublier de réfléchir : les éoliennes, ça fait plus de lignes à haute tension pas moins.

      1. Il serait intellectuellement malhonnête de ne se préoccuper de la mortalité des oiseaux que pour le cas des éoliennes, c’est tout ce que je dis. Dans les exemples que j’ai donné, j’avais cette étude en tête :

        http://www.fs.fed.us/psw/publications/documents/psw_gtr191/psw_gtr191_1029-1042_erickson.pdf

        « Based on the estimates derived or reviewed in this
        paper, annual bird mortality from anthropogenic sources
        may easily approach 1 billion birds a year in the US
        alone (table 2). Buildings, power lines and cats are
        estimated to comprise approximately 82 percent of the
        mortality, vehicles 8 percent, pesticides 7 percent,
        communication towers 0.5 percent, and wind turbines
        0.003 percent »
        (Les pertes causées par l’exploitation pétrolière ne sont pas comptabilisées)

        En l’état, ce n’est pas utilisable pour affirmer que les pertes causées par l’éolien sont négligeables, puisque le nombre d’installations est faible, et qu’il faut mettre ça en regard du service rendu. Et surtout, les marges d’erreur ne sont pas données dans l’étude, ce qui est fâcheux.

        1. « Il serait intellectuellement malhonnête de ne se préoccuper de la mortalité des oiseaux que pour le cas des éoliennes »

          Certainement. Mais ici on parle des éoliennes.

          « affirmer que les pertes causées par l’éolien sont négligeables, puisque le nombre d’installations est faible, et qu’il faut mettre ça en regard du service rendu. »

          Entre 4% et négatif, ça répond ?

          Avec l’éolienne on a plus de lignes, plus ou le même nombre de centrales conventionnelle, l’électricité est plus chère, et ça ne résous strictement pas ce que c’est censé résoudre, voir ça l’aggrave.

          Un produit cher, qui ne rend pas le service demandé et cause toutes sorte de nouveaux problèmes ou aggrave ceux existants.

          1. Je ne suis pas un défenseur de l’éolien, surtout subventionné comme il l’est.

            Quand on développe un point de vue, il faut que chaque argument soit pertinent. En l’occurrence, sans plus de précisions, la référence à la mortalité des oiseau n’est pas pertinente.

            Si c’est inutile de toute façon pour trancher le débat sur l’éolien, l’auteur n’avait qu’à faire l’économie de cette moitié d’argument.

            Je suis un gars honnête; et je sais faire du calcul. Ca fait longtemps que l’éolien est sorti de mon répertoire de solutions possible au renchérissement du cout de l’énergie. Et je n’ai pas de problème particulier avec le cycle du carbone, tant que les gens se débrouillent pour filtrer les émissions effectivement nocives associées à toute combustion, de la cheminée du particulier à l’incinérateur.

          2. « Si les éoliennes fournissent zéro service (comme on pouvait s’y attendre), on arrête les frais »

            Elles rendent surtout d’énorme service aux fabricants et aux politiques qui vendent du « vert » à la population qu’on enfume gaiement en leurs faisant croire que ça va sauver la planète.

            Comme les pattes de lapin à l’époque en gros. ça sert à rien mais pleins de gens y trouvent un intérêt très directe. Comme en l’occurrence ils font partie des « élites » aucune chance qu’ils prennent en compte l’apport réel.

        2. Ce qui serait malhonnête c’est de brouiller un débat sur la production d’électricité pour le réseau en y incrustant de façon déraisonnée des chiffres au sujet du transport, le bâtiment, ou .. ah oui, les chats.

          Une éolienne est construite pour se substituer à quoi ?

          1. Vous avez tord.

            Il est aussi malhonnête de ne donner aucune référence pour la mortalité des oiseaux dans le cas qui nous intéresse que de ne donner aucune référence pour évaluer la gravité des émissions de radioparticules autours des centrales nucléaires.

            Crier au scandale pour les quelques fractions de Sievert qui sont émis à cet endroit alors que ça ne représente rien par rapport à ce qu’on se prend pendant la moindre radio médicale serait idiot. Pourtant, les radios n’ont rien à voir avec la production d’énergie.

          2. FabriceM : « Il est aussi malhonnête de ne donner aucune référence pour la mortalité des oiseaux dans le cas qui nous intéresse… »

            Vous faites semblant d’être crétin ou c’est de naissance ? Il suffit moins de 30 secondes de recherche pour trouver de multiples références sur l’hécatombe aviaire causée par les éoliennes : http://savetheeaglesinternational.org/

            Voici un exemple, parmi tant d’autres, de ce qu’on trouve :
            « With more than 100,000 turbines expected to be in operation in the United States by 2030, annual bird mortality rates alone (now estimated by the Service at 440,000 per year) are expected to exceed 1 million. » source : U.S. Fish and Wildlife Service http://www.fws.gov/budget/2013/PDF%20Files%20FY%202013%20Greenbook/10.%20Law%20Enforcement.pdf

            Plus de 400.000 oiseaux tués CHAQUE ANNEE par les éoliennes, est-ce qu’on en a fini avec vos arguties à 2 balles ?

          3. Minitax

            Si les éoliennes fournissent zéro service (comme on pouvait s’y attendre), on arrête les frais, point. Mais en valeur absolue, ces chiffres sur la mortalité des oiseaux ne veulent rien dire, et sont donc inutiles pour trancher.

            En plus, vous voir d’un coup vous préoccuper de la biodiversité, ça me fait doucement rigoler. Environnement dégradé ? Connait pas. Pression anthropique sur les espèces ? Pas grave, ça accélère l’évolution. Alors si vous vous lancez la dedans pour le plaisir, faites ça avec rigueur au moins, pour ne pas perdre totalement votre temps.

          4. Au passage, il n’y a aucune raison de s’indigner moins quand un oiseau est tué par une éolienne que quand il est tué par du mazout.

            Si on demande aux pétroliers de réparer ces dommages, il n’y a aucune raison de ne pas le faire pour les propriétaires d’éoliennes..

          5. FabriceM : « En plus, vous voir d’un coup vous préoccuper de la biodiversité »
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            Je ne parlais absolument pas de ma préoccupation de la biodiversité. Ce dont je parlais, c’est la stupidité de votre accusation (parmi tant d’autres) comme quoi Contrepoints n’aurait pas montré de référence sur la mortalité aviaire alors que le lien avait été écrit clairement dans l’article.

            Mais hé c’est du FabriceM tout craché quoi : quand il ne peut pas justifier ses gros bobards, il essaie de faire diversion en mettant ses arguments à deux balles dans la bouche de ses contradicteurs.

          6. Vous n’avez rien compris.

            C’est un coup dur, un choc, mais … je m’en remettrai, je crois, peut-être un jour, avec le temps, tout ça tout ça.

  3. Voilà des études qui ne feront pas la Une du Nouvel Obs !

    Excellent article.

    1. C’est assez marrant de voir que les mêmes qui globalement sont plutôt favorables à l’utilisation des OGM (et par extension, à l’usage massive de pesticides comme le Round Up qui y est associé) s’inquiètent de la santé de nos chers oiseaux…
      Quant à la perte de valeur des terrains, je me demande quel manque à gagner ont réalisé les propriétaires biélorusses ou les japonnais de la région de Fukushima… Sans parler de ceux habitant à proximité immédiate des centrales nucléaires en général…

      1. Question rhétorique puisque l’éolien, par nature intermittent, ne peut remplacer le nucléaire. Pour remplacer le nucléaire c’est du côté du charbon qu’il faut regarder. Ou du gaz, mais il est rop cher tant qu’on interdit l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste.

        Comme vous préférez.

        A part ça, question: quel tort les OGMs font-ils aux oiseaux ? Merci d’avance de documenter avec des liens sérieux. Très impatient de lire les bonnes choses que vous allez nous soumettre.

      2. Eataine « C’est assez marrant de voir que les mêmes qui globalement sont plutôt favorables à l’utilisation des OGM s’inquiètent de la santé de nos chers oiseaux… »
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        On relève surtout l’hypocrisie des escrologistes qui crient au meurtre quand il y a 10 pélicans mazoutés (en fait, ils n’en avaient même pas trouvé autant !) par une « marée noire » tous les 10 ans, et qui ne trouvent rien à redire quand il y a 400.000 oiseaux massacrés par les moulins vent CHAQUE ANNEE rien qu’aux USA.

        Mais merci quand même pour votre tentative de diversion et d’enfumage.

  4. Non à la torsion du mot tort.

  5. Salutation
    J’ai a vous proposez une question technique a laquelle quelqu’un pourra peut etre répondre:pourquoi ne pas avoir utiliser des eoliennes a axe vertical?(je regarde sur différents sites,ventes même,et l’eolienne a axe vertical semble bien mieux!par exemple,elle n’a pas de contrainte de devoir se mettre en rupture lorsque le vent souffle trop fort,a un meilleur rendement proportionnellement,je la trouve bien plus esthétique personnellement,elle a surement moins d’impact sur les oiseaux..etc!)
    Au plaisir.

    1. Dans les années 70 les Danois et les Allemands étaient à la pointe de la recherche éolienne qui s’est orienté vers les axes horizontaux pour des raisons structurelles et de rendement.

      Les industriels ont emboité le pas à la recherche, et toute la machine s’est mise en branle pour arriver à des facteurs d’échelle. La R&D a permis d’améliorer le rendement des machines, etc. laissant les éoliennes à axe vertical sur le carreau.

      Pourtant, elles ont du potentiel, et ressurgissent aujourd’hui principalement pour de petites applications domestiques (elles sont robustes) ou même des projets industriels comme celui ci: http://www.nenuphar-wind.com/fr

  6. C’est vrai que la photo au petit matin des cadavres de chauves souris et autres rapaces en une de libé ou nouvel obs ça aurait eu de la gueule comme avec les rats pleins de tumeurs

    1. ce qui fera le bonheur des renards…

  7. Pourquoi vouloir à ce point dénigrer l’éolien et ce en fournissant des données très controversées ? Être contre pour être contre n’a jamais fait avancer les choses. De Facto certaines données contradictoires avec vos arguments doivent êtres portées à la connaissance de vos lecteurs : votre article est surtout un publi reportage pour l’EPAW et non un article d’investigation objectif.

    >> Intermittence ?

    Vous soulevez régulièrement le problème de l’intermittence du vent. La France est concernée dans une moindre mesure par ce problème car elle bénéficie de trois régimes de vent indépendants
    (« décorrelés ») : atlantique, méditerrannéen et continental. Le vent souffle ainsi enpermanence sur le territoire. Selon le Réseau de Transport de l’Electricité (RTE), « Malgré l’intermittence du vent,
    l’installation d’éoliennes réduit les besoins en équipements thermiques nécessaires pour assurer le niveau de sécurité d’approvisionnement souhaité. On peut, en ce sens, parler de puissance substituée par les éoliennes.»

    La production des centrales éoliennes permet donc de moins solliciter le thermique et la France produit moins de CO2 grace à cela. Aujourd’hui, l’électricité éolienne se substitue aux ¾ à la production de centrales polluantes lors des pics de consommation. Si les engagements de la conférence environnementale sont respectés, l’installation de 19 000 MW éoliens terrestres conduiront à éviter la construction de 4 000 MW centrales thermiques à flamme, soit un septième de la puissance thermique à flamme installée en France(*RTE).

    >> Le bruit, un mythe entretenu ?

    Soyons clair : l’ ensemble des études sérieuses réalisées démontrent ainsi l’impact nul que représente les éoliennes pour l’appareil auditif. Selon l’AFSSET en 2008 : « Les émissions sonores des éoliennes ne génèrent pas de conséquences sanitaires sur l’appareil auditif  »

    Concernant les infrasons, rappelons que l’Académie de Médecine a été très claire également :

    « Au-delà de quelques mètres de ces engins, les infrasons du bruit des éoliennes sont très vite inaudibles. Ils n’ont aucun impact sur la santé de l’homme. » Le paragraphe intitulé « Les phantasmes nés des infrasons » (p15) est particulièrement éclairant. Le rapport de l’Académie de Médecine est disponible ici : http://www.academie-medecine.fr/sites_thematiques/EOLIENNES/chouard_rapp_14mars_2006.htm

    A cela plusieurs études allemande, américaine et néo-zélandaise sont formelles : les éoliennes même proches des habitations ne représentent pas de risque pour la santé.

    D’après le « Energy Efficiency and Conservation Authority » de Nouvelle zélande, et suite à une étude indépendante commandée en 2004, il s’avère que le niveau des infrasons des éoliennes sont inaudibles par l’homme même à des distances très proches des éoliennes. La conclusion du rapport est catégorique et démontre qu’il n’y a aucun risque pour les populations. Enfin il faut rappeler que contrairement à d’autres pays la France dispose d’une des réglementations les plus protectrices des riverains sur le plan européen.

    >> Eoliennes et oiseaux :

    En France La Ligue de Protection des Oiseaux est particulièrement attentive au développement de l’éolien en France et s’est associe entre autre à France Énergie Éolienne (http://www.eolien-biodiversite.com/) afin que l’implantation d’éoliennes se fasse dans le respect de la biodiversité. Pourquoi faire une fixation sur les éoliennes ? La mortalité liée aux éoliennes est incomparable avec celle liée à la circulation routière, aux lignes électriques, aux baies vitrées, à la chasse, aux pesticides et insecticides, aux marées noires ou à la disparition des milieux favorables aux oiseaux. Même les chats tuent plus d’oiseaux que les éoliennes… selon plusieurs études (http://www.quandonypense.be/node/30). Les dernières recherches en date puisque vous en parlez, révèlent même que les risques pendant l’exploitation d’un parc, s’il est bien situé, sont insignifiants. (Royal Society for the Protection of Birds, Royal Scottish Natural Heritage, British Trust for Onithology.). Il faut donc être particulièrement attentif quant au choix du site et en effet suivre les recommandations.

    >>> En définitive posons-nous les vrais questions : Quel avenir voulons nous laisser aux générations futures ? Quels avantages possédons nous ? Quelle image dans le monde souhaitons nous donner ? L’éolien ne pollue pas. L’éolien ne dépense pas pour acheter du Fuel importé puisque le vent est abondant local et gratuit. L’éolien au contraire tisse un réseau serré d’agents de maintenance à travers toute la France qui contribue à revitaliser nos campagnes. Ils sont déjà plusieurs milliers, techniciens hautement qualifiés et dont l’emploi est non délocalisable. C’est bien l’enjeu de la réindustrialisation ! En France nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons du vent ! C’est une chance, nous sommes le deuxième pays Européen en terme de ressource en vent. Utilisons cette opportunité.

    1. L’éolien pollue comme le reste ; plus que le reste, en fait, puisqu’en pratique on observe (dans la réalité vraie, par opposition aux délires idéaux) qu’il ne remplace ni le nucléaire ni les fossiles, mais qu’il s’y ajoute en pure perte.
      L’éolien ne dépense pas pour acheter du fuel ? argument foutaise. Le pétrole aussi est gratuit, aussi gratuit que le vent ; seule son extraction coute. Une éolienne est au vent ce que le derrick est au pétrole : l’outil d’extraction. C’est lui qui coute, et malheureusement l’éolienne coute bien plus cher que le derrick (par unité d’énergie). L’éolien dépense bien plus encore pour acheter tout un tas d’autres trucs que le derrick.
      L’éolien donne des emplois « non délocalisables » ? Ce serait vrai si il était rentable. Malheureusement il ne l’est pas. il a besoin de subvention donc il détruit de la valeur. Et si il détruit de la valeur il détruit des emplois. Pour chaque emploi que vous vantez, il y en a plus d’un qui est détruit dans l’économie réelle ; deux, ou trois, ou pire, en fonction du surcout de l’éolien.

    2. Ça ne marche nulle part, c’est un désastre écologique, ça va nous ruiner.

      D’acodac, fonçons.

    3. « Quelle image dans le monde souhaitons nous donner ?  »

      De types qui brassent du vent.

      Il y a eu concorde, le nucléaire, Ariane, Airbus et puis ces moulins à vent inutiles et cher. Brasser du vent est devenu le nouveau projet de société.

       » La mortalité liée aux éoliennes est incomparable avec celle liée à la circulation routière »

      La route va quelque part, la ligne électrique chez quelqu’un, l’oiseau au moins n’est pas mort pour un simple fantasme.

      1. Pour répondre aux critiques sur l’éolien, je me permettrai juste de mentionner la situation de la Chine et des États-Unis. Respectivement première et la deuxième puissance mondiale en terme d’énergie éolienne installée.

        Pourquoi-installent-ils des éoliennes chez eux si l’intérêt économique et écologique d’une éolienne est de zéro comme le suggère cet « article » informatif signé d’un lobby anti-éolien?

        Les chiffres: http://www.thewindpower.net/statistics_world_fr.php

        1. « Pourquoi-installent-ils des éoliennes chez eux si l’intérêt économique et écologique d’une éolienne est de zéro comme le suggère cet « article » informatif signé d’un lobby anti-éolien? »
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          Pour les mêmes raisons que dans les années 80: parce qu’il y a des subventions qui coulent à flot grâce à la propagande escrologiste et ses promesses mirobolantes qui ont été amplement réfutées à chaque fois. A noter que l’intérêt économique & écologique des moulins à vent n’est pas de zéro, il est largement négatif. Donc comme la fois précédente, ça finit en désastre.

          Worldwatch Institute en 1984: « Les subventions sont essentielles pour la viabilité économique des fermes d’éoliennes mais ne seront plus nécessaires dans quelques années »

          American Wind Energy Association en 1986: « L’industrie de l’éolien a démontré un niveau de fiabilité et de performance qui la rend très compétitive. Au point que la Commission à l’Energie de l’état de Californie a prédit que l’énergie éolienne sera la source d’énergie au coût le plus bas dans les années 1990, surpassant même les grands barrages hydroélectriques. »

          1. Bon, les Européens, Chinois et Américains sont donc atteints d’une crise d’hallucination collective.

            Sont forts ces lobbys de l’éolien quand même, encore plus forts que ceux du nucléaire et du pétrole réunis!

        2. Etes-vous bien tout à fait au courant des derniers développements en Chine ? http://www.contrepoints.org/2012/04/09/76624-la-chine-va-delaisser-le-solaire-et-leolien-au-profit-du-nucleaire

          Ils arrêtent.

          Et aux Etats-Unis, il y a bon espoir que le « production tax credit » (PTC) ne soit pas renouvelé, et zou, poubelle cette tecnho qui ne marche pas.

          http://www.masterresource.org/2012/09/windpower-without-ptc/

          Finalement, c’est qui qui n’a pas compris ce qui est en train de se passer ?

          1. « Finalement, c’est qui qui n’a pas compris ce qui est en train de se passer ? »

            C’est GIFI ?

            *La fatigue, désolé*

  8. Donc les eoliennes font des infrasons-pas-bon-pour-la-sante et en plus ils tuent les zentils zoizeaux ….

    C’est bizarre… par chez moi y’en a plein d’eoliennes et leur bruit ne me derange pas… Faut dire que je ne les entends pas alors… Pourtant, elles sont a peine a 3-5km…Z’etes bien sur que c’est pas un argument bidon du genre de ceux qui sont anti téléphone portable ???

    Et pour les gentils zozios, faut arrêter un peu… vu la vitesse d’une eolienne, j’ai du mal a croire a cette fameuse « hecatombe » … Donnez nous donc un echelle plutot que des chiffres absolus qui ne veulent rien absolument rien dire (au hasard, quid de la mortalite due au chats par exemple ? le braconnage ? )

    Vaste farce… Propagande de tous les cotes… Sérieusement, si les anti-eoliens commencent a raconter autant de conneries que les escrolos, on ne va pas s’en sortir…

    1. Julien : « Faut dire que je ne les entends pas alors… Pourtant, elles sont a peine a 3-5km »
      ———————————–
      Votre témoignage est hors sujet. Il s’agit ici d’éoliennes bien plus proches des habitations où on entend le bruit, assez proches même au point où l’on subit l’effet stroboscopique.

      ————————————
      « Et pour les gentils zozios, faut arrêter un peu… vu la vitesse d’une eolienne, j’ai du mal a croire a cette fameuse « hecatombe » … »
      ————————————
      La vitesse en bout de pales est v= 2.pi.R.w, R étant la longueur des pales. Avec des éoliennes de plus de 1MW, cette longueur dépasse 50 m. Même avec une rotation de 10 tours/minute, ça fait une vitesse linéaire v de plus de 200km/h (cours de physique niveau seconde), qui peut hacher facilement un oiseau par surprise. Pour les oiseaux nicheurs, c’est encore pire, ils ont tendance à être attirés par tout ce qui est en hauteur et les éoliennes à l’arrêt sont une cible de choix. Mais dès qu’elles tournent, le danger devient tout autre et c’est une des raisons pourquoi elles sont si meurtrières.

      Quant à l’hécatombe, les chiffres viennent de sources officielles, pour contre-argumenter, il vous faudrait autre chose que votre témoignage et vos croyances. Ce qui fait débat n’est pas vraiment la mortalité des oiseaux mais plutôt l’hypocrisie crasse des escrologistes, qui utilisent constamment le prétexte de défense des animaux pour faire avancer leur agenda liberticide tout en ignorant le massacre des oiseaux au nom de leur lubie renouvelable.

    2. Vous avez l’air sincère mais vous ne savez pas du tout de quoi vous parlez :

      Les chiffres officiels américains, d’organismes pro éoliennes, donnent 500.000 oiseaux tués par an, dont 1000 aigles. 1000 aigles tués. Chaque année qui passe.

      http://www.masterresource.org/2012/07/windpower-versus-wildlife/

      1. Mais ça n’a que des inconvénients. Ou alors, si vous y voyez un avantage, lequel ?

        1. « De fait, l’argument écologique anti-eolien n’est absolument pas credible »

          Là ou l’argument devient amusant c’est que ce matériel couteux est vendu au nom de l’écologie et tue un demi million d’oiseaux par année sans servir à quoi que ce soit d’autre.

          C’est la cerise ironique sur le gâteau de m**** ou le fameux échange « pauvreté mais rigolade » des écolos en mie de pain.

      2. Ben… c’est juste une video d’un aigle qui cherche la merde a une eolienne et qui se fait degommer… La video est saisissante mais ne valide pas un argumentaire.. Le second lien me laisse un peu sur ma faim… Un blog anonyme anti-eolien.. qui renvoie vers American Bird Conservancy et Save the Eagles International (ca fait tres Greenpeace… très « 60’s » comme nom)… bof quoi…

        D’ailleurs, si on s’en réfère au premier lien, la mortalité aviaire imputable aux éoliennes (100000 a 440000 oiseaux/an) arrive loin … très loin… derrière les collisions avec les tours (4 a 50 millions oiseaux/an), les electrocutions sur lignes a haute tension (10 a 154 millions oiseaux/an), les impacts routiers (10 a 380 millions) ou les collisions avec les vitres (100 millions a 1 milliards)…
        http://www.abcbirds.org/abcprograms/policy/collisions/index.html

        De fait, l’argument écologique anti-eolien n’est absolument pas credible…. Cela dit, on pourra toujours en reparler quand la mortalite aviaire par collision avec des eoliennes arrivera au niveau de la mortalite par electrocution. En l’etat des choses, cet argument me fait un peu l’effet… comment dire… tiens… d’un pochtron qui fumerait 2 paquets de gauloises par jour et qui, « par souci de sante », déciderait soudainement d’utiliser des sucrettes plutot que du sucre dans son cafe.

        Mais pire, cet argument decredibilise complètement un discours qui serait base sur de vrais arguments (eg: les éoliennes ne peuvent ne peuvent contribuer que très partiellement a un bouquet énergétique, le modèle economique – a grands coup de subventions publiques- n’est pas viable, etc…)

        1. La mortalité par électrocution va s’y ajouter, puisque l’éolien rend nécessaire de construire bien plus de lignes à haute tension (cf l’Allemagne qui en planifie 4, du Nord vers le Sud). Sur ce point, vous abondez dans notre sens en croyant nous contredire !

          En quoi les éoliennes sont-elles une substitution aux tours ? Ce à quoi il faut les comparer, c’est aux centrales électriques. Atome-gaz-charbon. Combien d’oiseaux ces centrales tuent-elles ? C’est l’oiseau tué marginal qui nous intéresse ici.

          Quand à Master Resource « anonyme », expliquez moi comment vous arrivez à écrire ça sans être supide (car je sais que vous ne l’êtes pas) ?

          En quoi relever les dégats environnementaux des éoliennes affaiblirait-il le fait qu’en plus, c’est une technologie qui ne fonctionne pas, qui fait augmenter les émissions, et qu’elle déséquilibre le réseau jusqu’à une menace de coupures massives de courant ? Tous les désavantages de ce malinvestissement méritent d’être signalés.

  9. Stoudmann Françoise

    A prendre en note.

  10. Les éoliennes utilisent des terres rares (groupe de métaux aux propriétés voisines, comme le scandium 21Sc, l’yttrium 39Yet les 15 lanthanides). Contrairement à leur nom, on les trouve en abondance dans l’écorce terrestre, avec des quantités de l’ordre de celles du cuivre par exemple. L’extraction et le raffinage des terres rares entraînent le rejet de nombreux éléments toxiques : métaux lourds, acide sulfurique ainsi que des éléments radioactifs (uranium et thorium), et c’est pourquoi les pays occidentaux ont arrêté leurs mines pour ne pas dégrader leur environnement. « Il faut injecter sept ou huit tonnes d’ammonium sulfate dans le sol pour extraire une tonne d’oxyde, ces liquides toxiques vont résider longtemps et les conséquences seraient épouvantables si l’eau souterraine était polluée », a indiqué le vice-ministre de l’Industrie et des Technologies de l’information chinois Su Bo. La radioactivité mesurée dans les villages de Mongolie-intérieure proches de l’exploitation de terres rares de Baotou est de 32 fois la normale (à Tchernobyl, elle est de 14 fois la normale). D’après la carte des villages du cancer en Chine, la mortalité par cancer est de 70 %25. Il s’agit de cancer du pancréas du poumon et de leucémies. Les effluents toxiques sont stockés à Baotou dans un lac artificiel de 10 km³ dont les trop-pleins sont rejetés dans le fleuve Jaune. Ces pollutions ont été dénoncées dans un rapport de Jamie Choi, alors responsable de Greenpeace Chine. Ce rapport n’est plus accessible au grand public. Or, les éoliennes utilisent pour leurs générateurs des terres rares, notamment le néodyme 60Nd. Donc les éoliennes, dont vous vantez les vertus, sont causes de graves pollutions dans les pays qui les exploitent, notamment la Chine. Au royaume bizounours des Khmers Verts, le diable se cache dans les EnR…et les massacres de biodiversité…

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