« Le néolibéralisme est un fascisme ! », réponse à Manuela Cadelli

Publié Par Emmanuel Perclus, le dans Belgique

Par Emmanuel Perclus.

fascisme credits recuerdos de pandora (licence creative commons)

fascisme credits recuerdos de pandora (licence creative commons)

Quand vous êtes libéral et que vous tombez sur un article qui tente maladroitement de vous expliquer que le néolibéralisme c’est mal et ça tue des chatons, mais que cet article tape systématiquement à côté, il y a deux réactions possibles. Soit vous l’ignorez en vous demandant quand les gens qui rédigent ces papiers vont-ils apprendre à se renseigner sur les sujets qu’ils traitent. Soit vous vous appliquez à le démonter. Mais pour cela, il faut avoir du temps à perdre, et cela tombe bien, j’en ai aujourd’hui.

Je me considère comme un libéral classique, mais ma position est un peu mouvante selon mon humeur et les sujets. Il m’arrive de dire que je suis un left-libertarian ou un anarchiste de droite. Cela dépend pas mal de qui j’ai envie de troller. Tout cela pour dire que je ne me reconnais en rien dans ce qui est décrit comme étant le « néolibéralisme ». Pourtant, je suis prêt à accepter qu’il existe. De fait, on peut dire avec Serge Audier que dans la mouvance de Hayek et d’autres, le libéralisme a changé, en tout cas, qu’a existé une volonté de le réformer dans l’entre-deux guerres. Le travail de Audier montre surtout les divergences d’opinions assez importantes qui peuvent exister chez les (néo)libéraux et, plus encore, il démonte méthodiquement les élucubrations gauchistes et droitistes au sujet du néolibéralisme qui n’en font qu’une caricature impropre à porter le nom de « pensée ». La lecture de Audier par tous les anti-libéraux de gauche et de droite leur ferait à ce propos le plus grand bien.

Le plus agaçant dans ce genre de texte, c’est que cette incapacité des anti-libéraux primaires à penser correctement le (néo)libéralisme leur donne pourtant énormément de crédit et par là, leur sous-produit intellectuel devient une doxa répétée à l’envi tant dans les journaux que sur les réseaux sociaux. Ces personnes traînent le mot « libéralisme » dans la boue sans fondement et cela m’est difficilement supportable. De plus, et malheureusement, cette pseudo critique les empêche d’affronter correctement le mal qu’ils dénoncent. Et je dis bien « malheureusement », car contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, libéraux comme anti-libéraux, ce qui est parfois dénoncé existe bel et bien la plupart du temps et peut effectivement être considéré comme un mal.

Le problème c’est que tout ceci n’a que très peu de rapport avec libéralisme (du moins bien compris) et qu’une fois de plus, la racine du problème est bien à chercher du côté de nos élites politiques social-démocrates. Mieux, c’est justement le libéralisme qui permettrait de mettre fin au grand bazar économico-politique qui est le nôtre aujourd’hui.

Problème de définition et logique pour les nuls

Dans le genre, c’est Manuela Cadelli qui vient d’en rajouter. J’aurais pu ignorer ce texte comme bien d’autres s’il n’avait pas énormément tourné sur les réseaux sociaux belges et si nos politiciens (Miller, Di Rupo et ensuite Lacroix) n’étaient pas entrés dans la danse pour, oh surprise ! dire absolument n’importe quoi.

Ainsi, pour Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats (un syndicat  de la magistrature belge marqué à gauche), le néolibéralisme est un fascisme. Je ne vais pas pouvoir répondre à tout ce texte dans les détails car, comme toujours, les approximations lancées sur trois pages demanderaient un livre entier pour y répondre. Je vais me contenter du principal.

Le premier souci de cette carte blanche se situe au niveau des prémisses, c’est à dire la définition des deux principaux mots : néolibéralisme et fascisme. Ainsi, le néolibéralisme serait « un économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque » tandis que le fascisme « se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste ».

La définition de néolibéralisme est tellement vague et vide de sens, le (néo)libéralisme de Hayek et bien d’autres étant d’abord une philosophie du droit et du politique, qu’il n’y a rien à réfuter. Comment, en effet, tenter de contredire le vide ? Je ferais cependant remarquer que, dans l’histoire, la philosophie politique (au sens large) qui fut réfutée, et d’ailleurs par ses propres partisans, à cause de son économicisme, c’est le marxisme.

Dans sa définition du fascisme, Cadelli commet un contre-sens et des oublis. Un contre-sens parce que le fascisme ce n’est pas « l’assujettissement de l’État à une idéologie totalitaire », mais bien l’assujettissement de la société à un État totalitaire, dans les mots même de Mussolini. Choisir cette définition orientée, c’est refuser de voir que c’est justement l’idée d’un Etat fort, rien hors de l’État, qui a mené au fascisme dans l’histoire.

Et des oublis, car le fascisme suppose l’anti-libéralisme, la négation de l’individu, la toute-puissance de l’État, notamment militaire, et le roman national épique, héroïque et bidon. Ces oublis sont pratiques puisqu’ils permettent d’avancer que le libéralisme serait ce qu’il n’est pas. Si, en effet, on commence à affirmer que le (néo)libéralisme serait la négation de l’individu au profit de la toute-puissance de l’État, on entre dans le domaine du n’importe quoi intersidéral. Mais d’aucuns ne sont pas à ceci près.

Bien entendu, après ces définitions pour le moins discutables, Cadelli a toute la latitude nécessaire pour affirmer, sans rougir :

« Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques, mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun. »

Moi, je prétends donc que toute idéologie est fasciste. Rendez-vous compte, s’il suffit qu’une idéologie ou une philosophie politique ait imprégné un État pour qu’il soit fasciste, alors, un État socialiste est fasciste, puisque toutes ses composantes sont socialistes. Un État démocratique est aussi un État fasciste puisque toutes ses composantes sont déterminées par la démocratie. Et croyez-moi, la démocratie ou le socialisme, c’est totalitaire (cela confisque toutes les activités de la société, dans sa totalité) et nihiliste, surtout le socialisme comme l’a montré son track-record dans l’histoire (URSS, Chine, Vietnam, la moitié des pays africains et d’Amérique du sud…).

Cette définition est donc inopérante puisqu’on peut remplacer le terme « néolibéral » par n’importe quoi s’il suffit de tout redéfinir pour que cela entre dans l’argumentation. C’est tout le problème quand on utilise des termes que soit on ne comprend pas, soit on déforme à sa sauce.

Une rhétorique de combat d’arrière garde

La rhétorique de notre magistrate n’a pas pour but d’être correcte, elle n’a pour but que de marquer des points contre l’ennemi qu’elle s’est désigné en utilisant maladroitement tous les tours de passe-passe de Schopenhauer (« l’art d’avoir toujours raison ») en se servant, et c’est pratique, d’une reductio ad hitlerum classique, tout aussi classique que le don de certains politiques pour changer le sens des mots. Cadelli fait de la politique. Comme l’avait défini Carl Schmitt, la politique c’est l’art de désigner des ennemis, rien d’autre. Et comme l’a montré un autre philosophe allemand, Max Weber, les savants et la politique font mauvais ménage.

Moi aussi, je peux avoir raison en refaisant à l’infini les définitions, en tordant le sens des mots pour qu’ils prennent celui que je veux leur donner, moi aussi je peux asséner des injures à tout ce qui me déplaît. C’est évidement facile d’avoir raison avec de telles pratiques.

Revenons au texte de Cadelli. Le paragraphe suivant s’ouvre sur un grand moment comme on les aime : « L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique. Faire des économies évite la poursuite de tout autre objectif public. Le principe de l’orthodoxie budgétaire va jusqu’à prétendre s’inscrire dans la Constitution des États ». On respire un grand coup. Les « milieux financiers » qui décident de tout, cela ne vous rappelle pas les plus grandes théories du complot ?

Ici, on a une autre erreur de logique doublée d’une énième erreur de définition : comment les milieux financiers auraient-ils pu décider de la politique ? Si l’orthodoxie budgétaire a bien été votée, c’est bien parce que les élus l’ont décidé ainsi. Se rend-elle compte que « orthodoxie budgétaire » et « austérité » sont deux choses très différentes ? Pour le complot financier, on repassera.

Madame Cadelli rêve sans doute d’un monde rempli de dettes que payeront ses petits-enfants, mais il faudra lui rappeler que c’est exactement ce qu’a fait la Fed ou la BCE depuis près de 10 ans avec pour résultat une économie qui calanche en cette année 2016.

Moi je voudrais que l’auteur nous explique comment les milieux financiers, puisque c’est cela qui semble incarner le néolibéralisme, pourraient décider à la place du politique, et être fascistes sans représenter l’État ? Je voudrais aussi que Cadelli nous explique d’où provient cette austérité quand les budgets de l’État, son endettement et sa part dans le PIB ne font qu’augmenter ? Ce sempiternel refrain gauchiste qui pleurniche sur une austérité qu’on ne voit arriver que difficilement  dans les chiffres et dans les faits ?

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Et que dire de la réussite de ceux qui l’on pratiquée intelligemment ?

Plus loin, après avoir reproché au néolibéralisme de changer les termes du débat (poutre, paille, œil…), voilà que nous lisons que subitement le bourreau de notre civilisation devient la bureaucratie : « La confiance est rompue. L’évaluation règne en maître, et avec elle la bureaucratie qui impose la définition et la recherche de pléthore d’objectifs et d’indicateurs auxquels il convient de se conformer ». La bureaucratie, ce sont aussi les milieux financiers ? L’État omnipotent, c’est aussi le libéralisme ?

Une rhétorique néo-populiste de droite

Pour ceux qui douteraient encore que l’extrême gauche et l’extrême droite se retrouvent sur bien des sujets, les analyses de discours sont souvent un bon argument. Et ici ça ne loupe évidemment pas, on retrouve la thèse du complot de la caste au pouvoir contre les petites gens. Si la pique du complot mondial de la finance n’avait pas suffi, il fallait rappeler aux lecteurs que « La classe dominante ne s’administre pourtant pas la même potion qu’elle prescrit aux citoyens ordinaires car austérité bien ordonnée commence par les autres. L’économiste Thomas Piketty l’a parfaitement décrit dans son étude des inégalités et du capitalisme au XXIe siècle (Seuil 2013). Malgré la crise de 2008, et les incantations éthiques qui ont suivies, rien ne s’est passé pour policer les milieux financiers et les soumettre aux exigences du bien commun. Qui a payé ? Les gens ordinaires, vous et moi ». On suppose que, comme les autres, Cadelli en parlant de Piketty mentionne un livre que personne n’a pas lu.

Le combat « des gens ordinaires » contre « la caste dominante » est, et c’est du plus comique, une rhétorique classique du fascisme. Mais Madame Cadelli ne propose pas cela dans sa définition. Et elle ne mentionne pas que tous les libéraux ont plaidé pour NE PAS que les « gens ordinaires » payent la crise des banques, la logique capitaliste et libérale voulant que l’argent public n’aille PAS dans la poche des entreprises privées. Ce sont bien les socialistes et les keynésiens, jusqu’au FN français, qui proposent de mettre de l’argent public dans les entreprises privées.

L’engagement humaniste 2.0 pour les nuls

Avant de terminer sa carte blanche, Cadelli enchaîne sur le terrorisme, qui donnerait une justification à une réponse sécuritaire. Là évidement, vu le coût de ces mesures, on a du mal à faire le lien avec l’austérité voulue par les milieux financiers.

Bouquet final, Cadelli propose aux lecteurs de s’engager via les réseaux sociaux pour une politique plus humaniste. La révolution.com, certains l’ont chanté, les combattants virtuels, ça manque de sueur. La révolution, on la fera tranquillou.

La révolution humaniste, c’est tellement beau, comment ne pas y laisser quelques larmes ? Soutenir la solidarité sur l’égoïsme, le bien commun contre l’avarice personnelle ? C’est beau, mais tout autant vide de sens que le reste. D’ailleurs, les politiques humanistes de la gauche, on en connaît le résultat…

Le néolibéralisme introuvable

Je soulignais dans la première partie de cet article les approximations ou erreurs propagées sur le « néo-libéralisme ». En effet, l’État a filé notre pognon aux banques, en effet il existe une collusion monstrueuse entre certains milieux financiers ou industriels et l’État, en effet nous vivons une époque de dérives sécuritaires que peu avaient anticipés. *

Mais, et j’insiste, poser le mauvais diagnostic comme le fait Cadelli empêche de comprendre proprement les ressorts des politiques actuelles.

En quelques mots, le libéralisme suppose que l’État est limité à ses fonctions régaliennes (État de droit, police, justice). Avec le temps, et selon certaines écoles libérales, on peut lui adjoindre quelques fonctions supplémentaires, pensons à Friedman et son impôt négatif, son chèque éducation ou son monétarisme. Mais bien entendu, même le néolibéralisme le plus interventionniste (celui qui considère que l’État doit mettre en place le marché quand il n’apparaît pas de lui-même, comme le pensent les libéraux classiques) n’a jamais théorisé (ou dit, ou pensé, ou autorisé) l’idée que la politique (néo)libérale devrait ressembler à ce que nous connaissons aujourd’hui. Certes, les libéraux sont contre l’endettement massif de l’État, mais la nécessité d’avoir un budget à l’équilibre est très différente de l’idée d’austérité qui n’est qu’un moyen désespéré d’une partie de la gauche et de la droite de tenter de sauver le Titanic État-providence. Il n’y a pas d’austérité dans un État libéral puisqu’il n’y a rien de tel à sauver.

Puisque l’État libéral est régalien, ou peu s’en faut, il n’est pas en discussion perpétuelle avec la finance ou l’industrie. Tous ces gens qui, comme Cadelli, critiquent la puissance des lobbys qui dirigent le monde sont aussi les premiers à donner à chaque élection les pleins pouvoirs à l’État.

On veut réglementer le monde économique, le mettre sous la coupe de l’État, et puis on vient se plaindre que le monde économique développe les lobbys, tente d’échapper aux règles contraignantes et corrompt l’État ? Mais c’est évident ! Même les plus simples individus agissent de telle manière. Le dernier des marxistes ne déclare par les pourboires qu’il gagne quand il travaille dans un café, il les garde pour lui. C’est bien le socialisme qui oblige les États et le monde économique à fricoter.

Un État libéral qui se contente d’avoir une constitution d’un État de droit, reconnaissant la propriété pour tous et le droit des contrats, et qui ne se préoccupe pas du monde bancaire ne verra jamais un lobby bancaire ou financier venir lui susurrer des idées à l’oreille. Quel serait son intérêt, puisque par définition un État libéral, au contraire d’un État socialiste ou social-démocrate, n’intervient pas dans le monde économique ? Pour diminuer le lobbying, il faut limiter le pouvoir de l’État : il n’y a pas lieu d »influence quelqu’un qui n’a aucun pouvoir. Pas de chocolat, donc pas de bras.

Le libéralisme pour mettre fin au capitalisme de connivence

Tout ce qui est dénoncé ici, c’est à dire, la surpuissance de l’État alliée au monde économique n’est que le résultat de la social-démocratie, cette troisième voie qui a voulu ménager le chou et la chèvre, c’est à dire un socialisme (État-providence total, éducation publique, subventions à la culture et aux associations, police forte…), l’abolition de la propriété privée en moins (celle-ci étant cependant fortement réglementée), marchant main dans la main avec le capitalisme de connivence (banques, grandes industries ou entreprises, multinationales…). Les uns et les autres s’abreuvant mutuellement : l’État refile des contrats aux multinationales dirigées par des amis issus des mêmes milieux, les multinationales refilent des sièges dans les CA ou des prêts en masse pour la finance. À ce petit jeu, tout le monde en sort gagnant, et ce n’est pas la peine de brandir l’hydre de la caste dominante contre le petit peuple pour le dénoncer. Et, faut-il le dire, cela n’a rien de libéral ou de néolibéral.

Si on veut mettre fin à ce système, pétitionner sur Facebook comme Madame Cadelli ne changera rien, tant que l’on continue à voter pour des élites politiques qui décident de tout, et donc de rien et qui bien entendu se lieront à tout ce qui peut les aider. Le monde financier aujourd’hui parce que les social-démocraties sont en manque d’argent des autres (on ne peut plus ponctionner les citoyens, ou invisiblement via l’inflation tant voulue par nos élus), l’industrie hier parce que c’était sa grande époque. Et demain probablement les entreprises numériques vu l’insistance des États pour réguler et ponctionner Internet, ainsi que leurs tentatives jusque-là heureusement infructueuses de prendre la main.

Sur le web

  1. Si j’ai bien compris le néo libéralisme c’est surtout des gens qui se basent sur une idéolgie qui prône la liberté pour justifier qu’ils peuvent faire tout et n’importe quoi d’un point de vue économique et politique, même au détriment des autres. En gros qu’on les fasse pas chier parce qu’attention c’est pas des cons ils se basent sur des intellectuels pour se justifier de leurs actions.

    Le problème c’est qu’ils oublient la notion d’égoïsme rationnel, et donc de responsabilité, qui consiste justement à ne pas faire tout et n’importe quoi au détriment des autres. Donc ils oublient une des (la ?) notions de base qui permet à tout l’édifice conceptuel de ne pas s’écrouler. En gros ils cherchent juste à se justifier (et certainement à se déculpabiliser) d’un comportement immature et irresponsable en se basant sur des concepts qu’il n’ont pas compris ou ne veulent pas comprendre. Non ?

    1. « qu’ils peuvent faire tout et n’importe quoi d’un point de vue économique et politique, même au détriment des autres »
      belle définitions des socialistes

      1. « belle définitions des socialistes »

        Si vous voulez parler du gouvernement actuel je suis d’accord avec vous. Pour ce qui est d’idées s’apparentant à la gauche pas du tout si on la voit comme facteur d’innovation (non réactionnaire) et n’hésitant pas à remettre en cause l’ordre établi si c’est justifié. Je vous rappel que le droit de grève a été mis en place par Fréderic Bastiat, député à l’époque.

        1. Fréderic Bastiat, un néo-turbo libéral alors ❓

        2. Non. Bastiat a défendu un amendement pour le droit de grève dans un de ses discours; il ne l’a pas mis en place.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_gr%C3%A8ve_en_France

      2. C’est ça qui est chouette avec les socialopes : ils adorent projeter leurs turpitudes sur leurs adversaires. Le renard libre dans le poulailler, ça va comme un gant à Staline, Mao et Pol-Pot.

    2. Je ne crois pas que vous ayez compris justement. Il n’y a pas lieu de parler de liberté sans responsabilité, tous les libéraux le disent.
      Et… ça transpire même dans cet article : « tous les libéraux ont plaidé pour NE PAS que les « gens ordinaires » payent la crise des banques, la logique capitaliste et libérale voulant que l’argent public n’aille PAS dans la poche des entreprises privées. ». Sous entendu : une entreprise qui se plante à cause de la décision d’incompétents n’a qu’à prendre ses responsabilités. La nationalisation des pertes, on a connu ça que dans une logique étatique…
      C’est au contraire lorsqu’on demande à l’état (donc à tous les contribuables) de payer pour les erreurs d’autrui qu’on encourage l’irresponsabilité… Tout le contraire de ce que préconisent les libéraux, qu’ils soient néo, ultra, méga, turbo ou ce que vous voulez.

      1. « Je ne crois pas que vous ayez compris justement. Il n’y a pas lieu de parler de liberté sans responsabilité, tous les libéraux le disent »
        Heu, c’est précisément ce que je dit :

        « Le problème c’est qu’ils oublient la notion d’égoïsme rationnel, et donc de responsabilité, qui consiste justement à ne pas faire tout et n’importe quoi au détriment des autres. »

        La notion d’égoïsme rationnel étant une notion d’Ayn Rand que ne respectent pas les néolibéraux et autres néoconservateurs.

        1. Vous démontrez brillament que les néocons et néo libéraux sont des socialistes.

          Voulez-vous dire que les libéraux sont aussi des socialistes ❓

    3. L’une des différences essentielles entre le libéralisme et le néolibéralisme, qui n’a pas d’ailleurs toujours été pensé par des libéraux, c’est l’absence dans la seconde version de l’idée de spontanéité.

      Comme je le dis très vite, les libéraux classiques considèrent que si l’Etat de droit est en place, le marché se réalise, c’est à dire, les acteurs économiques, les gens, vous, moi, on va faire nos petits trucs chacun à notre échelle et ça fait le marché. Bon, parfois ça foire, Humanité oblige. Donc ça varie, ça s’écrase, ça monte, ça se plante. Parfois ça ne fonctionne pas du tout, parce que les banques sont frileuses, parce que l’investissement semble trop lourd, .. que sais-je.
      Du coup, pas de marché « spontané » et l’idée des néolibéraux c’est de faire réaliser le marché par l’Etat. Le néolibéralisme ce sont les règles de concurrence de l’UE par exemple, pour s’assurer que ça fonctionne non pas spontanément (des acteurs économiques se concurrencent) mais par l’action de l’Etat (on s’assure que le marché reste libre).

      Ce n’est pas un non sens de parler de « néolibéralisme » dans ce genre de projet mais c’est une ineptie complete d’y mettre tous les machins socio-démocrates parce que ça ne nous plait pas.

      1. Oui, je parlais plus à un niveau conceptuel. C’est surtout ça qui me plait, l’économie n’est pas mon fort.

        « l’idée des néolibéraux c’est de faire réaliser le marché par l’Etat »
        L’état c’est justement eux pour l’instant. Donc ils font ce qu’ils veulent dans le sens qui les arrange eux. Quand je vois le monde je me dit que soit ils sont incompétents, soit ils sont irresponsables et égoïstes (donc en contradiction avec l’égoïsme rationnel d’Ayn Rand). En plus vous dites qu’au niveau économique ils sont aussi à l’inverse des idées libérales.

        Oui, on est d’accord sur le fait que libéralisme et néolibéralisme n’ont rien à voir et qu’il ne peut conduire qu’au fascisme. Vous, de votre point de vue économique. Moi, d’un point de vue conceptuel à cause de la violence qu’il engendre en raison du « au détriment des autres » (économie basée sur les guerres notamment). Il n’y a pas de contradiction.

        1. Donc ils font ce qu’ils veulent dans le sens qui les arrange eux.

          Tiens, ce que font pile poil les socialistes ❗

    4. Le mot « néolibéralisme » n’a aucun sens. C’est l’exemple type d’un anti-concept (au même titre que ultralibéralisme). Personne ne se dit néolibéral. Demandez à quelqu’un qui utilise de ce terme néolibéral qu’est ce que cela veut dire ?? quel est la définition ?? Dans bcp de cas, il en sera totalement capable et même s’il arrive, sa définition sera différente de celle d’une autre personne employant aussi ce terme. Demandez à dix personnes leur définition du néolibéralisme, vous aurez de grandes chances d’avoir dix définition différentes.
      Même s’ils ne sont pas d’accord entre eux sur la définition de ce mot, un certain nombres de personnes font diront que c’est un mouvement du début des années 80. Pourtant, le mot néolibéral vient de la fin du 19 siècle et a été utilisé tout au long du 20 siècle même s’il est vrai qu’il a été grandement popularisé par les antilibéraux depuis vingts ans. Les antilibéraux utilisent de ce mot néolibéralisme (tout comme ils utilisent du mot ultralibéralisme) car le mot libéralisme a une certaine connotation positive en tout cas dans sa dimension politique. Un certain nombre de principes fondateurs de l’état de droit et de la démocratie (que l’on appelle démocratie libérale) découle du libéralisme (politique). Voilà pourquoi les antilibéraux pour critiquer le libéralisme préfère utiliser d’autres termes comme néolibéralisme (qui sous entend une déformation du libéralisme) ou ultralibéralisme (qui sous entend un extrémisme).
      L’avantage avec le mot néolibéralisme c’est qu’on peut utiliser ce mot à tort et à travers, on peut utiliser ce mot pour désigner tout ce que l’on veut. De toute facon , tout ce qui va mal c’est de la faute du méchant néolibéralisme (même si l’on sait pas trop ce que c’est). Je trouve cela pathétique.
      En général, avec les gens qui employent le mot néolibéralisme: ce sont soit des antilibéraux qui ne changeront pas d’opinions et qui sont de mauvais soit des gens ignorants (ignorance qui est totalement compréhensible étant donné le climat antilibéral de la France) soit des gens qui utilisent ce mot car cela fait vendre.
      Il y a même des gens utilisant le mot néolibéralisme qui vous disent qu’il est impossible de définir ce mot .
      Si vous demandez aux gens de dire ce sont qui les néolibéraux, là aussi leurs réponses sont très floues. Même si la plupart vous diront que Tatcher et Reagan sont des piliers du néolibéralisme, en général, pour le reste ils ne sont pas d’accord d’entre eux. Une bonne partie disent aussi que Friedman était un néolibéral (sans doute parce que c’est l’économiste libéral le plus connu du 20 siècle, en général, le seul économiste qu’ils connaissent) . Une bonne partie des antilibéraux utilisent le mot néolibéralisme croyent que l’école néoclassique est néolibéral montrant toute leur ignorance de l’économie et de la pensée économique. J’ai déja vu des gens disant que Keynes était un néolibéral.

      Le « néolibéralisme » au même titre qu’ultralibéralisme permet de diaboliser le libéralisme. Les antilibéraux préfèrent utiliser ces deux termes plutôt qu’utiliser le terme « libéralisme » car dans le libéralisme, il y a le libéralisme politique (qui est connoté positivement par la plupart des gens) en utilisant un autre mot, cela permet de faire une distinction entre les deux, de bien montrer que c’est deux concepts différents. Que le néolibéralisme est une « perversion » ou un « excès » de libéralisme.
      C’est profondément malhonnête.
      En plus, comme ce sont des termes ne voulant rien dire, on peut les utiliser pour les accuser de tous les maux. Les libéraux auront tendance à moins se défendre vu qu’ils ne se reconnaissent pas dans ces termes débiles.

      1. « Les libéraux auront tendance à moins se défendre vu qu’ils ne se reconnaissent pas dans ces termes débiles. »
        J’entends bien. Comme j’utilisais le terme néolibérale pour ce qu’il est compris par le sens commun.

        Pourquoi vous me dites tout ça ?

        1. Dessinez moi une néoliberté ou une ultraliberté ! je leur demande en général.

    5. « Si j’ai bien compris le néo libéralisme c’est surtout des gens qui se basent sur une idéolgie qui prône la liberté pour justifier qu’ils peuvent faire tout et n’importe quoi d’un point de vue économique et politique, même au détriment des autres. En gros qu’on les fasse pas chier parce qu’attention c’est pas des cons ils se basent sur des intellectuels pour se justifier de leurs actions » Les intellectuels sont pratiquement tous des gauchistes.
      En vérité, on peut prendre votre commentaire et dire la même chose des socialistes.

      Petite version remanié:
      « Si j’ai bien compris le socialisme c’est surtout des gens qui se basent sur une idéolgie qui prône la solidarité et la justice sociale pour justifier qu’ils peuvent faire tout et n’importe quoi d’un point de vue économique et politique, même au détriment des autres. En gros qu’on les fasse pas chier parce qu’attention c’est pas des cons ils se basent sur des intellectuels pour se justifier de leurs actions » et je rajouterais même à propos des socialistes: Ils sont en droit de faire tout et n’importe quoi (y compris s’enrichir) car ce sont eux le Camp du Bien. Ils ont le droit de donner des lecons de morales aux autres en suivant leur devise: « Fais ce que je dis pas ce que je fais ».

      Le P$ est totalement corrompu, ce parti est puissant en Wallonie et à Bruxelles grâce au clientélisme. La plupart des barons socialistes sont riches (grâce à l’argent public) mais après, ils osent critiquer les riches. Laurette Onkelinx vit à Lasne (l’une des communes les plus huppés de Belgique) dans une grosse villa. Cette folle hystérique ne doit que sa place en politique que grâce à son papa. Son mari, Marc Uyttendaele obtient de juteux contrats d’avocats avec toutes les collectivités politiques contrôlés par le P$ (Région wallonne, Région bruxelloise,…).
      Ne parlons pas du scandale qu’est Tecteo , une intercommunale (de communes socialistes) qui est le bras armé du P$. Tecteo contrôle une bonne parti e de la presse francophone belge. Stéphane Moreau , bourgmestre socialiste et patron de Tecteo est impliqué dans plusieurs affaires judiciaires sans parler du fait qu’il gère très mal Tecteo (société ayant de lourdes pertes).

      1. Ok, je vois pourquoi vous me dites tout ça.

        Je pensais qu’ici tout le monde connaissais la notion d’égoïsme rationnel (voir mes réponses plus haut). Vous voyez bien que ce n’est pas moi qui vous ais pris pour un débile ou pour ce que vous n’étiez pas.

      2. En d’autres termes, avant de sortir les crocs essayer de comprendre ou posez des questions. C’est un principe de base lié à l’humilité et qui permet les échanges constructifs.

        D’autant plus que la violence injustifiée s’oppose aux notions de liberté comme je l’ai brièvement introduit. A vous de choisir parce que l’on ne peut pas avoir l’un sans l’autre.

    6. Stéphane Boulots

      Conceptuellement, le néolibéralisme est une nieme tentative de réguler le monde.

      Il est basé sur le raisonnement suivant : considérons le libéralisme et regardons le comme un objet d’étude scientifique. Au cœur du libéralisme, il y a la liberté : organisons donc un système basé sur la liberté !

      Déjà, le concept d’organisation de la liberté semble fumeux, mais s’y rajoute un autre problème : la définition « libérale » de la liberté est idéaliste, voire déiste (donc pas très scientifique)… en effet, elle stipule que la liberté consiste à faire confiance dans la « conscience » de chacun pour évaluer les limites à ne pas dépasser, partant du principe que « la nature » a mis dans l’être humain des éléments qui lui permette de s’autogérer…. deuxième problème pour les apprentis sorciers : cette vision impliquerait donc une morale, chasse gardée des organisateurs de système et hérésie pour les « élites » : comment le simple « prolétaire » pourrait il donc avoir raison naturellement ?

      Le néolibéralisme se base donc sur la fausse vision de la liberté, celle de Rousseau : « le droit de faire tout ce que l’on veut, tant que ce n’est pas interdit » : le néolibéralisme ne repose pas sur la conscience et la morale, mais sur le nihilisme et l’absence de valeurs, d’où l’emphase de l’Etat, d’où la nécessité de lois, services publics, maternage, etc…

      Le « néolibéralisme » a été inventé par les socialistes pour essayer de fabriquer une société socialiste dont l’économie ne soit pas planifiée, mais « libéralisée », c’est à dire artificiellement et faussement libre.

      Comme le capitalisme est une invention des marxistes, le néolibéralisme est une invention des sociaux démocrates, un homme de paille du à leur refus total de considérer que le monde ne s’explique pas par la dialectique matérialiste.

      Le pendant sociétal du néolibéralisme est le relativisme moral, autre version de la liberté de Rousseau, appliquée à la vie sociale et non à l’économie et lui aussi combattu par les socialistes (de droite) alors que le néolibéralisme est combattu par les socialistes (de gauche)

    7. « une idéolgie qui prône la liberté  »

      Le libéralisme n’est pas une idéologie mais une doctrine politique.

      « le droit de grève a été mis en place par Fréderic Bastiat »

      Mais qui croyais que c’était Ollivier parce que’en 1864, Bastiat était mort depuis longtemps.

      1. C’est une philosophie du droit et de la Liberté. Une philosophie entend que les premiers libéraux ont observé leur environnement et en ont déduit des faits qui se reproduisaient de manière assez reproductibles (observation, analyse, déductions).
        Les socialismes et autres sont des idéologies qui pensent qu’il faut atteindre un but plus ou moins réalisme et qu’il faut utiliser tous les moyens pour y arriver même si l’observation a déjà montré 10 fois un échec (voeux, réalisation par tous les moyens).

    8. « Si j’ai bien compris ». Oui, mais vous n’avez rien compris.

  2. Je rajouterais que c’est assez cocasse de voir qu’aujourd’hui ceux qui traitent tout le monde de grands méchants fachos/néo-fachos sont les socialistes… Alors que je rappelle à qui voudra l’entendre que le fascisme est en grande partie basé sur le socialisme et que Mussolini lui-même était socialiste…

    Sinon, je trouve que c’est dommage que le terme de populisme ait pris une connotation péjorative, j’ai l’impression qu’on l’utilise comme synonyme de « démagogie », même pour les libéraux, alors que le libéralisme est selon moi la forme la plus aboutie de populisme car le pouvoir est quasi-entièrement laissé au peuple.

    1. Le libéralisme vise à limiter le pouvoir – qu’il soit détenu par l’État ou le « peuple » – et à protéger les droits naturels des individus – chose superbement ignorée par tous les populismes.

      1. Le pouvoir est toujours détenu par l’état, même si le peuple (enfin 20%) décide de qui mettre au pouvoir. La seule forme de régime ou le pouvoir serait détenu par le peuple est l’anarcho-capitalisme, dont les implémentations fonctionnelles (far-ouest, Islande médiévale) se comptent sur les doigts de la main.

        1. Stéphane Boulots

          Le Peuple et l’Etat sont exactement la même chose : un concept fallacieux dont le seul but est de déresponsabiliser les individus.

          Quand il s’agit de prendre ses responsabilités, c’est tellement plus facile de se tourner vers le Peuple, ou vers l’Etat …

    2. Vous m’avez devancé ! Je me permets donc pour conclure cos écrits de rappeler que « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes les antifascistes » disait Halford Edward Luccock (1885–1961)

  3. Mais quand on pense que cette p’tite madame Cadelli est présidente de l’Association syndicale des magistrats, on se dit que l’on peut avoir toute confiance dans la justice de son pays.

  4. Quand on lit les commentaires sur l’article qui a inspiré cette réponse, cela fait peur.

    1. Pareil quand on voit que cet article est considérée comme la citation de la semaine par les internautes du soir,…

  5. très bel article, dont j’espère qu’il sera lu aussi largement que le texte débile auquel il répond.
    Mais j’ai bien peur qu’il n’en sera rien …
    Car il y a déjà eu des centaines de textes du genre, suscitant des centaines de réponses, tous disant peu ou prou les mêmes choses, et … tous les Cadelli de la Terre continuent imperturbablement à produire leurs inepties. C’est un peu désespérant.

    Et c’est plutôt ça la question, en fait : qu’est-ce qui motive les Cadelli pour coller cette fausse étiquette « néo- » ( ou ultra-) libéralisme sur ce qui qu’ils dénoncent à bon droit (très largement) ? pourquoi cette confusion entre une austérité tout à fait réelle que subit le peuple matraqué de toujours plus d’obligations (financière ou non), et une austérité imaginaire d’un état toujours plus dispendieux ? Comment est-il possible d’atteindre le niveau d’études très supérieur qui est celui des producteurs de ces bétises, et d’être incapable d’apprendre, de tenir compte des réponses faites ?

    Et accessoirement (mais peut-être pire) dans le cas spécifique de cette dame : comme une juge qui est censé peser justement toutes les argumentations peut-elle être aussi autiste, incapable d’adapter sa pensée à ce qu’elle peut facilement lire ?

    J’aimerai vraiment comprendre …

    1. Stéphane Boulots

      C’est l’arrogance, l’auto-persuasion d’avoir raison, c’est une foi mystique basée sur un certain nombre de dogmes qui font penser à ces gens qu’ils ne peuvent pas avoir tord.

      A la base, il y a une vision complétement fausse du monde, celle selon laquelle l’esprit humain aurait la capacité de tout comprendre, de tout raisonner, de tout expliquer, de tout maitriser, de tout expliquer de façon cartésienne, bref que l’homme serait Dieu ou que l’âme humaine serait divine, que dans l’absolu, le monde entier pourrait se décrire dans un livre et donc qu’il y a une hiérarchie entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas.

      C’est le syndrome de Rousseau, le narcissisme, l’amour de soi, l’enfant roi … c’est affligeant et énervant.

    2. « J’aimerai vraiment comprendre … »

      Dans le sens commun on associe néolibéralisme aux neoconservateurs. Donc notamment aux guerres qui ont entraîné la déstabilisation du moyen orient et la mise en place de politiques de plus en plus sécuritaire dans nos pays pour se protéger du terrorisme qui en est issue. S’il y a plus de politiques sécuritaire on est en droit de se dire que l’on converge vers une sorte de fascisme, dans le sens restriction des libertés. Déjà leurs choix impacte ma vie.

      Comme le libéralisme condamne la violence et l’irresponsabilité, on est aussi en droit de se dire que les néo conservateurs utilisent le côté liberté associé au (néo)libéralisme (dont ils se réclament en partie) pour justifier d’une attitude irresponsable (destabilisation du MO).

      Pourquoi n’aurait-on pas le droit de critiquer les politiques guerrières qui entraîne une destabilisation du monde actuel et de la mouvance dont se réclament ceux qui les font ? Qui est le plus critiquable, celui qui critique une mouvance libérale associé à ceux qui s’en réclament ou celui qui s’en réclame tout en agissant de manière inverse ? Qui fait le plus de mal ?

      Il y a aussi une relation avec le monde de la finance qui elle aussi a déstabilisé une partie du monde avec ces crises et son économie qui se détache de plus en plus de l’économie réelle au son du laisser faire mais pas celui de la responsabilité (on dirait même qu’ils commencent à être dépassés eux même).

      Donc moi aussi j’aimerai bien comprendre

    3. Même lu, les socialauds le balaieront d’un revers.

  6. On voit bien avec la notion d’égoïsme rationnel d’Ayn Rand qui consiste à agir de manière responsable que toute violence injustifiée (psychologique ou physique) n’est pas compatible avec cette notion de responsabilité. On peut entendre par violence injustifié toute violence qui ne vise pas à se protéger ou à rendre justice, bien que cela peut être plus complexe à définir (surtout dans un commentaire). Notamment à cause de préjugés entre différents groupes sociaux qui ne se connaissent pas qui pourrait donner justification à une violence alors qu’il n’en est rien.

    Dans le cas de violence injustifié au sein d’une société on voit bien qu’il y aura besoin de mettre en place des procédé coercitifs (loi, police) pour la contenir et/ou la punir. Donc ce qui aurait pour conséquence de restreindre des libertés. On voit aussi qu’une éducation qui ne favorise pas une notion de responsabilité risque d’engendrer une société qui favorise la violence et donc qui aura pour conséquence une mise en place de procédé coercitifs proportionnels à la violence produite. Et donc une restriction des libertés proportionnel aux moyens coercitifs mis en place pour gérer cette violence.

    Si l’on imagine un monde sans moyen coercitif (sans police par exemple) on se rend compte alors de toute l’importance d’une notion de responsabilité visant à ne pas provoquer de violence injustifiée. Bien sûr nous ne sommes pas prêt et la violence a encore de beaux jours devant elle, tout comme l’irresponsabilité. Mais rien n’empêche à tout un chacun d’agir en accord avec ses idéaux. Car tout ceux qui favorise toute forme de violence injustifié ne peuvent se dire amoureux de la liberté ou même prétendre l’être. Il y aurait là une sérieuse contradiction.

    En ce sens la notion d’égoïsme rationnel et de responsabilité qui lui est associée est une (la ?) notion de base qui soutient l’édifice d’une philosophie libérale. Il en va de même pour la libre concurrence, comment cela pourrait être possible sans notion de responsabilité, sans que cela ne devienne la jungle et nécessite des régulations (donc des moyen coercitifs pour restreindre une liberté) ?

    http://www.electron-libre.org/2016/02/24/les-conflits-ideologiques-la-tolerance-et-la-justice-sociale/
    http://www.electron-libre.org/2016/02/20/la-violence-psychologique-nest-pas-moins-pire-que-la-violence-physique/

    1. Le yogi et le commissaire…

  7. Il semble que la plupart d’entre nous reconnaisse la collusion État-milieux financiers et industriels comme la plus grande plaie de notre époque.
    Il serait peut etre temps de travailler sur le sujet au lieu de perdre son temps sur des sujets secondaires.
    Oserez vous le « complotisme » ?

    1. Il y sur Contrepoints beaucoup d’articles sur le rôle des banques centrales contrôlées par les États, leur interaction avec les banques et le politiciens, la corruption de la monnaie, le sauvetage de banques et le too big to fail, les organismes néfastes tels Freddy Mac et Fanny Mae, des scandales comme le Libor ou le shadow banking, et bien plus. Bonne lecture.

    2. La plus grande plaie, faut pas exagérer.
      La situation au Venezuela, en Corée du Nord ou au Zimbabwe est bien pire encore.

  8. Terrin alexandre

    Bonjour Monsieur Perclus,
    En référence à ce passage particulier de votre article :  » Tous les libéraux ont plaidé pour NE PAS que les « gens ordinaires » payent la crise des banques, la logique capitaliste et libérale voulant que l’argent public n’aille PAS dans la poche des entreprises privées.  » Pourriez- vous , s’il vous plaît, , me communiquer l’identité précise de l’ensemble de ces personnes ainsi que toute information me permettant de m’informer sur la manière dont tous ces individus, se revendiquant comme libéraux, ont effectivement, de manière concrète et factuelle agit en ce sens ?

    D’avance merci.
    A.T.

    1. Toute personne prônant d’utiliser l’argent public pour sauver des entreprises privées de la faillite n’est pas libérale.

    2. Bonjour,

      Le lien en rouge de la phrase renvoie vers une collection d’articles sur Contrepoints sur le thème de la crise des subprimes : http://www.contrepoints.org/tag/crise-des-subprimes

      Ce n’est bien sur pas complet, mais c’est un début.

  9. Corentin de Salle répond à Manuela Cadelli http://www.contrepoints.org/2016/03/04/241482-le-neoliberalisme-est-un-fascisme

    Perso, j’préfère l’article de Emmanuel Perclus.

  10. Un fasciste veut un Etat fort. Plus on veut un Etat puissant, mêle-tout, et tentaculaire, plus on est fasciste. Un libéral, c’est l’exact inverse : lui, par définition, il veut un Etat faible. Le plus faible, le moins mêle-tout, le moins tentaculaire, le plus inexistant possible. Qu’est ce que la fonctionnaire Manuela Cadelli, qui a choisi de se vouer au service de l’Etat, ne comprend pas là-dedans ?

    1. Pierre Kirool (futur émigré)

      Ha ha ha! Effectivement, soit Manuela Cadelli ne comprend pas ce qu’est le fascisme, soit elle ne comprend pas ce qu’est le libéralisme soit elle ne comprend pas les deux!

      1. Votre dernière hypothèse est la bonne.

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