Intérêt et limites de la retraite par capitalisation

Les libéraux estiment qu’il faut quitter le système par répartition pour aller vers la capitalisation. Est-ce une piste sérieuse pour régler le problème des retraites ?

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Intérêt et limites de la retraite par capitalisation

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 janvier 2023
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Le débat sur la réforme des retraites bat son plein. Les partis de droite et de gauche avancent des arguments contradictoires. Les libéraux, qui ne sont pas spécifiquement représentés au Parlement, estiment qu’il faut quitter le système par répartition pour aller vers la capitalisation.

Est-ce une piste sérieuse pour régler le problème des retraites ?

 

Les arguments libéraux pour la capitalisation

Les libéraux préfèrent la capitalisation pour des raisons de principe qui sont bonnes et des raisons techniques qui le sont moins.

Je rappelle qu’il s’agit en gros d’épargner toute sa vie active et de recueillir le fruit de cette épargne si possible augmenté de placements fructueux pour vivre pendant la retraite.

Ces raisons de principe découlent de la primauté de la liberté : on épargne ce que l’on veut, on le place comme on veut et on prend sa retraite quand on veut.

En deuxième rang vient la responsabilité : si la retraite est insuffisante on ne peut s’en prendre qu’à soi-même et on n’a pas à revendiquer que l’État vienne à notre secours.

En troisième rang vient l’idée que ce système est d’une plus grande efficacité : un bon placement bénéficie à l’économie alors que distribuer immédiatement l’argent des cotisations aux retraités n’apporte rien.

 

Ces arguments libéraux ont des limites

Le premier argument, la primauté de la liberté, est un choix philosophique. S’il était seul, il rallierait la grande majorité.

En sens inverse, la responsabilité effraie beaucoup de gens et il est probable qu’une majorité préférerait une retraite médiocre à une retraite risquée, même si en moyenne elle était meilleure, ce qui n’est pas le cas, comme nous le verrons plus loin.

Et le risque est réel : c’est illustré par le cas des emprunts russes qui ont ruiné les épargnants français il y a un siècle et qui ruinent depuis quelques semaines beaucoup d’épargnants américains porteurs d’obligations qui chutent au fur et à mesure de la remontée des taux d’intérêt.

Enfin le troisième argument, une meilleure efficacité, est discutable. En effet :

  • En répartition l’argent des cotisations est immédiatement distribué aux retraités. Il est en général rapidement dépensé par les intéressés ou leurs petits-enfants qu’ils soutiennent (un retraité moyen gagne plus qu’un jeune). Cet argent passe donc très vite dans une grande variété d’entreprises (les fournisseurs) qui l’affectent en partie à la consommation (salaires par exemple) et en partie à des investissements. Le choix de ces entreprises est fait par le marché.
  • En capitalisation, l’épargne va directement à des entreprises a priori plus importantes (une compagnie d’assurance plutôt qu’un boulanger) et est en général utilisée quelques temps après de la même façon. La seule différence est que l’arbitrage consommation/investissement est fait par une grande entreprise financière, ce que certains, dont moi, estiment un peu moins efficace que par le marché.

 

Finalement, le circuit de l’argent est très semblable et il n’est pas évident qu’il soit plus efficace dans le cas de la capitalisation, contrairement à ce que je lis habituellement.

Par ailleurs la préférence pour la capitalisation de la part des libéraux a une raison « culturelle » : les libéraux ont l’habitude des circuits financiers et de l’économie monétaire, par opposition au rationnement administratif et plus généralement aux décisions étatiques pesant sur les particuliers.

Inversement, les tenants de la répartition se méfient de tout ce qui est entreprises financières, comme les fonds de pension et compagnies d’assurances, notamment par idéologie.

Mais il faut oublier ces préjugés de sens opposés et se pencher sur le vrai problème.

 

Quel est le vrai problème ?

À mon avis, l’erreur du gouvernement et des oppositions, libéraux compris, est de considérer la retraite comme une question financière alors que c’est une question purement physique : l’offre sera-t-elle suffisante pour soigner, nourrir et servir l’ensemble de la population, retraités compris, aux standards actuels ?

Car l’argent des pensions ne sert à rien s’il ne permet pas d’acheter suffisamment de biens et de services, sachant que leur production doit nourrir l’ensemble de la population, des enfants aux retraités.

C’est facile à expliquer en répartition où les producteurs sont aussi en général les cotisants.

C’est plus indirect en capitalisation où les intérêts, dividendes et ventes d’actions supposent des entreprises prospères alors qu’elles sont de plus en plus entravées par le manque de main-d’œuvre.

Dit autrement, cet argent des pensions ne se transforme pas automatiquement en boulangers, infirmières, et autres prestataires. Car ceux qui fournissent cette offre de biens et de services, ce sont les actifs au travail.

La vraie valeur des pensions dépend donc de leur travail en quantité et en efficacité.

En efficacité ?

La productivité a une évolution autonome qui dépend de qualité de l’enseignement, du progrès scientifique, technique et organisationnel, toutes questions certes très importantes mais indépendantes du choix du système de retraites.

En quantité ?

C’est le problème principal car en France et dans la plupart des pays du monde en dehors de l’Afrique subsaharienne, on constate que « les travailleurs » sont une proportion de plus en plus faible de la population totale.

Cela est dû au cumul de deux raisons démographiques : la baisse de la fécondité qui diminue le nombre des adultes et l’augmentation de l’espérance de vie, très forte depuis des décennies, qui augmente le nombre de retraités.

Tout ce qui augmente cette quantité de travail va donc dans le bon sens et c’est pour cela que l’on pense d’abord à augmenter l’âge de départ à la retraite, ce qui diminue le nombre de retraités et augmente le nombre de personnes susceptibles de travailler. « Susceptibles de travailler », mais de fait futurs chômeurs, disent certains. L’expérience montre que cet argument est inexact : augmenter l’âge du départ a un effet prouvé sur le maintien en activité professionnelle.

Il y a d’autres moyens d’augmenter cette quantité de travail :

Une immigration massive

Mais les gouvernants n’en parlent pas car cela effraie l’opinion même si les pays ayant une situation pire que la France sont maintenant obligés d’y recourir alors que leurs dirigeants s’y opposent officiellement : c’est le cas de l’Europe méridionale et orientale que les pays en question fassent ou non partie de l’Union européenne. D’autres y sont ouvertement favorables comme le Canada, ou moyennement, comme les États-Unis.

Le travail après la retraite

Qu’il soit bénévole ou non, le principal bénévolat est les soins que les enfants (souvent sexagénaires) apportent à leurs parents. Nos gouvernants ont commencé à appuyer financièrement ces « aidants ».

À ce stade, nous voyons que tous ces facteurs n’ont rien à voir avec les avantages ou inconvénients de la capitalisation.

D’où mon affirmation que cette dernière dépend de la démographie de la même façon que la répartition, du moins globalement à l’échelle d’un pays, et non individuellement.

 

Les libéraux devraient se borner à défendre la liberté

En tant que libéral, je pense que si le libéralisme doit mettre l’accent sur le principe de liberté et non pas plonger dans des questions techniques dans lesquelles on peut parfaitement se tromper, comme ce fut le cas pour la question climatique pendant longtemps. Et en cas d’erreur, cela retombe sur le libéralisme.

Les libéraux ne devraient donc pas se plonger dans les techniques de retraite mais se contenter d’insister sur le libre choix, comme la fixation par chacun de sa date de départ ou la liberté totale de cumul de la retraite et d’un emploi.

Ou encore de jeter un œil neuf sur l’immigration, terme qui ne devrait pas exister car il mélange des producteurs (où en serions-nous sans les médecins, les nounous et les ouvriers du bâtiment nés à l’étranger ?) et des perturbateurs.

 

En conclusion

Il ne faut pas déduire de tout cela que je suis opposé à la retraite par capitalisation.

Par exemple je trouve rationnel d’acheter sa résidence principale qui est un bien dont l’utilité est permanente et souvent plus solide qu’une action ou une obligation. Sans parler du fait que l’économie de loyer est déjà un début de pension.

Je dis simplement que la capitalisation n’est pas un remède contre l’évolution démographique, du moins au niveau national. À titre individuel, il n’y a que des cas particuliers.

Une démographie défavorable, ce qui est le cas de la plupart des pays développés, amènera probablement de nombreux retraités ayant choisi la capitalisation à constater qu’ils n’ont pas le montant de pension prévu à l’âge souhaité.

Ils continueront donc à travailler et à épargner. À moins qu’ils ne se contentent d’une retraite plus faible…

Bref la démographie s’imposera à tous !

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  • l’idée de considerer la population comme une variable d’ajustement ..n’est pas sans péril..et repose sur l’idée bizarre que si ils étaient libre les gens ne réagiraient pas . au manque de bras..

    le seul argument pour la retraire te par réparation c’est que comme pour le collectivisme et comme pour une chaine de ponzi on a du mal à en sortir sans passer par la case effondrement.
    la retraite par reparation est une abjection morale; elle motive jalousie intergénérationnelle  » globale » on crache sur « les parents. »…elles soutient l’idée que l’etat remplace la famille.. brrr..

    mais ça peut « pourrir »..lentement se dégrader.. quand j’etais gamin et que je disais que ma génération n’aurait « pas de retraite » ( au sens de retraite décente), je voulais dire plus de pognon, on se foutait de ma gueule. ah ah la retraite à 67…

    pour le reste les gens ne sont pas idiots.
    et c’est leurs enfants et pas NOS enfants qui étaient le système de retraite des gens modestes. avec aussi des « limites »..
    que nous coute les enfants de autres ? .

  • Ramener la puissance de création de richesses au nombre de personnes en âge de travailler est quelque peu aberrant. Il faut arrêter de prétendre qu’il est nécessaire de faire naître des millions de chômeurs et de fonctionnaires supplémentaires pour créer suffisamment de richesses pour payer les retraites des vieux qui en attendant financent leur oisiveté.
    Quant à l’assertion selon laquelle le progrès technique et l’efficacité suivraient une route indépendante et que notre système de redistribution n’y pourrait rien, elle est battue en brèche chaque jour par l’exil des jeunes talents comme des vieux apporteurs de capitaux français vers de meilleurs cieux (où règne d’ailleurs la capitalisation).
    Enfin, le libéralisme doit se fonder sur des éléments techniques, sur lesquels seuls les littéraires éthérés peuvent se tromper. Une idéologie qui ne sait traiter que des principes conduit dans le mur, et ça n’est pas spécial au collectivisme.

  • Les emprunts russes ont jeté dans la misère les épargnants qui faisaient confiance à l’Etat (« Prêter à la Russie, c’est prêter à la France ! ») plutôt qu’à l’industrie privée. La répartition ruinera leurs descendants qui n’ont pas changé d’idée.

  • Je suis bien d’accord avec MichelO. J’ajouterai que l’auteur du texte fait l’impasse sur l’aspect contractuel totalement absent de la répartition et sur le fait que le financement de la retraite par répartition ressemble furieusement à une pyramide de Ponzi (c’est anticonstitutionnel et cela mérite une class action en justice). En fait, l’état fait du Madoff à grande échelle et se retrouve évidemment dans le rouge, toujours avec l’argent des autres sans que ceux-ci n’aient surtout pas leur mot à dire (la contradiction, c’est du fascisme). Et donc, non, la capitalisation n’est pas un choix philosophique de gens capricieux, mais un choix rationnel basé sur le juste retour. Par ailleurs, si la responsabilité fait peur à certains, c’est encore leur problème. Si dès lors ceux qui ont peur préfèrent que l’état intervienne dans des domaines non-régaliens et se goinfre au passage, eh bien qu’ils le financent eux-mêmes au lieu de se reposer sur ceux qui prennent les risques pour financer leur revenu garanti et sans risque.

  • Il y a une erreur fondamentale de raisonnement dans cet article par ailleurs fort bien écrit : en effet, l’auteur raisonne « à frontières fermées ». C’est oublier quelque chose de fondamental : nous vivons dans un monde ouvert. Le monde n’est pas ce que nous voyons autour de nous. Il faut se hausser sur la pointe des pieds pour voir le monde réel.

  • Sur le 3ème argument, pour résumer le circuit de l’argent :
    Répartition : cotisations -> retraités -> entreprises : Ok
    Capitalisation : cotisation -> entreprises -> retraités : il manque la dernière destination -> entreprises.
    La démonstration fait comme si les retraités dépensent leur argent dans le 1er cas, mais pas dans le 2ème.
    Ainsi donc la démonstration s’effondre, ainsi que toutes les conclusions qui en découlent.
    D’autre part, ce n’est pas très honnête de falsifier ainsi une démonstration pour les besoins d’une idéologie.

  • Un système simple : la retraite par point…
    Plus on travaille et/ou plus on cotise, plus on a de points.

    Pour les métiers pénibles une part du salaire est donnée sous forme de points (ou d’un salaire supplémentaire, non chargé, dédié « retraite ») par les employeurs (non imposable).
    Le distingo entre charges patronales et charges du travailleur est un non sens.

    Le nombre de points « bonus » acquis pour pénibilité, doit faire l’objet des négociations « salariales » entre employeur et employé. Ce n’est pas aux métiers dits « non pénibles » de financer la pénibilité qui dépend pour grande part de l’employeur !
    Métier pénible : l’employeur paye ce qu’il doit (rapport optimal entre salaire et marché du travail, prime sous forme de points retraite), cela augment le prix de revient du produit/services et les consommateurs seront bien obligés de payer en rapport.
    Laisser faire le marché.

    La valeur du point est mise à jour chaque année en fonction du capital de la
    « caisse » et de son rendement. Cette valeur est gravée dans le temps en terme de pouvoir d’achat (Euro constant).
    On peut même envisager la possibilité d’investir , volontairement, plus dans sa future retraite, en achetant des points en plus à sa guise.On pourrait d’ailleurs donner le choix à chacun entre capitalisation par la caisse « collective » ou individuelle.

    Ainsi les « travailleurs » partent quand ils pensent que leur retraite (en terme de pouvoir d’achat) leur convient et donc c’en est fini de l’uniformité, de la fameuse « date de retraite à taux plein » et du nombre de trimestre acquis.

    Chacun à la liberté de ses choix.
    C’est le système qui me semble le plus « jouable » car la grande majorité des français sont incapables, ou n’ont pas la volonté, de gérer leur capitalisation pour leur retraite…et une grande part, à découvert dès le 15 du mois, ne capitaliseraient…rien, ce qui les mettrait de facto au minimum vieillesse , insuffisant et néanmoins coûteux pour les autres.

    La transition entre les deux systèmes ?
    On consacre 5% de plus chaque année à la capitalisation en points.
    Au bout de 20 ans la transition est terminée. On peut abonder la transition en arrêtant de foutre en l’air des milliards pour la transition énergétique, le soutien aux pays en voie de développement (dont la Chine !!), les dons aux association etc…
    La transition ne peut pas être violente.

    Pour le reste diminuer le soutien au chômage (ce qui est peut-être déjà le cas ?) et chacun prend en charge son destin. Faute de revenus les gens vont, assurément, travailler.
    Par ailleurs, si les entreprises veulent recruter il faudra qu’elles satisfassent également à certaines demande de « qualité » de vie au travail » des employés (le point ci-dessus limitant les délires).

  • Aujourd’hui une grande inculture des systèmes de retraite fait que la peur règne face à la réflexion.
    Ce que fait la prédominance de la peur du risque, c’est l’absence de culture et d’information sur ces systèmes.
    Reprocher a un système le danger qui s’adapte en bien ou mal aux variations des incertitudes économiques face à un système par répartition qui s’adapte en bien ou mal une démographie tout aussi incertaine?
    Dire que la capitalisation est plus « risquée » ou « incertaine » est une erreur.
    Par ailleurs il existe plusieurs formules et possibilités formules dans les systèmes par capitalisation:
    1-A «cotisation définie et prestation indéfinie».
    2-A «prestation définie et cotisation indéfinie».
    Ou encore comme l’assurance vie, en pension sous forme de rente ou capital redonné complètement.
    Bref la capitalisation n’est pas le monstre représenté.

    • Dans « capitalisation », il y a le terme « capital », donc « capitalisme », donc « profiter aux riches »… C’est ça qui doit faire le plus peur. Mais le collectiviste n’est pas très éduqué, étant donné qu’on lui a brûlé tous les livres « mauvais » 😉

  • Entre choisir la capitalisation ou la répartition, il n’y a pas photo : c’est la capitalisation qui l’emporte.
    La répartition a clairement plus de désavantages que la capitalisation, avec les limites qu’on connaît actuellement (baisse du nombre de cotisant vs nombre de retraités, et ça va s’empirer).
    Ca c’est dans le cas où on devrait choisir l’un ou l’autre. Mais les libéraux ne sont pas des extrémistes, contrairement aux partis… La capitalisation doit servir de base, mais l’état peut tout à fait mettre la main à la patte pour des cas à la marge (type retraite minimum par exemple). On a bien des mutuelles en plus de la sécu…
    Et vous parlez de se concentrer sur la liberté, oui tout à fait, et c’est exactement ce que permet la capitalisation… car actuellement, on nous oblige à cotiser sans être sûr de récupérer notre argent au final…

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