La liberté économique face à l’adaptation aux changements climatiques

La liberté économique est nécessaire pour combattre les changements climatiques.

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Croissance entrepreneurs écologie (Crédits davetoaster, licence Creative Commons)

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La liberté économique face à l’adaptation aux changements climatiques

Publié le 14 novembre 2022
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À Charm el Cheikh se tient actuellement la COP 27. Il y est évidemment beaucoup question du changement climatique et de ses conséquences.

Les discussions se poursuivront jusqu’au 18 novembre avec en haut de l’ordre du jour une question particulièrement épineuse : celle des compensations financières pour les dommages subis par les pays en développement.

 

Les deux plus gros pollueurs absents

Les pays en développement (dont la Chine) sont exonérés de toute contrainte relative à leurs émissions de dioxyde de carbone et réclament des compensations financières substantielles (des centaines de milliards par an) aux pays développés car ceux-ci se sont développés en utilisant massivement les énergies fossiles contribuant ainsi au dérèglement du climat…

Est-ce raisonnable, sachant que les États-Unis et la Chine, étant de loin les plus gros pollueurs de la planète, ne sont pas présents à la COP 27 et ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne comptent pas faire d’efforts particuliers ni verser un quelconque dédommagement ?

Faire payer les générations actuelles pour une pollution effectuée par les générations précédentes (inconsciemment car la connaissance de l’influence des rejets de dioxyde de carbone sur le climat n’existait pas à l’époque…) est-elle conforme au droit naturel ?

Est-ce justifié sachant que les rejets de dioxyde de carbone par les pays en développement excèdent désormais ceux des pays développés ?

Ce conflit insoluble et passionnel risque de nous faire oublier la seule question vraiment importante : comment nous adapter aux conséquences des changements climatiques ?

Une des conséquences attendues et modélisée par le GIEC est une hausse progressive du niveau des océans de l’ordre de 66 centimètres d’ici à 2100.

Les Pays-Bas sont devenus un pays riche alors même qu’un tiers de sa superficie est au-dessous du niveau de la mer, certaines zones sont à – 7 mètres du fait de l’enfoncement progressif de ses paysages…Qu’est-ce qui a permis à nos voisins de s’adapter sans solliciter l’aide de quiconque ?

La liberté économique !

 

La liberté économique permet le développement économique et la prospérité

Le développement économique permet aux pays de s’adapter de façon autonome grâce au développement de l’innovation qui permet de trouver localement des solutions aux problèmes locaux.

Le développement économique crée la prospérité qui permet de créer des ressources localement et ainsi aux pays de pouvoir s’adapter de façon autonome sans avoir à solliciter des financements externes.

La corrélation entre la liberté économique et la performance environnementale est amplement démontrée. Elle doit servir de guide aux politiques écologistes soucieuses d’efficacité.

Trop souvent dans le passé, les aides des pays développés vers les pays en développement n’ont servi qu’à déstabiliser les économies locales et à nourrir la corruption endémique.

Ce dont les pays du Sud ont besoin, c’est de développement économique.

La question cruciale qui devrait être débattue à la COP est la suivante : comment accélérer le développement économique des pays en voie de développement ?

De nombreux problèmes sont liés à cette question cruciale. Le développement économique accélère la transition démographique, fait reculer la corruption, limite les flux migratoires…

L’Éthiopie est un modèle de développement en Afrique. Sa croissance économique était de 10 % par an lors de la dernière décennie. Ce succès s’est produit grâce à la conjonction d’une politique d’investissements publics efficaces dans la production locale d’énergie (barrages hydroélectriques) et dans les infrastructures routières ainsi qu’une politique volontariste cherchant à attirer un maximum d’investissements étrangers en vue d’implanter des usines localement.

L’objectif du gouvernement éthiopien était clairement de créer le plus d’emplois possibles et d’avoir un système éducatif formant les ouvriers d’usine dont le pays a besoin. Les étapes du développement sont toujours les mêmes… D’abord des industries peu qualifiées puis une montée en gamme progressive au fur et à mesure des gains de compétences de la population.

Ces étapes ne peuvent pas être court-circuitées en passant directement aux productions technologiques à forte valeur ajoutée. Il n’y a tout simplement aucun exemple réussi de développement de ce type.

La clé de ce développement est l’accès à l’énergie, une énergie abondante produite localement et bon marché. Une énergie à base de technologie simple et robuste comme l’hydroélectricité est parfaite (en plus de n’émettre aucun rejet de dioxyde de carbone).

Mais le climatologue du MIT Kerry Emanuel explique :

« Si vous voulez minimiser le dioxyde de carbone dans l’atmosphère en 2070, vous choisirez peut-être d’accélérer la combustion du charbon en Inde aujourd’hui. »

Cela semble contre-intuitif mais l’usage de charbon aujourd’hui créera le développement économique et la transition démographique qui permettront demain de limiter les rejets polluants dans l’atmosphère.

À ce titre l’annonce par le président Macron d’une aide d’un milliard d’euros pour inciter l’Afrique du sud à se passer de son charbon (que l’Europe importe massivement…) ne va pas dans le bon sens.

Plutôt que de discuter de compensations financières des pays du Nord vers les pays du Sud, nos représentants à la COP 27 devraient tout faire pour aider efficacement ces pays à s’équiper de barrages hydroélectriques, développer les réseaux routiers qui permettent l’augmentation de la productivité, installer des usines sur place et favoriser le libre échange afin d’accélérer leur développement.

 

Le GIEC ne prévoit pas la fin du monde

Selon ses projections, d’ici à 2100, le PIB mondial devrait être multiplié par trois à six et dans le pire des scénarios avec un réchauffement de quatre degrés, la baisse du PIB ne serait que de 2,9 %.

Le changement climatique est réel et la contribution humaine est significative mais le développement économique nous donnera les moyens de nous y adapter.

Une politique écologique responsable doit miser sur la liberté économique.

 

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  • Ha ha ha que dire d’autre ?

  • Le gaz carbonique n’est pas un polluant. C’est le gaz le plus écologique qui soit.
    Que les écologistes de chez EELV ne le sachent pas, n’est pas surprenant vu leur haut niveau de débilité, mais c’est très regrettable chez un écologiste apparemment raisonnable.

    • Dès qu’un auteur parle de changement climatique, on sait que ses bonnes idées vont s’évaporer comme neige au soleil. L’homme doit s’adapter au climat, et il est encore très loin d’y être parvenu. Peu importe que le climat des années à venir ne soit pas exactement la moyenne de celui des années passées, parce que dans les années passées nous n’étions pas correctement adaptés au climat. Quand on reconnaît ça, on peut enfin rejeter les manières farfelues que nous proposent les écolos pour figer les températures à la moyenne de saison, et enfin consacrer tous les efforts à se prémunir des effets du climat déjà tel qu’il a été et qu’il est, et qu’il sera probablement.

    • C’est la dose qui fait le poison, comme toujours. C’est l’augmentation de la concentration atmosphérique qui pose problème. Le surplus de CO2 est absorbé notamment par les océans, qui s’acidifie, provocant notamment le blanchiment des coraux.
      C’est un fait qui est largement admis dans la communauté scientifique.

      Mais dire que le co2 n’est pas un polluant est aussi faux que de dire « on va tous mourir dans 1 siècle à cause de la hausse des températures ».
      Par ailleurs, je trouve très pertinent la logique de développement économique, découlant d’institutions solides et efficaces, permettant de s’adapter (et non lutter) au changement climatique.

      • Et quel est le problème d’une baisse de PH des océans de 0.1 ? Les coraux blanchissent aux endroits paradisiaques et inhabités où les « scientifiques » se précipitent maintenant pour les observer et les badigeonner des déchets de leur présence, mais après ? Mes cheveux blanchissent, est-ce le signe d’un excès de CO2 atmosphérique à contrecarrer de toute urgence ? Un polluant est quelque chose qui rend la vie humaine plus désagréable. Le CO2 n’est pas un polluant jusqu’à preuve du contraire.

        • L’acidification des océans qui sont tous complètement basiques est une des plus célèbres fumisteries de l’alarmisme et de l’urgence climatique !

    • Oui, il faut arrêter de parler de pays « pollueurs » quand on parle uniquement d’émissions de gaa à effet de serre, et encore plus quand on parle de CO² qui est un composant absolument nécessaire à la vie sur terre !
      Il y en a assez de reprendre les termes de nos écolos, de nos médias et de nos politiques qui ne comprennent rien à rien, confondent et mélangent tout et ne cessent de répandre ce genre de termes toxiques dans la population…

  • Le but du GIEC est de rechercher les sources HUMAINES des « perturbations du système climatique. Donc, il postule d’abord qu’il y aurait un système climatique, et il-précise que ce serait une sorte d’écosystème terrestre où gambaderait l’humanité. Or, c’est scientifiquement faux. Car s’il y a un système, c’est le système solaire, dans lequel la Terre est un élément. Et un élément qui varie, avec son axe de rotation et l’angle de son orbite précisément parce qu’il est un élément de ce système. Dans ce système, le soleil, ses rayonnements, ses vents, ses champs, la lune, les météorites, mais aussi, le noyau et le manteau de la Terre, sont des éléments déterminants pour expliquer non seulement réchauffements et glaciations mais aussi séismes, éruptions volcaniques, cyclones et même la météo du jour.

    • Vu récemment dans une émission scientifique que la terre se trouvait dans la zone habitable du système solaire par un hasard quasi miraculeux car c’est Jupiter qui devrait être à sa place du fait de la migration dans tous les autres systèmes, des planètes géantes vers leur étoile. La migration de Jupiter a été stoppée grâce à la gravitation de Saturne et qui a ramené Jupiter sur une orbite lointaine, laissant la place à la terre qui donc sans cela n’aurait jamais pu se former à cet endroit!
      Alors réduire le climat terrestre à la seule variation anthropique du CO2, heureusement que le ridicule ne tue plus, il n’y aurait plus beaucoup d’écolos! Dommage!!!

  • « Le GIEC ne prévoit pas la fin du monde »
    Encore heureux, mais le GIEC est bien plus grave : Il a pour unique objectif d’essayer de prouver que toutes les obervations que l’on peut faire sur le climat resultent des activités humaines. (C’est ce qu’annonce et revendique ses statuts).
    C’est une irrationalité criminelle.

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