Les « médecins irresponsables » selon Mme Borne

Elle a dépassé les bornes : libérons la médecine !

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Les « médecins irresponsables » selon Mme Borne

Publié le 6 janvier 2023
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Un article de La Nouvelle Lettre.

 

Sans doute troublée par le dossier sur les retraites, notre Premier ministre a dépassé les bornes. Elle s’est crue autorisée à condamner sans nuance les médecins qui ont reconduit leur grève cette semaine.

On peut critiquer son comportement puisqu’il suggère l’existence de deux sortes de grèves et de grévistes : d’un côté grèves responsables des cheminots, contrôleurs ou conducteurs, grèves des aiguilleurs du ciel, des enseignants, des permanents du spectacle, et d’un autre côté grèves irresponsables des médecins et autres nantis et rapaces qui négligent leur devoir de soigner.

Une grève responsable s’inscrit dans la lutte des classes, le progrès social est arraché grâce au courage des grévistes, une grève irresponsable n’est inspirée que par la cupidité insatiable de nantis ayant des revenus et des patrimoines hors du commun.

 

Deux logiques inconciliables

En fait, ce qui déstabilise sans doute madame Borne, c’est qu’elle a en tête la logique collectiviste de la santé publique alors que l’exercice de la médecine commande une logique libérale. La santé publique a fait ses preuves, elles sont devenues évidentes et accablantes depuis des décennies. La médecine libérale a progressivement disparu, elle ne peut plus s’exercer comme naguère – tant pis pour les médecins proches de la retraite mais aussi pour les médecins jeunes qui ont répondu à une vocation.

La santé publique réglemente un prix à l’acte, la médecine libérale est honorée en fonction des personnes : le malade, le praticien.

La santé publique est gérée comme une administration, la médecine libérale implique une relation personnelle.

Le fossé n’a cessé de se creuser et la position dominante de la santé publique a produit tous ses effets : concentration et bureaucratie. La concentration aboutit à assimiler santé et hôpitaux publics de sorte que le médecin est devenu marginal ou intégré de force dans le complexe, en devoir d’obéir à la bureaucratie. Cette bureaucratie est ruineuse, elle multiplie les démarches et les emplois inutiles, on sait que 37 % du personnel hospitalier n’est pas soignant. De la sorte les mêmes soins sont administrés dans les cliniques privées à des coûts inférieurs d’un tiers ou d’un quart. Évidemment les partisans du secteur public dénoncent l’obsession de la rentabilité et sont prompts à relever les erreurs et les scandales et réclament la nationalisation de tout ce qui est privé – comme si les erreurs et scandales épargnaient l’hôpital public. On fait aussi allusion à la vocation de l’hôpital public de développer la recherche mais beaucoup de chercheurs et praticiens quittent la France pour aller exploiter leurs talents ailleurs (aux États-Unis en particulier).

La concurrence est interdite dans la logique de la santé publique, elle est bénéfique dans la logique libérale, en médecine et en recherche scientifique comme ailleurs.

 

Pénurie de médecins : pourquoi ?

Une fausse lecture de la réalité relie les déserts médicaux au niveau des revenus et des avantages des médecins. La revendication pour des consultations et visites mieux payées serait-elle la réponse naturelle à la disparition des médecins « de campagne » ? Certains médecins peuvent le penser, des manifestants (naturellement apolitiques, intègres et désintéressés) ont défilé contre les grévistes avec des pancartes « money, money ». Mais il y a beaucoup à dire à ce raccourci.

La pénurie de médecins a été organisée par la profession elle-même

Le corporatisme et le malthusianisme des facultés de médecine ont fait des ravages. Fermer la profession est une tendance fréquente mais elle conduit à la ruine. Les études de médecine se sont peu à peu écartées de leur dimension humaine et éthique et ont formaté des générations à l’accumulation de savoirs complexes et à la récitation de mémoire.

Les principaux syndicats de médecins ont été d’une complicité coupable avec la santé publique

Ils ont accepté sans cesse les rémunérations imposées par la Sécurité sociale, préférant la certitude d’un revenu médiocre aux aléas de la concurrence. Lorsqu’il y a eu une ouverture vers le secteur 2 (à honoraires libres, conformément à la tradition) un grand nombre de médecins ont fait très vite ce choix, au point que le ministère et la Sécurité sociale a en quelques mois bloqué le système, obligeant les médecins du secteur 2 à passer une convention et réglementant de plus en plus les conditions du conventionnement (Optam et Optam-Co, Option Pratique Tarifaire Maîtrisée si vous ignorez ce sigle) Lorsque les Agences Régionales de Santé (ARS) ont été créées, structures typiques du jacobinisme, on a vu nombre de défenseurs de la médecine libérale se précipiter pour acquérir une parcelle de pouvoir local. Qu’on le veuille ou non, l’exercice du pouvoir est toujours un attrait dans un pays comme la France où la liberté n’est pas très honorée.

L’évolution bureaucratique de la profession

Une grande partie des grévistes a protesté contre cette évolution. Le temps passé aux formalités, aux comptabilités, aux délais de la Sécurité sociale et des mutuelles est devenu souvent équivalent aux temps de la consultation et de la visite. Être finalement tenu pour un petit fonctionnaire n’est pas très honorable pour des professionnels ayant fait onze ans d’études pour avoir le droit d’exercer la médecine.

Baisse de considération

Dans les campagnes (il faut dire maintenant « territoires ») le médecin était un notable, aux côtés du maire et du curé. On ne sait si le maire est encore honoré de la considération des habitants de la commune, mais à coup sûr le curé n’est plus là et le médecin ne bénéficie que très rarement d’une considération générale : pas assez disponible, pas assez compréhensif…

Dégradation des relations entre médecins et patients 

Elle se manifeste surtout dans les villes et quartiers « prioritaires ». Voilà ce que la santé publique a valu aux médecins : des fonctionnaires aux ordres, comme les enseignants. La pandémie et les politiques qu’elle a inspirées aux gouvernants ont effacé le médecin généraliste du paysage de la santé.

 

Libérer la médecine

Toutes ces considérations peuvent sans doute paraître schématiques à l’excès. Mais précisément leur accumulation appelle une rupture, puisque le système actuel est pervers et perverti sur tant de points. Pour que la médecine redevienne libérale il faut changer le système et les grévistes auront peut-être dans les prochains mois la lucidité et le courage d’aller plus loin.

Ils peuvent s’inspirer des réformes préconisées par l’un de leurs collègues, au demeurant longtemps maire dans son village des Landes, et fondateur du Cercle Frédéric Bastiat, Patrick de Casanove. Voici ce qu’il écrivait dans Contrepoints le 29 juin 2022 :

Les ordonnances de 1945 ont sorti le risque social (santé, retraite, chômage…) du marché et l’ont mis dans le domaine public. À partir de ce moment tous les soucis de la protection sociale sont liés à sa gestion publique, plus précisément politique. Plus de responsabilité personnelle, plus de libre choix, tout le monde est obligé d’entrer dans ce système. La création de la Sécurité sociale a détruit les solidarités spontanées qui sont les solidarités culturelles, cultuelles, villageoises, professionnelles, familiales […] On entend souvent dire que la santé n’est pas une marchandise, ou qu’elle n’a pas de prix mais un coût. Ce sont des élucubrations sémantiques. L’important est de disposer d’informations fiables pour prendre de bonnes décisions. Or en économie ce sont les prix libres qui donnent ces informations. C’est grâce à eux que les soins seront disponibles et accessibles. Les tarifs administrés ne donnent des indications que sur la politique sanitaire. Le tarif peut être bas et remboursé et le soin inexistant faute de personnel ou de matériel par exemple. Cela impose la disposition de l’intégralité des revenus, le salaire complet, le libre choix de l’assureur (Sécu incluse), la liberté économique qui va au-delà de l’économie au sens contemporain.

Un système de santé performant repose sur une société saine, prospère et une énergie abondante et bon marché. Tout est lié, la moindre intervention de l’État contre la Propriété, la Liberté dont la liberté économique, a des conséquences néfastes sur tout le pays, particulièrement sur le système de santé… et sur la santé des Français.

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  • C’est l’Etat qui tue la France ! La preuve une fois de plus que nous nous écroulons sous le poids des deux mammouths administratifs la Sécurité dite Sociale et l’Education soi-disant Nationale. Qui peut me dire le cout remboursée par la SS d’une consultation aux urgences de l’Hôpital par des apprentis sur des brancards dans les couloirs !!!

  • Avatar
    The Real Franky Bee
    6 janvier 2023 at 7 h 41 min

    Dix années d’études stressantes et éprouvantes. Des horaires de travail à n’en plus finir car ils se retrouvent à gérer la bobologie quotidienne des Français. La moitié de leurs revenus reversée au fisc. Une responsabilité engagée à chaque diagnostic. Et au final, un quart d’heure chez le généraliste vous « coûte » le même prix que chez le coiffeur. La vraie question est : qui a encore envie d’exercer un tel métier sous-valorisé, et finir cloué au pilori à la fois par des politiques en mal de bouc émissaire autant que par des complotistes enragés ?

    •  » La vraie question est : qui a encore envie d’exercer un tel métier sous-valorisé, et finir cloué au pilori à la fois par des politiques en mal de bouc émissaire autant que par des complotistes enragés ? »
      La réponse: des fous, des aveugles, des naïfs qui croient encore avoir une « mission » dans un système aussi administré.
      Ma fille, anesthésiste en région lyonnaise,a comme dit dans l’article, choisi ce métier par conviction et passion. Elle a accepté sans broncher d’aller au front contrôler les voyageurs aux moment de la grippe avaire, et aussi pour la folie des mesures covid. Résultat un burn out en 2022 suivi d’une prise de conscience de l’état de l’hôpital public et du système de santé français. Aujourd’hui, elle bosse pour le privé en vacations dans diverses cliniques de la région, dans de bien meilleures conditions de travail et de rémunération, et sans le stress permanent de sa vie d’avant.

  • « Un système de santé performant ». .ben c’est quoi?

    les médecins ne devraient même pas dire qu’ils sont en grève, la grève devrait être inacceptable.. pas contents ils exercent leur droit de ne PAS travailler!!! car c’est un travail comme un autre..

    ce que borne fait est assez logique , les médecins ou les infirmiers voient encore leur métier comme différent…

    notre système collectiviste survit le manque d’argent des autres grace à l’attention que les médecins et infirmiers ont envers les patients.. alors que le système lui ignore presque que c’ets un métier de confiance… en estimant les médecins interchangeables…

    mais ça change..la médecine est parfois vue comme juste un métier..et ça fout la trouille à borne..

  • OK on double la rémunération, et cela change quoi ? Rien, pas plus de médecins dans les déserts médicaux, toujours autant de charlatans… Mais c’est sans doute le gvt qui les a poussé à agir, les mutuelles se frottent déjà les mains pour palmer les augmentations. La. Secu… Au fond du trou rapidos et privatisation… Pourquoi pas !

  • Il ne sert à rien de chercher les éternels coupables pour expliquer la décomposition de notre structure hospitalière. Le problème est exactement le même en Allemagne et pire en Angleterre!
    Pour moi il y a 2 vrais fautifs à cette situation:
    1-Il est devenu evident de courir à l’hôpital pour le moindre bobo et de préférence aux urgences. Cette exigence de soins by-passe les médecins et donc surcharge l’hôpital déjà débordé. Il est normal d’exiger un passage au scanner ou à l’IRM dont les hôpitaux ne sont pas suffisamment pourvu.
    2-Le niveau d’équipement de matériels extrêmement coûteux met immédiatement n’importe quel hôpital en situation économique difficile. Trop cher et pas assez rentable.
    Les Allemands envisagent de différencier les établissement: 1 hôpital pour les soins basiques, 1 autre pour les urgences du genre AVC, 1 troisième pour la totale. Comme il y a 1900 hôpitaux qui ne pourront pas tous éternellement revendiquer la totalité des matériels de soins, il y aura une nouvelle couverture équilibrée sur tout le territoire.
    A noter que l’Allemagne débloque 8 milliards d’euros pour remettre les pendules à l’heure alors que notre ministère de la santé à nous débloque 200 millions. Cherchez l’erreur!

    • Avatar
      The Real Franky Bee
      6 janvier 2023 at 9 h 13 min

      Tout à fait. J’habite dans un pays où les antibio sont rares et où les gens laissent le corps travailler face aux maladies de l’hiver. Quant aux spécialistes, ils sont là pour s’occuper de vraies pathologies dans leur domaine de spécialité (ex : un ophtalmo n’est pas payé pour vous renouveler une ordonnance de lentilles). Et je ne parle pas des urgences qui ne traitent QUE les cas vitaux.

    • Le montant est relativement secondaire tant que les habitudes de gaspillage ne sont pas remises en cause. Le problème est que l’Etat paie pour satisfaire une clientèle électorale, pas du tout pour que le patient soit bien soigné. Le problème est aussi que trop peu de médecins ont vraiment compris ce que c’est que d’être patient.

    • Et 3. Bureaucratie.
      Particulièrement visible dès l’accueil à l’hôpital, en comparaison aux cliniques.

  • A partir du moment où la proposition phare des médecins pour améliorer la situation est de doubler le prix de la consultation, ils ne valent pas mieux que Mme Borne.
    C’est toujours du « payer un fonctionnaire de plus pour traiter la paperasse » plutôt que de revoir les règles et les processus pour les rendre fluides et efficaces.

    • Parfaitement d’ accord. Ils n’ ont de libéral que le mot. Je les aurais pris au sérieux si ils s’ étaient massivement déconventionnés. Qui pour leur dire qu’ ils sont parfaitement lire de facturer 50 euros la consultation? Au lieu de cela, ils veulent que leur revenu continue de peser sur tout le monde.

  • Au lieu de faire la grève, ils devraient se déconventionner en masse. Là ils seront à honoraires libres.
    Pourquoi ne le font ils pas? Par lâcheté sans doute, car ce qu’il veulent c’est plus d’argent mais toujours garder le système fermé à clientèle garantie. Le point de vue du gvt: ils continuent à bosser, ils ne cherchent pas à partir, mais pourquoi les payerais je t ils plus? Bref, je pense qu’ils sont (en majorité) comme les grévistes SNCF: plus d’argent, sans plus de risques, sans rien changer.
    Désolé, mais tant qu’il n’y a pas un mouvement de déconventionnement, je ne pleurerai pas pour eux.

    • Moi non plus. La différence entre grève et racket est trop ténue dans le service public. D’ailleurs, l’Allemagne ou l’Autriche où elle y est interdite ne sont pas spécialement des pays bafoueurs de droits.

    • Moi non plus. Ils peuvent depuis longtemps augmenter leurs honoraires en passant en secteur 2 ou 3, pourquoi ne le font-ils pas ? Parce qu’ils ont peur de la concurrence. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau, pour la même raison ils ont été les meilleurs alliés de la sécu avec le numérus clausus, mais aussi pour l’aider à faire des économies aux dépens des autres professions de santé.
      S’ils tiennent absolument à continuer comme cela avec les mêmes honoraires pour tous, alors qu’ils cessent de se désigner comme libéraux et prennent le statut de fonctionnaires, ça sera plus clair.

      • N.B : passer de secteur 1 à 3 c’est toujours possible, mais pas passer de secteur à secteur 2. Le choix du secteur 2 est limité et ne peut se faire qu’au moment de l’installation, pas après.
        En conséquence s’ils le faisaient cela diminuerait de manière considérable l’offre de soin « remboursée » en repoussant encore plus de patients vers l’hôpital…et là !

        • « En conséquence s’ils le faisaient »: : passer en secteur 3…donc remboursement de la consultation sur le montant de 7 euros…

          • Merci, je ne connaissais pas ce « détail » …
            Puisque le passage au secteur 3 est possible, alors cela pourrait être une bonne idée d’action commune en substitution à la grève, non ?

            • Passer en secteur 3 fait peser une sanction immédiate sur les patients qui ne sont remboursés dès lors que sur la base de 7 euros.
              Certains médecins font ce choix, pour privilégier la qualité et diminuer la fréquence des actes (« abattage ») de faire ce bond. Consultation chère (> 50 euros voir 100) plus longue, examen clinique, écoute du patient…
              Certains font ce choix : mais socialement difficile et cela diminue l’offre de soin : souhaitable ???
              Ne jamais oublier que le coût de la consultation n’est que du chiffre d’affaire. Le médecin paye absolument toutes les taxes d’un libéral et à ce titre, au moins, les médecins sont des libéraux !

              • Et surtout ce n’est pas certain que ce soit possible de retourner en secteur 1 plus tard…(je n’ai pas la réponse)

  • En route vers la soviétisation des systèmes de santé. Et si nous acceptions de comparer, de nous comparer. Si nous acceptions d’utiliser l’outil du « Benchmarking » (https://livre.fnac.com/a1416584/GAUTRON-J-Le-guide-du-benchmarking) ? Peut-être pourrions-nous apprendre des « Bonnes Pratiques » d’autres pays ? Pas du Royaume Uni soviétisé depuis longtemps, mais de la Suisse ou des USA dans certains de leurs Etats !

  • « Les ordonnances de 1945 ont sorti le risque social (santé, retraite, chômage…) du marché et l’ont mis dans le domaine public. »
    ces ordonnances ont permis à l’Etat de prendre le contrôle de la population…

  • « Vous, les médecins, vous êtes irresponsables » Cri du cœur de Simone Veil, ministre de la santé dans les années 80. Rien ne change, sinon en pire, dans le Royaume d’Ubu.

  • Vu récemment de mon expérience pour ma femme :
    – analyses faites dans un laboratoire à 5min à pied de chez moi, mais quand ces résultats ont été montrés à l’hôpital on m’a dit : on n’accepte que les analyses faites chez nous (15min en voiture) ; du coup, désormais, on doit aller qu’à l’hôpital pour faire le nécessaire (ma femme ne conduit pas).
    – hôpital : si vous n’avez pas fait éditer vos « étiquettes », on vous fait la remarque lors de la consultation du service correspondant (1 page A4 d’étiquettes, soit environ 30, pour n’en utiliser que 2 ou 3 au max)
    – Rendez-vous hôpital toujours en retard
    – synchronisation de dossiers spécialistes / hôpital non effectif ; un rendez-vous entier pour juste « rentrer dans le système » le dossier
    – n’ayant plus de médecin traitant, j’en recherche un dans ma commune ; manque de pot, ils n’acceptent plus de nouveaux « patients »…
    – pour un accès à un spécialiste avec remboursement par la sécu, obligation d’aller en premier voir un médecin généraliste (avec la salle d’attente remplie de personnes malades)
    – se voir prescrire du paracétamol, sans oscultation, en 3min par un médecin généraliste car « je ne sais pas ce que vous avez » ; j’aurai mieux fait d’aller creuser sur internet, comme tout bon complotiste antivax, d’ailleurs j’ai trouvé un remède « naturel » qui a très bien fonctionné ^^
    Bref, non, il n’y aucune raison que la consultation passe à 50€ et le problème de l’hôpital n’est pas le manque de personnel, mais un sacré problème d’organisation et structuration…

    -1
  • 10 ans d’études et être responsable de la vie des gens pour 25 € les 20 minutes, soit 75 € de l’heure. En France, avec un CAP, un plombier se fait payer 60€ HT de l’heure, soit 72 € TTC (hors black). Entre bac -5 et bac + 10, la France a choisi les professions de son avenir. Et tout est à l’avenant.

    • Les généralistes ne sont plus responsables de la vie des gens. Ils sont responsables du renouvellement des ordonnances et du respect des règles de la santé publique. La responsabilité de l’infirmière qui fait le tri aux urgences est incomparablement plus grande. Même le spécialiste se défaussera parfois en prétendant avoir fait tout son possible, elle ne peut pas, et pourtant elle n’est sûrement la plus payée de l’hôpital.

      • Opinion. d’un médecin ayant travaillé deux ans aux urgences d’un hôpital majeur d’une grande métropole (mais en 1981…)
        Le « tri » des patients de devraient en aucun cas être la responsabilité théorique, ou réelle, de l’IAO (Infirmière d’Accueil et ‘Orientation). Quand c’est le cas il s’agit pour moi d’un scandale : que le médecin responsable accepte de se lever die sa chaise et de son poste informatique !
        Trop souvent le médecin urgentiste « de notre époque » ne voit le patient qu’en deuxième rang après avoir reçu les résultats de la biologie, du scanner, voire de l’IRM ! Or l’interrogatoire médical (non para-médical) bien conduit + examen clinique permet des diagnostics rapides…même s’il faut parfois le confirmer par de la biologie ou de l’imagerie mais alors mieux « ciblée »

  • Une grève est un mouvement de revendication à l’encontre d’un employeur. Qui est l’employeur du médecin libéral ? En principe lui-même, mais en faisant « grève » il s’affiche comme un petit fonctionnaire de cet État-Sécu qui fixe ses tarifs.
    Si les mots ont un sens il doit plutôt se mettre en « congé » pour protester contre cette intrusion dans son commerce privé. Et au lieu de quémander une augmentation et se soumettre à toutes les humiliations bureaucratiques, qu’il exige le retour à la liberté de son art dès lors qu’il en possède les qualifications : choix du patient, des honoraires, des prescriptions, suppression du monopole de l’assurance maladie en faveur d’une saine concurrence et mise au rebut du Conseil de l’Ordre.

  • Qui paye le médecin la sécurité sociale
    Qui prévoit le budget de le sécurité sociale le gouvernement autrement dit l état.
    Donc un médecin est de facto un fonctionnaire
    Le terme »médecin libéral » est un enfumage,en effet si le médecin est vraiment libre il fixerai lui même ses prix.
    De plus avec le numerus clausus est a bannir cela permet un entre soi qui empêche la concurrence.
    Cala laisse à penser que certains médecins le système actuel leurs convient.

    • « Qui paye le médecin la sécurité sociale
      Qui prévoit le budget de le sécurité sociale le gouvernement autrement dit l état.
      Donc un médecin est de facto un fonctionnaire »
      Oui s’il est en secteur 1…pas les secteurs 2 & 3
      Ce n’est pas le médecin que la SS paye mais le patient qui est remboursé.
      Donc quel que soit le secteur, la part forfaitaire (pas proportionnelle) prise en charge devrait être la même, quel que soit le secteur d’exercice du médecin (1, 2, et même 3)
      « Le terme »médecin libéral » est un enfumage,en effet si le médecin est vraiment libre il fixerai lui même ses prix. » ce qui est le cas en secteur 2 & 3.
      « De plus avec le numerus clausus est a bannir cela permet un entre soi qui empêche la concurrence. »
      Il y a bien longtemps que les médecins veulent un élargissement (même grand) du numérus clausus : ce sont les pouvoirs publics (depuis au moins Mr Evin, ministre socialiste) qui ont voulu diminuer les dépenses de santé en diminuant l’offre de soin.
      Concurrence : Très bien ! Pourvu qu’elle se fasse sur la qualité des soins plus que sur le tarif ou sur la facilité d’avoir un arrêt de travail…

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