Interdiction des moteurs thermiques : l’innovation sacrifiée

Décidément, les politiques ne sont pas doués pour manier l’innovation, et ils devraient se rendre compte que cela ne fait pas partie de leur domaine de compétence.

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Interdiction des moteurs thermiques : l’innovation sacrifiée

Publié le 7 juillet 2022
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Les politiques n’aiment pas l’innovation. Ils la tolèrent si celle-ci se fait dans des laboratoires agréés, avec marqué « innovation » au-dessus de l’entrée et sur les papiers à en-tête, et avec des subventions décidées en commission et un planning bien défini : janvier, définition des objectifs ; février, rédaction du rapport préliminaire destiné aux politiques ; mars, échanges avec les politiques ; avril, mai, juin… décembre (des années à venir), remise du ou des prototypes et du rapport final aux politiques.

Le lamentable exemple récent de l’interdiction des moteurs thermiques à partir de 2035 nous montre à quel point les politiques

  1. ne comprennent rien à l’innovation et l’ont en horreur,
  2. refusent obstinément de changer de comportement sur le sujet,
  3. sont capables de dépenser des sommes faramineuses pour une danseuse à haut risque mais qui leur plaît,
  4. prennent des décisions qui mettent des dizaines de milliers de personnes au chômage par pure idéologie.

 

L’innovation et le marché automobile européen

L’innovation désigne « l’introduction sur le marché d’un produit ou d’un procédé nouveau ou significativement amélioré par rapport à ceux précédemment élaborés. Deux types d’innovation sont distingués : les innovations de produits (biens ou services) et de procédés (incluant les innovations d’organisation et de marketing). »

En pratique, la véritable innovation conduit à des situations imprévues qui sortent systématiquement de ce qui avait été (soigneusement) planifié. C’est la raison principale pour laquelle finalement, les politiques n’aiment pas l’innovation.

Choisir l’innovation consiste à se lancer dans l’inconnu : ni la planification, ni le dogme ne peuvent renseigner sur ce qu’elle sera. De ce fait, elle peut apparaître comme très risquée. C’est pour cela que les politiques ne veulent pas la mettre en pratique.

Mais par ailleurs, lorsqu’on présente aux politiques une « révolution » qui coche positivement toutes les cases d’un problème à résoudre, ils l’acceptent en général avec enthousiasme car le côté « risque » leur apparait résolu, et ils ouvrent en grand le portefeuille des citoyens.

Prenons l’exemple de l’hydrogène.

Le produit semble bien résoudre le problème de l’intermittence de l’éolien et du solaire. Il résout le problème de l’émission de CO2 (son oxydation ne rejette que de la vapeur d’eau). Et il permet de remplacer les batteries au lithium, lourdes et chères, par un dispositif génial : la pile à combustible.

L’innovation « hydrogène », vue par les politiques, a donc tout juste.

Mais la question qui se pose est la suivante : pourquoi un produit aussi génial n’est-il pas déjà utilisé depuis longtemps s’il présente vraiment tous les avantages décrits ?

Et la réponse est : peut-être que ces avantages sont contrebalancés par des inconvénients qui n’ont jamais été pris sérieusement en compte…

L’Europe représente un marché gigantesque au niveau mondial pour les déplacements individuels routiers. Pour cette raison, elle compte de nombreuses entreprises d’importance mondiale qui ont investi des milliers de milliards d’euros dans des usines qui servent ce marché. Remplacer en moins de 15 ans la technologie automobile de base (le moteur thermique) par une autre (électrique) représente un pari d’une audace réellement suicidaire qu’il semble démontrer que les motivations des décideurs sont purement dogmatiques. Ce remplacement va mettre des dizaines de milliers d’ouvriers de l’automobile sur le carreau, et il ne faut pas compter sur la bonne santé de l’industrie actuelle, déjà traumatisée par un certain nombre de contraintes environnementales, pour assurer l’avenir de ces victimes du « progrès ».

Évidemment, les lobbies écolos ont été à la manœuvre à Bruxelles pour convaincre suffisamment de députés européens afin que ces fatales décisions soient énoncées et mises en œuvre. Ceux qui doivent d’ailleurs bien rigoler, ce sont les non-Européens dans le monde, et en particulier les Chinois qui voient se concrétiser un de leurs rêves les plus fous : un nouveau marché à prendre, de la taille de l’Europe, avec leurs voitures électriques déjà opérationnelles ainsi qu’avec les composants nécessaires pour les quelques véhicules qui continueront peut-être à être fabriqués en Europe. Pour paraphraser la CGT : il s’agit d’une véritable casse industrielle organisée.

 

Comment résoudre vraiment le problème

Dans un monde raisonnable qui voudrait résoudre le problème important des émissions de gaz à effet de serre, il aurait été judicieux de réfléchir plusieurs années avant de prendre la décision que l’on prend normalement en dernier : celle du planning.

Les alternatives au problème des émissions de CO2 par les moteurs thermiques n’ont même pas été prises en compte. Voici, schématiquement, comment on peut présenter le problème à résoudre :

Schéma du problème posé aux députés européens

Dans le schéma ci-dessus, le problème posé consiste à interrompre la chaîne qui emmène dans l’air le CO2 issu du moteur thermique. Nos députés ont choisi de résoudre le problème en supprimant tout simplement le moteur thermique, ce qui montre qu’ils sont incapables d’envisager des solutions qui n’apparaissent pas dans le schéma.

 

Les autres voies possibles

D’autres voies existent pourtant pour résoudre le problème.

Par exemple, en alimentant le moteur thermique avec un carburant qui a pris son CO2 dans l’air environnant, afin de soustraire à l’air autant de CO2 que celui qui est émis, et d’arriver ainsi à la situation dite zéro émission !

Comment faire ? tout simplement en fabriquant un carburant synthétique qui va chercher son carbone dans l’air. Ou bien en utilisant un carburant issu non pas du pétrole, mais synthétisé par des plantes qui puisent, elles aussi, leur carbone dans l’air.

C’est ce qu’a fait remarquer le ministre des Finances allemand Christian Linder qui a déclaré, au sujet de la décision d’interdire les moteurs thermiques à partir de 2035  que « Cette mesure était mauvaise et que le gouvernement allemand n’acceptera pas de se conformer à cette décision ».

Cette déclaration, qui montre que la coalition gouvernementale allemande est en train de se déchirer et risque d’éclater, ne restera probablement pas sans suite. En effet, pour que la décision des députés européens soit réellement appliquée un jour, il faut que chaque gouvernement européen donne son accord. Or, il apparaît que la position de l’Allemagne risque bien de faire tache d’huile et encourage les oppositions au projet dans d’autres pays d’Europe.

 

Qu’est-ce qu’on y gagne ?

Lorsqu’une instance de gouvernement prend une décision, il est de bon ton qu’elle explique à ses administrés quels sont les avantages que cette décision leur apportera. (Pour les inconvénients, la presse s’en charge en général). Comme apparemment nous assistons à un silence général, aussi bien de la part des instances qui en sont normalement chargées que des lobbies comme les ONG environnementalistes qui ne sont habituellement pas en reste pour commenter les décisions, je vais me livrer à un petit calcul fondé sur les chiffres que nous procure le GIEC et qui concerne les prévisions de réchauffement à venir.

Le GIEC nous annonce des hausses de températures à venir de 1,4 à 4,8 degrés en 2100 suivant les scénarios, le scénario à 4,8 degrés étant considéré d’ailleurs comme hautement improbable.

Ces scénarios sont représentés dans le graphique ci-dessous :

Pour rester dans une hypothèse réaliste, on peut considérer le scénario médian SSP2-4.5. Dans cette hypothèse, l’anomalie de température moyenne du globe évolue de +1,3 degré en 2022 à +2,8 degrés en 2100, soit 1,5 degré en 78 ans ou encore 0,0192 degré par an.

Les transports routiers représentent le quart des émissions de gaz à effet de serre en Europe (référence), et le CO2 émis par les voitures représente 60,6 % de ce total (référence), soit 25 % x 60,6% = 15 % du total du CO2 émis par l’Europe.

En admettant une relation linéaire entre l’augmentation de température, le temps, et le CO2 (voir, sur le graphique, la quasi-linéarité de la courbe SSP-2-4.5 entre 2022 et 2100) l’interdiction des moteurs thermiques à partir de 2035, soit pendant 65 ans, améliorera donc la situation prévue de :

15 % x 0,0192 x 65 / 78  = 0,0024 degré par an, soit encore -0,156 degré en… 2100.

On pourrait se demander si l’amélioration consistant à atteindre à la fin du siècle une température moyenne de 0,156 degré plus basse constitue une performance telle que cela justifie la mise au chômage de quelques dizaines de milliers d’ouvriers de l’automobile. Et aussi si cette performance aura un effet d’entrainement tel dans le monde, que les plus gros émetteurs de CO2 ne pourront que s’incliner devant ce magnifique résultat et s’empresser d’imiter l’Europe. Personnellement, j’ai cependant certains doutes…

 

Chacun son métier et les vaches seront bien gardées

Une conclusion évidente s’impose : le problème créé vient du fait que nos députés ont élargi leur champ de décision vers un domaine qui sortait de leurs compétences.

Dans le domaine de la gouvernance comme dans de nombreux autres domaines, chacun doit s’efforcer de rester à sa place, et exercer ses talents en fonction de ses aptitudes. Si les députés veulent améliorer les choses, et c’est leur devoir, il est important qu’ils réalisent par exemple que l’avenir n’est jamais celui qu’on imagine. De ce fait, lorsqu’on est député européen et qu’on légifère sur le domaine de l’innovation, on a le devoir d’améliorer le cadre dans lequel peut s’épanouir cette innovation, et on ne doit jamais essayer de la forcer en décrivant l’avenir sans tenir compte des changements qui apparaîtront peut-être bien entretemps. En bouclant l’avenir au moyen d’une interdiction, les députés ferment la porte à un domaine important qui pourrait comporter la solution à leur problème.

Par ailleurs, on peut aussi s’interroger sur les raisons du choix de l’Europe de commencer par réduire les émissions de CO2 en s’attaquant aux voitures individuelles qui ne représentent, nous l’avons vu, que 15 % des émissions totales européennes de CO2.

Décidément, les politiques ne sont pas doués pour manier l’innovation, et ils devraient se rendre compte que cela ne fait pas partie de leur domaine de compétence. Ils devraient également essayer de ne pas se laisser entraîner par des lobbies dont la motivation première n’est probablement pas le bien-être de la population. Je veux parler, évidemment du lobby des ONG environnementalistes.

 

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  • « considéré d’ailleurs comme hautement improbable ». ou bien on connait la probabilité… et le scenario est improbable..
    ou bien on ne le connait pas..considerer suggère une opinion, la science n’ets pas affaire d’opinion..

    En ce qui me concerne, j’insiste surtout sur l’interdiction dun truc par un élu après son mandat…

    comment lui faire??? sans modifier la constitution ou les règles démocratiques?????????

  • merci pour cet article, mais il est difficile de le commenter sans avoir abordé et étudié les notions d’enthalpie et d’entropie, qui sont « oubliées ». (les « solutions » et la présentation du problème sont incomplètes). Ensuite le GIEC est malheureusement « infiltré » par des militants, parfois scientifiques mais très idéologiques, et est « sous » la dépendance de l’ONU à laquelle nous adhérons…. Etant la seule seule source officielle du savoir climatique, sans autres études plus complètes, on se retrouve avec des problèmes identiques au niveau de l’Europe avec les commissions non élues.

    • Selon ce qu’on peut lire, le GIEC produirait du bon travail, mais le résumé pour décision serait écrit par des idéologues et n’aurait pas grand rapport avec le rapport principal.

      • Vous avez parfaitement raison. Comme souvent les études de base sont correctes, mais les comptes rendus sont idéalisés ou politisés. Le GIEC présente toutefois une carence de taille : les études climatiques ne commencent qu’à partir de 1850 environ, date à laquelle, le relevé des température devient plus fiable. (et que l’effet de serre a été constaté, sans pour autant le quantifier de manière suffisamment précise) . Et c’est un gros problème. Idem pour d’autres sujets : pour info en matières de transport, il existe l’agence européenne pour l’environnement EEA. Son dernier compte rendu EEA term de 2021 (ou 2022 je ne sais plus), détaille les effets du transport (sauf maritime). C’est complet, bien que présenté de tendance écolo on peut conclure que les présentations simplifiées des journalistes sont souvent incomplètes…. à lire (bon c’est en anglais).
        Pour en revenir au climat et aux évènements constatés, on ne fait que constater sans bien connaitre tous les mécanismes sauf à les attribuer à une cause unique. L’idéologie de la décarbonation est tout simplement une nouvelle doxa.

      • Ah oui juste un exemple : https://www.journaldugeek.com/2022/07/05/la-meteo-solaire-fait-tomber-les-satellites-de-leurs-orbites-et-ca-va-empirer/
        https://www.journaldugeek.com/2022/03/30/des-tempetes-geomagnetiques-en-approche-apres-17-eruptions-solaires-consecutives/
        Ces deux liens nous montrent que l’insolation de la terre a un effet plus important que le CO2, ce qui est constaté ….. Les études sur le long terme démontrent que c’est le soleil qui a le plus d’influence, sur le climat, ensuite les courants marins mais comme résultante de l’ensoleillement alors que le renouvellement de l’eau des océans via les mouvements tectoniques est encore mal compris, on a du mal à tout comprendre. (et modéliser)
        Le gulf stream ralenti depuis… et même avant…. et modifie de façon notable les équilibres thermiques sans parler de la nina et el nino. Bref on ne sait rien.

  • Et pour enfoncer le clou scientifiquement sur cette absurdité, il faut aussi informer les gens que, certes, le CO2 c’est 80 % des gaz à effet de serre, mais c’est seulement 20 % de l’effet de serre, le principal gaz RESPONSABLE de l’effet de serre (mais qui ne représente ne quantité que 20 % de ces gaz) c’est … LA VAPEUR D’EAU !!!
    Donc supprimer les voitures thermiques, en reprenant le calcul de l’auteur et en tenant compte de cette réalité scientifique (vérifiable sur le site du GIEC ou même su wikipedia) : les voitures thermiques représentent donc 20 % de 15 % de l’effet de serre, soit 3 % … d’où une action sur le climat inexistante …

  • Bah, ça déraille depuis un bon moment à Bruxelles !
    Mais le résultat est là, belle réussite que cette inflation qui semble être sans limite…. Et tout ça pour limiter un pseudo réchauffement néfaste pour les hommes… Qui n’ont qu »une crainte mourir de froid.
    À mon avis cette affaire va faire exploser la commission et l’ ue bien avant la fin de l’hiver. Franchement, on peut sans problème utiliser de l’alcool ou de l’huile dans cette fabuleuse invention que fut le moteur à explosion. Même utiliser du bois des déchets…. Sont marteaux en plus d’être corrompus

  • il me semble que la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre ???

    • Alors félicitons-nous de l’augmentation de fréquence des sécheresses !

      • Sécheresse ne signifie pas absence de vapeur d’eau dans l’atmosphère, c’est même probablement le contraire, puisque c’est une absence de précipitations.

  • Les peuples ont voté écolos sans réfléchir aux conséquences d’un tel vote; et vont ainsi faire disparaître les véhicules individuels. Les écolos qui sont une branche extrémiste de la gauche, veut que le petit peuple n’utilise que les transports en commun. Naturellement, un élu de gauche ne fait pas partie du petit peuple.
    Pour éviter que le moteur thermique survive aux carburants de synthèse avec bilan carbone neutre, les écolos ont créé les ZFE. Il est dès lors acté qu’en Europe, seuls les riches et les élus se déplaceront en voiture : ainsi plus de bouchons ni d’embouteillages. Mme Hidalgo l’a bien compris : elle veut supprimer une voie du périf.

    • La disparition de la voiture individuelle n’est-elle pas inéluctable avec l’avènement de la voiture autonome ? Et ça ne signifieras pas la disparition de l’usage de la voiture, mais seulement la disparition de la propriété individuelle de la voiture. Avec à la clef, une diminution importante du parc grâce à l’optimisation de l’usage, permis par l’autonomie.

  • L’objectif des écologistes et autres socialistes n’est pas juste un changement de moteur, c’est l’interdiction pure et simple des voitures. Le changement de motorisation est une façon de faire de la sélection forcée entre ceux qui pourront s’adapter et les autres. Il suffit de voir la politique de stationnement et de circulation en ville ou même sur route ( 80 km, radar, pas d’élargissement de route saturée,…). L’objectif est de dégoûter les automobilistes par tous les moyens.

  • Rien à ajouter, c’est parfaitement clair et juste.

  • Les scénarios du GIEC sont tous faux car ils sont basés sur une corrélation qui ne peut pas signifier qu’il y a une relation de cause à effet entre le CO2 qui augmente et les températures globales, qui augmentent aussi. Les variables temporelles (quand la variable fixée est le temps) n’indiquent que le fait que le temps fait varier deux paramètres dans le même sens. IL faut pour chercher une relation causale (dans un sens ou dans l’autre) travailler sur les données dérivées (variations de chaque paramètre par unité de temps). C’est le cas des variations mensuelles des températures des eaux de surface des océans intertropicaux qui sont en corrélation avec les variations mensuelles de CO2. Le CO2 est en fait dépendant des températures des eaux de surface chaudes et n’est pas la cause des augmentations des température. Le sophisme qui semble accepté par les pseudoscientifiques et par les politiques dont ils sont les mentors, est le plus énorme de tous les siècles, bien avant la croyance du soleil qui tourne autour de la terre.
    Le CO2 n’a pas l’effet de serre que l’on croit puisqu’il absorbe seulement le pic d’infrarouges à 15 microns et qu’il dissipe aussitôt cette énergie par collisions avec les autre molécules de l’air; cette énergie est de l’agitation moléculaire (chaleur) qui se dissipe par convexion et détente.
    On a pu constater que les économies énormes imposées par les mesures anti-covid n’ont laissé aucune trace dans la courbe d’augmentation du CO2 atmosphérique alors que les variations naturelles (variation saisonnière dans l’hémishère Nord ; Nino et Nina) laissent des traces significatives dans la courbe du CO2 en fonction du temps (mensuellement ou annuellement).
    Les paris (car ce n’est qu’un pari, basé sur une thèse fausse) sont donc faits sur le mauvais cheval). Cela ne fera rien au climat mais cela détruira la civilisation. Au fond, c’est cela que,les idéologues veulent et tant pis pour nous qui acceptons tout cela sans démonstration.
    Il faut donc trouver une autre explication que le CO2 aux soubresauts climatiques. Il y en a plusieurs.
    Les décisions politiques contre les émissions conduiront de toute façon à un échec sur leurs effets supposés sur le climat et aussi à la casse inutile de toute l’industrie et de l’innovation.

  • Je m’en tiendrai à l’aspect politique du sujet, l’aspect technique étant largement sujet à polémique: le GIEC apparait surtout comme un nouveau dogme, orchestré par les écolos.
    Le problème de l’Europe (et du bloc occidental, en général) est le manque d’anticipation. Et cette lacune est naturelle: pendant que l’Europe dort tranquillement sur les succès de son histoire, la Chine s’éveille, et forcément n’ayant pas de passé technologique, innove (pourquoi essayer de concurrencer des technologies parfaitement matures et opérationnelles, ce serait mission impossible).
    Et ce manque d’anticipation de l’Europe (et des US), vaut aussi pour les technologies alternatives sur les carburants thermiques: est-il plus facile d’innover dans le domaine des carburants verts que dans le remplacement du moteur thermique par le moteur électrique ?
    Le tout électrique n’aurait pas pour objectif de suivre le SSP2-4.5 (par exemple, mais bien de tenter les SSP2-1.9 ou 2.6. Si tant est que le CO2 soit le problème !). Et il devrait s’assortir d’un tout nucléaire, ce qu’ont bien compris les Chinois, mais que n’a pas compris l’Allemagne.
    De toute façon, la Chine était sûre de posséder nos technologies occidentales existantes, suite à la délocalisation en masse de leurs productions. Ces technologies ont été littéralement aspirées par la Chine, grâce à l’attrait d’une main d’oeuvre bon marché.
    L’action coercitive de l’Europe était peut-être nécessaire pour la réveiller. La seule question qui se pose est de savoir si la créativité des entreprises européennes n’aurait pas, naturellement, abouti au même résultat. Et donc, était-il besoin de légiférer ? Comme dans tous les domaines, la concurrence favorisée par une vraie politique libérale aurait fait son oeuvre. Et, en fait, on y assiste bien, considérant les programmes de recherches dans lesquels se sont lancés tous les constructeurs automobile européens.

    • « Je m’en tiendrai à l’aspect politique du sujet, l’aspect technique étant largement sujet à polémique »
      C’est une question de point de vue, et il me semble que les caractéristiques des avancées techniques vous échappent!
      Les innovations techniques sont le résultat d’études et d’observations non biaisées, factuelles, et de la compréhension des phénomènes naturels, ce qui ne peut être sujet à polémique.
      Par contre, tout ce qui est politique n’est pas scientifique, mais juste un ramassis de techniques de manipulation des foules et des opinions publiques et c’est bien ce domaine là qui est polémique et non l’inverse!

      • Les observations ne sont évidemment pas biaisées, ce sont les études prospectives (que j’ai appelées « aspect technique ») qui sont faites soit-disant à partir de ces observations qui sont discutables – j’ai dit polémiques – et je le maintiens: les études du GIEC (qui n’est pas à proprement parler un organisme scientifique !) sont consensuelles à l’intérieur du GIEC, encore que l’interprétation qu’en font les hommes politiques du GIEC dans les résumés « à l’usage des politiques » soient quelque peu, disons… orientées, mais l’ensemble de la communauté scientifique est loin d’être unanime, ce n’est pas difficile de s’en rendre compte en lisant les revues scientifiques.
        Dire que la politique est polémique est une tautologie ! Je n’avais donc pas à le préciser.
        Quant aux innovations techniques, je n’y ai porté aucun jugement dans mon commentaire.

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