La gestion de la crise covid : gouverner par la peur

Depuis le début de la crise la tendance est de gouverner par la peur. L’obsession de tout contrôler mêlée à la peur a des effets désastreux sur nos sociétés.

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La gestion de la crise covid : gouverner par la peur

Publié le 23 juin 2022
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Par Olivier Maurice.

C’est bientôt Noël. Mais cette année, après plusieurs décennies, voire quelques siècles mêmes de longue tradition, les États providences occidentaux ont décidé de changer de costume. Plutôt que d’enfiler le long manteau rouge et blanc, d’arborer la barbe blanche et l’embonpoint généreux, les distributeurs de cadeaux payés avec l’argent des autres ont cette année décidé de se transformer en Père Fouettard.

Sacré coronavirus !

Et sacrés citoyens ! Jamais capables de respecter les consignes qu’on leur donne. Ce n’est pas bien compliqué tout de même, non ?

L’hiver approche. L’hiver est là. La cinquième vague se profile. Elle va tous nous submerger. Le chaos va envahir les hôpitaux. Les mesures prises ne sont plus suffisantes. Il faut les renforcer. Il faut veiller à ce qu’elles soient bien respectées.

Marteler, répéter, menacer, crier !

Les Allemands seront « vaccinés, guéris ou morts » à la fin de l’hiver !

Les Français font preuve de relâchement au travail : ça suffit !

Le taux d’incidence explose chez les 6-10 ans : c’est grave, très grave !

La cinquième vague est fulgurante : c’est inquiétant, très inquiétant ! C’est sûr, ça va mal finir !

Ce n’est pas bien de ne pas respecter les gestes barrières ! Ce n’est pas bien de ne pas se faire vacciner : c’est mal et vous serez punis !

 

Peur partout, raison nulle part

Finis les quoiqu’il en coûte et autres arrosages d’argent magique qui arrangeaient tout le monde. Maintenant on arrête de rigoler : on passe aux choses sérieuses ! Conseil de défense, masques, vaccin… un confinement n’est « plus à écarter »…

Deux ans à être gouvernés par la peur et l’infantilisation. Deux ans à être gouvernés par des apprentis médecins aux agendas obscurs et des épidémiologistes savants autodéclarés. Deux ans à être gouvernés par des gens totalement paniqués qui courent partout comme des poulets sans tête.

Un coup de fusil en l’air et tous les lapins se ruent dans leur terrier.

Ah, qu’il est regretté ce temps béni où le calme, où le summum de l’adrénaline, c’était juste avant le passage à la télé pour l’annonce d’une mesurette sans aucun impact mais qui allait faire parler d’elle (et de soi) pendant des jours !

Mais là, depuis deux ans, c’est Verdun, c’est la tranchée des baïonnettes, c’est le fort de Douaumont ; nos dirigeants sont confrontés à un danger gigantesque et historique ; rendez-vous compte : si vous sortez dans la rue sans prendre de précaution, vous risquez d’attraper un rhume !

 

La vie, c’est dangereux

Parce que pour quasiment toute la population, l’infection respiratoire qui circule en toute liberté pour qui refuse obstinément de se confiner et de rester derrière les barrières, c’est entre un petit rhume et une bonne grippe.

Ok, pour certains autres, ça peut être grave, même extrêmement grave. Mais se prendre un chauffard à un carrefour ou renverser sa friteuse sur soi, ça aussi, c’est très, très grave.

Entendu, me direz-vous, mais l’État s’occupe aussi de la sécurité de la route et des accidents domestiques. À cela il n’y a qu’une chose à admettre, et sans aucune hésitation : c’est vrai, l’État s’occupe de tout !

Il s’occupe de tout et en fait des statistiques. Puis il crée des experts qui sélectionnent les causes. Puis il fait un plan, passe à la télé et se fait applaudir. Finalement, le contribuable passe à la caisse et toute une junte de parasites diplômés gère ses petits pactoles d’argent public dans un seul et unique but : faire en sorte qu’ils ne diminuent jamais.

Quand on veut, on y met les moyens !

 

La vérité, c’est la vérité

Toute cette entreprise de construction d’échafaudages de déficits publics était bien rodée, bien organisée. Pour faire passer la pilule, dès la maternelle on conditionnait d’ailleurs les citoyens dans l’adoration des bienfaits de l’État nounou. L’État qui s’est depuis belle lurette attribué le contrôle de l’éducation dès le plus jeune âge, histoire de bien contrôler le formatage.

Dès 3 ans, chaque citoyen recevait donc l’immense privilège de pouvoir bénéficier d’une éducation gratuite et de qualité, première introduction dans un système social que « le monde entier nous envie ».

On allait ainsi surtout éviter aux futurs contribuables d’être contaminés par toutes ces maladies mentales qui remettent en question la toute-puissance divine et la générosité incommensurable de l’État : esprit critique, tolérance, doute, curiosité, humilité…

La science, c’est la vérité. Le gouvernement s’appuie sur la science pour prendre ces décisions. Le gouvernement a donc toujours raison. Fin de la discussion.

 

Le grain de sable dans la chaussure

Mais depuis deux ans, il y a un problème. C’est la guerre. Depuis deux ans, l’État, les politiciens, les haut fonctionnaires ont inventé une guerre contre un ennemi invisible. Depuis deux ans, tout ce joli petit monde crève littéralement de trouille. Contrairement à ce que l’on peut ressentir : ils ne gouvernent pas par la peur, c’est la peur qui les gouverne.

Sacré virus, qui ne veut jamais faire ce qu’on attend de lui, qui ne veut pas se confiner, qui ne veut pas se vacciner, qui ne veut pas rester derrière les barrières… Mais pourquoi ?

Quelques-uns ont bien pris la dimension de cette peur qui gouverne ceux qui sont censés nous gouverner. Quelques-uns ont bien compris qu’il fallait arrêter d’avoir peur d’un gouvernement qui était systématiquement faible avec les forts et croyait le cacher en se proclamant fort avec les faibles.

Une petite semaine de grève générale… et l’obligation de vaccination obligatoire par des vaccins à ARN messager pour les soignants a été bazardée en Guadeloupe. Les infirmières et aides-soignants qui se sont trouvés à la rue en métropole, sans d’ailleurs même avoir accès au RSA, sont verts de rage. Quelques jours plus tard, la grève générale s’est étendue en Martinique, et maintenant à Tahiti

 

La fin des maréchaux et des grands chanceliers

Qui est à blâmer pour ce manque flagrant de courage, assorti d’une versatilité décomplexée et d’une mauvaise foi congénitale que l’on semble bien retrouver dans tous les gouvernement occidentaux et qui atteint des sommets en France ?

Sans doute, personne. Les États providence, héritage laissés par des grands militaires et des grands diplomates qui voulaient ainsi renforcer la puissance de leur pays, n’ont plus leur place dans un monde sans frontières et sans guerres.

Or c’est ce monde que veulent les gens, d’où leur désintérêt envers la politique. D’où la médiocrité et le manque de courage de plus en plus flagrant chez ceux qui choisissent par ego ou par défaut de briguer des fonctions publiques.

Quand on est visionnaire, quand on aspire à de grandes choses, quand on veut aider son prochain, quand on croit à un destin pour l’humanité, on monte une startup et on devient milliardaire, pas fonctionnaire.

 

Un article publié initialement le 27 novembre 2021

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  • Eh oui, la reprise du virus omacron menace la France…

  • Il parait même que c’est le virus OMacron.

  • « Entendu, me direz-vous, mais l’État s’occupe aussi de la sécurité de la route et des accidents domestiques. À cela il n’y a qu’une chose à admettre, et sans aucune hésitation : c’est vrai, l’État s’occupe de tout ! »

    C’est un détail dans l’article, mais un détail important. Et je m’inscris en faux.
    L’Etat ne s’occupe que très peu des accidents domestiques, voire pas du tout si on rapporte cela au nombre de victimes.
    3500 sur la route, 20000 à la maison.
    A la maison, pas de statistiques mensuelles ultramédiatisées, ni même annuelles un peu médiatisées. Aucun contrôle, aucun radar, aucune répression, aucune décision politicienne. Aucune culpabilisation. Et pourtant 6 fois plus de morts.
    On pourrait en dire autant sur les suicides, 10000 par an. Ou les maladies nosocomiales, 5000 par an.
    On a l’impression que la route, c’est un dossier sans fin. Nous avons hérité d’une obsession monomaniaque des autorités sur le sujet parce que jadis, il y a très longtemps, les stats ont fait tache (17000 morts au début des années 70). Et parce que sur ce sujet, l’Etat peut se donner l’illusion, par la répression, d’enfin réussir quelque chose. Et on devine qu’il ne s’arrêtera pas avant le « zéro mort ».
    Eh bien, je crains que ce tableau ne ressemble étrangement à celui du covid :
    – un point de départ préoccupant en termes de victimes
    – une tendance inquiétante à la répression
    – une difficulté extrême, sinon impossibilité totale, à abandonner le cirque répressif
    – une autosatisfaction permanente.
    Cela n’augure rien de bon pour un éventuel « retour à la vie d’avant » le covid…

    • tout à fait…mais on peut en dire autant du tabac/alcool/ cannabis

      il n’y a pas d’approche rationnelle possible d’ailleurs.. surmount envers ce qui est supposé importé le mal fait à autrui..

  • Addendum :
    Ce que vient d’obtenir la Guadeloupe, comme ce qu’ont obtenu les Gilets jaunes ou les Bonnets rouges avant elle prouve, une fois de plus, que le gouvernement ne peut reculer que devant la pression et la violence.
    C’est dramatique pour un pouvoir d’être infoutu de régler les problèmes en amont, dans les instances idoines et de manière démocratique et apaisée.
    Un signe que notre démocratie est bien malade…

    • Les politiques, comme les syndicalistes n’ont jamais appris les techniques de négociation et sont donc infoutus de trouver des solutions quand un problème se présente. Mais comme on a aussi l’impression que ça les arrange, les uns d’acheter la paix sociale avec nos sous, les autres d’obtenir souvent beaucoup plus que ce qu’ils demandaient, grâce aux pression et à la violence, il n’y a aucune chance que cela change.

    • @Jeremy- Je ne suis pas sûr que ce soit la démocratie qui soit malade. Mais plutôt convaincu que ce sont ces énarques qui détruisent la démocratie par leur incompétence et leur grandiloquence.

  • La stratégie du choc. Paralyser les populations en les bombardant d’un flot d’informations anxiogènes, d’ordres contradictoires et de sanctions arbitraires. Enprofiter pour gagner beaucoup d’argent et faire passer les changements que l’on souhaite.
    Bien sûr, beaucoup de politiciens et de bureaucrates, grands ou petits, sont gouvernés par la trouille – à ce stade, d’ailleurs, essentiellement la peur que leurs échecs et leurs mensonges leur soient reprochés et que l’opinion se retourne.
    Mais on ne peut pas tout expliquer comme ça. L’interdiction des traitements précoces et la censure généralisée, pour ne citer que ça, découlent d’une intention délibérée, qui suppose derrière une stratégie. On ne fait pas passer des études bidons dans les plus grandes revues scientifiques, avec dans la foulée l’interdiction d’un médicament bénin, sans qu’il y ait derrière un motif important. On ne met pas en place un appareillage de censure digne du Parti Communiste Chinois, avec les moyens que ça suppose, sans qu’il y ait une raison.
    La stratégie du choc. On y revient toujours. Reste la question: pour quel projet? Outre les profits générés, l’imposition de bracelets numériques « sanitaires » à l’échelle mondiale est un bon élément de réponse…

    • Vous avez raison, il y a un tel faisceau de présomptions pour qu’il y ait réellement un projet parfaitement réfléchi et maîtrisé que ça devient flippant! CMEF, à moins que nos lointaines contrées ultra-marines fassent tout péter et allument la mèche de la révolution en métropole. Sinon CE MONDE EST FOUTU

      • Ce monde n’est pas foutu, il en vu d’autres et nous sommes toujours là !
        Don’t panic, tout ce que vous voyez ou entendez n’existe pas, n’est pas réel, vous êtes dans la 4eme dimension, votre cerveau ne suit pas, comment suivre la folie régnant actuellement dans le monde ?

    • la réalité du monde est qu’il existe bin un flux d’informations contradictoire énorme..
      on peut s’y noyer..

      je vais le répéter ce qu’i m’ennuie est l’arrogance et la prétention à prendre des decisions rationnelles..

  • Cette crise met en évidence la vulnérabilité des pays riches.
    Nous n’avons connu que la société de consommation, les loisirs à outrance, le confort matériel…
    Nous avons perdu le goût de l’effort et avons oublié que l’Histoire est souvent tragique.
    Oui, le gouvernement panique, comme à peu près tous les gouvernements européens.
    La plupart des Français sont d’accord avec cette folie, pourvu que le QR code rentre dans leur smartphone.
    Heureusement que nous ne sommes pas en guerre, contrairement à ce que nous affirme notre président.
    Si nous l’étions, ce serait à coup sûr la débâcle. Nous n’avons ni les forces, ni le mental pour affronter un tel péril…

    • Ça rien à voir avec notre « confort », l’exode en France pour la dernière guerre, vous rappelez vous ?
      Les peuples sont toujours en panic quand ils ne peuvent pas contrôler leur existence !… Macron sera forcément élu comme pétain était le sauveur de la France.

  • Attention un nouveau virus, (un « mutant ») : omicron2 vient d’arriver. Manifestement celui-ci est déboussolé : il devra faire face à une « sélection » d’autres virus moins virulents qui devront s’associer pour l’aider à prospérer. On connait pas encore l’antidote ni son évolution. Affaire à suivre.

    • Si seulement tous ces virus associés pouvaient tuer l’Etat providence ( comme Ebola tuait rapidement ses hôtes, s’interdisant de proliférer et se répandre), et remettre à plat tout le système, La France aurait peut-être une chance de se redresser à la seule condition de ranger tous les vieux politocards au placard et ne compter que sur du sang neuf!
      On peut toujours rêver, mais que c’est dur!

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