Quel est votre vrai salaire ? Le grand malentendu

Charges sociales salariales et patronales sont toutes payées in fine par la même personne : le salarié ! Illustration en image de l’ampleur des prélèvements sociaux en France.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 2
Salaires charges sociales

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Quel est votre vrai salaire ? Le grand malentendu

Publié le 12 juin 2022
- A +

Un article du site Hexagoneries

Voici, sur la base de prélèvements obligatoires minimaux et hors impôts :

Les chiffres sont exacts et le nombre de billets correspond à un salaire brut de 100, à quelques arrondis près afin de laisser les petites pièces jaunes à Bernadette.

Cela étant et en prenant en compte la complexité et la multiplicité des prélèvements, il ne s’agit que de caricaturer un peu afin de faire toucher du doigt certaines des causes qui, bien souvent, transforment notre dialogue social en un dialogue de sourds.

 

Salaire authentique VS salaire net

Cette différence entre un coût du travail qu’il serait, peut-être, plus juste de nommer salaire authentique afin de le rapprocher des notions de salaire brut et de salaire net, et ce que le salarié a réellement perçu entraîne un premier motif de conflit social.

En effet, lorsque le salarié estime qu’il n’est pas suffisamment payé et qu’il souhaite une augmentation, il a parfaitement raison. Lorsque l’employeur lui explique qu’il ne le peut pas parce qu’il lui coûte déjà trop cher, il a lui aussi parfaitement raison…

Deux positions opposées qui sont d’autant plus inconciliables qu’en fait, personne n’a tort.

Il est clair que le montant des charges sociales ainsi que leur mode de prélèvement vont contribuer à fausser le débat, constituer l’une des causes de ce divorce et participer à pérenniser un vieux relent d’une lutte des classes dans laquelle il serait possible de trouver la cause de notre culture du conflit.

Malheureusement, nous savons qu’aucune des deux parties en présence n’est en mesure d’agir sur leurs montants, surtout depuis que le patronat s’est retiré de la gestion paritaire d’un certain nombre d’organismes sociaux.

 

Quelques vérités sur les charges patronales

Camarade… tu viens de toucher du doigt le premier volet du Grand Malentendu et je pense que tu commences à entrevoir que les charges patronales ne sont rien d’autre qu’une partie de ton véritable salaire du simple fait qu’elles s’ajoutent à ce que ton patron a réellement payé pour toi, en échange du travail que tu as effectué.

Tu ne me crois pas ? Tu vas voir, c’est très simple, il suffit de retourner le problème et de supposer que tu as une femme de ménage.

Comme je ne peux imaginer qu’elle travaille au noir, elle est déclarée et de ce fait tu payes des charges sociales. Il est évident que tu n’as pas manqué de calculer ce qu’elle te coûtait réellement et je connais, par avance, la réponse : bien plus que ce qu’il lui reste dans la poche !

Je ne remets pas en cause ton militantisme en faveur des travailleurs et des masses laborieuses, crois-le bien, mais comment vas-tu estimer le travail qu’elle effectue ? En fonction de ce qu’elle gagne ou en fonction de ce qu’elle te coûte ?

Hé bien, et qu’il le veuille ou non, ton patron a la même réponse que toi.

 

L’État prélève sa dîme

Poussons, maintenant, le paradoxe à son comble.

Georges M., notre salarié pris pour exemple, effectue un travail artisanal tel qu’il lui faut un mois pile pour réaliser, mettons, une boîte à musique, un véritable chef-d’œuvre fait main. Il y a travaillé un mois, donc il va percevoir son salaire net mensuel, soit 80.

Il est évident que, pour l’employeur de monsieur Georges M., la réalisation de l’objet en question, qui pour simplifier la démonstration ne nécessite ni matière première ni énergie, a tout de même coûté le montant du salaire authentique d’un mois de travail, c’est à dire… 150.

Supposons, maintenant, que notre petit patron décide de vendre cet objet à son prix coûtant, soit 150 comme nous l’avons vu. Malheureusement, il faut immédiatement lui ajouter une TVA de 19,6 % qui s’empresse de faire bondir le prix de 150 à 179,4.

C’est l’anniversaire de Liliane et Georges M., son mari, décide de lui offrir l’une de ces magnifiques boîtes à musique qu’il réalise amoureusement et là, avec surprise, il découvre, en vitrine, qu’il va acheter et payer pratiquement 180 l’objet qu’il fabrique et pour lequel il est payé 80.

Quand on aime, on compte pas, aussi Georges M. va acheter la boîte à musique tout en pensant bien fort « mort aux patrons ».

Nous arrivons au second volet du Grand Malentendu.

Le salarié a touché 80 avant impôts, le patron n’a strictement rien gagné, il n’y a pas eu d’intermédiaires ni de cotisations complémentaires ni de frais généraux etc. et, bien que totalement caricaturale, nous aboutissons à une situation dans laquelle seuls les organismes sociaux et l’État ont prélevé leur dîme au point, d’ailleurs, d’écorner sérieusement notre pouvoir d’achat tout en ne parvenant pas, par dessus le marché, à résorber leurs déficits !

Autre vertu de ce schéma, c’est de montrer à quel point l’argument utilisé pendant les manifestations contre la réforme des retraites consistant à augmenter les cotisations patronales pour réduire le déficit était complètement crétin. Georges M. aurait eu encore plus de mal à offrir son cadeau à Liliane.

Camarade, il serait infiniment plus juste de crier « mort aux charges » que « mort aux patrons »…

Article initialement publié en janvier 2012.

Sur le web

Voir les commentaires (117)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (117)
  • « un salaire brut de 100″,
    => correction à apporter « un salaire brut de 100 € »

  • j’i bien pigé votre démonstration, mais…
    Les charges, il faudrait dire à quoi et à qui elles servent aussi.

    Car je sais que dedans, y’a la cotisation retraite, qui me permettra de toucher qqchose plus tard, de même la cotisation sociale pour autre chose, etc etc,..

    Et où l’on verrai ce qui pourrai etre fait.

    Car cela lève chez moi 2 interrogations:

    1/ les personnes ayant de l’argent, investissent en bourses, et font un retour sur investissement, plus il mettent, plus ca rapporte (on compte sur la moyenne de quelqu’un pas trop nul)
    ok?

    2/ on voudrait faire passer notre retraite par répartition, à une retraite par capitalisation individuelle (« ok, on vous file plus, mais vous gérez la thune que vous mettrez pour votre retraite!! »)
    Ca abaisse les charges, les salaires sont plus gros mais, tu te démerdes si tu bouffes tout maintenant sans rien mettre de coté.

    Pourquoi pas investir les charges puis les répartir aux prorata de ce que chacun met, avec un % qui reste coté patron, comme ça, ça baisse les charges.????

    • Pourquoi pas, en effet… c’est effectivement ce qu’il faudrait faire, et c’est ce que font les peuples civilisés, et c’est ce qu’on faisait en France jusqu’en 1941 (et qu’on continue à faire dans certains cas particuliers) ; le problème c’est que Pétain a crée le régime par répartition en empochant la grosse galette bien tentante représentée par le capital des anciens fonds de pension (tenu par les syndicats !), transformant le bouzin en une vaste escroquerie à la Ponzi, où il n’y a pas de capital, pas d’investissement, et donc pas de dividendes du capital : seulement les cotisations des entrants qui payent les pensions des retraités.
      Les successeurs de Pétain se sont bien garder de rendre l’argent quand ils auraient pu (pendant les périodes de bonne croissance/ faibles pensions versées), et maintenant c’est devenu indémerdable parce les sommes à trouver se chiffrent en milliers de milliards.

    • « y’a la cotisation retraite, qui me permettra de toucher qqchose plus tard »

      Il n’y a pas de cotisation retraite en France, sauf dans le cadre d’une capitalisation, laquelle est réservée aux fonctionnaires (Préfon). Il n’y pas une enveloppe fred2vienne qui se remplit avec amour tous les mois, il y a juste des sous qui lui sont pris et donnés directement à un retraité.

      Concernant les fonctionnaires, c’est encore plus simple : ils n’ont pas de caisse de retraite. Tout est pris directement sur le budget de l’Etat.

      Et comme le Grand Tout des retraites n’est pas provisionné, ça fait une dette gigantesque de plus de 4000 milliards que le retraités laisseront à leurs descendants. Elle est pas belle la vie ?

      • si il y a une cotisation retraite , la preuve.. le probleme c’est qu’on ne cotise pas tous au meme niveau et surtout on a pas tous la meme retraite..
        Le probleme aussi c’est qu’on utilise la retraite comme moyen de lutter contre la pauvreté en en faisant un droit universel ..
        par exemple? une personne n’ayant jamais cotisé en france et résidant dans ce pays depuis 10 ans a droit a la retraite minimum
        soit 880 euros soit 140 euros de moins qu’un smicard ayant cotisé 42 ans..
        la retraite est devenue un droit.
        pareil pour la sécurité sociale , c’est devenu un droit .qu’on cotise ou pas
        dans ces conditions le financement de tout çà pèse sur le travailleur et le retraité..
        le socialisme béat , a mené a ces aberrations.. vous avez voté socialiste? profitez donc de ses effets

        • On dirait qu’on peut vous expliquer mille fois, en long, en large et en travers, dès qu’il est question de retraites vous ne voulez rien comprendre. Et pourtant, ce n’est pas si compliqué que ça.
          La retraite par répartition est un système de Ponzi à 100%, et Théo31 l’explique très bien : ce que le salarié paie comme cotisation retraite (sauf exception) va directement dans la poche d’un retraité, après ponction par l’Etat bien sûr (il faut bien payer les salaires des armées de fonctionnaires qui gèrent cette usine à gaz, ainsi que les frais de fonctionnement des organismes paritaires, etc, etc). Il n’y a strictement aucune enveloppe à votre nom qui a été remplie lorsque vous étiez actif pour vous garantir un niveau de vie à la retraite. Aucune. Votre retraite aujourd’hui est assurée par les cotisations des actifs d’aujourd’hui.
          Bien sûr qu’on cotise pas tous au même niveau. Dans le pays de l’égalité à tous le niveaux, il y en a toujours qui sont plus égaux que les autres. Bizarrement (ou pas, d’ailleurs), ce sont eux qu’on entend le plus sur ce sujet, de l’égalité.
          Quant aux droits divers et variés, dont la retraite « pour tous » et la sécu « pour tous », c’est pareil. Nous sommes tous égaux en droits, mais pas en devoirs. Car celui qui cotise deux trimestres de moins se voit raboter sa retraite de façon significative, tandis que celui qui n’a cotisé même pas deux trimestres n’aura aucun souci.

          • oui je connais ce point de vue.. ce que vous exposez est surtout valable pour les fonctionnaires..
            la retraie est un systeme de ponzy que si il est appuyé sur les gens qui travaillent.. depuis bien longtemps on l’alimente par un faisceau de taxes ciblées..
            Si on veut un systeme équitable , il faut monter une collecte proportionnelle au revenu 1 euro =1 point.. vous partez a la retraite quand vous voulez ..avec une durée maximale des versements
            ou bien vous partez a un certain age avec des montants
            dégressifs au delà d’une certaine période
            Tout ce que vous souhaitez avoir en plus , vous prenez une assurance
            pour les gens qui n’ont pas cotisé suffisamment , la responsabilité de leur survie ce sont leurs enfants , et basta

            • Vous vivez dans quel pays, au fait ?
              Comment ça, ce que j’expose est surtout valable pour les fonctionnaires ? C’est exactement comme ça que le régime général fonctionne, pour le privé. Et ce, depuis Pétain.
              Enfin, j’avais quand même oublié un détail : les contributeurs au régime général payent aussi les retraites des régimes spéciaux (pas en totalité, mais des fois c’est presque ça).
              Ce que vous évoquez s’applique en partie pour la retraite complémentaire, avec la précision que la valeur du point se calcule au jour le jour et n’a que très peu à voir avec le montant réel cotisé.

              • Parce que les fonctionnaires vivent essentiellement des taxes et impots, çà ne vous a pas échappé quand meme..leurs cotisations ne couvent pas la totalité de leurs rentes ..
                pource qui est des retraites complémentaires , on y cotise ou on n’en a pas.. c’est plus clair
                elles participent aussi a la retraite des fonctionnaires
                dont les activités ont été « libéralisées » , genre FT ou la poste

                et non la valeur du point ne se calcule pas au jour le jour mais fait l’objet de révisions par les gestionnaires du Systeme partiaire
                mais l’etat a décidé de les bouffer eux aussi..

                • Les retraites des fonctionnaires sont payées directement du budget, ils ne cotisent pas du tout.
                  La valeur se calcule selon des règles complexes, mais c’est un calcul « ce jour » et certainement pas par rapport aux cotisations. Il y a seulement un rapport entre les points obtenus en début de carrière et à la fin, mais c’est tout.
                  Si le système n’a plus de sous (et je ne me fais aucun espoir, dans 20 ans il n’y aura plus rien), le point vaudra que dalle. Et c’est pour ça que les retraités ont voté Hollande ou Macron, pour être sûrs que le système tient le temps qu’ils touchent leurs retraites.
                  Alors s’il vous plaît, ne venez pas nous expliquer que les anciens bossaient dur et cotisaient à mort, car ce n’est pas vrai (pour la deuxième partie, en tout cas). Lorsqu’il faut payer à 4 ou 5 une seule retraite ce n’est pas pareil que lorsque trois actifs doivent payer deux retraites.

                  • et vous faites quoi vous , vous annulez les retraites a 16 millions de français?

                    • Cela ne se fera pas de gaité de cœur, mais s’il n’y a plus d’argent pour les payer et qu’on ne peut plus emprunter, oui ce sera ça. Plus réalistement ce sera plutôt une sorte de RSA pour tous les retraités. Ce n’est pas une question de volonté, c’est juste qu’il n’y aura pas d’autre moyen. Si vous êtes encore en activité, mettez de l’argent de coté et partez de France.

                    • Lorsque l’URSS s’est effondrée, la totalité des retraites de la totalité des fonctionnaires a été annulée.
                      Du jour au lendemain.

                      Si le système s’écroule, ça arrivera aussi ici.

                  • Faux pour les fonctionnaires : ils cotisent aussi, mais cela correspond à un forfait dans la mesure où c’est contenu dans le même budget de l’Etat qui verse au même moment ses retraites…

                  • C’est intolérable d’entendre ce discours.
                    D’abord tous les retraités n’ont pas voté Hollande ou Macron (aussi faux que de dire : « tous les Durru sont des imbéciles « ).
                    Ils sont comme vous, ils ont subit ce que subissez malgré leurs votes.
                    Nos retraites on ne les a pas volées on a largement cotisé pour ça même si c’est vos ancêtres qui en ont profité.
                    Je suppose que vous votez depuis un moment, mais vous semblez voter nimporte comment car je ne suis pas certain que les choses changent.

    • on pourrait aussi annuler les allocations familiales et les retraites
      Ainsi les parents seraient responsables de leurs enfant et du vieillissement de leurs parents..ah ben oui.. comment faire autrement?
      Bon les gens veulent vivres libres , travailler peu, et profiter de leur existence .. soit
      A condition de ne pas compter sur les autres pour payer leurs charges de famille , et la retraite de leurs anciens..
      Tout est bon si la regle du jeu est bien claire au départ

      • Et faire comme dans le temps ancien, se constituer une petite réserve, c’est interdit ?

        • ben la réserve ce sont des assurances

        • Ce serait possible en nous laissant tout l’argent qu’on nous pille pour payer la retraite des cigales qui ont chanté toute leur vie.

          • et qui ont payé pour vos grands parents , pour vous éduquer et vous torcher?

            • Vous ne pouvez pas croire qu’il y a des pays où la retraite ne fonctionne pas en Ponzi, et qu’elle fonctionne mieux ? Renseignez-vous, on n’envoie pas les vieux à la mort passée l’âge de péremption, et on lâche pas les gosses dans la nature dès l’âge de six ans non plus, contrairement à ce qu’on nous raconte…

              • bien sur , il y a des pays ou la retraite est bien mieux gérée .. mais ce ne sont pas de pays socialistes..
                pareil pour la secu , quand je bossais aux USA , j’avais une couverture maladie 4 fois moins chère et couvrant tout a 100%

                et la retraite la bas ce sont des fonds pension qui achètent les actions des meilleures entreprises au monde..
                et les retraites es fonctionnaires sont ce qu’ils en font individuellement
                mais chacun se démerde , le reste ce sont d aides sociales et de la charité

              • le probleme c’est de passer d’une methode a une autre

                • oui.
                  raison pour le faire progressivement et commencer le plus tôt possible. à mon sens, on a déjà pris 20 ans de retard, et on n’en prend toujours pas le chemin…

      • @titi
        et comment et par qui allez vous pouvoir etre élu pour faire çà?

    • parce qu’avec tes charges tu payses aussi un paquet d’autre choses
      y compris le salaire des organismes divers et variés

  • Excellent article. C’ est expliqué de façon simplissime. D’accord, il y avait des chances que j’applaudisse, Il faut dire que je suis patron d’une TPE dans un domaine de services où l’on ne peut ni se passer de personnel ni délocaliser.
    Mais j’interviens juste pour ajouter qu’en fait pour donner les 80 net, il faut pratiquement casquer le double, soit 160 : Ajoutez la taxe d’apprentissage, l’Agefos, le Fongecif, la médecine du travail et la mission du comptable indispensable pour gérer tout ce bouzin !

    • exact le raisonnement est bon , sauf si on travaille avec l’etat ou des collectivités locales, ou une organisation payant l’entreprise avec des fonds publics

    • Et en plus de toutes ces charges pharaoniques le patron va devoir prélever dès 2019 l’IR à la source et se protéger des jets de tomates de ses employés mécontents de voir amputé leur salaire net.

  • Jolie démonstration. L’État et ses sbires nous entubent. CQFD.

  • Merci pour vos explications.
    Je pensais que l’expression « c’est les enfants qui payent la retraite des parents » était un raccourcis trop rapide mais je vois que non.

    C’est juste la réalité, avec une répulsion à la changer.

    @P et Théo31: il faudrait donc pour repasser sur ma solution, un régime transitoire, où l’on bascule progressivement d’un systeme à l’autre, mais en tout cas, cela montre bien que la TVA sociale, n’est pas une voie qui sert à quelque chose.

    • Renseigne-toi sur l’exemple du Chili, ils ont réussi à changer de système de retraite voyant que la répartition allait dans le mur… Nos politiques s’en foutent royalement et ne veulent pas être retenus par l’histoire comme ceux qui auront supprimé le « meilleur système social du monde »…

  • Comme le dit un proverbe (breton je crois), « ce n’est pas parce qu’on taxe les vaches que ce sont les vaches qui paient la taxe ». Je pense qu’en réalité tous les impôts pesant sur les salaires sont en réalité payés par les consommateurs des produits des entreprises qui embauchent ces salariés. En effet, en économie on considère souvent que la concurrence permet aux entrepreneurs de ne faire un profit qu’en juste proportions des risques inévitables que son activité comporte. L’entreprise « refacture » donc l’ensemble des coûts que son activité génère sur les consommateurs, plus une prime de risque. Par ailleurs, si on supprime les taxes sur les salaires, la concurrence devrait jouer entre les candidats aux postes de salariés, et l’entreprise trouvera surement des personnes acceptant l’actuel salaire net de ses employés (+ une petite compensation pour les merveilleux services que l’Etat lui fournissait grace aux impots). La concurrence jouant encore une fois, les prix des produits de l’entreprise baisseraient jusqu’à laisser une marge représentant la juste rémunération de ses risques, toujours…

  • Merci pour votre excellente démonstration

  • Effectivement, on paye beaucoup de charges, et l’article a raison, quelque soit le niveau de prélèvement, ça correspond bien au salaire de l’employé. Enfin… pas tout à fait. D’abord, effectivement (comme dit dans de précédents commentaires), on peut supposer que la concurrence entre les employés ferait que le salaire net resterait quasi le meme. En tous cas on ne peut pas soutenir que ça nous permettrait d’être mieux payé ET de pouvoir participer plus efficacement à la concurrence internationale, il faut choisir. Soit l’employé est vraiment mieux payé, soit le produit est vraiment moins cher. Soit les actionnaires de l’entreprise en profitent plus. Selon les entreprises on aurait surement un florilege de ces solutions (bien que je pense que la solution 3 serait Toujours présente, la 2 un peu, et la 1 plus rarement représentée).

    Ensuite, comme précisé plus haut, on ne précise pas à quoi servent ces taxes. Parceque certes, une idée serait d’abolir toutes les taxes, mais bon il n’y aurait plus de retraite (ok on paye celle de nos parents, mais bon ça nous arrangera bien quand on paiera la notre. Ca reste assez proche d’une avance), plus d’hopital, plus de sécu, plus d’école, plus d’université, plus de goudron dans les villes… Faut que j’en rajoute? Vous pensez que tout ce qui nous est donné par le public, ça vient d’où? Ca ne sort pas du sol, il faut le payer. Après chacun son avis : vous pouvez vous dire que vous préfereriez payer individuellement, chacun pour les services dont vous avez besoin, ou bien payer collectivement. Personnellement la première solution me paraît un beau gachis : si je dois payer ma santé, ma retraite, etc. toute seule, je devrai économiser pendant tout mon travail. Si je meurs avant d’avoir besoin de tout (version fourmi), je me serai bien fait chier pour rien, j’aurais mieux fait de partir en vacances… Si je meurs apres (version cigale), je ferai bien chier mes proches quand à 70 ans j’aurai une maladie chere, ou bien je déciderai d’en mourir. Alors que si on mutualise, alors mon argent si je meurs plus jeune bénéficiera à quelqu’un qui en aura besoin, et les deux versions ci-dessus s’équilibreront.

    Souvent, on n’aime pas l’idée d’un pot commun parcequ’on a peur que certains piochent plus que nous dedans. Personnellement ça me semble logique, certains piocheront plus que d’autres comme dit plus haut. Et alors? Si certains en ont plus besoin? Ca vous choque de devoir payer un peu plus cher la sécu alors que vous n’avez pas de probleme de santé pour subventionner ceux qui en ont? Vous préféreriez qu’on les laisse mourir ou bien vous meme avoir autant de problemes qu’eux pour bénéficier de votre argent?

    • Quelqu’un pour répondre à Manue ??! Ca m’intéresserait d’avoir une réponse !

      • on put voir le probleme sous l’angle des dépenses sociales indispensables a une société apaisée , ou voit le probleme sous l’angle qui profite de mon travail..
        dans tous les cas personne n’essaie de voir ce qui est absorbé par la structure qui est sensée fournir le service.;
        combien coute une journée d’hospitalisation publique, privée
        et pourquoi
        Il existe en France 35 caisses de retraite, régimes de base et régimes complémentaire confondus. Les Français cotisent en moyenne à 2,3 caisses différentes au cours de leur existence.;
        qu’absorbent a leur profit ces organisations?
        etc.. etc..
        c’est pareil pour tout!
        C’est çà la réflexion qu’il faut mener , et qu’on vienne pas les justifier par l’emploi parce que çà c’est inacceptable

        • Dans une société optimisee…et bien il y a moins d’emplois alors que faire pour occuper et nourrir tout ces gens?
          Et oui la France est une société optimisee sans emplois sans production car trop chers pour une seule et unique raison , nous n’avons aucune richesse autre que notre savoir faire…mais , ce savoir faire , tout le monde l’a !
          Doit on aller vers une société anarchique( libérale en fait) pour relancer l’emploi ? Certainement , la compétition rend plus fort les hommes ,elle les rend plus intelligents plus efficaces .

          • Bien sûr que seulement la compétition arrive à ressortir le meilleur de chacun d’entre nous. C’est l’évidence même.
            Si vous vivez dans une société communiste, où tous vos désirs sont satisfaits sur simple demande, quel besoin avez-vous à faire quoi que ce soit ? Vous allez vous occuper, mais avec ce qu’il vous plaît, pas avec quelque chose d’utile pour les autres, et ce le temps que ça vous chante… Ah, pardon, il y a une bonne partie de la population française qui est déjà dans cette configuration. Et, vu vos interventions ici, vous devez en faire partie.

            • une société communiste qui satisferait tous nos désirs? je demande a voir

              • Surtout ceux qui ne coûtent pas trop, et qui ne vous demandent aucun effort à vous-même.
                Vous seriez surpris d’apprendre tous les petits avantages que les apparatchiks avaient, on dirait des députés français 😀

      • Manue met en avant le principe très général et accepté (à peu près) par tous, de l’assurance, où chacun participe un peu pour ceux qui ont les problèmes.
        Pour tous les avantages sociaux, on pourrait adopter le même principe sans que l’état n’aie rien à y voir: chacun cotiserait aux différentes assurances (santé, vieillesse, chômage, syndicats, risques de la vie,…). Bien entendu, les organismes de gestion de ces assurances devraient être rémunérés pour leur travail, avec ou sans marge suivant qu’il s’agit de mutuelle (sans but lucratif) ou d’organisme privé (ou il faut rémunérer les investisseurs qui l’ont créé), mais on peut espérer que ces organismes seraient mieux gérés que ne le fait l’état. En tout cas, l’état n’aurait pas la tentation d’utiliser ces fonds à d’autres fins que celles pour lesquelles ils ont été créés.
        Et l’état et les collectivités ne seraient financés que par des impôts directs et de la TVA (par exemple), pour assumer ses tâches régaliennes: sécurité, justice, armée, infrastructures…

      • Un petit bout de réponse : Il y a taxes et « sur-taxes » et n’oublions pas, il y a aussi les impôts. Pour entretenir les routes, les FAC etc. il y a les impôts qu’a l’heure actuelle seuls 45% des Français paient. Puis comme ça ne suffisait pas, il y eu les taxes, que l’on augmente d’ailleurs progressivement. Et comme ça ne suffisait pas on s’est mis à appliquer la TVA au taux fort sur les taxes. (Regardez l’exemple de votre facture de gaz ou d’électricité). Puis ça ne suffisait toujours pas on a inventé une CRDS, une CASA, et enfin une CSG, dans ses débuts au taux de 1,1%, maintenant à 8,3% !! Et comme ça ne suffisait pas, sur cette CSG que vous payez à l’état, n’oubliez pas qu’une partie de l’argent qu’on vous retire à ce titre et passible de l’impôt sur le revenu !! J’arrête ma petite liste ici, mais il y en a bien davantage. Plus l’État encaisse, plus il dépense. Alors quand c’est trop, c’est trop !! Le vase déborde. Et si on avait eu un personnel compétent, il y a longtemps qu’ils auraient dû se rendre compte qu’ils atteignaient le point de rupture.

    • Bonjour Manue (du 27)
      Si vous ne voyez pas la différence entre obtenir qqchose par la contrainte et une autre chose par votre choix librement, alors en effet je ne peux pas vous aidez.
      Un esclave obtient de son maitre la nourriture « gratuitement », mais « ce n’est pas la même chose » que d’être libre.

      Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
          Où vous voulez ?  Pas toujours, mais qu’importe ?
       Il importe si bien, que de tous vos repas
              Je ne veux en aucune sorte,
      Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
      Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

    • On ne paye pas des charges. On se fait voler les des fruits de notre travail. Tous.

    • Là vous parlez des bienfaits de l’assurance sans justifier du besoin d’intrusion de l’État.
      J’ai des assurances privées, voiture, maison, avion dont j’ai choisi librement les clauses excluant les petits risques et couvrant les gros. C’est un accord qui ne regarde personne sauf hélas l’État qui prélève ses omniprésentes taxes pour entretenir ses incessantes gabegies. N’ayant jamais subi de sinistres, je suis ravi parce que pour un coût modique (mes primes de bon client diminuent), je suis rassuré et libre de prendre quelques risques, et satisfait de savoir que d’autres malchanceux sont secourus: ma dépense est personnellement et socialement utile et libératrice.
      Je paye aussi des assurances obligatoires (sécu, retraite) à un assureur imposé par l’état qui n’assure pas grand chose d’autre que des refus de soins, et des délais d’intervention ne faisant qu’aggraver les pathologies, ou l’espoir de recouvrer le volume de mes cotisations de retraite non provisionnées à l’âge de 118 ans en supposant naïvement que la pension ne diminuera pas.
      Quand je travaillais en Suisse j’avais choisi une assurance maladie sur mesure qui coûtait le quart de ma cotisation maladie précédente en France et qui couvrait tous les risques (y compris aviation) dans le monde entier aux frais réels. Elle ne m’a jamais servi.
      Quand l’État voudra bien se mêler de ce qui le regarde, tout le monde se portera mieux à part quelques mafieux en costard qui devront comme les autres apprendre à gagner leur vie.
      Excusez moi d’avoir été un peu long.

    • On ne résout pas les problèmes réels par des grandes philosophies et des grands principes magiques.

      Qui pensait en 1945 que 80% des maladies se soigneraient avec tout au plus 20 médicaments qui ne coûtent pas plus de 10 euros chacun ?

      On a fabriqué une énorme usine à gaz centralisée pour gérer la sécu qui nous coûte une blinde pour rembourser du paracétamol et payer les congés maladies. Ce qui fait que la « vraie » médecine, celle qui a vraiment besoin de moyens ressemble à Verdun où les gens se battent comme des fous pour des salaires de misère.

      C’est idem pour la retraite : on peut tout à fait garantir que les gens ne soient pas dans la misère si ils ont raté leur épargne (soit par accident, par faillite personnelle ou même par bêtise) en ne garantissant qu’un minimum type RSA ou minimum vieillesse garantit pour tous et les laisser fabriquer leur pécule supplémentaire pour aller passer leur retraite aux Caraïbes comme ils en ont envie.

      C’est avant tout une histoire d’approche : l’Etat doit il s’occuper de tout ou juste du minimum indispensable pour que la société fonctionne ? Est-ce que la liberté individuelle prime sur l’Etat ou l’inverse ?

  • Depuis la nuit des temps, les royaumes qui prospéraient, donc le Roi dirigeant vivait ! Des qu’un souci majeur était reconnu, le roi s’empressait d’essayer de le résoudre sous peine de se faire égorger dans son royaume ou de devoir s’exiler ! Sinon le peuple se soulevaient … Et un nouveau monde émergeait ? Pour du mieux ou du pire … 1 tiens vaut mieux que 2 tu l’aura (dit-on) !
    C’est avec ce genre de « concept » à la noix, que l’on cantonne les gens dans la peur, la paralysie, la soumission, le désespoirs, la perfidie, l’injustice, …, bref la liste des mots n’est pas exhaustive et je résume a la « folie » ! Et bien oui, en effet, depuis cette nuit des temps, que l’école nous enseigne allègrement sans forcément expliquer les paradoxes et autres similitudes, n’avons nous pas a chaque fois gagné des avancés fondamentales, des qualités de vies simplement ? Je pense que si, enfin en ce qui est acquis avant les années 2000, c’est certain ! Après, c’est a voir… Au cas individuel ?
    Aujourd’hui, le jeu des énarques est trop facile, trop méprisable pour être toléré encore long temps ! En effet, les « rôles », les « chaises » qu’ils occupent voient passer de si nombreux culs de l’ENA, sans vraie valeurs et raisons de résoudre les problèmes a la base mais seulement d’endiguer ou de repousser au plus loin les notions folles ! Afin de se remplir les poches et de faire des beuveries a n’en plus finir entre eux, sachant qu’ils se changent les chaises aux rythmes des musiques, dont le DJ n’est autre que le monarque Étatique qu’il y est en place! Élu démocratiquement parait il ? Et tout ça, a la barbe et au nez du peuple, qui suit comme un mouton, (non le mouton est trop noble), une vache je dirais … Oui celles qu’on engraisse pas mais qu’on maintient parqué, nourri de pesticides et autres produits censé améliorer les rendements lactés, que l’ont échine les descendants à aller à l’abattoir et a jeter le lait dans les effluves … Vous comprendrez aisément les métaphores en remplaçant les « vaches » par les hommes du peuple !
    Cela doit il encore durer ? Non, la question n’est pas là, nous sommes tous conscient plus au moins, que le système est OVER ! La question est: a quand l’action du peuple, la révolte qui égorgera le Roi et sa troupe de Troubadour de l’ENA, oui comment appeler autrement les bouffonneries divulguées sans cesses par les médias qui se targuent d’être les premiers au courant ! Médias, qui feraient mieux de faire de l’info plutôt que de la publicité pour leur Roi et d’illusionner le peuple, dans le fait qu’on ne fait pas des orgies dans le royaume mais bien qu’on s’échinent tels des moutons pour nos si belles et petites vaches du peuple… A Méditer !
    La révolte est toujours sanglante oui, comme la guerre, mais c’est a ce prix que les descendances iront mieux … D’où je suis certain qu’une révolution est imminente (comparé au système solaire) ! Alors vivons encore nos quelques moments de bonheurs ensembles sans partagent ni affections pour sont prochain puisque le monde est ainsi et que demain nous seront unis tel 2 combattants ennemis qui pactisent pour survivre… Voilà, où va le monde depuis quelques décennies où les politiques ne gouvernent plus mais font du théâtre en place publique et des orgies dans les loges luxurieuses ! Tout l’inverse de ce que l’ont veut nous faire croire… Afin de brimer et d’opprimer le peuple et le cantonner à manger son fourrage en contre partie de tous le reste …
    Vive la révolte, vive la mort et le sang pour que demain la terre nous donne de belle récoltes … Sous le soleil lumineux et les rires de nouveaux-nés qui feront en sorte de ne pas reproduire les erreurs passées !
    Et oui, les sacrifices individuels seront nécessaire au bien de la planète … Et pas la vertueuse planète mais la vertueuse direction de demain … Donc l’heure approche à vitesse de TGV, qui est annoncé entré en gare !
    C’est la loi du temps … L’oubli par les énarques du passé et la folie de se dire qu’ils sont au dessus de ce couperet du peuple pour l’éternité !

    • « Sous le soleil lumineux et les rires de nouveaux-nés qui feront en sorte de ne pas reproduire les erreurs passées ! »

      moui , l’histoire nous enseigne que çà c’est encore une théorie fumeuse.. l’homme étant ce qu’il est il reproduit toujours le meme schema ,seule l’époque change donc les méthodes changent.. mais les résultats restent les mêmes..
      Voila comment je vois les choses:
      Un dirigeant est un homme monté sur un bouclier qui arrose ceux qui tiennent le bouclier avec l’argent qu’il recupere sur le peuple.
      TOUS les dirigeants font çà ,

      Si il arrête d’arroser ceux qui tiennent le bouclier immédiatement un autre se propose et monte sur le bouclier a sa place..
      TOUS les dirigeants on le meme probleme

      ceux qui tiennent le bouclier se foutent du tiers comme du quart
      de qui qui est sur le bouclier , pourvu qu’il arrose..
      voila la vérité

  • que payent les charges patronnales , t peut on s’en passer

  • Oui, et il ne faut pas oublier que les sociétés françaises vendent des produits souvent en concurrence avec des entreprises étrangères. Moyennant quoi, la même boite à musique est vendue 120 par une société qui l’a importée de Pétaouchnok, capitale du Volgograd. La société Volgogradienne a fait 50 de bénéf, la société d’import française a fait 30 et le salarié Volgogradien a reçu 40, mais quand il ira se faire opérer de l’appendicite, le chirurgien lui dira : vous avez mes 1000 ? Sinon, j’opère votre voisin ! Votre smartphone est produit avec des pièces des US, de Chine, de Taïwan à ces conditions drastiques. Et s’il était produit en France, il vaudrait 5000€ ! Mais dans quelques uns de ces pays, l’ouvrier mort d’une péritonite est très vite remplacé !

    • Sauf que d’une part, en France aussi, le chirurgien lui dira : si vous voulez que ce soit bien moi qui vous opère et non mon interne qui vient d’arriver en reconversion d’intermittent du spectacle, c’est 500 de plus, et que à Pétaouchnok, aujourd’hui, le chirurgien ne demande pas 1000, mais 100, et qu’il y a là-bas d’excellentes assurances privées que le bon artisan n’a aucun mal à se payer, qui se feront un plaisir de prendre la chose en charge.
      Ah oui, aussi, si vous ne parlez pas volgogradien, vous aurez aussi en France un peu de mal à expliquer votre cas au chirurgien, vu qu’il sort tout pareil que l’autre de la fac de médecine de Pétaouchnok…

    • quand il ira se faire opérer de l’appendicite, le chirurgien lui dira : vous avez mes 1000

      Non. En plus vous insultez tous les chirurgiens en les mettant dans le même sac à ordures.
      Un grand nombre sera sensible à l’urgence et la détresse du patient, augmentant ses tarifs pour ceux qui peuvent payer.

  • Tout ca n’est que théorie, rien n’indique que si le patron n’avait plus de charges patronales celui ci augmenterait le salaire de base en conséquence !
    Et de toute façon c’est charges seraient rajoutees aux charges du salarié !
    Donc , vive les charges patronales sans elles nous serions entre plus misérables !

    • Bien sûr, bien sûr. Et la marmotte, elle emballe le chocolat dans du papier alu, c’est bien connu.
      Il y a quelques postes principaux dans ces « charges », les voilà : la contribution retraite, l’assurance chômage, la sécu branche maladie (mutuelle obligatoire inclus, attention), les allocations familiales et la CSG-CRDS.
      Dans une retraite par capitalisation, c’est vous qui décidez où et comment placer vos billes. Question de responsabilité individuelle.
      Pour l’assurance chômage, on peut imaginer, au moins pour une période de transition (vu le niveau de chômage actuel), une participation commune à l’intention de ceux dans le besoin, mais à terme chacun devrait assumer et assurer sa propre personne. L’assurance privée aura tout intérêt à inciter les gens à rester employables, cercle vertueux garanti.
      Pour l’assurance maladie, on est déjà obligés de payer une mutuelle, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Et certains services (de plus en plus nombreux, d’ailleurs) sont bien plus chers en France que chez nos voisins. Il serait put-être temps de se demander pourquoi.
      Quel rapport entre le travail et les allocations familiales ? Je vous signale quand même qu’une partie pas du tout négligeable va vers des familles qui n’ont jamais contribué, ou alors très à la marge. Ne me sortez pas le mot « solidarité », svp. Cela implique un choix volontaire.
      A tout ce bazar s’ajoutent des petites taxes comme nos chers énarques les aiment : apprentissage, formation, aide au logement (que vient faire ça là ?), et j’en oublie certainement.
      Alors c’est sûr, sans les charges patronales « nous » serions plus misérables. Je pense qu’il faut bien définir ce que « nous » veut dire ici : les fonctionnaires qui vivent de la gestion de toutes ces usines à gaz et les politiques qui s’amusent régulièrement à les modifier.

      • certes et on fait quoi des pauvres qu’on importe par milliers depuis des années

        • Ils se remettent au travail.
          – Salaire complet
          – suppression des taxes ET des subventions aux entreprises
          – un code du travail hongkongais, suisse ou singapourien
          – une TVA unique à 10%
          – une flat tax du même montant.

          Qu’est ce qu’on attend à part du courage politique (qui je me doute bien, n’arrivera jamais)

        • C’est surtout les armées mexicaines dans toutes les administrations dont il faudra s’occuper…
          Celui qui demande la solidarité doit lui aussi être solidaire, c’est pourtant simple…

      • Nous , c’est bien moi et peut être vous car , eux , les fonctionnaires, seront toujours alimenté par l’argent gratuit de l’état..cette légende doit provenir de l’epoque bénie où l’état imprimait sa monnaie a la demande ,aujourd’hui , il s’endette…mais c’est pareil ,cela sera toujours aux français de payer…donc charges ou pas charges patronales…..les besoins de l’état seront toujours les mêmes et en croissance continue , une moquette par ici , une piscine par la ,,faut bien entretenir les châteaux et les châtelains de la République, un lotto ne suffit pas et puis ils y a les fêtes , nos culottés ne peuvent pas ressembler à des gueux face a leurs amis milliardaires , d’ailleurs ils ne seraient plus leurs amis , fini de tutoyer le prince machin l’émir cela , adieu Quatar …..
        En parlant , fonctionnaires, voyez l’état de nos îles aussi pitoyable que notre devenir.

        • Vous insistez à m’expliquer que lorsque je donne mon argent à des voleurs qui n’en branlent pas une, j’ai un quelconque avantage ? Non, mais vous êtes sérieux ???

    • vous n’avez réellement pas compris que les charges « patronales » et les charges « salariales », c’est rigoureusement la même chose : de l’argent que le patron paye et que ne perçoit pas le salarié ?

  • De quelque côté qu’on examine « l’affaire » force est de constater que c’est toujours l’entreprise qui « sort le pognon » !!!

    • Et oui, et c’est ce que les français abrutis refusent de comprendre! Ce sont les entreprises qui créent les richesses et sans elles pas de pognon, ni pour les salariés, ni pour l’état. D’où l’ineptie totale du socialisme!

    • Ce sont les entreprises qui en procédant à des échanges créent la richesse, que voulez vous… vous pensiez que c’était qui ?
      Je parle bien de richesse, pas de papier-monnaie.

    • heu non , c’est l’entreprise qui répercute les coûts ds charges sur le prix de ses produits..
      le seul qui paye tout c’est le client final

  • Va expliquer ça à un fonctionnaire, le concept des charges patronales. Quand la réflexion économique se borne a rêver de vouloir des avantages payables sur le compte des autres.
    C’est du chinois pour eux.

  • Bonjour,
    Oui votre article est tout à fait juste, mais il faut aussi indiqué que si les charges patronales et salariales sont aussi élevés c’est à cause aussi du fait que quand les fonctionnaires touches leurs salaire, ils ont une fiche de paie avec le net et les charges eux aussi.
    Mais c’est charges ne sont jamais versées…… et oui! C’est donc les salariés du privé qui paient pour eux a travers leurs propre charge .
    Etc etc……

    • De toute façon, cet argent-là doit sortir de quelque part. Jusqu’à preuve du contraire, l’employeur d’un fonctionnaire est l’Etat (ou une collectivité, ce qui revient au même à la fin) et donc ces charges vont passer d’une poche de l’Etat (le budget primaire) vers une autre de ses poches (le budget « social »). Et cet argent, in fine, il vient d’une activité productive. Ce sont donc les entreprises et les salariés du secteur privé, les seuls à produire de la richesse, qui peuvent financer tout ça.
      Le problème n’est pas tellement que l’Etat ne respecte pas ses propres règles (même si ça fait tache), c’est surtout que le nombre de fonctionnaires n’arrête de croître sans réelle contrepartie.

  • qui paye l’éducation gratuite , la défense nationale gratuite, la justice gratuite?

    • Et les comités Théodule, les associations lucratives sans but, les emplois fictifs ou presque dans la fonction publique, etc, etc ? Faites une lecture rapide des conclusions de la Cour des Comptes, ça va vous détendre 🙂

  • faudrait rajouter les frais financiers de l’endettement de la France dont le salarier prendra sa part un jour…ou peut être une nuit….

  • Aucun média ne parle de ce mal entendu qui ferait découvrir au plus grand nombre le montant exorbitant des prélèvements sociaux.
    Subtilité quand même entre très bas salaires , bas salaires et supérieur à 2 500 € Il y a des réductions de charges importantes pour les très bas. Ce qui augmente le mal entendu ……volontairement ???

  • les gens remarquerait l’ampleur des transfert sociaux à caractère redistributifs..
    et les salariés qui « bénéficient » de ces transfert ne souhaitent pas le savoir..

  • Quand je dis que les français sont des abrutis, c’est parcequ’ils n’ont toujours pas compris que leur patron payant directement leurs assurances sociales ce n’est pas ce qui est retranché de leur fiche de paye qu’ils versent, mais ces cotisations dont ils ne voient pas la couleur. Ils s’imaginent que les soins de santé sont gratuits, alors qu’en fait c’est bien eux qui les payent puisque cet argent est versé en leur nom par l’entreprise et qu’ils est déduit de leur salaire!

  • Sans oublier qu’il y a une quantité fabuleuse de taxes assises sur les salaires qui font donc également partie de celui-ci ( l’ensemble s’appelle : masse salariale ) !!! Maintenant si l’on ajoute les divers impôts directs ou indirects sur ce même salaire on arrive à un prélèvement total de 80% ( dans mon cas de cadre moyen ) curieusement contesté sur ce site même et pourtant bien réel !!! Ce qui rapproché du taux global de prélèvement sur le pays compte tenu des exonérations clientélistes aussi nombreuses que variées semble cohérent !!!!! Il ne me reste que 20% de mes capacités créatrices de richesses en libre disposition voila la réalité de la redistribution non maitrisée et malgré ce taux élevé le pays est en déficit permanent depuis plus de 40 ans !!!!!

  • On est même plus à l’os on est au bout du bout du bout pour tout,malgré nos fameux 56% de PIB redistribués plus rien ne va.
    La seule question est comment tout changer,en douceur ou pas?

  • Il serait beaucoup plus simple et éducatif de fusionner charges patronales et salariales et que la feuille de paie considère comme salaire brut le total de ces charges avec le net perçu par le salarié.
    On pourrait également y ajouter les taxes et impôts assises sur les salaires.
    Les râleurs et étatistes verront alors sans avoir à réfléchir que ce n’est pas l’Etat qui paie mais eux!

    • Fusionner des lignes peut-être ,mais surtout en supprimer.Et laisser les gens se débrouiller un peu ,l’Etat ne peut pas tout pour eux.

      • Nous disons la même chose.
        Et quand ils s’apercevront qu’ils sont les payeurs, ils se prendront plus volontiers en charge sans en appeler à l’Etat.

        • Si les gens se rendaient compte du volume des sommes que représentent les diverses ponctions qu’ils subissent, ils demanderaient immédiatement la diminution de moitié du nombre de fonctionnaires non régaliens !

  • 1 € cotisé en 1982 rapporte aujourd’hui 2 € de retraite. Le même euro placé en capitalisation aurait maintenant généré 22 €. (Ceci pour C. H. de Chasne.)

  • L’auteur se mélange les pinceaux. Il voit, comme tout économiste le sait aussi, que ceux qui paient officiellement des taxes ne sont pas forcément ceux qui les supportent in fine. C’est le problème de l’incidence fiscale.

    Apparemment, il veut dire que le transfert de la charge va de l’aval vers l’amont, quand il dit que les charges sociales sont en réalité à la charge des salariés (viennent amputer son salaire net), ce qui collerait parfaitement avec la théorie des prix en version « autrichienne ».

    Mais dans la démonstration, il adopte la position inverse, comme en témoigne clairement l’idée que la TVA peut simplement être supportée sans incidence vers l’amont par le consommateur qui va simplement acheter le bien final plus cher (si bien que l’auteur devrait dire la même chose pour les charges sociales, entièrement transférées aux patrons, qui à leur tour en transfèrent le poids à leurs clients et finalement aux consommateurs), ce qui ne peut coller qu’avec une théorie « classique » des prix dont les déterminants seraient des coûts exogènes qui s’empilent les uns sur les autres.

    La contradiction est en particulier visible dans ce passage: « tu commences à entrevoir que les charges patronales ne sont rien d’autre qu’une partie de ton véritable salaire du simple fait qu’elles s’ajoutent à ce que ton patron a réellement payé pour toi, en échange du travail que tu as effectué. »
    Si les charges sont une partie du véritable salaire (ce qui fait écho à la thèse n°1), alors elles ne s’ajoutent pas à ce que ton patron a payé pour toi (ce qui fait écho à la thèse n°2): elles en font partie.

  • L’auteur voit, comme tout économiste, que celui qui paie très officiellement une taxe n’est pas forcément celui qui en supporte le poids in fine. C’est le problème de l’incidence fiscale.

    Mais il s’emmêle les pinceaux en mélangeant deux approches du problème, à savoir l’idée que le transfert de la charge va de l’aval vers l’amont (ce qui colle à une théorie « autrichienne » des prix dans laquelle les prix des facteurs de production sont pour ainsi dire dérivés des prix des biens de consommation) ou de l’amont vers l’aval (ce qui colle à une théorie « classique » des prix, dans laquelle les prix des biens de consommation résultent d’un empilement de coûts de production plus ou moins exogènes, les cotisations sociales s’ajoutant à ces coûts).

    C’est la première thèse qui a pour implication que les charges sont essentiellement supportées par les travailleurs en amputant leur salaire net. Mais l’auteur souscrit à la deuxième thèse dans son raisonnement lorsqu’il nous dit que la TVA est à payer par le consommateur car elle vient simplement en plus du prix qui serait autrement payer. Si la TVA peut ainsi être simplement transférée vers les consommateurs, le même raisonnement devrait conclure que les salariés ne supportent pas les charges, qui sont supportées intégralement par leurs patrons, qui les transfèrent à leur tour à leurs clients et ainsi de suite jusqu’aux consommateurs. Dans ce cas, les charges sociales sont supportées par les gens en tant que consommateurs.

    Il y a d’excellentes raisons de penser que c’est la première thèse qui est correcte. Quoi qu’il en soit, on ne peut pas tenir les deux pour vraies à la fois. On ne peut pas dire que « tu commences à entrevoir que les charges patronales ne sont rien d’autre qu’une partie de ton véritable salaire du simple fait qu’elles s’ajoutent à ce que ton patron a réellement payé pour toi, en échange du travail que tu as effectué. » Soit elles font partie de ton véritable salaire et elles ne s’ajoutent pas à ce que ton patron paye -elles en font partie-, soit elles sont payées en plus de ton véritable salaire et n’en font donc pas partie.

    -2
  • Le vrai salaire brut que tout journaliste fonctionnaire annonce pour un salarié du secteur privé pour donner une certaine contenance vis à vis d’autres pays de l’UE, dans la réalité c’est beaucoup plus complexe beaucoup de questions, quel est la raison de continuer à utiliser le comptage actuel.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
travail chomage
4
Sauvegarder cet article

Par Jacques Garello

Même si le mois de septembre a enregistré une baisse importante du taux de chômage, ce qui a enthousiasmé les médias et le gouvernement, le chômage reste un problème endémique pour la France et un échec de la politique menée par François Hollande : depuis son élection en mai 2012, le ministère du Travail a recensé 617 000 chômeurs supplémentaires en catégorie A.

Alors qu'approche l'année électorale 2017, la question du chômage, qu'il monte ou qu'il baisse selon les catégories dont on parle ou qu'on ignore, se... Poursuivre la lecture

Longtemps niée ou édulcorée par les organismes officiels, l’inflation s’est installée durablement à un niveau élevé dans le paysage économique. Irrésistiblement, elle rogne le pouvoir d’achat du plus grand nombre.

De ce fait la situation est de plus en plus tendue sur le front des salaires, ce dont témoigne de manière éclatante l’offensive lancée par la CGT dans le secteur de l’énergie. Les commentaires qu’elle suscite en boucle dans tous les média risquent toutefois de fausser l’analyse des tenants et des aboutissants de cette questio... Poursuivre la lecture

Le pouvoir d'achat a été un sujet central lors des campagnes électorales qui viennent de se dérouler. La NUPES, première force d'opposition qui a obtenu 137 sièges à l'Assemblée, s’est fait le parti de l’amélioration de ce dernier avec un SMIC  qui serait porté à 1500 euros, le dégel du point d’indice des fonctionnaires et le blocage des prix sur les produits de première nécessité.

Il faut donc examiner comment se situe le pouvoir d’achat des Français par rapport aux autres pays européens. De nombreuses études existent en ce domaine. M... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles