Crise énergétique européenne : la responsabilité des Verts

Les Verts portent une forte responsabilité dans la crise énergétique qui se prépare avec la crise ukrainienne.

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Crise énergétique européenne : la responsabilité des Verts

Publié le 1 avril 2022
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Porteuse de brutalité, d’oppression et de désolation la guerre est aussi révélatrice de situations latentes occultées en temps de paix. Certains visionnaires essayent légitimement d’en tirer parti en ressortant des déclarations passées ayant anticipé le présent.

En revanche, rares sont ceux qui s’étant trompés font « acte de contrition » surtout dans le milieu politique où « personne ne se trompe jamais » même quand avec insistance les faits donnent tort.

Dans cette catégorie des « ayant tort », on retrouve de nombreux amnésiques tentant d’occulter ou de justifier des positions antérieures controuvées. Mais, les plus méprisables sont ceux qui tordent les faits pour tenter de retourner à leur avantage un passé peu glorieux.

L’hypocrisie de l’écologie politique

Sans aucun scrupule, les Verts cochent aujourd’hui toutes les cases de l’hypocrisie absolue.

Pour le secrétaire national d’EELV « les problèmes d’approvisionnement d’électricité de cet hiver sont dus à la défaillance du nucléaire. Si l’on avait suivi la feuille de route des Verts sur la mise en œuvre des renouvelables il n’y aurait pas de crise énergétique ». Julien Bayou renchérissait ce week-end en demandant d’appliquer dans l’urgence « un new green deal…permettant de sortir sans délai de la dépendance aux énergies fossiles ».

Quant au candidat EELV à la présidentielle il se faisait le chantre de la bien-pensance climato-gauchiste en déclarant sans vergogne que « la vie des Ukrainiens valait plus que les profits » « qu’il fallait cesser d’alimenter le budget russe en fermant les robinets de gaz et de pétrole » indirectement « responsables des atrocités en Ukraine » « qu’on pouvait d’ici l’hiver prochain installer les renouvelables capables de compenser le déficit de gaz » et enfin « que les renouvelables étaient le seul chemin de la paix et de la sécurité ».

Une vision de l’Histoire qui malheureusement n’appartient qu’à monsieur Jadot et à ses disciples.

Depuis un demi-siècle, l’écologie politique s’est constituée partie civile auprès de Gaïa dans le projet qu’elle intente à sapiens. Si son combat officiel s’appelle « lutte contre le dérèglement climatique » son véritable engagement se trouve ailleurs. Avant de s’intéresser à Dame Nature, l’écologie politique s’est initialement rassemblée autour d’un marxisme pacifiste et anticapitaliste. Son engagement climatique n’est aujourd’hui qu’une instrumentalisation grossière visant à justifier son véritable agenda idéologique : détruire la société de croissance, son démon capitaliste et son socle judéo-chrétien pour installer une nouvelle société wokiste et égalitariste.

Responsabilité de l’idéologie verte dans la crise énergétique

La crise énergétique amorcée à l’été 2021 puis la guerre russo-ukrainienne ont révélé au grand public la forte dépendance gazière de l’Europe vis-à-vis de la Russie.

Liée au remplacement des équipements thermiques par des équipement électriques, cette dépendance se lit en filigrane de choix énergétiques erronés largement impactés par l’idéologie écologiste et reposant sur une utopique croissance verte faite de 100 % de renouvelables. Cette stratégie a conduit l’Europe à investir démesurément dans l’éolien et le solaire tout en percolant dans l’opinion publique une pensée moraliste anti-nucléaire. Dans son discours fondateur de Lyon du 29 janvier 2022, Yannick Jadot confirmait que « l’opposition au nucléaire n’est ni technique ni climatique, elle est politique en plus d’être morale ». Sans source pilotable pour les supporter, les ENR sont pourtant orphelins. Le sous-investissement européen dans le nucléaire depuis 20 ans ne pouvait à terme que booster la demande gazière.

Malgré leur statut de nain politique, les écologistes portent une responsabilité écrasante dans la situation actuelle. Croissance de la demande gazière, mouvements anti-gaz de schiste, pression sur les banques pour ne plus investir dans les hydrocarbures, encouragement à ne pas réaliser le grand carénage des centrales nucléaires existantes, fermeture de Fessenheim, opposition aux nouvelles EPR, arrêts des projets portant le nucléaire du futur comme Superphénix et Astrid, la liste est longue. En idéologues partiaux, ils parlent sans cesse de l’infréquentabilité des pays producteurs de pétrole et d’uranium (notamment le Kazakhstan inféodé à la Russie) mais jamais de celle des pays producteurs de métaux rares pourtant parmi les moins démocratiques du monde.

Le rôle trouble des écologistes ne s’arrête pas là. Il est aujourd’hui établi que certaines ONG notamment allemandes ont entretenu des relations de proximité avec le géant Gazprom, et obtenu des oligarques russes de juteux financements en échange d’un puissant lobbyisme anti-nucléaire et anti-gaz de schistes. Trouvez l’erreur !

Si le téra euro stupidement investi dans le vent et le soleil l’avait été de façon concertée dans le nucléaire, l’Europe serait aujourd’hui pratiquement délivrée du gaz sibérien et pourrait imposer à la Russie « l’embargo de sa mort économique ».

En voulant couper pour des raisons qu’ils prétendent humanitaires le robinet de gaz qu’ils ont généreusement ouvert et en prétendant qu’on pourrait d’ici l’hiver prochain installer les renouvelables capables de compenser le déficit de gaz, les écologistes se soucient fort peu du bien-être des Français. Rappelons qu’en janvier le solaire et l’éolien nous fournissaient moins de 2 % de l’électricité aux heures de pointe.

En déclarant que les renouvelables étaient le seul chemin de la paix et de la sécurité, ils font preuve d’un cynisme sans limite, surenchérissant par pure idéologie un modèle qui est en train de conduire à notre perte. La faillite électorale prévisible et salutaire d’EELV à la prochaine présidentielle ne signifiera pas pour autant la fin de leur inoculation idéologique. Bien que la gauche ne représente plus en France que 25 % du corps électoral, sa pensée égalitariste reste pourtant largement majoritaire dans l’opinion publique.

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  • « Le rôle trouble des écologistes ne s’arrête pas là. Il est aujourd’hui établi que certaines ONG notamment allemandes ont entretenu des relations de proximité avec le géant Gazprom, et obtenu des oligarques russes de juteux financements en échange d’un puissant lobbyisme anti-nucléaire et anti-gaz de schistes. Trouvez l’erreur ! »
    L’erreur c’est cette ânerie monstrueuse qui confine au procès d’intention, dont la source est toujours la même : Dominique Reynié (*). Comme si les écolos avaient attendu un financement de Gazprom pour devenir antinucléaires et anti-GdS ! Un peu de sérieux que diable ! Et c’est un anti-écologiste primaire qui vous le dit.
    Jusqu’à preuve du contraire, les crédits obtenus par ces ONG pour financer certains projets s’apparentent en tout point à du grennwashing gazier. Certainement pas à un achat de voix. Arrêtez de copier les petits camarades assis près du radiateur au fond de la classe.
    Pour le reste, bien que ternie par cette monumentale ânerie, l’argumentation tient la route.

    (*) Par contre, il en est un, parmi les proches amis politiques de Reynié, qui est tout contre les intérêts russes, c’est Fillon ! La paille et la poutre ?

  • Les écolos sont certes fautifs à 200%, à leur excuse ils n’ont pas grand chose dans la tête qui leur permette de raisonner d’une manière intelligente et pondérée, mais les plus grands fautifs sont les hommes politiques qui, pour s’attirer les voix de ces illuminés les ont suivis les yeux fermés et ont mis en œuvre toutes leurs basses et stupides théories.
    Le plus bel exemple en est la fermeture de Fessenheim avec Hollande pour des raisons purement électorales, quelle bassesse d’en arriver à ce niveau de compromission !!
    Le résultat est flagrant actuellement, pas assez de nucléaire vs les EI et le gaz et on en est à vouloir rationner les consommations des français dans un futur proche.

    • Les hommes politiques font de la politique, c’est-à-dire ce qu’il faut pour être élus et réélus. On ne peut pas leur reprocher leur essence. Ils suivent aujourd’hui Zelensky et Biden avec des justifications aussi stupides que l’étaient celles des écolos : ça n’est pas parce que nous cesserons d’acheter du gaz russe que les Russes renverseront Poutine ni parce que les Russes cesseront d’acheter du champagne français que les Français renverseront Macron. La crise énergétique européenne n’existe que parce qu’elle promet à Macron la réélection et qu’on peut lui trouver tous les boucs émissaires qu’on veut : Poutine, écolos allemands, Total, capitalistes, etc…

    • Le fait qu’ils soient minoritaires dans les votes, tout en ayant un tel impact sur le quotidien de l’immense majorité est juste hallucinant au contraire !
      Donc aucune excuses.

  • Les écologistes, avec leurs 5 à 6%, n’ont jamais été en position de gouverner.
    Ce ne sont pas eux les fautifs, mais nos gouvernants qui les écoutent et font leurs 4 volontés pour des raisons purement électoralistes.

  • 25% pour la gauche ne correspond pas à la réalité. Macron est le recyclage de la gauche. La gauche a muté pour survivre comme le font les virus. Macron défend tous les dogmes de la gauche depuis la relativité des sexes, jusqu’à l’abolition de la propriété privée par les taxes en passant par l’indulgence avec les criminels. La gauche est toujours hégémonique dans la pensée, la culture, les médias et le pouvoir. Qui a le pouvoir à l’EU?

  • Non seulement les « verts » (en fait des planificateurs rouges) ne font pas contrition, mais une bonne partie d’entre eux se frottent les mains. Une déplétion forcée d’énergie à cause des sanctions leur permettrait d’appliquer ce que certains analystes nomment « une guerre socialiste totale », contre leur propre peuple et le reste de la planète.
    Les militants verts sont pour la plupart des idiots utiles dont très peu recevront récompense. Après les Koulaks de la classe moyenne ce sont les prochains sur la liste et ce ne sont pas leur 3 fermes de « permaculture » qui vont les sauver.

  • La gauche c’est bien plus que 25 % , c’est une très large majorité qui inclut LREM et même le RN . Un pays où l’Etat capte plus des 2/3 de la richesse nationale n’est pas à droite, il est collectiviste, avec intervention de l’Etat dans tous les domaines , y compris la vie privée.

    • Oui, mais pas certain que la majorité du peuple peuple (celui qui bosse) voudrait ça.

      Seulement la TV, médias, l’école,… lui bourrent le crane de la naissance jusque à la mort que les socialistes c’est les gentils défenseurs des pauvres, que les libéraux c’est d’horribles avares égotistes qui ne pensent qu’a eux et que la sécu est le meilleur des systèmes…

      Pour celui qui ne va pas voir ce qui se passe ailleurs, b’en il les croit… La gauche a besoin de pauvres car ils votent pour elle, alors elle en fabrique (ou en importe)…

  • « Malgré leur statut de nain politique, les écologistes portent une responsabilité écrasante dans la situation actuelle.  »
    Si je me déplace pour aller voter, c’est que je considère que mon vote a encore de la valeur et que le pouvoir et ses responsabilités reviendront à une majorité démocratiquement élue. Ceux qui portent donc une responsabilité écrasante dans la situation actuelle, ce ne sont pas les écolos mais bien un grand nombre politiciens de majorités démocratiquement élues et convertis à la nouvelle religion climatique. Ce sont ces politiciens « mainstream » qui ont sciemment entretenu la panique ambiante pour garantir au mieux leurs intérêts bien compris. Ils y ont même ajouté une dose de culpabilité en allant jusqu’à prétendre que les habitants des pays développés porteraient une plus grande responsabilité pour ces phénomènes climatiques à cause du comportement de leurs ancêtres. Ce ne sont pas des politiciens écologistes qui ont pondu le « new green deal », ce ne sont pas non plus des politiciens écologistes qui nous représentent officiellement dans les assemblées COPxx et ce ne sont pas non plus des politiciens écologistes qui ont concocté les trop fameux accords de Paris. Pour de nombreux politiciens aux tendances étatistes, la lutte contre le réchauffement climatique fait figure de poule aux oeufs d’or dans un programme. Elle vous pose en sauveur de planète, elle justifie le « quoiqu’il (vous) en coûte » à tous les coups, elle pousse insensiblement vers le totalitarisme (car autrement comment pouvoir contrôler les émissions de tout un chacun) et tout cela sans aucun souci quant à des résultats éventuels qui ne seront jamais que pour un improbable futur très lointain. Alors oui, les écolos sont des illuminés qui jouent le rôle d’idiots utiles mais les vraies responsabilités sont ailleurs.

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