Être agriculteur, sacerdoce, utopie ou suicide ?

Être agriculteur en France c’est s’exposer à de nombreux obstacles. Pourtant ce métier est vital.

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Salon de l'Agriculture by vicotillen(CC BY-NC-ND 2.0)

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Être agriculteur, sacerdoce, utopie ou suicide ?

Publié le 21 mars 2022
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En 1982, la France comptait 1,6 million d’agriculteurs, soit 7,1 % de l’emploi total. En 2019 leur nombre était tombé à moins de 400 000. Leur part dans l’emploi en France est passé de 7,1 % à 1,5 %. Durant le même temps, le nombre d’ouvriers agricoles, rattachés au groupe social des ouvriers, a lui aussi baissé, mais dans une moindre mesure : de 310 000 en 1982 à 250 000 en 2019. Alors que le nombre d’exploitants a été divisé par 3,75, celui des ouvriers agricoles n’a été divisé que par 1,24. Il convient de tenter de comprendre les raisons et les causes de cette régression d’effectifs.

Les agriculteurs, une population vieillissante

Entre 2000 et 2010, la France avait déjà perdu 26 % de ses exploitations.

Entre 2010 et 2020, la France a encore perdu 100 000 autres exploitations agricoles.

De 2010 à 2020, la proportion d’exploitants âgés de 60 ans et plus est passée de 13 % à 18 %.

Il est communément admis que chaque année il n’y a qu’une installation pour deux à trois départs à la retraite, selon les régions et les productions. Il convient donc d’essayer de comprendre une telle régression des effectifs et quelles en sont les causes ou les motivations.

Une phénoménale mutation technologique 

Depuis un demi-siècle, alors que le nombre d’exploitants a diminué des deux tiers, la part alimentaire dans le budget des ménages a diminué d’autant. Un raisonnement simpliste pourrait conduire à penser que si on supprimait le tiers restant, la nourriture deviendrait gratuite ! Il existe un courant de pensée en France qui voudrait supprimer l’agriculture pour supprimer la pollution, pour la transférer ailleurs (acheter du poulet aux Brésiliens pour ne plus sentir les excréments de poulets en France).

La réalité est tout autre : l’apparition du machinisme, de la fertilisation, de la chimie a permis de remplacer avantageusement la main-d’œuvre, d’accroître les rendements, de protéger les récoltes et surtout d’abaisser le coût de production par unité de travailleur, ce qui a profité aux consommateurs et libéré des financements pour d’autres secteurs d’économie.

Le grand problème de cette évolution est sa dépendance aux énergies fossiles, non pas pour l’émission de CO² comme le prétendent les écologistes, mais par le danger de leur raréfaction comme le démontre la présente guerre en Ukraine.

L’installation, un parcours du combattant

Comme pour la plupart des métiers, s’installer agriculteur nécessite une formation strictement réglementée. Un titre de formation du niveau IV minimum (niveau bac + 5) est requis pour obtenir l’autorisation d’exploiter délivrée par le préfet après avis de la CDOA (Commission Départementale d’Orientation Agricole). Cette autorisation est soumise au SDDS (Schéma Départemental Des Structures) qui définit la chronologie des priorités de l’attribution de l’autorisation en cas de pluralité de demandeurs sur la même parcelle agricole.

Le jeune qui s’installe peut bénéficier de DJA (Dotation Jeunes Agriculteurs) en contrepartie d’engagements de contraintes techniques et administratives strictes. Le montant est variable selon la zone d’installation, la part de l’activité agricole dans l’ensemble des revenus professionnels, la nature et l’ampleur du projet.

Cependant, il encourt la déchéance de ses aides s’il ne respecte pas, pendant une durée de quatre ans, les prescriptions de l’article D 343-5 du Code rural notamment en matière d’investissements prévus dans son plan prévisionnel personnalisé. Or il est bien évident que dans un contexte économique aussi chaotique le jeune exploitant peut être contraint de reporter des investissements par manque de moyens financiers. La déchéance précitée entraîne le remboursement des aides perçues 1.

Il existe une concurrence acharnée entre producteurs pour l’obtention des autorisations d’exploiter où souvent le propriétaire ne peut choisir son fermier.

Le poids du foncier

Si on demandait à un salarié d’acheter son outil de travail, on imagine le tollé des syndicats ouvriers. Il suffit de constater le peu de succès de la participation des salariés au capital des entreprises, ces mêmes salariés qui jalousent les dividendes des actionnaires. Mais les agriculteurs doivent acheter leurs outils de travail, soit en empruntant pour la majorité de leur carrière, soit en payant un fermage pour utiliser la terre. L’accès au foncier est le principal obstacle à l’installation des jeunes.

Même un fils succèdant à son père doit s’acquitter de frais de succession si énormes que, de génération en génération le foncier est racheté plusieurs fois. Mais posséder son outil de travail ne signifie pas pouvoir le gérer ou le faire fructifier selon son bon vouloir ou ses intérêts légitimes. Les règlementations imposées par la Commission européenne et l’opinion, aveuglées par une doctrine écologiste mortifère pour les agriculteurs les obligent à adopter des modes de conduite de leurs entreprises le plus souvent contraires à la rentabilité où à toute rationalité technique et économique.

Le poids des normes et leurs conséquences

Ainsi en est-il lorsque laCcommission européenne a décidé d’obliger les éleveurs à augmenter la capacité de stockage des effluents d’élevage de 4 à 6 mois, pour soi disant limiter la production de nitrates. Il faut bien être ignorant du fonctionnement d’un élevage pour ne pas comprendre que cette mesure ne changera pas la quantité d’effluents produits : le volume de stockage n’influe pas sur le transit intestinal des animaux ! Cette mesure était plus spécifiquement destinée à obliger les éleveurs à investir, et certains d’entre eux ont dû jeter l’éponge. Faire mourir certains secteurs pour en faire vivre d’autres n’est pas une politique économique intelligente.

Pour répondre aux exigences du bien-être animal, en 2012 les cages traditionnelles pour les poules pondeuses sont interdites mais l’aménagement des cages est autorisé, en particulier en passant de 550 cm² à 750 cm², soit une augmentation de la surface de la taille d’une carte postale. Résultat pour le producteur : la refonte totale de son installation a entraîné pour nombre d’entre eux le dépôt de bilan. Encore un exemple de mauvaise politique économique.

Lors du passage du registre cadastral classique au registre cadastral graphique imposé par l’UE en 2005, la marge d’erreur des tracés des parcelles était de 10 %. Quand tous les agriculteurs se sont mis en conformité, après avoir pour beaucoup d’entre eux payé des prestations pour un service qu’ils n’étaient pas tous en mesure de maîtriser compte tenu des subtilités de l’informatique, le taux de tolérance de marge d’erreur fut ramené à 5 %. Cette mesure a eu pour effet de générer un très grand nombre de non-conformités de dossiers PAC débouchant le cas échéant sur des pénalités sur les primes. Qui était le responsable des erreurs, l’exploitant ou le prestataire de service ?

Il n’empêche qu’à tous les coups, c’est l’agriculteur qui a payé… et perdu ! Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, la surface pour acheter la terre et payer les impôts est calculée par rapport au cadastre fiscal, et la perception des aides compensatoires PAC est calculée relativement au registre parcellaire graphique : quelle iniquité !

Les contraintes environnementales

Si les techniques culturales modernes ont apporté des avantages indéniables, l’utilisation de la chimie mobilise de plus en plus d’oppositions acharnées, soutenues par un battage médiatique ininterrompu.
La lutte contre les néonicotinoïdes a débouché sur la nécessité d’un rétropédalage du gouvernement, l’abandon de la protection des betteraves sucrières ayant entraîné une perte de production mortifère pour ce secteur.

L’utilisation de l’insecticide Fipronil sur des animaux destinés à l’alimentation humaine est interdite en Europe. Cette mesure a fait la chronique relativement à des œufs prétendument contaminés. Cependant, il n’est pas interdit d’usage pour les chiens et les chats, animaux de compagnie à qui l’on administre ce produit sur le pelage entre les épaules et que les bambins caressent ensuite avant de mettre leur pouce dans la bouche !

Après 45 ans d’utilisation du glyphosate, les experts internationaux sont loin d’être unanimes sur sa dangerosité, mais les écologistes qui demandent son interdiction d’utilisation en France sont muets sur l’importation de produits qui en contiennent des résidus.

Se basant sur des craintes de contamination par les phytos agricoles, de nombreux maires ont pris des arrêtés pour créer des ZNT (Zones de Non-Traitement) jusqu’à 150 mètres autour des parcelles habitées voisines de champs agricoles. Même si ces arrêtés ont été annulés par la justice, le gouvernement a officialisé ces ZNT dans la loi avec des critères complexes et inacceptables par les agriculteurs. Il en résulte qu’ils sont spoliés dans la rentabilisation de surfaces conséquentes sans la juste et préalable indemnisation prévue par l’article 545 du Code civil.

L’insécurité des biens et des personnes

En 2015, le propriétaire d’un terrain tire en l’air au fusil pour faire fuir des caravanes de gitans, sans atteindre personne. Ces derniers ripostent en lui tirant dessus. Il finit en garde à vue et est condamné en comparution immédiate à un an de prison dont six mois avec sursis !

En 2017, un agriculteur est agressé et gravement blessé à la machette au pied de sa moissonneuse batteuse par un individu de passage incommodé par la poussière et le bruit de la machine. Ce drame a été perpétré malgré l’assignation à résidence de l’agresseur !

Le 6 novembre 2021, plusieurs associations écologistes, auxquelles s’est associé le syndicat agricole Confédération Paysanne, ont saboté une réserve d’eau pour l’irrigation à Cam Chaban. Les forces de l’ordre, présentes en nombre ont empêché l’affrontement entre les agriculteurs mobilisés pour défendre leur outil de travail et les saboteurs, mais n’ont rien fait pour s’opposer aux dégradations !

Courant 2020, de très nombreux animaux ont été blessés, mutilés ou massacrés dans leurs enclos, victimes d’actes de barbarie atroces et inexcusables.

De très nombreux vols de carburant, de GPS dans les tracteurs, de matériels divers sont perpétrés, des installations d’irrigation ou de piégeage des corvidés sont sabotées, pour lesquels les poursuites judiciaires sont le plus souvent infructueuses ou inexistantes.

Attaques médiatiques et dénigrement

À tous ces inconvénients s’ajoutent les actions d’associations diverses qui combattent la façon dont les agriculteurs s’acquittent de leur mission : assurer la sécurité alimentaire des concitoyens. Sous le prétexte de dénoncer la maltraitance animale, des vidéos souvent filmées lors d’intrusions illégales dans des établissements montrent des images insoutenables. Cependant, ces images sont parfois issues de montages mensongers, notamment dans les abattoirs où la souffrance démontrée résulte de l’abattage rituel, ce que ces associations ne mentionnent jamais. L 214 a été condamnée à retirer toutes les images relatives à l’élevage de lapins SCEA Realap.

La cellule DEMETER, mise en place par le gouvernement pour lutter contre le dénigrement et les intrusions dans les exploitations a fait l’objet d’une récente remise en cause par le tribunal administratif de Paris. L’association L 214 avait demandé au ministre de l’Intérieur de dissoudre cette cellule au motif qu’elle faisait obstruction à la liberté d’expression.

Le tribunal a enjoint sous astreinte le ministre de mettre fin aux « actions de prévention de nature idéologique » de cette cellule. En clair, le dénigrement des agriculteurs peut continuer…

Toute action de protection des cultures au moyen de produits phytosanitaires ayant subi les mêmes critères d’homologation que les médicaments humains est considérée par l’opinion comme une pollution dangereuse et amène quelques individus extrémistes à pratiquer des agressions sur les agriculteurs qui travaillent maintenant la peur au ventre.

Et pourtant, les agriculteurs continuent

Malgré tous les inconvénients, toutes les contraintes et les oppositions précitées, qui ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres, les agriculteurs continuent à se lever chaque jour bien avant le soleil et à travailler très tard le soir pour mettre à jour les tâches administratives toujours plus nombreuses et complexes.

Malgré tout cela, des jeunes osent se lancer dans cette aventure formidable de faire donner à la terre le meilleur en échange de leur labeur assidu.

Bien sûr ils savent qu’en quelques jours de sécheresse, en quelques heures de gel ou en quelques minutes de grêle non seulement leur travail de toute une année n’aura pas de salaire, mais ils perdront aussi tous les investissements d’intrants qu’ils ont engagés pour préparer la récolte.

Bien sûr ils savent que pour une boucle d’identification animale perdue, pour quelques m² d’écart de surface sur leur déclaration PAC, ils seront lourdement pénalisés.

Bien sûr ils savent que pour détruire les chardons et respecter l’arrêté préfectoral dans une jachère faunistique entre mai et juillet il leur faudra l’autorisation préalable du préfet.

Bien sûr ils savent qu’en cas de tuberculose bovine, on pourra leur imposer l’abattage du troupeau entier même si un seul animal est positif.

Bien sûr ils savent qu’ils sont la profession dont la rémunération est la plus basse et la plus incertaine, et les retraites en dessous du seuil de pauvreté.

Mais ils ne s’apitoyent pas sur d’innombrables inconvénients et injustices. Ils ont au fond d’eux-mêmes une foi à soulever les montagnes qu’alimente la fougue de la jeunesse.

Ils ressentent inconsciemment l’immense plaisir de confier la graine à la terre, de la voir germer, grandir, de la protéger jusqu’à ce que l’épi redonne au centuple les grains de blé nourriciers.

Ils savent aussi qu’ils sont les seuls à avoir une activité au bilan carbone positif. Par le mystère de la photosynthèse, la chaleur du soleil et la disponibilité de l’eau transforment le CO² en hydrates de carbone nourriciers.

Ils sont capables de technologies de pointe pour produire à partir des effluents et de la matière végétale, de manière infinie, du gaz carburant et de l’amendement humique qui vient perpétuer le cycle végétal (même si chaque projet ne peut être validé qu’après de multiples oppositions).

 

Il existe une symbiose entre les éleveurs et leurs animaux, ignorés des pouvoirs publics qui imposent dans chaque entreprise un référent au bien-être animal qui doit suivre une formation obligatoire. Autant imposer aux médecins une formation aux gestes de premiers secours.

J’ai souvenir du film Les champs de la colère (à compter de 24’55) où une éleveuse s’allonge dans un pré et où ses vaches remarquent cette position inhabituelle. Elles s’approchent et l’entourent comme elles le feraient pour une des leurs en difficulté. Cela illustre le lien invisible, puissant et prégnant entre l’éleveur et ses animaux.

Capture d’écran les champs de la colère (25’17) 

Épilogue

Les agriculteurs ont démontré leur formidable faculté d’adaptation qui a permis de passer d’une période de pénurie de l’après Seconde Guerre mondiale à une position de seconde puissance agricole mondiale.

Malgré leur diminution en nombre, ils ont assuré l’approvisionnement alimentaire d’une population en croissance constante. La qualité des produits alimentaires n’a jamais été aussi contrôlée et sûre, en témoigne l’augmentation de l’espérance de vie.

L’opinion publique, qui influence les décisions des dirigeants politiques, devra cesser d’inventer des critères de contraintes le plus souvent injustifiées envers les producteurs agricoles et tenir compte de leurs avis, eux qui sont les mieux placés pour connaître l’environnement qu’ils participent à entretenir et qui pour partie leur appartient.

Il sera indispensable de permettre une rémunération des agriculteurs qui tienne compte des coûts de production, de la qualité et la quantité du travail fournis et de la reconnaissance des compétences nécessaires.

Le récent livre de Sylvie BRUNEL Pourquoi les paysans vont sauver le monde en est une illustration détaillée et documentée.

  1. Cas vécu : il y a quelques années une exploitation a dû être vendue pour financer le remboursement des aides DJA.
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  • Mon neveu pur produit de la pensée bobo-ecolo et de l ed nat actuelle, passé maître en filouterie à l évitement de travail, ceci l’ayant logiquement mené à une école de commerce , veut se lancer dans l’agriculture , bio bien sûr . Ils sont légions dans les établissements agricoles à avoir ce type de projet. Son grand père , son arrière grand père sont Agro de formation. Il ne s’est jamais intéressé ni de près, ni de loin au magnifique potager de son grand père. Il ne lui demande pas conseil. « tout est différent » « tout à changé » . Alors il découvre au fil de l’eau ce qui est exposé dans l’article. Pour l’instant il est à la case « 5ans de formation » , puis il va entrer dans le dur : le foncier . Il veut s’installer dans les Landes , « mais c ‘est une terre peu fertile » lui disons nous, « pas un problème ! une terre ça se fertilise  » « et je ne peux pas être loin du surf » nous répond il . Nous le regardons faire , il ne nous écoute pas de toutes les façons , il semble motivé , travaille . Il a 30 ans bientôt . Il se croit jeune . Nous sommes tristes pour lui car le chemin qu’il a choisi est raide et qu’il nage dans le rêve . C’est néanmoins le sien.

    • Ceci dit si il fait du bio je suppose qu’il va partir sur du maraîchage sur petite surface, donc même si la terre est pauvre oui ça se fertilise vu que l’on a encore des énergies fossiles pour un temps. Il peut faire amener des tonnes de marnes, de MO, de fertilisants, au prix où ils sont ça passe. Après 30 ans oui c’est jeune 🙂 et si il a fait une école de commerce il y a sûrement qq coups de coms à faire pour faire venir des babos pas loin du spot de surf. Bon si il se démerde bien il fera un prélèvement personnel de 800 euros par mois comme la moyenne des maraichers 🙂

  • Dans le registre des exactions contre l’agriculture, de la part d’écolos qui se croient tout permis y compris voler et détruire du blé :
    https://actu.fr/bretagne/noyal-pontivy_56151/train-de-ble-vide-en-centre-bretagne-apres-laction-des-activistes-ecologistes-les-condamnations-pleuvent_49557232.html

    Notre pays file un mauvais coton, avec à la fois cette administration et cette bureaucratie devenues folles, et l’écologisme qui a gagné de nombreux esprits.
    Résultat : les agriculteurs – la plupart – ne gagnent pas correctement leur vie. Et notre indépendance agricole et alimentaire est mise à mal, pour la première fois depuis 60 ans.
    Notre pays montre tous les signes de la décadence.

    PS : le diplôme requis pour pouvoir s’installer comme agriculteur est de niveau bac (niveau IV) et non de niveau bac+5 comme le dit l’article

    • Le seul métier qui ne nécessite plus de diplôme – hormis le plus vieux métier du monde – est celui de politicien…de là en tirer des conclusions hâtives… 🙂

  • J’aimerais bien la démonstration d’un bilan carbone positif. En prenant en compte vraiment tous les intrants et la minéralisation inévitable de la MO. A la vérité non ils ne stockent pas du carbone (et je ne parle pas de capter, mais de stocker). Car du mais par exemple ça capte beaucoup de carbone et ça le mobilise un temps mais on fini tj par le rendre dans l’air par la respiration. Ou alors on peut s’amuser à le transformer en sucre ou en méthane et à enfouir ça sous terre pour la beauté du geste.

  • Notre pays meurt de la bureaucratie … sans compter les activités des Safer…..et de beaucoup de coopératives .on se rappelle les obligations imposées à la Grande Distribution du temps de Jospin .. il fallait afficher les couts de production ,de interventions des coopératives; de transport et de marge du distributeurs sur chaque produit vendu … forcement fallait aussi augmenter le prix face à cette nouvelle obligation.. ç ananas duré longtemps ;manifestement le distributeur n’était pas le plus disant ,par contre les cooperatives..

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