Néonicotinoïdes, betteraves et jaunisse : autopsie d’un psychodrame français

L’assemblée nationale a voté cette nuit la disposition-clé du projet de loi permettant la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes pour sauver la filière betterave.

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Tractor Fertilize Field Pesticide And Insecticide By: Aqua Mechanical - CC BY 2.0

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Néonicotinoïdes, betteraves et jaunisse : autopsie d’un psychodrame français

Publié le 6 octobre 2020
- A +

Par André Heitz.

Toutes les idéologies politiques qui ont voulu modifier le monde paysan ont échoué parce que le monde agricole ne peut être géré par des théories, il est régi par la réalité.  – Olivier de Kersauson

Interdisons d’abord… la solution viendra après

L’attitude de l’Union européenne envers les insecticides néonicotinoïdes – quasi invariablement affublés de l’étiquette « tueurs d’abeilles » – a été chaotique. Retenons de l’histoire qu’après une première restriction d’usages en 2013, elle interdisait le 27 avril 2018 trois molécules – la clothianidine, l’imidaclopride et le thiamétoxame – pour tous les usages en plein air, ne laissant subsister que de rares usages sous serre permanente.

Ce fut sous l’impulsion de la France, plastronnait le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (sous l’ère Stéphane Travert) dans un communiqué de presse du 31 août 2018 qu’il faut maintenant chercher dans les archives du Web. Il y a peut-être une « bonne » raison à cela : c’est digne d’un communiqué du ministère de l’Environnement !

 

L’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes est interdite en France à compter de ce samedi 1er septembre 2018. La France se positionne plus que jamais en pointe sur l’interdiction des produits phytopharmaceutiques dangereux pour les pollinisateurs.

Cinq substances insecticides néonicotinoïdes, ayant des effets particulièrement nocifs sur l’environnement (notamment sur les pollinisateurs), sont désormais interdites d’utilisation en France.

Cette interdiction a placé notre pays comme précurseur sur la protection des pollinisateurs. Sous l’impulsion de la France, l’Union européenne a récemment adopté des restrictions d’usage pour 3 de ces substances, interdisant leur utilisation dans la plupart des situations.

 

C’était là le résultat de l’article 125 de la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, porté à l’époque par une certaine Barbara Pompili, alors secrétaire d’État en charge de la biodiversité.

Génération écologie continue de plastronner, en minimisant l’ampleur du problème puisque la perte moyenne n’est estimée qu’à 10 à 15 % au niveau national :

Si la France n’avait pas interdit les néonicotinoïdes par la loi en 2016, jamais l’Europe n’aurait prononcé le retrait de trois de ces principales substances en 2018. C’est par l’exemplarité que l’on fait avancer l’Europe et que l’on met fin à des distorsions de concurrence, et non en s’alignant sur le moins-disant environnemental...

L’idéologie, la bien-pensance et la démagogie avaient pris le pas sur le réalisme agricole, économique et environnemental, et cela continue dans les milieux de l’opposition de gauche.

Yaka… Aux acteurs de terrain de trouver en deux ans, ou quatre pour les rares couples espèce cultivée-ravageur pour lesquels on a accordé des dérogations, les alternatives aux néonicotinoïdes à la fois efficaces et économiquement supportables.

Une année, ce n’est pas grand-chose en politique. En agriculture, c’est une campagne, un semis se terminant par une récolte. En recherche-développement… cela peut être au pire une année blanche

La nature, si bonne (ironie), se rappelle à notre bon souvenir

La Nature – supposée bonne dans la mythologie verte quand elle n’est pas perturbée par l’Homme – s’est rappelée à notre bon souvenir dès la deuxième campagne après le requiem aux néonics.

Un hiver exceptionnellement doux suivi d’un printemps chaud a permis aux apiculteurs de faire une bonne récolte de miel (certains ont suggéré que c’était à cause du confinement…), mais aussi aux pucerons verts du pêcher de se développer en grand nombre, d’infester les jeunes plantes de betteraves et de leur inoculer le virus de la jaunisse. Un virus qui, notamment, prive les feuilles de chlorophylle, empêchant la photosynthèse et compromettant le développement de la racine.

Nous ferons le point des dégâts en fin de campagne. On sait d’ores et déjà que certains planteurs subiront des pertes de rendement de 40 à 50 %. Mais qu’importe, puisqu’en moyenne… Et la catastrophe risque de se renouveler car le stock de virus est maintenant bien garni.

Surfaces parcellaires impactées au 21 août et localisation des 21 usines sucrières – situation au 21 août 2020. Les pertes estimées se situent toujours autour de 40 % dans les zones les plus touchées, soit 800 à 1000 euros/hectare. (Source de la carte)

Le réalisme des autres membres de l’Union européenne

Les autres États membres de l’Union européenne n’ont pas émis de fatwa législative à l’encontre des néonicotinoïdes. Ils ne les ont pas bannis en bloc. Ils ont accepté de fermer la porte à des néonicotinoïdes (pas tous) par des décisions somme toute démagogiques et quasi imposées par un activisme ne répugnant pas à utiliser des escroqueries. Mais ils ont laissé des fenêtres ouvertes.

Rappelons qu’en prime, la France, meilleure élève de la classe et modèle d’exemplarité, a aussi banni les « substances actives présentant des modes d’action identiques à ceux de la famille des néonicotinoïdes » en vertu de l’article 83 de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite « égalim ». Il s’agit en pratique du sulfoxaflor et de la flupyradifurone, mais pas du spinosad qui bénéficie d’une immunité diplomatique en tant que pesticide utilisable en agriculture biologique.

Il emploie même le jargon inepte des lobbyistes écolos et de leurs idiots utiles (Source et source).

Les autres États membres peuvent donc accorder en toute quiétude des dérogations de 120 jours en vertu de l’article 53 du règlement (CE) n° 1107/2009 […] du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques […] qui permet de répondre à « un danger qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens raisonnables » (version consolidée sans les considérants ici).

L’expérience – si on peut appeler ainsi la situation – en cours en France démontre amplement qu’il n’y a pas « d’autres moyens raisonnables », n’en déplaise aux mouvements activistes.

Du reste, dans un échange mémorable avec M. Yannick Jadot lors de l’Université d’été du Medef, Mme Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a affirmé que 14 des 19 pays européens producteurs de betteraves avaient déjà pris une dérogation en raison de l’urgence sanitaire et de l’urgence économique. On peut la croire sur parole… elle, elle maîtrise ses dossiers. La Belgique en a accordé d’autres pour les semences de carottes, d’endives et de laitue.

 

 

Comme le fait ici Christiane Lambert de la FNSEA face à Yannick Jadot sur les néonicotinoïdes, il devient urgent de dénoncer toutes ces bêtises qu’ânonnent les écologistes et qui polluent notre débat démocratique.

Et dire que, malgré cette situation, l’eurodéputé Éric Andrieu clame que l’Europe peut (ou pourrait selon les publics auxquels il s’adresse) « annuler la décision française de réautoriser les néonicotinoïdes »…

(Source)

Sauver la filière betterave sans manger tout le chapeau

Flashback 

Pour l’histoire récente, FranceTVInfo a produit un bon récapitulatif dans « Néonicotinoïdes : le revirement du gouvernement sur l’interdiction de l’insecticide « tueur d’abeilles » en 6 actes ».

Un épisode peu reluisant a été relaté sur ce site dans « Néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » : six couacs gouvernementaux en un ! »

Pour une histoire plus ancienne, voir ici. Elle est incomplète : si les apiculteurs ont eu la peau de l’imidaclopride, en partie, avec en quelque sorte le concours du Conseil d’État, la Cour de cassation a notamment estimé le 4 janvier 2017 que « l’analyse des données disponibles n’a pas permis d’établir un lien de causalité entre les troubles qui ont affecté les abeilles et l’utilisation du Gaucho ».

Retour au présent 

Le gouvernement soumet donc un projet de loi au Parlement qui, maintenant les principes établis dans les lois « biodiversité » et « égalim » précédentes, ouvre une nouvelle possibilité d’accorder des dérogations pendant trois ans, en accord avec le droit européen.

Il le fait sans précision quant au(x) couple(s) espèce(s)-ravageur(s) concerné(s) pour ne pas encourir la censure du Conseil d’État pour manquement au principe d’égalité (cette « imprécision » volontaire sert de totem pour les opposants).

Notons que c’est peut-être judicieux sur le plan politicien, mais le psychodrame se renouvellera dans trois ans. Trois ans… trois campagnes agricoles…

(Source)

Le bon mot d’Olivier de Kersauson trouve donc une illustration : « Toutes les idéologies politiques qui ont voulu modifier le monde paysan ont échoué parce que le monde agricole ne peut être géré par des théories, il est régi par la réalité. »

L’utopie et la mort (de la filière betteravière)

Il va de soi que les mouvances « vertes » et « pastèques » sont vent debout contre la proposition gouvernementale.

Pour elles, l’idéologie doit prévaloir sur la réalité. L’idéologie et la destruction d’une filière aux vastes ramifications, plutôt qu’une solution par une ou plusieurs dérogations !

Le gouvernement compte créer 160 000 emplois avec un plan de relance de 100 milliards d’euros ? Les jusqu’au-boutistes sont prêts à sacrifier 46 000 emplois et, sans doute, beaucoup plus.

C’est à qui brandira le plus sinistre épouvantail d’une catastrophe environnementale et, accessoirement, sanitaire. L’atomisation de la mouvance verte (qui inclut une partie de LaREM) exige outrances et surenchères dans la gesticulation.

Ainsi, pour Mme Delphine Batho, la mesure envisagée n’est rien moins qu’un « écocide » annoncé, les plantes issues de semences enrobées devenant des « plantes-poison ».

Pour Génération écologie

… la toxicité des néonicotinoïdes a des conséquences monstrueuses qui entraînent l’effondrement accéléré des pollinisateurs, des insectes, des oiseaux, impactent l’ensemble du vivant, y compris la santé humaine.

Les opposants font éventuellement appel à des chercheurs militants pour l’argument d’autorité ; tirent des arguments de situations qui ne sont pas contemplées pour la dérogation ; restent toujours dans le cadre d’une généralisation abstraite ; et n’oublient pas d’agiter le spectre des lobbies, FNSEA  et « lobby des pesticides » en tête.

Un argumentaire cohérent du gouvernement

Le gouvernement a plutôt juste dans sa réponse pour le cas spécifique de l’enrobage des semences de betteraves : les risques seront au bout du compte très limités et supportables.

En résumé, la betterave n’est pas attractive pour les abeilles (elle ne fleurit pas et n’est guère sujette à la guttation – la libération de gouttelettes d’eau par les feuilles, les abeilles pouvant venir s’en abreuver) ; les résidus dans le sol peuvent être gérés, notamment en évitant une culture attractive pour les abeilles après les betteraves ; le problème des poussières lors du semis ne se pose pas comme ce fut occasionnellement le cas pour le maïs (pour lequel on a trouvé des solutions) ; et les graines étant semées à 2,5 cm de profondeur, il y a peu de risques pour les oiseaux.

Mme Barbara Pompili a pris sa part de l’exercice de pédagogie, notamment avec un fil Twitter. Et sa part de flak. La consœurie a bien fonctionné… Pour la sénatrice Esther Benbassa, Mme Barbara Pompili « a moins de poids qu’une betterave » au sein de l’exécutif.

(Source)

Il y a des solutions, disent-ils

Tout sauf les néonicotinoïdes ! L’activisme se replie ainsi dans la pensée magique.

Mme Barbara Pompili aussi : si nous sommes dans cette situation, c’est que, par exemple selon son fil Twitter,  « À ce jour, la recherche d’alternatives efficaces pour la filière de la betterave a été insuffisante depuis le vote de la loi interdisant les néonicotinoïdes en 2016 ».

La priorité est donc de trouver des alternatives – en trois ans (bis repetita…) – c’est-à-dire « des solutions chimiques moins dangereuses, mais aussi d’autres pratiques, des parcelles plus petites et/ou converties au bio par exemple, qui peuvent contribuer à lutter contre la diffusion de virus ». Avec cinq petits millions d’euros pour la recherche et, évidemment, « un comité de suivi spécifique » co-présidé par deux ministres.

Pour Génération écologie, c’est simple :

L’agriculture sans néonicotinoïdes, et plus largement sans pesticides de synthèse est possible ! […] La solution existe : c’est l’agriculture biologique que les consommatrices et consommateurs plébiscitent, dont les surfaces et le chiffre d’affaires ont doublé en cinq ans. […] 

Yaka… Le problème est juste que la surface de betteraves en bio atteint péniblement 1500 hectares (0,35 % de la surface en betteraves), et ce parce que la culture en bio est très délicate ! Et contrairement à une infox largement diffusée, les betteraves bios n’ont pas été moins atteintes que les conventionnelles.

Dans Le Monde du 21 août 2020 (date sur la toile), M. Marc Dufumier avait trouvé le « système de culture betteravier désuet et dommageable » (notre analyse ici). Ses préconisations se retrouvent naturellement dans une « note » de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme (dans cet ordre…).

Pour le court terme,

… il serait possible de dédommager les betteraviers à condition d’un changement progressif des pratiques agricoles. En somme, la FNH demande de poser les écoconditionnalités suivantes à l’obtention d’un dédommagement financier des victimes de la jaunisse…

L’argent public plutôt qu’une solution déjà adoptée par 14 États membres betteraviers de l’Union européenne…

Et dans les conditions, outre un illusoire report des semis (avec le risque de subir de plein fouet la sécheresse estivale) et une obligation de « rotations culturales multi-espèces avec une fréquence minimale de retour de la betterave sur une même parcelle d’au moins cinq ans », il y a la conversion d’« au moins 10 % des surfaces de l’exploitation agricole à des infrastructures agroécologiques bien gérées »…

… D’ici 2023… Yaka…

Quant aux solutions à long terme, on peut les résumer en un slogan : il faut changer de modèle !

 

Article publié initialement le 8 septembre 2020.

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  • Par principe je n’achète jamais bio. Il n’y a pas marqué pigeon bio sur mon front. Il y en a marre qu’un petit groupe d’activistes décident pour la majorité.
    Il faut laisser la liberté, si certains veulent payer un premium pour manger soi-disant bio c’est leur problème. Moi je considère qu’il n’y a pas de différence et je ne vois pas pourquoi d’un seul coup je vais être obligé d’augmenter mon budget alimentation à cause d’une bande de crétins.

    • moi de même, par principe j’évite toujours le bio. je préfère ne rien acheter plutôt qu’acheter bio. quand on me demande pourquoi, je réponds que c’est par souci de santé : on risque plus l’intoxication alimentaire avec le bio qu’avec le traditionnel (même si le risque est très faible).

      • Le risque est tres élevé dans le bio et le non bio, l’absence de traitement implique une contamination probable de plein de trucs disparus. L’absence de désherbage peut amener des contamination par des plantes toxiques comme le datura( haricots verts il y a quelques mois) etc. En fait le bio et l’écologie entraîne une mise en danger des hommes.

        • Vous avez tout à fait raison et c’est pourquoi 53 personnes sont mortes en Allemagne et des centaines handicapées car intoxiquées par du bio contaminé.

        • euh..pas très élevé..en général quand on regarde bio non bio..on ne voit pas beaucoup de différence en général.. rarement significatif..

          en théorie on peu penser que le bio peut présenter un risque plus élevé sur certains points.. on peut bien entendu trouver des cas ..mais dans l’ensemble..on ne voit pas grand chose..
          je n’achète pas bio…par principe car le bio fait reposer sa comm sur des mensonges.

          c’est plus cher pour ..rien de mieux.

    • Je ne peux en dire autant, mais je suis un acheteur opportuniste, qui profite de ce qui est proposé à l’endroit où je me trouve, un marché paysan ou un supermarché (par contre je ne met plus les pieds dans un hyper depuis plus de 30 ans).

      Il y a deux produits que j’achète toujours Bio, les oeufs et le lait (ainsi que de nombreux fromages si proposés), pas pour leur qualité, mais parce que je suppose une meilleure qualité de vie des animaux producteurs…

      • ce qui peut se discuter…

      • C’est un pré supposé de votre part, mais vous n’en savez rien en fait. Vous participez ainsi à l’arnaque!

      • Présupposé mais…faux.
        En lait, strictement aucune différence d’élevage: je dirai même que les vaches conduites en « bio » sont moins « bichonnées » car l’équilibre de leur alimentation est plus difficile à atteindre du fait des contraintes imposées. Quand elles ne sont pas envoyées au pâturage par tous les temps, (vous savez, en ce moment, les vaches préfèrent nettement être dans leur stabulation que dehors, sous la pluie et le vent).
        Pour les oeufs, admettons, bien que la notion de « bien être » relève plus de l’anthropomorphisme que de la réalité (plein air: plus de mortalité et de comportements agressifs…), mais avec du « label », vous aurez du plein air et moins cher.
        rappel: le bio, c’est obligation de moyens, pas de résultats.

    • Il se peut que les crétins se trompent, que le traitement de la betterave sucrière avec des néonicotinoïdes n’affecte pas les populations d’abeilles, il me semble qu’on s’enfonce dans une bataille d’experts sans fin, comme pour le glyphosate.
      Sachant que 70% de nos fruits et de nos légumes sont le produit d’une pollinisation, celà ne m’émeut guère de savoir que l’interdiction de pesticides tueurs d’abeilles compromette 50% de la production de betterave sucrière en France. Même si je dois payer mon sucre 2x plus cher, même si je dois diviser ma consommation de sucre par 2 (ce que je vous recommande à tous, même aux non-crétins, cela ferait un immense bien à l’Assurance maladie, le sucre étant plus une drogue qu’un apport nutritionel réel).
      Si vous voulez vous faire une idée des ravages des pesticides, faites une recherche sur les ruches nomades et la polinisation des amandiers en Californie.
      Mais il n’y a pas que les abeilles, il y a des myriades de micro organismes vivants qui transforment le sol en terre fertile, idéalement en humus, et qui sont décimés par les pesticides utilisés par l’agriculture industrielle. Avec pour résultat que les terres agricoles retournent à l’état de glaise.
      Par ailleurs aux États-Unis, les produits maraîchers font de plus en plus l’objet de rappel, en raison de contamination par l’E.coli provenant d’élevages industriels proches des cultures. Pour les non-crétins qui n’aiment pas le bio, faites une recherche sur l’élevage industriel des bovins aux États-Unis, il se peut que vous regardiez votre steak d’un autre oeil.

      • Mon cher FrancoisC
        La betterave ne fleurit pas, donc elle n’intéresse pas les abeilles qui ne butinent que les fleurs. Cela dénonce l’ignorance crasse des écolos et leur malhonnêteté viscérale, trompant ainsi des gens aussi ignares qu’eux. Confirmant ce que disait Einstein sur la bêtise humaine! De plus, malgré l’interdiction des néos, les abeilles meurent toujours sans que cela préoccupe nos soi-disant écolos.

      • Que reprochez vous aux élevages « industriels » des bovins aux US?
        C’est toujours la même chanson, on ramène toujours aux conditions américaines, qui est un modèle très éloigné du nôtre, du fait de leur géographie, leur histoire, leur rapport à la nourriture qui est très éloigné de celui des français (pour l’instant…).

      • Bonjour les clichés… et sur les betteraves, vous n’avez manifestement rien compris (pas étonnant, vous n’êtes pas un crétin) : la betterave n’est pas une plante mellifère : elle ne fleurit pas. Traduction pour les non-crétins comme vous : elle n’attire pas les abeilles. Traduction : les néonicotinoïdes utilisés sur les betteraves ne risquent pas de tuer les abeilles (si tant est qu’ils les tuent). Bref…

    • Bravo, entièrement d’accord à 200%

  • « Néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » : six couacs gouvernementaux en un !

    Six bêtises en une, jolie partition « Six Boulettes », ce serait sibeth de ne pas la jouer, non?
    Nos chefs pros du couac sont à l’oeuvre… Cela ne peut qu’être qu’un chef-d’oeuvre…

  • Bonsoir les commentateurs, je ne sais pas où vous habitez, mais j’ai l’impression que vous ne connaissez pas beaucoup la nature, l’auteur de l’article est peut-être ingénieur agronome et +, il reste un fervent défenseur de la chimie. Nous vivons en campagne, entourés de champs de maïs et je peux vous dire que nos abeilles et autres oiseaux ont disparu ( je ne suis pas apiculteur ) c’est un constat! Vous ne voulez pas mangé bio, c’est votre choix , mais tant pis pour vous si un jour votre santé se dégrade ,remarquez il y aura toujours Big pharma pour vous soutirer du fric et vous faire croire que vous allez guérir . Nous ne sommes pas « écolo » nous sommes juste des personnes qui ont pris conscience qu’il fallait prendre soin de la nature et de la vie . Vous connaissez la différence entre les haricots verts et la datura , alors ne racontez de bêtises

    • Les hommes n’ont mangé que bio jusque vers les années 1930, mais ils ne vivaient pas vieux. Avant la longévité était de 45 ans. De nos jours elle est de 82 ans. Expliquez nous donc votre diatribe: tant pis pour vous si un jour votre santé se dégrade, alors qu’au contraire les faits démontrent le contraire. Le pseudo que vous avez choisi dénonce votre idéologie!
      Pour en revenir au sujet, la betterave ne fleurissant pas les abeilles ne peuvent la butiner! Vous l’ignorez?

    • Ca grouille d’oiseaux et d’insecte chez moi, et je suis entouré de champs de mais, qui par ailleurs font partie des culture les moins traitées, (voir souvent pas traitées)

    • Mettez les mains dans le cambouis, devenez agriculteur – au lieu de vous contenter d’habiter à la campagne et de théoriser sur les méfaits de l’agriculture « industrielle » – et vous deviendrez crédible, pas avant.

  • Les fruits et légumes bio sont traités avec un insecticide, le pyrèthre. Bien connu de tous (autorisé pour les jardiniers amateurs et comme anti-puce pour nos chiens).

    le hic : le pyrèthre est une fleur cultivée en monoculure en Afrique de l’Est et en Papouasie… Des champs immenses… Traités avec des fongicides, des nématicides et des insecticides non bio (dont des organo-phosphorés interdits en France).
    Pourquoi alors acheter bio ?

    https://erwanseznec.wordpress.com/2016/10/12/comment-le-bio-externalise-les-pesticides-conventionnels-chez-les-pauvres-121016

  • Sauf que malgré l’interdiction les abeilles continuent de mourir. Preuve que ce n’est pas la cause de leur mortalité. Mais les escrologistes n’en continuent pas moins leurs accusations sans chercher la véritable cause de leur décès, démontant par là qu’en fait ils se foutent complètement des abeilles! Ce ne sont pas que des hypocrites mais des imposteurs!

  • La production de miel en France a été de 16 099 tonnes en 2016, 19 788t en 2017, et 27 736 T en 2018, avec une augmentation du nombres de ruche . Il ne faut pas se fier à son impression locale alors que la production en France augmente de 40% entre 2017 et 2018 . Il faut regarder sur plusieurs années et ne pas retenir que les mauvaises années comme 2014 pour manipuler l ‘opinion .

  • Les néonicotinoïdes semblent tuer des millions de pucerons pour chaque abeille désorientée. Alors pourquoi ne pas parler de tueurs de pucerons (et des virus qu’ils hébergent) plutôt que de tueurs d’abeilles ?

    • selon le lien que j’ai mis plus haut, les abeilles semblent plus désorientés par la balise qu’on leur fixe sur le dos que par le produit…

  • Je me rappelle avoir lu, à l’époque, un article disant clairement que les alternatives (aux néonicotinoïdes) existaient – auraient-elles disparu depuis ?

    • Un puceron, ça s’écrase facilement entre les ongles…

      • oui ça s’écrase entre les ongles sauf qu’il faut se baisser pour les attraper

        • mais c’est bien une alternative…disposer d’une alternative ne signifie pas que choisir l’aternative est chose intelligente à faire..
          on PEUT aussi se passer du petrole…le curieux mode de pensée des verts.. qui est un jeter le bébé avec l’eau du bain, planétaire..

      • je connaissais un type qui avait mis une encart..méthode infaillible pour tuer les insectes et qui envoyait un minuscule maillet en bois à ceux qui faisaient une demande..

    • Si des alternatives sérieuses aux néonicotinoïdes existaient, les agriculteurs s’en serviraient, et ne feraient pas tout le foin qu’ils font. Car ce sont – malgré le carcan réglementaire de plus en plus étouffant qui les enserre – des chefs d’entreprise, et les chefs d’entreprise ne peuvent se permettre d’utiliser les produits les moins performants (en rapport bénéfices/risques), sans quoi leur entreprise coule…

      • ah mais justement les alternatives au neonic existent, par exemple en effet enlever les pucerons à la main , mais ne sont pas sérieuses..

  • J’adore les conseils des écolos qui ne sont pas capables de faire pousser une carotte dans un jardin et qui sont des donneurs de leçons en pronant l’agriculture bio qui elle aussi utilise des produits phytos(pesticides)

  • avoir réussi à imposer neconic tueurs d’abeilles..
    c »est faire admettre danger = risque..
    rhétorique…
    demandez à jadot combien d’abeilles sont tuées par les semences de betteraves traitées..

  •  » On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis.  »

    Audiard

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