La précarité énergétique est le programme de l’écologisme

En parfaite cohérente avec les postulats antihumanistes de leur idéologie, la précarité énergétique est le programme des écologistes.

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La précarité énergétique est le programme de l’écologisme

Publié le 9 février 2022
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Sur la réalité doctrinale de l’écologisme, la Belgique offre un aperçu éblouissant.

Rappelons que le système électoral belge est non seulement proportionnel, encore les partis se partagent-ils entre la Flandre et la Wallonie (+Bruxelles). Ce qui signifie que la constitution d’un gouvernement fédéral implique la participation d’un grand nombre de partis, actuellement pas moins de sept : deux partis libéraux, deux partis socialistes, deux partis écologistes et un parti démocrate-chrétien. Déjà, tout un programme !

Cet échafaudage étonnant explique que les deux partis écologistes, qui ne représentent que 14 % des sièges à la Chambre des représentants, jouissent d’un pouvoir exorbitant de leur représentativité électorale et parlementaire. Sans les écologistes, pas de majorité parlementaire, donc pas de gouvernement.

Ainsi les écologistes sont-ils en mesure d’imposer leurs priorités.

Détruire le nucléaire belge

La principale priorité des écologistes belges est la destruction immédiate, inconditionnelle et définitive de la capacité nucléaire civile belge. En effet, les écologistes haïssent le nucléaire, perçu comme viol de Gaïa et comme source d’une énergie illimitée relativement bon marché, qui plus est en concurrence avec les énergies dites renouvelables intermittentes que sont le soleil et le vent. Motifs par lesquels les écologistes belges, les plus radicaux d’Europe avec les écologistes allemands, exigent la destruction des réacteurs nucléaires belges pourtant parfaitement amortis, opérationnels et viables, ainsi qu’en attestent toutes les études scientifiques publiées sur le sujet.

Pour pallier l’effondrement dans la production électrique que cette destruction aveugle implique, les écologistes exigent — l’exigence est leur mode d’expression normal — la construction de centrales au gaz, qui émettent quarante fois plus de CO2 que le nucléaire.

Aberration scientifique et économique, la destruction du nucléaire apparaît ainsi par surcroît comme une aberration environnementale. Les écologistes n’en ont cure. Leurs priorités idéologiques l’emportent sur toute considération rationnelle. On a vu une éminence écologiste expliquer que l’augmentation des émissions belges de CO2, ce n’est pas grave, parce que les autres pays vont réduire leurs émissions (sic).

Avec l’Allemagne, la Belgique est l’un des pays européens qui taxe le plus lourdement l’énergie : TVA à 21 %, accises — une spécificité belge — sans compter la contribution qui permet de financer les terriblement dispendieuses énergies intermittentes.

Des factures qui s’envolent

Quand, par suite d’évolutions économiques et géopolitiques, les prix du gaz récemment s’envolaient, les ménages et entreprises belges se sont vu présenter des factures obérées de 50 %, voire doublées, parfois triplées. De tels tarifs sont impayables pour la majeure partie de la population. Plus exactement elles ne sont payables qu’en sacrifiant d’autres besoins élémentaires. Raison pour laquelle de nombreux ménages renoncent tout simplement à se chauffer, portant désormais à domicile des vêtements d’hiver qui étaient jusque là réservés à l’extérieur. Les plus fragiles — enfants en bas âge, personnes âgées, malades — étant bien entendu les plus exposés, car pour eux, le chauffage n’est pas une option, mais une question de survie.

Quand les sept partis de la coalition fédérale s’entendirent sur des mesures pour réduire la morsure de ce fouet énergétique, il apparut que les écologistes s’opposaient catégoriquement — il n’y a d’impératif écologiste que catégorique — à la réduction de la TVA sur le chauffage au gaz.

Il faut savoir que la TVA belge sur le chauffage au gaz, à 21 %, est l’une des plus élevées d’Europe. Quand les prix du gaz explosent, le mécanisme de la TVA agit comme une double peine. Si le gaz est à 100, vous payez 121. Que le prix du gaz double, vous payez non pas 221, mais 242.

Dans ce cas de figure, la réduction de la TVA apparait telle une évidence sociale et même simplement humanitaire. Pas pour les écologistes. Pourquoi ? Parce que le gaz est une énergie fossile et qu’il faut en « décourager la consommation ». L’assertion est intéressante, venant de ces mêmes écologistes qui exigent de remplacer le nucléaire par… du gaz.

Cette nouvelle équipée punitive des écologistes sur le thème de l’énergie nous révèle crûment leur véritable programme. Nul besoin d’être devin pour l’identifier. Il suffit de lire les déclarations de la ministre belge de l’Énergie — Tinne Van der Straeten, écologiste — « le vrai défi est d’éduquer les gens à réduire leur consommation d’énergie. »

Il apparaît ainsi de manière claire, nette, indubitable que la précarité énergétique n’est pas un effet de bord de l’écologisme, ou le reflet de leur incompétence.

En parfaite cohérente avec les postulats antihumanistes de leur idéologie, la précarité énergétique est le programme des écologistes.

 

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  • Il faut dire que les écolos belges cumulent les contre-sens :
    – râlent sur l’obsolescence programmée, mais programment la disparition des moteurs diesels et des centrales nucléaires
    – prônent l’économie des ressources, mais remplacent les centrales nucléaires, génératrices de taxes par du renouvelable et des centrales à gaz, tous deux grands consommateurs de subsides, comme si la ressource « finance » était inépuisable
    – luttent contre la pollution de l’air par les particules fines en supprimant les diesels tout en subsidiant les poêles à particules / pellets qui en génèrent abondamment ( sans parler des pré-dioxines, hydrocarbures polycycliques et autres joyeusetés chimiques libérées par la combustion du pin dont sont fait les particules / pellets )

    • On a les mêmes chez nous.
      Voire pire.
      Quand ils promeuvent les constructions en bois ou le chauffage au bois mais renâclent à dresser un « arbre mort » en place publique.
      Ha ha !

    • Et que dire de la promotion du bois énergie et du bois matériau… Pendant que nos pseudo escrolos détruisent les forets pour se chauffer et se loger, les animaux sauvages sont expulsés de leur habitat… ça prends des proportions jamais vues depuis longtemps.
      https://www.canopee-asso.org/morvan-la-resistance-contre-les-coupes-rases-sintensifie/

    • contre sens apparent car, yaka pas consommer..

      les éoliennes sont un mode de production d’électricité qui a le bon gout de faire renoncer les gens à consommer de l’electricité..
      mon problème n’est pas les écolo mon problème c’est tous les autres qui disent amen à ‘l’écologisme ».. qui est opposé au développement humain.. et qui pose même qu’on est sur développé..
      m’enfin.. surconsommation et surpopulation reviennent dans leur bouche de façon récurrente..
      il faut voir les sénateurs face à jeancovici.. spectacle stupéfiant..

      imaginez qu’on dise aux gens on va imposer l’isf climatique, les non assujettis crient youpi,
      et qu’on ajoute au nom de la justice climatique.. on va utiliser cet argent pour développer la chine ou l’inde…

      la justice climatique comme il la conçoive exige que des transferts des pays riches aux pays pauvres.. MASSIFS.

  • La Belgique est un pays fascinant… Mais le jeu n’est pas encore fait au sujet du nucléaire, ça discute en mangeant des moules et des frites.. Tant que les ecolos n’ont pas interdit l’élevage intensif des pommes de terre et des moules.

    • Vous ignorez manifestement que les moules « belges » naissent en mer Wadden au nord des Pays-Bas et sont élevées dans les eaux de Zélande, au sud du même pays.
      Quant aux pommes de terre, nos chercheurs sont subventionnés pour trouver le moyen de leur donner un goût moule marinière, uniquement au moyen de produits bio locaux écoconscients, citoyens et festifs.

  • Nous avons malheureusement les mêmes en France mais, par bonheur, pour le moment moins puissants. Pourvu que ça dure !

  • Les écologistes : on savait de toute façon à quoi s’attendre. Par contre, il y a eu précédemment un gouvernement dont ni écologistes, ni socialistes ne faisaient partie. Ce gouvernement qui était donc en capacité d’agir n’a fait que procrastiner sur ce dossier et ce en dépit des demandes répétées d’Engie pour un engagement clair quant à la prolongation des centrales nucléaires. On peut d’ailleurs raisonnablement penser que les atermoiements du gouvernement belge ne sont pas pour rien dans la démission forcée de la CEO d’Engie de l’époque, Me Kocher. Il faut croire que son Premier Ministre avait plus de courage pour faire des remontrances au Prince Laurent ou pour s’envoler à Marrakech contre l’avis de ses partenaires que pour engager sa majorité en faveur de la prolongation des centrales nucléaires et ceci quand il en était encore temps et qu’Engie n’était pas en capacité de le refuser.

    • Le gouvernement dont ni écologistes, ni socialistes ne faisaient partie est celui de Charles Michel, un ambitieux qui voulait assurer son avenir en briguant la charge de Président du Conseil européen. Pour y arriver, il avait besoin de l’appui de la France, ce qu’il a obtenu, comme le lui avait demandé son ami Macron, en ratifiant le pacte de Marrakech, ce qui lui a coûté la chute de son gouvernement ; il avait aussi besoin de l’appui de l’Allemagne, ce qu’il a obtenu en promettant à Angela Merkel que la Belgique sortirait du nucléaire, car il ne ferait rien pour le garder.

  • Le gouvernement dont ni écologistes, ni socialistes ne faisaient partie est celui de Charles Michel, un ambitieux qui voulait assurer son avenir en briguant la charge de Président du Conseil européen. Pour y arriver, il avait besoin de l’appui de la France, ce qu’il a obtenu, comme le lui avait demandé son ami Macron, en ratifiant le pacte de Marrakech, ce qui lui a coûté la chute de son gouvernement ; il avait aussi besoin de l’appui de l’Allemagne, ce qu’il a obtenu en promettant à Angela Merkel que la Belgique sortirait du nucléaire, car il ne ferait rien pour le garder.

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