La France a deux millions de fonctionnaires en trop

Il y a trop de fonctionnaires et de dépenses publiques en France. Des mesures doivent être prises pour réformer.

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La France a deux millions de fonctionnaires en trop

Publié le 28 janvier 2022
- A +

C’était mieux avant.

Mais de quel avant s’agit-il ? avant 1975, lorsque la France dégageait un budget non déficitaire ? c’est possible mais certainement pas avant 1945.

De 1945 à 1975, ce furent les Trente glorieuses, lorsque le PIB augmentait de 5 % par an et que le chômage restait en dessous de 4 %.

En 1973, le premier choc pétrolier est venu perturber cette belle mécanique. Le PIB progresse alors plus lentement et s’accompagne d’une augmentation sensible du chômage atteignant 10 % voire 24 % chez les jeunes.

Que s’est-il passé depuis ?

En 1981, tandis que les autres pays européens se sont développés, le pays a démocratiquement choisi un système économique de gauche associant socialistes et communistes.

L’utopie étant de mise, Mitterrand a imposé la réduction du temps de travail, y compris par la baisse de l’âge de la retraite à 60 ans.

Cumulé à une étatisation des plus poussées, le nombre de fonctionnaires n’a pu qu’augmenter, passant de 3,9 millions en 1980 à 4,45 millions en 1995.

On aurait pu penser qu’avec l’arrivée de l’informatique l’effectif aurait diminué, voire au pire stagné, ce ne fut malheureusement pas le cas.

De 1997 à 2020

Une étude de Fipéco démontre que le phénomène ne s’est pas arrêté, bien au contraire il s’est accéléré, pour atteindre à ce jour 5,662 millions de fonctionnaires, soit une hausse de 22 % alors que la population n’a augmenté que de 13 %… Merci les 35 heures.

Le problème français réside dans le temps de travail. Durant toute leur vie active nos fonctionnaires effectuent un temps de travail 30 % inférieur à celui de leurs collègues allemands.

Pour cette seule réforme le potentiel de réduction de leur nombre serait alors 30 % des 5,662 millions soit pratiquement 1,7 million. Il est très au-delà des estimations de toute la classe politique.

Répartition actuelle des fonctionnaires

Fonction publique d’État

En 2020 ils sont 2,524 millions soit 6 % de plus qu’en 1997 malgré la décentralisation intervenue depuis et qui aurait dû en faire baisser sensiblement le nombre.

En effet, les régions et les départements ont récupéré de nombreuses responsabilités accompagnées d’un transfert de financement proportionnel, mais pas de transfert des effectifs, au contraire. Contre toute logique, ils ont augmenté de 143 000… Cherchez l’erreur.

Fonction publique territoriale

En 2020 ils sont 1,932 million, soit +44 % par rapport à 1997.

Logiquement le transfert du national au régional aurait dû se faire à effectif équivalent alors que sur l’ensemble des deux fonctions nous constatons une augmentation de 143 000 + 591 000 soit 734 000 fonctionnaires supplémentaires.

La raison en est double : même avec moins de travail on ne diminue jamais l’effectif d’une administration, il augmente toujours y compris sous le mandat Macron malgré un engagement non tenu de le réduire de 120 000. Ensuite, chaque strate, région, département, communauté de communes… veut garder ses prérogatives et doublonnent ses services, alourdissant la facture et complexifiant son fonctionnement !

Fonction publique hospitalière

En 2020 ils sont 1,207 million soit + 35 % par rapport à 1997, donc 329 000 supplémentaires. À ceux qui dénoncent la baisse drastique des effectifs, ces chiffres apportent un démenti et demandent davantage de précisions.

Là aussi il y a plusieurs causes.

La première, et la plus criante lors du traitement de la pandémie que nous vivons, c’est l’hyper administration qui gangrène nos services de santé et neutralise la bonne volonté des soignants et leur service.

Ensuite, bien sûr, l’application non réfléchie des 35 heures génère un stress pour le personnel qui doit alors accumuler des heures supplémentaires payées en jours de congé ou en départ à la retraite anticipée.

Le dernier point non moins important est l’accélération des démissions qui devient problématique. La solution serait alors de réduire drastiquement les 35 % de personnel administratif à l’hôpital, souvent très bien payé, ce qui dégagerait des moyens financiers afin de payer le personnel soignant à sa juste valeur.

Quelles mesures à prendre ?

Cela fait des années que la France a deux millions de fonctionnaires en trop (ce qui, en nombre de fonctionnaires par habitant, nous placerait encore devant les Allemands). Les candidats à la présidentielle n’abordent que peu le sujet et il faut les comprendre, car imposer des mesures drastiques et impopulaires dont le résultat ne se fera sentir que sur la mandature prochaine n’est pas un bon calcul.

Il faut donc tout d’abord chercher un consensus avec une information au niveau national en expliquant que cette réforme n’est pas contre les fonctionnaires, ni contre la population mais qu’elle sera, à moyen terme, bénéfique pour tous :

Des fonctionnaires moins nombreux mais mieux payés avec un travail enfin motivant et un plan de carrière ouvert.

Des citoyens contribuables moins ponctionnés et qui trouveront en face d’eux des interlocuteurs enfin responsables.

Lorsque l’État fait appel à des consultants comme Mc Kinsey cela signifie que certains hauts fonctionnaires ne sont pas à la hauteur et qu’il faut alors s’en séparer. La sous-traitance par des cabinets extérieurs à un coût annuel estimé par la Cour des comptes à 130 millions d’euros.

Enfin, avant d’envisager la suppression de certains postes de fonctionnaires, il convient de supprimer des fonctions inutiles redondantes voire nuisibles, réduire le nombre de normes et décrets nuisibles à l’économie, comme le préconise Gaspard Koenig dans son programme pour la présidentielle, qui souhaiterait en diviser le nombre par 100 pour passer de 400 000 à donc 4000. Le diviser par 5 pour revenir aux 80 000 normes allemandes serait déjà un bon début.

Il faut donc partir d’une feuille blanche et ne retenir que celles qui ont un intérêt non contestable.

Conclusion

On peut retourner le problème de notre surendettement, et donc de compétitivité, dans tous les sens : la baisse des dépenses de l’État est incontournable.

Elle ne passera pas par des réformettes. Pour un retour à une bonne gestion la première réforme reste la diminution des dépenses liées à l’administration suivie de l’assainissement des dépenses sociales.

Ce n’est plus une option, il faut le faire et rapidement au risque de faire éclater l’Europe avec toutes ses conséquences.

Je ne veux pas que mon pays en soit la cause.

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  • Etre en Démocratie c’est respecter les droits de l’Homme et du Citoyen dont les articles 1, 14 & 15 ce qui impose la suppression non des fonctionnaires mais du statut public sauf l’Armée dont l’engagement est servir ou mourir. Pourquoi faire compliqué lorsque l’on peut faire simple !

  • alors… tout dépend des valeurs de la société..si on veut légalité non pas en droit mais l’églaité tout court..
    on en a pas peut être pas assez…

    les fonctionnaires sont les conséquences de nos choix politiques et idéologiques;.

    la bureaucratisation de la santé est la conséquence de sa collectivisation et du principe égalitaire. pareil pour l’ed nat…

    le médecin est convaincu d’être généreux et altruiste quand il soigne un pauvre qui n’a pas les moyens de le payer.. et il ne comprend pourtant pas que la conséquence est la limitation de ses revenus.. au point que plus jeune..il aurait choisi un autre métier!!!
    on a des fonctionnaires désormais pour regarder nos assiettes!!!!

    • quand un médecin prenait sur ses deniers pour soigner SES pauvres… il risquait peu le coup de poing rageur du type à la cmu qui le voit comme l’agent privilégié d’un système qui fait son boulot….

      les communistes disaient au moins qui ne travaille pas ne mange pas…
      nous avons un collectiviste « humaniste »…qui refuse de voir les conséquences qui vont avec le fait d’aider les pauvres qui sont basiquement des salauds..

    • le problème des fonctionnaire est leur statut au moins autant que la folie de leur mission..

      au bout d’un moment ils dirigent les institutions ou au moins les rendent irréformables
      vous avez un truc qui ne sert à rien , mais c’est inavouable.. et des gens payés invirables…

  • Allez voir au rayon « Fiction »

  • C est un peu dommage que l article se limite a des generalités. A part pour l hopital ou l auteur evoque une bureaucratie, il reste dans le vague pour savoir ou sont les sureffectifs et encore plus comment les reduire.
    Il serait souhaitable de definir ce que l etat n a pas a faire et a partir de la, supprimer carrement le service associé (les fonctionnaires seraient alors reaffecte ailleurs ou repris par le secteur prive si il y a une demande pour ce service comme pour FT)
    Ensuite il faut pas faire une fixation sur le nombre: il vaut mieux supprimer une Agnes Saal que 5 cantonniers.

    Pour le reste il faut quand meme pas oublier que le gros de la depense de l etat n est pas de payer des fonctionnaires. Le premier poste de depense c est les pensions de retraite, suivit des soins medicaux. L EN qui emploie le plus gros des fonctionnaire c est 9.5 % des depenses … (https://www.aft.gouv.fr/fr/argent-public). Baisser de 10 % les depenses la ne ferait meme pas -1 % ddes depenses

    -1
    • Mettre les retraites, en général, dans le budget de l’état…
      Seules celles des agents publics en font partie. Les autres, gérées par des caisses privées pour certaines, ne sont pas financées par l’état.
      Libéral depuis 35 ans j’ai cotisé à une caisse qui a équilibré ses comptes sans jamais faire appel à l’état.
      C’est exactement l’inverse. L’état veut faire main basse sur nos réserves, durement financées, pour financer la retraite « générale ».
      Pour atteindre cet équilibre (retraite par points depuis toujours) on m’a supprimé 50% des points alloués sur dix ans de cotisation.
      Mettre les retraites « globalement » dans les dépenses de l’état est une manoeuvre, que macron n’a pas hésité à faire, malhonnête.

      • Il est évident qu’aujourd’hui le seul moyen trouvé, proposé et mis en oeuvre est de piquer le Fric là où il y en a, tant qu’il y en a encore. Après ?

      • @Balthazar
        A moins que vous perceviez qu une retraite par capitalisation (rarissime en france), votre pension est financee par les taxes sur les actifs. Que ca soit le regime général ou votre regime complementaire.
        Que votre regime complementaire soit actuellement excédentaire je veux bien le croire. Qu il le reste est une autre question (par ex le nombre d avocat ayant augmente massivement, les avocats retraités peuvent toucher des pensions élevées sans problème. par contre le jour ou les jeunes avocats actuels seront a la retraite ca risque de coincer, surtout si le nombre d avocat decline (imaginons par ex qu ils soient massivement remplace par une IA)

        Les retraites stricto sensus ne sont pas dans le budget de l etat et les cotisations ne sont pas des impots, mais vu que c est des prelevements obligatoires ca reste une subtilite semantique. Surtout qu il est evident que l etat bouchera les trous si une caisse de pension menace de faire faillite

    • La Cours de Comptes a évalué le coût d’un fonctionnaire, du début de carrière à sa mort (sa retraite étant payée en grande partie par l’Etat) à 3,5 millions d’Euros.
      faites le calcul, 2 millions de fonctionnaires en trop nous coûte….. 7000 Milliards d’Euros!!!!
      Donc c’est bien le premier poste de réduction des dépenses de l’Etat !

      • Oui mes ces fonctionnaires sont déjà embauchés. Et ils ne peuvent pas être totalement virés, au sens que même licenciés, il y aura encore la retraite qui pèsera pour des dizaines d’années.
        Si on prend votre façon de compter, ces 7000 milliards ne seront économisés intégralement que à la mort des dits fonctionnaires, dans 70 ans en gros.
        Engager un fonctionnaire, c’est engager l’état pour 70 ans au moins. Je ne vois pas comment cela pourrait tenir sans que l’état revienne sur son engagement, c’est à dire diminuer les retraites de ceux déjà retraités, car les finances ne tiendront pas aussi longtemps..

        • Le problème est de ne pas y avoir penser en 1980 en gardant alors le même nombre de fonctionnaires, on aurait déjà économisé plus de 5 000 Mds€.
          Il n’est jamais trop tard pour y penser…et à nos petits enfants également.

  • Pour faire taire les remarques concernant les fonctions non régaliennes qui apportent des services directement aux citoyens, comme l’hôpital, les pompiers, l’enseignement etc. il suffit ,de remarquer que le privé est tout à fait en état de rendre les mêmes services généralement en moins cher, parce que le privé fonctionne sous le principe de la responsabilité individuelle. Réduire le nombre de fonctionnaires dans ces domaines consisterait non pas à réduire ces services comme l’entendent ses opposants, mais en remplaçant les personnes.

    • Bonjour Pierre Ernest
      Vous avez cent fois raison et CD cent fois tort

    • il y a quand meme une difference. c est pas les meme personnes qui paient.
      Si vous avez un service fournit par l etat, c est sinon gratuit du moins pas cher si vous utilisé car les gens qui n utilisent pas paient. Si c est privé seul ceux qui utilisent paient
      par ex imaginons un systeme privé pour les hopitaux. Si vous etes jeunes et en bonne santé, vous n aurez rien a payer. Si vous etes agé, ca va vous couter tres cher. Vous aurez donc la tentation de prendre une assurance. mais comme tous les assurés seront comme vous mal portant, ca sera aussi tres cher !

      -3
      • Si c’est privé, la prime d’assurance est proportionnée au risque. D’une part, ça conduit à demander à son assureur de vous permettre de payer quand vous en avez les moyens en prévision d’une augmentation de votre risque, d’autre part ça conduit à mieux gérer les coûts des risques parce que ceux qui paient en ressentent les effets sur leur prime.

        • Oui, on pourrait imaginer une caisse européenne ou l’on resterait à vie, les montants des dépenses futures étant provisionnés, le montant mensuel ne variant que peu ou étant fixe.
          Le problème de la Suisse, c’est que les réserves ne suivent pas l’assuré, de manière générale, maladie ou retraite. Spoliation de 100 Euros reste spoliation.

  • Je prends tout ça avec des pincettes.
    Sur la première période (1981-1998), il y a eu en effet un gap important au tout début du septennat de Mitterrand (39h au lieu de 40 et retraite à 60 ans). Mais cela n’explique qu’un quart de l’augmentation (de la somme des trois fonctions publiques) sur la période. A partir de 1982-1983, passé ce gap, les effectifs n’ont cessé d’augmenter, de manière linéaire. Cet accroissement n’est pas lié à la double réduction du temps de travail du début du 1er septennat de Mitterrand.
    Sur la deuxième période (1997-2020), je ne retrouve pas la légère augmentation de la FPE. En réalité, il y a eu une perte d’effectifs de fonctionnaires liés à la fin de certains monopoles d’Etat. De ce fait, les effectifs de la FPE ont globalement baissé, malgré l’effet des 35 h. De plus, la perte d’UO correspondante aux 35h n’a été compensée que très partiellement par des recrutements, il y a eu en réalité de gros gains de productivité.
    Là où ça a vraiment dérapé, c’est dans la FPT et la FPH. La FPT avait une excuse toute trouvée : l’Etat lui confiait toujours plus de missions. Et il n’y a pas sur elle la même pression budgétaire, pour le dire gentiment.
    Pour la FPH, qui est un genre de vase clos par rapport aux deux autres, les raisons données dans l’article sont vraies. En particulier les 35h. Mais cela ne peut expliquer les + 35 %. La principale raison est absente : c’est le vieillissement de la population.
    Ainsi alors que les effectifs de la FPE, hormis le gap 1982-1983, sont restés stationnaires, les effectifs de la FPH n’ont jamais cessé d’augmenter, suivant en cela l’augmentation de l’espérance de vie et du vieillissement de la population. A cette époque (1981-1997), l’Hôpital n’était pas encore gangrené par sa bureaucratie administrative, ni par les 35h. Les augmentations des effectifs hospitaliers ont continué par la suite, dans la deuxième période, bien sûr, de suivre le rythme du vieillissement de la population, qui a progressé de manière continue et quasi linéaire depuis la fin de la 2eme guerre mondiale.
    On ne peut raisonnablement prendre comme cause de tous nos malheurs la réduction du temps de travail. Ni avancer au doigt mouillé que nous aurions 2 millions de fonctionnaires en trop. Claude Sicard, le 31 mai 2018, a publié sur Contrepoints un excellent article où il compare notre situation à celles des autres pays européens, par le biais du ratio effectifs fonctionnaires/population. Nous serions légèrement au-dessus de la moyenne européenne. Il conviendrait de supprimer en réalité environ 400000 postes de fonctionnaires.
    Je souscris pleinement à l’objectif de Koenig de faire le ménage dans nos lois et normes et d’aller vers une extrême modestie normative.
    Mais pouvoir supprimer 2 millions de fonctionnaires est totalement utopique. Outre que l’énormité du chiffre ferait vite refermer un dossier de réformes qui serait de fait impossible de mener, un tel objectif impliquerait notamment de faire sécession, pour le coup, avec tout le reste de l’Europe, dont la France tire désormais l’essentiel de de ses normes. C’est cela qui serait la cause de l’éclatement de l’Europe, et non le maintien d’une FP surnuméraire.
    Enfin, quand la suppression de 400000 fonctionnaires nous amenerait au niveau des pays les mieux gérés d’Europe, on conçoit mal que faire 5 fois « mieux » ne se transforme pas en catastrophe nationale, quand bien même l’Europe ne nous imposerait plus aucune norme à faire appliquer par nos fonctions publiques.

    • Désolé vous n’avez pas raison la FPE n’a pas diminué, au contraire Fipéco le précise:
      + 136 000 de 97 à 2002 +120 000 de 2002 à 2007 – 136 000 de 2007 à 2012 (Sarko) + 65 000 de 2012 à 2017 et + 77 000 de 2017 à 2020 soit au total + 154 000 de plus (alors que l’effectif aurait dû baisser par transfère à la FPT)
      je réfute également le « doigt mouillé « , je précise que le fait de travailler 30% de moins que leurs collègues allemands correspond à un équivalent temps plein de 1 700 000 fonctionnaires, si vous rajouter les 400 000 que vous admettez on arrive à 2 100 000 donc au delà de mon chiffre!

      • 1. Pour ma part, ma source est l’Ifrap, peu suspect de complaisance envers la FP.
        J’appelle aussi votre attention sur le fait que, si j’ai bien lu la note à laquelle vous faites référence, le chiffre 2020 pour la FPE a été corrigé (à la hausse) :
        « Pour apprécier l’évolution des effectifs dans chacune des trois fonctions publiques, il faut tenir compte du transfert d’environ 140 000 personnes entre l’Etat et les collectivités territoriales dans les années 2007-2010 à la suite de la loi de décentralisation de 2004. Ces 140 000 emplois ont été retirés des effectifs de la fonction publique territoriale (FPT) pour être ajoutés à la ceux de la fonction publique d’Etat (FPE) sur le graphique ci-joint. »
        Rien que cela atteint presque 6 %. On ne peut pas dire « on transfert les emplois de la FPE à la FPT parce qu’on a transféré les missions » et faire à la fin comme si ce transfert n’avait jamais eu lieu.
        2. Dans la comparaison avec d’autres pays, il faut tenir compte de la productivité. Et donc soit on a une approche par les temps de travail (sur toute la vie) en tenant compte de la productivité, soit on a une approche par le ratio fonctionnaires/population (photo à l’instant T) comme le fait Claude Sicard (https://www.contrepoints.org/2018/03/31/313002-la-france-a-t-elle-oui-ou-non-trop-de-fonctionnaires). Additionner les deux n’a pas de sens.

  • «  » » »La France a deux millions de fonctionnaires en trop » » » » »
    C’est vrai , je préférerais qu’elle ait deux millions de chômeurs en plus , cela nous coûterait moins cher

  • Avatar
    Ragnar D. Anskool
    28 janvier 2022 at 16 h 07 min

    Arrêtez d’écrire qu’on a trop de fonctionnaires, c’est se tirer une balle dans le pied car on en a besoin par rapport aux missions à faire.
    La réduction du nombre de fonctionnaires ne doit pas être l’objectif à atteindre mais la conséquence logique d’une réorganisation des fonctions de l’état.
    Il faut commencer par auditer clairement les fonctions de l’état
    Informer les citoyens pour rendre ces réformes « populaires »
    et après on pourra agir.

    -1
  • « réduire le nombre de normes et décrets nuisibles à l’économie, comme le préconise Gaspard Koenig […] Il faut donc partir d’une feuille blanche et ne retenir que celles qui ont un intérêt non contestable. »

    Il faudrait faire la même chose avec les fonctionnaires : tous les virer et ne réembaucher que ceux nécessaires à l’application du 1/100ème de normes conservé.
    Autant dire que c’est impossible, car c’est la garantie d’une France bloquée.
    Le problème, c’est que les Français ne peuvent pas se passer de l’État-nounou pour tous les aspects de la vie, et ne comprendraient pas qu’on le leur enlève. Autrement dit, Gaspard Koenig n’a pas le début du commencement de l’ombre d’une chance d’être élu. Je crains qu’il faille que ce pays tombe au plus profond du caniveau, que la situation soit désespérée, comme par exemple au Vénézuéla post-Chavez, pour que peut-être l’espoir d’un nouveau départ, sur des bases saines d’où l’État-providence soit banni, soit possible.

    • Oui Gaspard Koenig ne sera pas élu mais au moins ça a l’avantage de mettre le débat sur la table!
      LE fond du caniveau est proche, c’est la faillite (ou plutôt la banqueroute qui nous attend) le FMI nous le fera comprendre rapidement, c’est pourquoi je souhaite que l’on fasse ces réformes de notre plein gré, ça sera moins douloureux!

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