Le mystère des bénéfices inattendus des vaccins anti-covid sur la mortalité

Pourquoi les vaccins contre le Covid-19 diminuent-ils la mortalité, même d’autres causes que le Covid-19 ?

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Suzi B got her flu shot BY Vaccines Stock Photos(CC BY-NC 2.0)

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Le mystère des bénéfices inattendus des vaccins anti-covid sur la mortalité

Publié le 8 décembre 2021
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Par Alexis Vintray.

Des chiffres surprenants attisent récemment l’intérêt des chercheurs et médecins : une étude de la CDC a montré que les vaccinés contre le Covid-19 ont trois fois moins de risques de mourir d’une autre cause que le Covid-19 que les personnes non vaccinées. Pour les vaccinés, moins mourir du covid est attendu et logique, c’est l’objectif du vaccin. Mais alors pourquoi une baisse aussi de la mortalité par des causes autres que le Covid-19 ?

Des vaccinés covid avec trois fois moins de risques de mourir d’autre chose

La CDC (Center for Disease Control) est la principale agence fédérale américaine en matière de protection de la santé publique. Elle a suivi 11 millions de personnes entre le 14 décembre 2020 et le 31 juillet 2021. Parmi elles, 6,4 millions de vaccinés et 4,6 millions de non-vaccinés contre le Covid-19. Pour chaque population, a été calculé le taux de mortalité de causes autres que le covid.

Même après retraitement de l’effet âge et sexe, les données soulignent un différentiel très fort de taux de mortalité hors covid entre les populations vaccinées et non vaccinées :

  • Pour les vaccinés une dose Pfizer, le taux de mortalité hors covid est ainsi de 0,42 %
  • Pour les doubles vaccinés Pfizer, 0,35 %
  • Pour les vaccinés une dose Moderna, 0,37 %
  • Pour les double vaccinés Moderna, 0,34 %
  • Pour les vaccinés Jansen (vaccin unidose), 0,54 %

Pour les non-vaccinés, le taux est à rien moins que 1,11 %, soit environ 3 fois plus que pour les vaccins Pfizer/Moderna et 2 fois plus que Jansen. Le journal britannique The Economist a mis la donnée en graphique et la différence est frappante :

Taux de mortalité vaccinés non vaccinés COVID (Crédits : The Economist, tous droits réservés)
Taux de mortalité vaccinés non vaccinés COVID (Crédits : The Economist, tous droits réservés)

Un phénomène qui n’est pas nouveau

D’où peut provenir cet écart surprenant ? Personne ne pense que les vaccins contre le Covid-19 seraient une solution magique protégeant de la mortalité toutes causes. Alors quelles explications ?

Le même phénomène est connu de longue date pour les vaccins contre la grippe (voir cette étude de 2009 par exemple). On estime ainsi que la mortalité toutes causes est de 50 % plus basse chez les vaccinés contre la grippe que chez les non-vaccinés.

La piste éventuelle d’une immunité croisée a pu être envisagée. Les vaccins protègeraient d’autres maladies. Cette piste n’est clairement pas la plus probable, voire hautement improbable. L’étude de la CDC est en early release et doit encore être approfondie, mais elle donne quelques pistes d’explication autres, plus crédibles.

Vaccins anti-covid : pourquoi les vaccinés meurent moins d’autres causes que les non vaccinés ?

La principale piste et la plus probable est un biais de sélection : les personnes vaccinées sont en meilleure santé, avant la vaccination. Dans les mots de l’étude, « les personnes vaccinées tendent à être en meilleure santé que les personnes non vaccinées » (vaccinated persons tend to be healthier than unvaccinated persons).

Deux explications possibles à cela : la première est que les personnes vaccinées prennent davantage soin de leur santé. Les choix de vaccination ou non sont ainsi marqués par des biais cognitifs certains (bien décrits dans cet article du partenaire de Contrepoints, The Conversation ou ici pour le papier source. Ces biais peuvent jouer dans les deux sens, mais surtout dans le choix de ne pas se faire vacciner selon les chercheurs de l’université Concordia au Canada, dont le papier est cité ici.

Comme le résume The Economist en reprenant la même étude,

En moyenne, les vaccinés investissent plus de temps et d’énergie dans la protection de leur santé, et s’engagent dans moins de comportements risqués.

Une moyenne qui n’est évidemment pas une règle valable à 100 % pour tous.

Il faut noter une tentative, louable, de corriger le biais de sélection : les 11 millions de personnes suivies, même les non vaccinés, avaient été vaccinés contre la grippe il y a moins de 2 ans (Every member of the unvaccinated cohort had had an influenza vaccine in the past two years).

Des vaccinés en meilleure santé par construction

La seconde explication est liée aux contre-indications du vaccin pour certaines pathologies lourdes. Vaccinés et non vaccinés ne sont de facto pas des populations parfaitement comparables en matière de risque. Pour les comparer, il faudrait faire les retraitements statistiques nécessaires. L’estimation de l’impact de ce point manque cruellement dans le papier de la CDC, même s’il doit être étudié ultérieurement.

Les non vaccinés pourraient aussi hésiter davantage à se faire soigner, par crainte de contracter une forme grave du covid en se rendant à l’hôpital, où le risque de contamination est élevé. Ce phénomène est d’ailleurs probablement aggravé par les bâtons mis dans les roues des non-vaccinés pour se rendre à l’hôpital, comme l’avait dénoncé le docteur Patrick de Casanove sur Contrepoints.

D’autres pointent encore des possibilités de biais dans la collecte de données. C’est l’angle de Norman Fenton, très engagé dans la critique des données officielles britanniques depuis les débuts de l’épidémie. La réponse officielle de l’ONS (qui produit ces données pour le Royaume-Uni), semble néanmoins invalider sa piste.

Statistiques vaccinales et bikinis

En l’absence d’études suffisamment précises, l’intrigante question du niveau faible de la mortalité toutes causes chez les vaccinés reste donc pour partie ouverte.

Cela devrait servir de rappel et d’appel à la prudence : mesurer l’efficacité vaccinale est un exercice complexe, pour lequel le débat public mérite mieux que les raccourcis trop fréquents. Plus l’on entre dans des chiffres précis et susceptibles d’erreurs, plus la prudence doit grandir.

Il faut se focaliser plutôt sur l’essentiel, une protection efficace des vaccins contre les formes graves du Covid, une protection plus faible contre les infections.

Dit autrement, les externalités positives de la vaccination semblent devenir de plus en plus faibles : le choix devient surtout un choix individuel et le pass sanitaire perd chaque jour un peu plus de son sens.

« Les statistiques, c’est comme les bikinis, cela donne une idée mais cela cache l’essentiel ». La citation, attribuée à Coluche, Churchill ou d’autres, est très probablement apocryphe. Elle a un fond de vérité qui ne surprendra pas les tenants de l’école autrichienne, les statistiques vaccinales le confirment bien.

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  • « Les non vaccinés pourraient aussi hésiter davantage à se faire soigner, par crainte de contracter une forme grave du covid en se rendant à l’hôpital » ça n’a rien à voir avec le fait qu’aller à l’hôpital est une croix quand on est pas vacciné ?

    • C’est la phrase qui suit dans l’article, oui 🙂 Après bien garder en tête que l’étude est américaine, pas française, et que la situation n’est pas vraiment identique là-bas.

    • Euh, c’est pas dans la phrase suivante?
      Mais oui c’est assez probable que pas mal de tests de routine ont été annulés avec des effets délétères.
      Pour les moins vieux ça pourrait aussi s’aggraver légèrement avec l’empêchement de la pratique du sport pour les méchants réfractaires.
      Le pass insanitaire, aka le remède pire que le mal.
      Sinon je rigole un peu (niaisement) du profil du piqué qui « a moins de comportements à risque. »
      Je me fais une image mentale du bon citoyen éco-hygiéniste qui mange pasgraspassucré, met toujours son casque à vélo et ne vit pas trop intensément en pensant chaque jour, avec une joie sainement modérée, à la retraite qui approche.
      Pour les fans de Futurama: « Born with a heart full of neutrality ».

  • Tout cela est très classique. Si A et B sont corrélés, cela ne signifie pas forcément qu’il y ait un lien de causalité entre les deux. Il se peut aussi que A et B soient des conséquences d’une troisième explication. En l’occurrence il est clair que les personnes plutôt bien intégrées dans la société sont surreprésentées dans les vaccinés et se portent en général bien mieux que les sdf !

  • Si on veut le savoir, il faut préciser et comparer statistiquement les causes de mortalité dans les deux populations, données que l’enquête du CDC possède certainement déjà.
    Par exemple les accidents domestiques probablement plus fréquents chez les non-vaccinés qui sont moins prudents (biais de prudence).
    Travail inachevé.

    • Cela fait partie des données qu’on peut espérer avoir ultérieurement oui, et qui pourraient éclairer singulièrement le sujet. Cela restera dans tous les cas une étude in vivo donc avec plus de limites.

      A ce sujet, ce papier (UK) est très intéressant, soulignant que la sous-mortalité du confinement est largement de la mortalité différée à plus tard, en raison de non exposition temporaire des personnes fragiles à des infections.

      Tristement, on peut en déduire que la mortalité 2021 va rattraper celle qui n’a pas eu lieu en 2020, et c’est en ligne avec les premières tendances.

      Quelques éléments ici aussi

      • Sans parler de mortalité, votre complément rejoint ce que m’a dit une secrétaire médicale quand j’étais allé faire faire des radios des poumons à mon fils fin octobre : elle m’a dit que les petits subissent actuellement énormément d’infections pulmonaires, sans doute liées à un défaut d’immunité causée par les confinements.
        Ce n’est que le sentiment d’une personne donc en aucun cas un résultat scientifique, mais ça peut être un effet secondaire de ces confinements.

  • Est-ce un petit effet placebo pour les vaccinés et un effet nocebo pour les non-vaccinés (être à contre-courant à tort ou à raison peut induire un stress imperceptible mais permanent) ?

    • C’est surtout une étude pour montrer aux antivax l’intérêt du vaccin qui protège d’un virus et de toutes les autres maladies.. Ou que les vaccines prennent plus soin de leur santé en général, ce qui est sans doute vrai.

  • Aaaah! Les statistiques ! Quels beaux tours de passe-passe elles permettent.
    L’idée est originale: mesurer l’effet d’un produit sur la mortalité de ceux qui ne l’ont PAS pris, et qui sont morts d’autre chose que ce contre quoi il est censé protéger. C’est génial.
    Le problème, c’est que si l’objectif est d’évaluer l’impact des injections Covid sur la santé et la mortalité d’une population, il faut prendre en compte L’ENSEMBLE de la mortalité. Éliminer le Covid des causes de mortalité, c’est introduire dès le départ un biais majeur.
    Concrètement, dans le cas de cette étude, on est sur la période décembre 2020 – juillet 2021. Notons d’abord qu’il n’y a aucune différence significative pour les tranches d’âge en dessous de 65 ans, ce qui confirme que le Covid est un non-évènement pour ces personnes.
    Surtout, qui a été principalement injecté sur cette période aux USA ? Les vieux et les malades, pour faire simple. Or, quelle a été LA cause de mortalité (et même de surmortalité) de ces populations au premier semestre 2021? Évidemment le Covid. Cela veut dire que les injectés qui sont moins morts d’autre chose que le Covid sont très probablement morts… du Covid. Effet amplifié par le fait que même des décès n’ayant rien à voir avec le Covid (AVC, cancers, etc.) ont été souvent enregistrés comme décès Covid – attesté par de nombreux témoignages.
    Bullshit in, bullshit out. Ce bidouillage statistique ne montre rien sur l’efficacité des injections. En revanche, il illustre de façon certaine qu’en triturant des chiffres, on peut toujours produire un papier dont le titre proclame « les vaccins, c’est génial ». Même si le corps de l’article dit l’inverse, ce qui est le cas ici.

    •  » que les injectés qui sont moins morts d’autre chose que le Covid sont très probablement morts… du Covid. »
      Cela on n’en sait rien. A lire le papier la mortalité covid des vaccinés est plus basse, et la mortalité non covid aussi. Il n’y a pas de vase communiquant. En un mot la mortalité totale est inferieure, aussi bien covid que non covid.
      De toute évidence il y a un biais de recrutement, les deux populations sont différentes. Pour trancher il faudrait une étude en double aveugle avec tirage au sort. Comme cela a été fait pour tester l’efficacité des vaccins dans la période préliminaire.

  • Cela devrait être l’inverse, une personne vaccinée a moins de mortalité par covid, donc est ‘disponible’ pour mourir d’autres chose.
    C’est comme certaines études sur les hypocholestérolémiants, il y a moins de mortalité cardiovasculaire, mais plus de cancer, donc au final, la mortalité est statistiquement inchangée.

  • , l’explication est facile il y a plus de morts du covid chez les vaccines que chez les non vaccinés,donc….

    • Pour le coup, même en ayant d’énormes doutes sur l’efficacité de ce vaccin, il faut reconnaître qu’en faisant cette simple affirmation on
      tombe dans un paradoxe de Simpsons. Il faut également comparer à tranche d’âge équivalente le nombre de vaccinés ainsi que le nombre de morts. Mais bon, tant qu’on n’aura pas de stats officielles là dessus, et surtout fiables (d’ailleurs pourquoi ne les a- t-on pas, on se le demande), on ne pourra rien en conclure

  • Je voyais hier une vidéo de Raoult montrant sur des graphes qu’ils est très difficile voir impossible de corréler l’efficacité des vaccins et des mesures prophylactiques avec les cas et la mortalité au niveau mondial.

    La pandémie est constituée de variants différents pour chaque pays avec des pics à des dates différentes. Cela suffit à expliquer le problème et malheureusement à invalider pas mal d’études.

    Du point de vue de la rigueur scientifique, si on ne peut expliquer une anomalie, une étude ne vaut pas grand-chose. Comme un bilan avec un centime d’écart entre actif et passif. Faire état de bénéfices inattendus et anormaux n’est pas de la science mais du scientisme.

    • age moyen de déces 81 ans…

      les vaccins par exemples évitent les cas grave parait il..or les vieux morts du covid ne passent pas nécessairement pas la case hopital..

      comme on agit sur les dynamiques il faut penser à celle qu’on veut observer…et se souvenir qu’on doit regarder les dérivées premieres du nombre de cas (morts, hospitalisés, en soins intensifs) en quelque sorte façon chercher les points d’inflexion… tout en sachant qu’on modifie la dynamique d’une épidémie qu’on ne connait pas..

      il faut passer par la case « l’epidémie aurait du être comme ça…grâce à moi elle est comme ça »…ou aller regarder un endroit similaire qui a tout fait pareil sauf un truc…
      je vous souhaite bien du plaisir.

      justement il faudrait savoir prévoir…

      le problème est qu’on a pas les prévisions des modèles AVANT de prendre les mesures..ou alors..

  • Si la vaccination contre la grippe est un choix sanitaire de la part du vacciné, ce n’est pas le cas de la covid où une majorité est vaccinée pour qu’on ne lui pourrisse pas encore plus la vie; donc cet argument de plus grand soucis de sa santé n’est pas pertinent pour la covid

  • L’informatique m’a appris 2 choses :

    – si vous faites la moindre erreur ou supposition abusive quelque-part, ça ne marchera pas,
    – si vous détectez la moindre anomalie dans les résultats, le reste est probablement faux.

    • avec les mesures anti épidémie , (de cas…dont on se fout un peu ce qui importe ce sont les morts et les cas graves) , comment diable détecter une anomalie…?????

      on a au une autre question sur contrepoint..en quoi le gouvernement a t-il contribué au taux de vaccination.. parce que les seule s vie qu’il peut revendiquer avoir sauver son dues à ces vaccinations..

      les grands mystères du pass vaccinal ou de la vaccination des mouflets..

  • Cette étude pourrait être exacte, j’avais une tendinite au bras gauche qui perdurait et un quart après avoir fait le vaccin Janssen, la tendinite n’existait plus

    • Vous risquez gros pour dire la méme chose dans un autre style , je me fais « Moinsser » !
      Je voulais simplement vous prevenir pour le cas ou vous auriez l’ame sensible.
      Beaucoup sur contrepoints Ignorent parfaitement le second degré.

  • Des stats pas rigouresement mathématique, mais d’aprés des interrogatoires des sondages des observations, qui aboutissent apres analyses toujours un peu partisannes, a constater des variations marginales ….
    Cela ne prouve strictement rien !

  • Sait-on si les vaccinés sont plus protégés des crises cardiaques que les non-vaccinés?

  • L’explication est très simple. On sait que les vaccinés font davantage partie des couches aisées que les non vaccinées. La richesse ou l’aisance est un déterminant clé de la santé depuis la nuit des temps. 13 ans de différence d’espérance de vie en France par ex. entre une pers. à 500€ par mois et une à 3000€. La différence de mortalité toute cause entre vaccinés et non-vaccinés reflète tout bêtement la différence de statut social.

    • Exact mais contraire à ce que voudraient entendre nos égalitaristes à tout crin qui aiment penser que le virus frappe au hasard et qu’il faut donc l’éradiquer pour que tout le monde soit protégé. Envisager autre chose qu’une stratégie collectiviste indifférenciée est l’horreur absolue pour certains !

    • Votre explication pourrait tomber juste s’il était nécessaire de payer (dans le sens : sortir de l’argent de sa propre poche) pour bénéficier du vaccin en France. Ce n’est pas le cas. En conséquence, affirmer comme vous le faites que les vaccinés sont davantage parmi les couches aisées de la population nécessiterait au minimum un lien vers une étude sur le sujet. Si une telle étude existe, bien sûr…

      • Oui c’est démontré dans plein d’études et de sondages de pleins de pays que les couches favorisées sont davantage vaccinées contre le covid que les autres couches. Vous les trouverez facilement en faisant une recherche. Question de confiance dans les autorités.

        • Et pourtant, une étude du MIT démontre que les non-vaccinés, contrairement à ce que répète la propagande à longueur de journée, sont majoritaires dans les milieux universitaires et médicaux…

    • la corrélation n’est elle pas dans l’autre sens ? Si vous avez une bonne santé les chances de devenir riche ou à tout le moins aisé augmentent vs. si vous êtes souvent malade. Parce qu’on aurait du mal à comprendre comment le fait d’être plus riche peut permettre de vivre plus longtemps dans un système de centé égalitariste et basé sur le « les riches payent pour les pauvres ». (OK, en vrai, les riches peuvent quand même avoir des petits trucs en plus, style un chirurgien plus réputé pour opérer le problème… qu’ils n’auraient peut-être pas eu en étant pauvre).

      • Non, la bonne santé est corrélée à la richesse. Plus votre niveau de vie est élevé, plus vous vivez longtemps. https://www.insee.fr/fr/statistiques/3319895
        Les facteurs en jeu sont nombreux. Le stress, le mal logement, les métiers mal rémunérés, les métiers dangereux, la difficulté d’accès aux soins, la mauvaise bouffe, l’alcoolisme et le tabagisme pour oublier, sont bien plus développés dans les couches les plus pauvres. Un SDF a une espérance de vie de 45 ans. Sans aller jusqu’aux SDF, les maladies chroniques sont bien plus présentes dans les quartiers populaires que dans le XVIème arrdt et ces maladies chroniques sont un facteur de risque pour toutes les maladies graves. Vous avez même un différenciel d’espérance de vie entre le XVIème arrt et le XVIIIème.

        • « Le travail est la plaie des classes qui boivent. » (Oscar Wilde)

        • « Corrélation n’est pas causation »… Le fait que la santé soit corrélée (il existe une dépendance linéaire d’ordre 2) à la richesse, on en convient tous. La question de fond est « qui cause quoi »…

          L’approche usuelle, imbibée de préjugés socialistes est que « les riches ont les moyens d’être en bonne santé »‘(et en privent les pauvres). Mais les données détaillées ne sont pas si claire. L’approche plus libérale serait de se demander (et ça semble probable) si le fait d’être en bonne santé n’est pas un des facteurs expliquant le fait d’être riche. Ou s’il n’existe pas une autre variable qui expliquerait la santé ET la richesse (variable confondante).

          Si je suis en bonne santé j’ai pu étudier toute ma jeunesse, je peux travailler à temps plein sans blocage, je peux me concentrer et penser à innover sans interférence de la douleur, ou d’une crainte continuelle de mourir trop vite,..
          Au contraire si ma santé est défaillante, que je passe beaucoup de temps à me faire traiter ou à souffrir en l’absence d’un traitement efficace, les chances que je développe une « industrie » et une innovation suffisante pour avoir des chances d’être riche.

          Bien sûr que les SDF et les pauvres vivent moins longtemps que les riches et les châtelains… mais c’est pas forcément la richesse qui fait vivre longtemps, les données et la logique indiquerait plus que vivre longtemps (ou du moins avoir les gênes qui le permettent) est un avantage compétitif important dans le fait de devenir riche.

          Les rois de France durant la période XVè – XVIIè, pourtant plus riches que leurs cousins d’Angleterre, ont eu une durée de vie moyenne plus courte de près de 10 ans si je me rappelle bien…

        • Savez vous quelle est la profession dont l’espérance de vie est la plus longue ? Les enseignants du supérieur. Pourtant, je peux en témoigner, c’est pas franchement celle qui est la plus riche ou la mieux payée.

  • Si cela ne corroborre pas les années anglaises, cela prouverait que les données CDC sont bidonnées.
    il m’étonnerait que les vaccinés meurent moins de crise cardiaque que les non VAXX.

    • Les données ne sont sans doute pas trafiquées.
      En revanche, sortir ce genre de stats sans prévenir dans la foulée qu’il y a très certainement un biais statistique confine à la malhonnêteté…

      • Oui, en général ce ne sont pas les données, ni même les stats elles mêmes qui sont bidonées, mais plutôt leur présentation/interprétation. Jouant sur le fait que les gens pensent que comme c’est « de la donnée » alors c’est juste et donc que l’explication est forcément, par confusion de proximité, juste aussi.

        Un exemple flagrant c’est la présenation des nouveaux cas en réa sur « tous anti-covid ». Il est dit que 93.77 non vaccinés sont entrés en réa contre 8.18 vaccinés… conclusion les réas sont pleines de non-vaccinés. Sauf qu’en petit pour les deux valeurs il est indiqué « pour 1 million de non vaccinés de plus de 20 ans » et « pour un million de vaccinés de plus de 20 ans ». Pourquoi plus de 20 ans ? parce que si on mettait les moins de 20 ans (enfants) on aurait une grosse part de non vaccinés ET presque aucune entrée en réa, ça « fausserait dans le mauvais sens la perception »… Mais aussi, on a le chiffre mis en avant avec fierté de 88.6% de vaccinés chez les plus de 20 ans. Donc on a 93.77*11.4 = 1069 et 8.18*88.6=724.74… Donc oui, il y a dans les réa un peu plus de nouveaux entrants non vaccinés, mais l’écart est faible (en volume), dire que l’épidémie ne vient que des non vaccinés et que si tout monde l’était les réa seraient vides est donc une présentation erronée, mais que la présentation « artistique » des chiffres permet ! Et on ne parle pas des répartitions par âge. Pourquoi ? Peut-être parce que les « très vieux » sont plus vaccinés que les « vieux » mais que les très vieux ne vont (hélas) presque jamais en réa : chez eux c’est souvent diagnostique-décès sans même passer par la case hospitalisation (sinon on n’aurait pas tous ces « morts en EHPAD ») ? On n’en saura rien, les données présentées sont choisies pour aller dans le sens du « narratif » du gouvernement et puis c’est tout.

      • Après il y a des biais dans la construction même des données, évidemment. Si le médecin est très « vaccino-centré » qui fait le tri, la personne vaccinée avec des symptomes marqués restera chez elle quand la non vacciné avec le même niveau d’oxygène etc. sera hospitalisé (par précaution… même si la majorité des hospitalisés COVID ne restent qu’un jour ou deux, pour être sûr). Idem pour la réa, est-on sûr qu’on envoie en réa au même niveau de symptômes des vaccinés et non vaccinés ? Et qu’on ne fait pas de différences selon l’âge (dans un sens ou dans l’autre, d’ailleurs) ? Pareil pour l’enregistrement des décès, un cancéreux en phase terminale avec un diagnostique COVID qui décède, est-il compté mort du COVID dans les deux cas (ou dans aucun des deux) ou seulement s’il n’est pas vacciné ? Ça va sûrement dépendre du médecin qui remplit le certificat de décès, de la structure où la personne était…

  • Pour ce qui est de la citation stat/bikini, je ne résiste pas au plaisir de rappeler que notre prof’ de stat en Sciences Eco 1ére année (1969) l’utilisait déjà… »montre tout et cache l’essentiel). J’ai conscience de ne pas faire avancer le schmilblik, cher Alexis…

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