Marche des libertés : une mascarade gauchiste qui ne marche plus

Mélenchon mars 2018 by Bachellier Christian(CC BY-NC-ND 2.0) — Bachellier Christian, CC-BY

Qui peut croire les héritiers des pires totalitarismes du XXe siècle ?

Par Olivier Maurice.

Ce samedi 12 juin 2021 a eu lieu la marche des totalitarismes, des corporatismes et des lobbyings, rebaptisée pour l’occasion Marche des Libertés, à l’habitude des hold-up sémantiques dont la classe politique française a le secret et plus particulièrement la gauche politique, la gauche syndicale et la gauche associative qui comptent se retrouver dans les rues pour prouver leur existence, leur importance et leur dévouement pour la vie du pays : lutter contre « l’ arrière-goût d’extrême droitisation de la société qui plane dans l’air »

Tout cela sonne tellement faux !

Qui peut croire une énième fois au motif affiché de « lutter contre l’extrême droite » en pleine période électorale, sachant qu’il est assez flagrant que depuis les années qu’il est utilisé l’argument de la diabolisation semble en définitive surtout bien réussir au diabolisé ?

Un brillant palmarès

Qui surtout peut croire que la gauche française défend les libertés et offre une quelconque protection contre « la bête immonde », comme si nous étions à Munich en 1923 ?

D’ailleurs, qu’a fait la gauche entre 1923 et 1941 ?

Signer le pacte germano-soviétique, comme le communiste Joseph Staline ?

Signer les accords de Munich, comme le radical-socialiste Édouard Daladier ?

Ou encore prendre neuf sièges de ministres sur 21 au premier gouvernement Pétain, avec la bénédiction du syndicaliste André Février et du si vénéré patron de la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO) Léon Blum, gouvernement qui deviendra ce que l’on sait sous la houlette du socialiste Pierre Laval et de l’ancien communiste Jacques Doriot

Collaborer avec l’armée d’occupation nazie, en suivant veulement les ordres donnés par le chef suprême du Kremlin avant que celui-ci ne réalise qu’il s’était fait rouler dans la farine comme un débutant par celui qu’il félicitait chaudement deux ans plus tôt lors de l’invasion de la Pologne ?

Ou plus officiellement et politiquement correctement être prisonnier du pacte germano-soviétique… obligé de collaborer avec la chemise brune en dépit de son plein gré en quelque sorte….

Le cimetière des éléphants

Surtout, qui croit encore cette gauche dure ?

Dure, parce qu’il ne reste aujourd’hui dans le paysage politique, syndical et associatif français que les fossiles des mouvements les plus radicaux, la gauche social-démocrate ayant complètement explosé.

Qui peut croire les héritiers des pires totalitarismes du XXe siècle ? Les apôtres des pires dictateurs sanguinaires qui se sont cachés toute leur vie sous une masse de mensonges, de dénis et de sophismes pour maquiller leurs crimes et leur haine absolue de la liberté : Lénine, Staline, Trotski, Castro, Guevara, Mao, Pol Pot et tous les autres ?

Qui peut croire à un combat pour la liberté, de la part de personnes dont l’injure suprême, l’ennemi juré, la source de toutes leurs haines et qu’ils ne cessent de désigner en permanence est justement la liberté et le libéralisme, et avec ça, les libéraux et tout ce qui pourrait s’y rattacher de près ou de loin.

Non, messieurs les postulants dictateurs de gauche, nous n’avons pas besoin de vous pour nous rendre compte de ce qu’est une dictature de droite, ni une dictature du centre ou d’ailleurs.

Quand la gauche vénérait Staline

Nous serions bien mal conseillés de toute façon, comme le 8 mars 1962, quand l’organe officiel du Parti communiste français criait son amour inconditionnel pour le bourreau rouge à la moustache conquérante.

Cette marche des libertés, c’est avant tout la marche de la honte. La honte que vous devriez avoir à parler de liberté, alors que depuis un siècle, vous vous escrimez par tous les moyens à détruire les libertés partout où vous le pouvez.

Inutile de faire le bilan de l’anti-libéralisme de par le monde. Il est criant et sans aucun appel : des dizaines de millions de morts, des pays ruinés, des générations sacrifiées, des patrimoines culturels et intellectuels détruits, des régions entières rendues incultes ou enfouies sous les déchets toxiques.

Se servir de, ou combattre ?

Surtout, ce n’est absolument pas comme cela que vous aiderez à combattre l’extrême droite, pour la simple et bonne raison que ceux que vous désignez comme étant d’extrême droite ne comprennent pas un traître mot de ce que vous racontez, le seul sujet qui les intéresse étant exclusivement celui de l’immigration.

Quand vous prononcez le mot liberté, ceux d’en face comprennent discrimination positive, privilèges et haine à l’encontre de ceux qui ne sont pas dans votre camp, le tout au frais de la princesse et en niant formellement tous les problèmes réels, craints ou fantasmés.

Y a-t-il un problème avec l’immigration ? Y a-t-il un problème avec les immigrés ? Y a-t-il un problème des Français avec les immigrés ? Quelles sont les dimensions de ces problèmes et leurs possibles solutions ?

Nul ne le sait vraiment car depuis 40 ans le sujet est classé directement dans la catégorie racisme et qu’il est interdit d’en débattre.

Et comme il est interdit d’en parler, il est interdit de remédier aux vrais problèmes et d’évacuer toute la masse gigantesque de fantasmes et d’élucubrations accumulés au fil du temps et de la censure.

Freiheit : nein danke !

Oui, vraiment trop gentil à vous de défendre la liberté en 2021, alors que se succèdent les unes après les autres les atteintes à la liberté d’expression et les dictatures morales en tout genre, des Lois Gayssot ou Avia aux sempiternels sermons et excommunications qui font votre fonds de commerce.

Où étiez-vous depuis plus d’un siècle, quand droite et gauche confondues n’ont eu de cesse d’accuser la liberté de nuire à autrui, et donc de devoir la restreindre à des friandises bien encadrées par les lois, les taxes et la maréchaussée ?

Étiez-vous de ce côté-ci ou de l’autre côté du mur ?

Surtout, trop gentils de venir prétendre défendre la liberté en 2021, alors que la France vit toujours profondément enfouie sous les scories du Front populaire, du Conseil national de la résistance et du programme commun, qui n’avaient et n’ont toujours qu’un seul et unique objectif : détruire la liberté pour y instaurer le socialisme, la dictature absolue de l’État, à défaut de dictature du prolétariat.

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