Pas d’auto-tests pour les braves, mais du cocktail !

À force, les naïfs qui croient encore aux fadaises gouvernementales se rapprochent des complices qui participent, voire des collabos.

par h16

Certes, la gestion d’une pandémie n’est pas chose aisée et les autorités françaises ont dû faire face à de nombreux défis. Certes, il n’est pas facile de les relever lorsqu’après des décennies de contre-sélection, on n’a plus aux commandes qu’une brochette de semi-débiles et d’arrivistes sans le moindre scrupule dont les décisions aggraveront notoirement la situation chaque semaine. Certes.

Mais il faut avouer que les derniers tours de pistes enchaînés fébrilement et sans reprendre leur souffle par tous les clowns du Coronacircus Macron donnent le tournis.

Ainsi, alors que la presse semble décidée à faire tout un foin d’une banale séance de torture cuisinière clandestine dans laquelle d’innocentes recettes gastronomiques ont été bafouées et humiliées à des prix défiant toute planification budgétaire, à seule fin de satisfaire le palais de certains politiciens en vue de la macronie, de nouveaux rebondissements attendent les Français dans leur espoir, de plus en plus chimérique, d’un retour à une vie sinon normale au moins passablement moins confinée.

Jugeant sans doute que la situation épidémiologique n’était pas suffisamment embrouillée et que le suivi des populations picousées était encore trop simple, le gouvernement, usant d’une inventivité sans limite, propose à présent de tenter les cocktails de vaccins pour enfin protéger une population pourtant de moins en moins à risque à mesure que la belle saison s’avance, l’épidémie recule et l’immunité s’installe : la Hautotorité de Santé (dont l’historique en matière de recommandations inspire une solide confiance) explique à présent qu’après un premier shoot d’Astra-Zeneca, les moins de 55 ans devraient passer sur un petit Pfizer ou une dosette de Moderna pour ceux qui aiment un peu la variété.

On imagine sans mal que les laboratoires des uns et des autres se sont coordonnés pour écarter tout risque d’effets indésirables provoqués par les mélanges subtilement dosés (forcément) de leurs productions respectives qui ont été abondamment testées dans ces nouvelles conditions afin d’éviter les surprises. La bonne humeur et l’assurance quasi-désinvolte avec laquelle tout ceci est mené donne un parfum printanier à cette expérience vraiment excitante à l’échelle d’un pays.

Malgré tout, on pourra douter que cette « solution » proposée par la Hautotorité calmera la nervosité des vaccinables parmi lesquels même certains qualifiés de « peu à risque » ne s’embarrassent pas pour claboter quand même.

Devant ce qui ressemble à un nouveau fiasco flamboyant, on ne sera donc guère surpris d’apprendre que, finalement, les Français seraient assez contents de pouvoir s’autotester dans leur coin, comme des grands et comme le font déjà depuis un petit moment les Américains, les Anglais et les Allemands.

Rassurez-vous cependant : ce n’est pas parce que des adultes américains, britanniques ou allemands sont capables de se tester tout seuls qu’il en ira de même en France et assez rapidement une campagne d’information s’est mise en place pour rappeler que ces autotests (longtemps indisponibles car pas autorisés en France) n’étaient pas fiables voire dangereux, et qu’il faudrait en passer par des gestes précis, techniques, réalisés par des Personnes de l’Art pour bien les réaliser.

Ici, toute ressemblance avec d’autres éléments sanitaires qu’on aurait pu avoir en suffisance mais qu’on n’a pas eu, qui ont été réquisitionnés ou dont la commercialisation s’est trouvée longtemps bloquée dans le pays pour des raisons purement administratives est évidemment totalement fortuite tant il est évident que l’ensemble des forces gouvernementales et de progrès ne saurait travailler à autre chose qu’au bonheur total des Français.

Au final, grâce au zèle de nos administrations, au lobbying de nos professions protégées, à la connivence globale entre les uns et les autres et à l’enfoncement toujours plus profond du gouvernement dans la médiocrité la plus gluante, les autotests pourtant disponibles en grande surface pour quelques euros en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas, au Portugal, ou encore en Angleterre et en Suisse ne le seront pas en France qui réserve leur vente aux pharmacies.

De loin, tout semble se passer comme si les petits intérêts commerciaux de certains avaient été placés bien, bien avant l’intérêt des Français à disposer d’un outil supplémentaire pour leur santé : les tests rapides, pourtant disponibles depuis des mois outre-Atlantique, outre-Rhin et outre-Manche, ne sont disponibles que depuis quelques heures sur le territoire français, au compte-gouttes et seulement en pharmacies…

Pour éviter la concurrence aux tests PCR réalisés à grands frais (les vôtres) dans des laboratoires qui ont lourdement investi pour cela ? Certains (Martin Blachier et beaucoup d’autres) le pensent clairement et il va devenir compliqué de ne pas les rejoindre dans cette tendance tant le schéma se répète avec insistance dans le pays : là encore, le gouvernement semble avoir choisi de ménager les ventes des pharmaciens et d’aider les laboratoires à rentabiliser leurs investissements individuels grâce à la sécurité sociale collectiviste bien avant les intérêts des Français qui payent pour tout ça et les salaires des ministres.

À force, les naïfs qui croient encore aux fadaises gouvernementales et aux stratégies vendues par un Véran en roue libre se rapprochent chaque jour un peu plus des complices qui participent à ces magouilles politiciennes, voire des collabos qui poussent la roue d’un régime qui se dirige vers des lendemains qui chantent moyen. Lorsque l’heure du bilan sonnera, la facture sera très salée…

Au final, pour ces autotests comme pour tout le reste, se met en place une mécanique sordide et cynique où seul l’État et ses représentants autorisent, distribuent et empochent. La déresponsabilisation des individus, entamée à chaque collectivisation du pays, continue de plus belle, pas à pas, dépossédant un peu plus les Français de leur santé et de leur liberté au profit d’une bureaucratie sanitaire devenue folle.

Tout ceci ne peut pas bien se terminer.


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