Pourquoi les « dîners clandestins » de nos élites choquent-ils autant ?

Les dîners clandestins organisés par Pierre-Jean Chalençon ont porté à ébullition une opinion publique chauffée à blanc par les restrictions sanitaires : et si l’imaginaire véhiculé renvoyait en fait à celui des dîners du Siècle ?

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Pourquoi les « dîners clandestins » de nos élites choquent-ils autant ?

Publié le 10 avril 2021
- A +

Par Thomas Viain.

Les questions et les fantasmes gourmands vont bon train, suite aux indiscrétions de Pierre-Jean Chalençon. Y avait-il des ministres ? Le pouvoir est-il informé et tolère-t-il cela comme une soupape nécessaire ? Existe-t-il un double standard, avec des lois pour le peuple et des lois pour les hautes sphères ?

L’événement a pris si rapidement une telle ampleur qu’il semble difficile de ne pas y voir un phénomène de société réclamant son explication : pourquoi une affaire somme toute relativement anodine suscite-t-elle un tel tollé ? Le nombre de personnes respectant scrupuleusement les innombrables consignes sanitaires est certainement assez faible et l’organisation de repas clandestins chez monsieur et madame Tout-le-Monde sans doute assez banale ?

Les principales explications avancées jusqu’à présent peuvent se rattacher à deux lignes argumentatives.

Le deux poids deux mesures est choquant : ceux qui ont imposé des restrictions à l’ensemble de la population doivent être exemplaires (avec un raccourci élites = dirigeants). À l’heure où les petits restaurants mettent la clef sous la porte, ouvrir des restaurants clandestins est intolérable.

Il y a une France d’en haut et une France d’en bas : les petits boivent la tasse quand les grands boivent des bulles. Cet étalage de richesse est indécent à une époque de restriction forcée.

La deuxième explication a pour elle l’insistance, dans l’opinion publique, sur les ors du palais Vivienne et le prix exorbitant des menus. Elle s’inscrit dans la droite ligne de l’affaire du homard de François de Rugy, une vétille revêtant un aspect symbolique très fort. Pourtant, le problème n’est pas alors les menus à 200 euros qui referont surface dans les grands restaurants une fois l’épidémie passée et ne provoqueront pas une telle animosité, mais le fait que cette richesse perdure lorsque des commerçants font faillite.

Mais cette colère serait dans ce cas mal dirigée : on devrait s’attacher à tout faire pour que les restaurants puissent rouvrir dans des conditions sanitaires satisfaisantes, plutôt que de voir d’un mauvais œil certains restaurants clandestins continuer d’officier.

« Dîners clandestins » : la peur d’une sécession idéologique des élites

Une troisième explication, cependant, n’a pas été assez explorée jusqu’à présent et rend peut-être également compte du malaise suscité par l’affaire Chalençon. Le cadre de ce dîner clandestin renvoie à un imaginaire plus profond, celui de la sécession idéologique et non pas seulement financière des élites. La question n’est plus celle du deux poids deux mesures, ni de l’écart de richesse en période de restriction. Le doute qui s’insinue porte sur ce que les élites estiment être la gravité de la crise et la nécessité des mesures mises en œuvre. Une petite musique se fait entendre, lancinante, sur l’air d’un : « et si les élites pensaient en réalité tout autre chose de la situation du pays, du covid et des restrictions gouvernementales ? »

Revenons un instant en arrière.

La révolution des réseaux sociaux s’est caractérisée par l’appropriation anarchique de la chose publique. La solution aux grandes questions de politiques publiques n’était plus la propriété des sachants : chacun avait son mot à dire, sa vision, ses lumières à apporter sur l’état du monde et les remèdes à tenter.

Subséquemment, on a vu ressurgir le vieux clivage entre libéraux et démocrates du début du XIXe siècle. Au vu des réactions et théories mal informées, incongrues, biaisées, affleurant sur les réseaux sociaux, les héritiers des libéraux se sont remis ici et là à penser que le vote censitaire avait peut-être du bon (en clair : quelqu’un qui n’a pas le temps et le loisir de se consacrer à l’étude de la chose publique, de se discipliner et de lire énormément, ne dira que des banalités ou des idioties). En réaction, les héritiers des démocrates ont souvent vu les réseaux sociaux comme un formidable outil d’émancipation intellectuelle, n’hésitant pas à les considérer comme l’imprimerie au XVe siècle, qui a permis d’arracher des mains des clercs l’interprétation officielle de la Bible pour la donner au peuple.

Quel rapport avec les dîners de Chalençon ?

Disons qu’une partie de la population voit s’élargir le fossé entre libéraux et démocrates. Elle soupçonne certaines élites de penser que la chose publique est devenue trop complexe, trop technique pour l’écrasante majorité de la population, que le moindre phénomène a des causes et des incidences multifactorielles inextricables que seuls peuvent prendre en considération les milieux autorisés dont parlait Coluche.

La pandémie, de fait, n’échappe pas à cette règle : les mesures prises sont en réalité le résultat d’une équation extrêmement complexe entre la pression médiatique, l’attraction de l’exemple des pays voisins, des images de services d’urgence débordés inacceptables pour une partie de la population, une espérance de vie raccourcie pour certains en conséquence des restrictions sanitaires mais avec une moindre visibilité médiatique (qui s’intéresse réellement à un tableau INSEE ?), une balance entre ce que le philosophe André Comte-Sponville nomme les valeurs (liberté, beauté, vertu) et des biens qui ne peuvent pas être des valeurs (la santé, la richesse), etc.

Et si les élites ne pensaient pas du tout la même chose que nous de l’épidémie ?

Il n’est alors pas à exclure qu’un soupçon se renforce chez une partie de la population : les élites n’ont pas les mêmes idées que le vulgum pecus sur la pandémie. Leurs motivations ne sont pas celles qu’ils donnent en public, car elles seraient « trop complexes » pour le peuple, ou pourraient être mal comprises. Les causes de certaines décisions sont cachées ou inavouables, parce que la population ne serait pas prête à les accepter, faute d’une culture suffisante ou d’être suffisamment dépassionnée (la vieille psychologie des foules de Gustave Le Bon). Et ainsi font flores sur internet des théories allant du grand reset aux idées les plus folles de QAnon.

La conviction que les élites ont un discours pour l’extérieur (les fameux « éléments de langage »), et un discours radicalement différent pour les initiés, fait son bonhomme de chemin, renforcée par la résurgence de l’ancien clivage libéraux/démocrates avec la démocratie des réseaux sociaux (qui se traduisait à l’époque dans la question du vote censitaire : qui peut comprendre ? qui peut voter ?).

Si l’on retient cette troisième explication de la bronca déclenchée par les dîners de Chalençon, qui n’est pas exclusive des deux premières, la reconstruction du cheminement mental de certains observateurs choqués est assez simple.

J’observe que certaines élites ne tiennent pas compte des mesures sanitaires. Je me demande quelle proportion a ainsi une double vie (peut-être est-elle grande). Constatant un décalage idéologique croissant entre elles et moi, j’en viens à penser qu’elles ont une tout autre analyse ou grille de lecture de l’épidémie et des mesures covid qu’elles ne souhaitent pas exprimer publiquement (la foule passionnée vs les milieux autorisés).

Selon un tel raisonnement implicite, les dîners de Chalençon renverraient alors bien davantage à l’imaginaire plus ou moins fantasmatique des dîners du Siècle, de ces gens qui ne vivent pas comme nous et donc ne pensent pas comme nous. Avec ce soupçon lancinant : qu’y a-t-il derrière tout cela ? et que pensent-ils vraiment ?

 

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  • Je ne suis pas sûr que le terme « élites » soit le plus approprié dans un sujet sur les diners de Chalençon. En se plaignant de devoir « porter le bouc émissaire », il nous a montré qu’il n’a pas inventé le fil à couper l’eau chaude.

    • C’est vrai que de nos jours on confond « richous » et « élites ». Quant à EM et son gouvernement de gougnafiers, j’ai vraiment du mal à les classer dans les « élites ».
      Le problème avec ces dîners, c’est qu’on s’aperçoit que les « richous » n’ont pas peur de cette épidémie de la mort qui tue. Pourquoi ? Ont-ils des traitements refusés aux gueux ? Comment se soignent-ils lorsqu’ils sont malades ? pourrait-on avoir les mêmes Dolipranes?

      • « Les richous n’ont pas peur de cette épidémie ». C’est cela la vraie question que soulèvent notre fat permanenté et ses invités.

        Il y a bien sûr le vieux fond de jalousie qui fait s’offusquer le Français moyen de dîners à 400 €.

        Mais surtout, si les décideurs ont un tel mépris des mesures qu’ils nous imposent, c’est que le virus n’est pas si dangereux que cela ou que les mesures en question sont inutiles. Les « richous » n’ont pas peur non pas parce qu’ils ont des traitements qui leur sont réservés mais parce que les mesures ont pour unique but d’asseoir leur emprise sur le peuple. Franchement, si vous risquiez un péril mortel en allant ripailler en bonne compagnie, iriez-vous ?

        Beaucoup en ont assez de mesures démentes qui les briment ou les tuent à petit feu et ces agapes sont la démonstration que finalement on ne risque pas grand chose. De là vient le scandale.

  • Votre article est intéressant mais je pense que si ces diners font autant parler, c’est autant à cause des médias traditionnels que des réseaux sociaux.
    Sur le fond maintenant, ces diners sont la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien plein de maladresses, de mensonges, de ratages et de mesures incompréhensibles prises par un pouvoir incompétent.
    Si on avait affaire à des pointures, on pourrait leur pardonner quelques écarts mais on voit bien que ce gouvernement aura tout fait plus mal que les autres et laissera une facture astronomique.
    Sur la forme, ce n’est pas mieux.
    L’arrogance de Véran, la dégaine clownesque de Castex, les métaphores guerrières du général Manu, les messages débiles du genre « dedans avec les siens, dehors en citoyen » ne passent plus, même auprès des Français les plus dociles.
    Personnellement, je me contrefiche que des ministres fassent des diners mais en échange, je leur demande de ne pas me dire comment je dois me comporter.
    Je veux qu’on me rende ma liberté, c’est aussi simple que ça.

  • Il est évident que quand on analyse cette epidemie on ne peut que constater que c est la montagne qui a accouché d une souris. Eh bien évidemment que si une personne fait appel à son cerveau à sa mémoire plus qu a sa peur et à la télévision, elle va tout faire pour vivre normalement. Ce qui me rassure c est qu ici et la les gens se réunissent et se réveillent pas jusqu’à aller dresser la guillotine mais

  • « les mesures prises sont en réalité le résultat d’une équation extrêmement complexe »….
    Lol
    Gros mensonge des le depart surtout. Apres juste des interets personnels de hauts fonctionnaires, d’elus et de medias qui annonent conneries sur conneries et qui ne se rendent pas compte du surrealisme de leur decisions. Heureusement que les reseau sociaux et internet existent. C’est pour cela qu’ils veulent les contrôler. Il existe de la desinformation certe mais egalement de la tres bonne information.

  • L’article tente de faire passer pour fumeux ou « complotistes » des conceptions parfaitement naturelles. Ah bon? Les politiciens mentiraient? Ils ne diraient pas toute la vérité au bon peuple? Ils iraient même jusqu’à le manipuler pour le maintenir sagement à la niche et préserver leur position de pouvoir ? Quelle surprise…
    Ah bon, il y aurait une « société d’en haut » qui s’affranchirait des règles draconiennes imposées à « ceux qui ne sont rien »? Ce serait vraiment étonnant.
    Bienvenue dans le monde réel – illustré auparavant par la France sous l’Occupation ou l’URSS.

  • Bien sûr que les élites ne pensent pas la même chose que nous, parce qu’ils ne vivent pas la même chose que nous. S’ils attrapent le covid on trouvera de l’azythromycine , de la chloroquine, de l ivermectine -parce que l’on ne sait pas si ça marche mais peut être que si – et si ça empire on trouvera un lit . C’est un peu comme le Titanic , pas de problème de chaloupe pour eux . Alors ça permet d’aller faire un resto entre potes avec risques limités.

  • Je trouve que l’auteur va chercher très loin, alors que la raison du scandale est très très simple : « on » interdit l’ouverture des restaurants, « on » interdit aux français de sortir, de se réunir, de boire une bière dans un parc public, et en même temps, « on » se fait des gueuletons dans des restos ouverts au mépris de la réglementation.
    Ce 2 poids, 2 mesures, avec une réglementation appliquée strictement pour « le peuple » (en pratique, qu’ils soient riches ou pauvres, ceux qui ne sont pas introduits dans ce monde) et beaucoup plus souple pour « ces élites », est insupportable. C’est si dur à comprendre ?

  • Cette histoire Chalençon semble tellement téléphonée. Un mec inconnu organise des soirées. Barouffe médiatique garde à vue etc…On croirait presque une manoeuvre politicienne pour le pékin. À croire que le français préfèrent reprocher la liberté aux autres plutôt que de reprendre la leur. J’arrête là sinon je pense que je vais dépasser le point Godwin.

    • Ce qui me gêne dans cette histoire n’est pas l’organisateur du dîner, ni le prix du dîner, mais les éventuels participants qui sont les premiers à incriminer les français, sans preuve, de faire progresser l’épidémie car ils ont mis le nez dehors pour respirer.

  • On s’en fout ,qu’ils soient verbalisés si besoin et puis c’est tout.
    Contre feux bien utile qui fait les unes depuis 10 jours et évite de mettre les projecteurs sur les vrais problèmes.

    • Pas d’accord : le vrai problème immédiat est le tissu économique qu’on est en train de ravager et les libertés qu’on est en train de confisquer. Au plus tôt ceci prendra fin au mieux ce sera. Tout coup de boutoir dans la position officielle est bon à prendre.

  • Analyse intéressante quoique caricaturale. Les termes employés « libéraux/démocrates » sont particulièrement inappropriés pour désigner les 2 « attitudes » caricaturées, qui existent bien mais parmi un ensemble d’attitudes beaucoup plus complexe et diversifié.
    Un simple exemple : un libéral (un vrai) , accueille positivement le foisonnement des réseaux sociaux qui permet de stimuler la liberté d’expression, même s’il en critique simultanément les excès.

  • Tout va bien ,des restaurateurs sont en garde à vue ,ça doit bien rigoler dans les cités!

    • Il y a déjà des lois pour ça et qui ne sont pas appliquées. Manoeuvres politiciennes pour scinder encore plus la sociéte et ameliorer l’acceptation societale des mesures liberticides qui vont suivre.

  • Si ces « élites » en étaient de vraies, et avaient parfaitement mérité leur argent, ça choquerait autant les Français qu’elles le dépensent, même en l’absence d’interdiction et de clandestinité.

  • Dans la mesure où ces « élites » nous font avaler toutes les couleuvres imaginables au nom d’une « égalité » fantasmée, il est parfaitement sain d’être enragé à chaque fois que, dans leur puante hypocrisie, elles s’affranchissent des règles qu’elles imposent au peuple.
    Égalitarisme à deux balles, oui, mais égalité devant le droit, non.

  • En fRance, il n’existe plus que deux « classes sociales »: ceux qui se permettent, et ceux qui admettent et suivent ce qui leur est imposé ou interdit.

  • Il fut un temps où l’on enseignait qu’une valeur appelée : exemplarité, permettait de s’imposer comme une chef. En d’autres termes, savoir s’imposer la même discipline que celle que l’on impose aux autres. C’était aussi une marque de responsabilité bien comprise et rassurante pour ceux qui se trouvent sous votre autorité.
    Cela n’empêche pas le chef de penser et de pas être obligé de tout dire. C’est le privilège du chef.
    En ce qui concerne ces histoires de « dîners clandestins » ce qui apparaît est que tout ces gens n’ont pas la stature d’un chef et sont cyniques.
    Ça c’est grave , inquiétant et la source de tout un tas de théories plus ou moins complotistes donc dangereux pour nous mais aussi pour eux.

  • « les dîners de Chalençon renverraient alors bien davantage à l’imaginaire plus ou moins fantasmatique des dîners du Siècle »

    Arriver à faire un article sur une comparaison entre un fait « fantasmatique » (les dîners du Siècle) et une fake news, c’est fort !…

    Contrepoint dérive de plus en plus vers les Gilets Jaunes…

  • Je pense que c’est surtout la confirmation du deux poids deux mesures entre le parti au pouvoir et le reste de la population (les autres partis, et la population), je m’explique: le fameux dîner dont parle l’article alors que le gouvernement nous demande de faire bloc contre l’épidémie (alors qu’une bonne partie de la population trouve cela absurde), les dîners clandestins de parlementaires à Paris, la justice a deux vitesse selon votre parti politique (exemple: Fillon, Sarkozy vs Hidalgo). Sans parler que ces mesures absurdes de covid sont à comparer avec d’autres pays développés (La Floride interdit le passeport vaccinal) et ces mesures se rajoutent à d’autres mesures absurdes écologiques ou sociales (parité, fin des moteurs thermiques etc.). La pression augmente.

  • Menu Macron à 40000 euros par contribuable

    Apéritif joueur de Flûte au crémant

    Mise en bouche par le Fillon

    Entrée salades à volonté

    Plat de résistance Nigaud de mouton confiné
    ou Brigitte de bœuf haricots verts cuisson réfractaire

    Faux mage Rollot et en même temps dessert Croustillant aux amandes 135 euros*

    Addition ttc et digestif clandestin offert* par la maison

    *Crédit d’ impôt

  • « la chose publique est devenue trop complexe, trop technique pour l’écrasante majorité de la population »

    Sans aucun doute, mais il est fort douteux de penser que la complexité est mieux maîtrisée par des « élites » autoproclamées.

    En outre ce discours tend généralement à nous expliquer que les erreurs sont en fait des décisions super-intelligentes qui nous échappent : « circulez ya rien à voir ».

    • Il y a plusieurs problèmes avec la notion « d’élites ». J’en voie déjà 3 :

      – on considère la question du point de vue politique où on peut comparer les décisions à un jeu d’échec : celui qui calcule le maximum de coup à l’avance gagne. Mais c’est le politicien qui gagne et pas le pays ou son peuple !
      – les problèmes sont toujours multidimensionnels et on se retrouve toujours au final face à des paradoxes du tramway.
      – un peu de culture mathématique leur apprendrait qu’une suite (et donc une suite de décisions ou d’analyses) n’est pas forcément convergente et peut au contraire amener à des résultats de plus en plus instables. Qu’est-ce qui prouve que dans la pratique l’analyse poussée d’un problème converge vers une solution ?

  • Je doute que l’intérêt du vulgus pecum pour ces dîners clandestins soit motivé par une quelconque résurgence d’un genre de lutte des classes (riche/pauvre ou libéral/démocrate ou gilet jaune/expert technocratique).
    Je pense que ce qui a déclenché l’ire des foules n’est pas tant le dîner clandestin, ni son prix, mais le fait (ni confirmé ni infirmé) qu’il ait pu y avoir un ministre en exercice.
    Le « faites ce que je dis, pas ce que je fais » restera toujours insupportable. C’est humain, foncièrement humain, épidermiquement humain.

  • Il ne faut pas dénoncer les écarts des gouvernants mais eux n’ hésitent pas à encourager la délation.

  • Article d’une grande qualité, merci !

  • @gwingwenn
    « Tout est fait par ces gens qui gagnent leur fortune à la sueur du front des autres »
    Effectivement
    « fastueux diners soit en pratiquant la fuite fiscale » alors là non, ou precisez faste et fuite fiscale.
    Bastiat « l’etat c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre au depend de tout le monde »
    “Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. »
    Bon courage pour la suite

  • « Elite » n’est pas le qualificatif que je choisirais pour ce personnage. Ne cherchons pas non plus trop d’explications philosophiques à ses agissements. Entendons-nous, il ne s’agit pour moi pas de faire ici la critique sur les différences de classes sociales ou de juger les gens riches, car tous les gens « riches » ne sont pas forcément comme lui, et n’agissent pas non plus comme lui.

    Pour moi, ce personnage est simplement laid et insultant. Certes, il mange très « classe », tout est raffinement, esthétique, artistique chez lui, mais ne chie-t-il pas comme tout le monde de la vraie merde ? Ok, ce n’est pas très élégant, mais c’est bien là une irréfutable vérité … C’est peut-être même ce qui, à mes yeux, le rend un poil plus sympathique. À constater son affligeante arrogance, sans doute est-il persuadé qu’il est au-dessus de tout cela, au-dessus des lois du peuple, des règles de notre société et qu’il ne craint pas grand-chose.

    La société entière est impactée, le monde entier est concerné mais apparemment pas lui. Des gens meurent et souffrent, d’autres se battent, luttent chaque jour qui passe pour trouver des solutions et vaincre cette saloperie de maladie. Bien entendu ce n’est pas la peine de se demander ce qu’il pourrait faire pour aider, vraiment aider. On ne fait pas d’un âne un cheval de course. Car mis à part la bonne, bouffe, le business, la gloriole et le blabla inutile, à ma connaissance, il ne sert pas à grand-chose. Bien qu’il en ait les moyens, ne serait-ce que financier…

    Franchement, tenter un coup de pub, en ces temps difficiles pour nombre d’entre nous, c’est de très mauvais goût, et insultant pour tous ceux qui se battent au quotidien, riches et pauvres, pour leur vie ou pour en sauver d’autres. En plus c’est pour le moins contre productif, car plus personne ne voudra s’afficher chez lui.

    Je crois que l’on est plus près du petit-bourgeois arrogant et mucilagineux que de l’Élite au sens chevaleresque et noble du terme. C’est mon humble avis.

  • Plus cette crise avance, plus les mesures stupides et contradictoires s’empilent, plus j’ai l’impression que pour nous faire gober des semblants de déconfinement ( qui ne sont que des assouplissements à la marge des dites mesures), le gvt doit par ailleurs interdire absolument certaines activités ( commerces non essentiels, limites au nb de personnes rassemblées, port du masque ou pas selon les lieux et circonstances, etc…) Pour le dire simplement, pour prétendre autoriser quelque chose, il faut  » EN MEME TEMPS » en interdire d’autres, d’une façon complètement arbitraire! ( Ce que certains voient et d’autres pas, aveuglés qu’ils sont par la propagande gouvernementale sanitaire!)

  • Euh c’était quoi déjà le slogan de campagne, la République exemplaire ?

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