Dépenses publiques : de combien sont-elles trop élevées ?

Au moment où l’on s’interroge sur la façon dont les pouvoirs publics vont pouvoir relancer notre économie, il est utile de se pencher sur le problème de nos dépenses publiques considérables, bien plus élevées que partout ailleurs.

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Dépenses publiques : de combien sont-elles trop élevées ?

Publié le 28 mars 2021
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Par Claude Sicard.

Au moment où l’on s’interroge sur la façon dont les pouvoirs publics vont pouvoir agir pour relancer notre économie après la grave crise que nous venons de traverser, il est utile de se pencher sur le problème de nos dépenses publiques. Elles sont considérables, bien plus élevées que partout ailleurs.

Pour les libéraux, elles étouffent complètement notre économie.

Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron avait promis de les réduire de 60 milliards d’euros. François Fillon, de son côté, avait avancé le chiffre de 100 milliards en cinq ans. Effectivement, les dépenses publiques françaises sont considérablement plus importantes que tous les autres pays, et elles ne cessent de croître, d’année en année : elles sont la cause de l’endettement croissant de l’État, un endettement qui a dépassé maintenant le montant du PIB du pays.

Qu’en est-il donc, exactement ? Nous en jugerons en nous en référant à l’année 2019, l’année 2020 ayant été par trop marquée par des évènements exceptionnels du fait de la pandémie de la Covid-19.

Les dépenses publiques en France

En 2019, elles se sont élevées à 1348 milliards d’euros, soit 55,6 % du PIB. En pourcentage du PIB, elles sont les plus élevées de tous les pays de l’OCDE :

  • Suisse 32,7 %
  • États-Unis 37,8%
  • Royaume-Uni 41 %
  • Allemagne 45,2 %
  • Suède 49,3 %
  • France 55,6 %

Les études consultables ne ventilent pas toutes de la même manière les dépenses publiques. Par exemple, Jacques Fournier, conseiller d’État honoraire et ancien secrétaire général du gouvernement, les décompose de la façon suivante :

dépenses publiquesL’État produit des services : éducation, santé, transports, securité… et ces prestations sont tout à fait utiles à la nation. Aussi, pour cet auteur, le terme de dépenses publiques ne convient pas pour les qualifier. Et il n’est pas possible d’établir des comparaisons avec les autres pays car en effet, selon les pays, l’État ne joue pas le même rôle dans la production de ces services.

De son côté, dans une étude datant de 2017, France Stratégie adopte le schéma d’analyse suivant des dépenses publiques en points de PIB :

dépenses publiquesDans l’optique qui nous intéresse ici, s’agissant de débusquer où se trouvent les excès de dépenses, c’est-à-dire les gaspillages, nous préférons adopter la décomposition suivante :

Les dépenses sociales

Aujourd’hui, les dépenses sociales françaises représentent près de 60 % des dépenses publiques, elles sont de loin le poste plus important, comparées aux autres pays :

Voici ci-dessous comment la  France, en cette matière, se compare aux autres pays :

  • Suisse 16 %
  • Pays-Bas 16,7 %
  • États-Unis 18,7 %
  • Japon 21,9 %
  • Allemagne 25,1 %
  • Suède 28 %
  • France 31,2 %

En 2019, pour la France, il s’est agi de 34,1 % du PIB, soit 827 milliards d’euros.

Pour établir une comparaison qui ait du sens avec les autres pays il faut tenir compte du niveau de richesse de chacun d’eux, celui-ci étant représenté par les PIB/tête, et ramener les dépenses sociales au nombre des habitants et non pas au montant des PIB des pays, comme cela se fait habituellement, à tort.

Sur le graphique ci-dessous, on a fait figurer les PIB/capita des pays en abscisses et les dépenses sociales par habitant, en ordonnées, (en US dollars).

On voit que la France se situe bien au-dessus de la droite de corrélation. Avec un PIB/tête de 40493 dollars, en 2019, le pays devrait en être à un niveau de dépenses sociales de 9645 dollars par personne, alors que nous sommes à 12 563 dollars, soit une excédent de 30,2 %.

En 2019, année où les dépenses sociales se sont élevées à 827 milliards d’euros, il y a eu un excédent de dépenses de 192 milliards d’euros, dépenses sociales qui se monteraient à 635 milliards d’euros. Selon cette corrélation, ce qui serait le niveau normal aurait représenté 26,2 % du PIB en 2019, un niveau se situant entre ceux de l’Allemagne et de la Suède.

Les dépenses autres que sociales

Nous regroupons dans cette catégorie les dépenses de fonctionnement des services publics additionnées des investissements et de la charge de la dette. Comme précédemment et à nouveau par une approche économétrique basée sur le même échantillon de pays, nous obtenons la corrélation suivante :

Cette corrélation indique que ces types de dépenses sont en excès de 11,0 % par rapport à la norme, ce qui pour l’année 2019, représente 57 milliards d’euros.

L’excédent de dépenses publiques en France

Par cette approche économétrique que nous proposons d’adopter et qui  semble être la bonne manière de procéder, l’excès de dépenses publiques dans notre pays se chiffre à un total de 249 milliards d’euros :

  • Dépenses sociales 192 : milliards d’euros
  • Fonctionnement et investissements : 57 milliards d’euros

En 2019, avec cette correction de 249 milliards d’euros, les dépenses publiques françaises auraient dû s’élever à 1099 milliards d’euros seulement, au lieu des 1348 milliards enregistrés.

Elles se situeraient ainsi à 45,3 % du PIB, ce qui est exactement le niveau de l’Allemagne. Le budget de l’État aurait eu un solde largement positif, puisque cette année-là, son déficit a été de 92,7 milliards d’euros.

Les excédents de personnels dans la fonction publique qui sont généralement le principal problème dénoncé sont très loin d’expliquer les 57 milliards de dépenses excessives dans le fonctionnement des services de l’État et des collectivités territoriales. Dans un article  sur le site EPLF nous avions chiffré à 350 000 l’effectif des personnels en surnombre dans les emplois publics, dont 190 000 emplois aidés, sur un effectif total de 5 640 000 personnes ; le coût de ces personnels excédentaires  ne représente tout au plus que 14 à 15 milliards d’euros.

L’analyse que nous présentons démontre que c’est essentiellement sur les dépenses sociales qu’il faudrait agir. Mais c’est extrêmement difficile politiquement pour tout gouvernant, quelle que soit son orientation. On se souvient du tollé qu’avait provoqué la réduction de 5 euros par mois des APL !

L’explication des dépenses sociales excessives en France

Les observateurs de la vie politique ne donnent pas d’autre explication des dépenses sociales excessives de la France que le laxisme de l’État. Il est certes une réalité mais en démocratie il faut être porté au pouvoir et se faire élire.

Deux facteurs se combinent : la très grave désindustrialisation du pays et la sociologie même des Français.

Le déclin de l’industrie depuis une quarantaine d’années, un secteur qui ne contribue plus aujourd’hui à la formation du PIB que pour 10 % seulement au lieu de 18 % à 20 % dans les autres pays européens, a généré un appauvrissement de la population. La puissance publique a été ainsi amenée à augmenter les prestations sociales pour y remédier, d’année en année.

La corrélation est très forte entre la production industrielle des pays et le PIB per capita de ses habitants. La fonte du secteur industriel s’est fortement répercutée sur le PIB par tête des Français. La révolte des Gilets jaunes déclenchée en octobre 2018 a été l’illustration même de ce phénomène, et n’a pas été suffisamment soulignée. Par ailleurs, il est bien connu que les Français attendent tout de l’État.

Daniel Cohen, professeur d’économie à Normal sup, explique que nous sommes passés d’un État gendarme à un État providence. Au XVIIIe siècle, Tocqueville écrivait déjà :

Les Français comptent toujours, pour se sauver, en un Pouvoir qu’ils détestent, mais se sauver par eux-mêmes est la dernière chose à laquelle ils pensent.

Avec la crise de la Covid-19 nos gouvernants ont enfin pris conscience des désastres causés par la grave désindustrialisation du pays.

Mais remonter la pente dans le contexte actuel d’une Chine devenue l’usine du monde va être extrêmement difficile. Pour mettre fin à son endettement extérieur, le pays devra nécessairement réduire ses dépenses sociales : la première urgence consistera à mettre fin aux gaspillages, et en tout premier lieu à débusquer toutes les fraudes aux prestations sociales que certains auteurs n’hésitent pas à chiffrer à une cinquantaine de milliards d’euros par an.

Dans une tribune du journal Libération du 17 septembre 2010 Hervé Novelli, Secrétaire d’État au Commerce et à l’Artisanat, énonçait :

La meilleure garantie du niveau de vie des Français, à terme, ce n’est pas le niveau de nos transferts sociaux, c’est la croissance du PIB.

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  • Lutter contre la fraude aux prestations sociales est une chose, mais on aura du mal dans l’ immédiat à se passer de cette béquille sans provoquer une révolution. Une autre piste serait de chiffrer le coût réel d’ un rond point, de l’ urgence de son aménagement, du mobilier urbain, de la véritable mise en concurrence lors d’ appel d’ offre et casser les connivences locales, du coût réel de n’ importe quel chantier que l’ argent public finance et je ne serai pas étonné de largement dépasser les 50 milliards d’ économie.

    https://www.thinkerview.com/elise-van-beneden-france-corruption-a-tous-les-etages/

    • chiffrer les cout de certaines dépenses publiques peut revenir par exemple à chiffrer une vie humaine..

      le politique pourra toujours arguer que son rond point évite par exemple des morts… de la pollution, du bruit.. et que ça en vaut le surcout…

      il aura pris possession de votre santé, et de votre liberté et choisi un prix.

      • et pourtant..

        les dépenses publiques sont « indiscutables » car bien souvent justifiées par des mensonges et absurdités parfaitement assumés.

        quand on en discute on choisit d’etre hypocrite…
        si vous acceptez que les élus décident « des routes »… vous devez accepter que ce qui prévaudra sera la fruit d’une de la défense acharnée d’interet particuliers très divers..

        le concept de gaspillage de ressources publiques est séduisant mais bancal.

    • Lutter contre la fraude aux prestations sociales provoquerait une révolution.
      Intéressant.

  • la France , le pays ou les cigales peuvent chanter tout l’été et glander les reste du temps grâce à l’argent de ceux qui travaillent….

  • ah la correlation pib/ tête depense sociale par tête ….

    rarement j’ai entendu dire dans ce pays que les dépenses publiques avaient pour BUT de maximaliser la richesse du pays…

    mais surtout de compenser des injustices sociales.. sociales et désormais raciales et sexuelles..

    ce qui serait intéressant d’avoir c’est une echelle des « injustices sociales  » par pays.. sinon, vous ne pouvez pas dire la France dépense trop…

    ce qui doit être discuté est la mesure des injustices qui sont la « cause » de toutes ces mesures..

    • quand vous parlez d’un autre pays à un socialo français il va y trouver « l’injustice » à dénoncer pour en conclure..caca. et par contre expliquera pourquoi les pays communistes n’ont pas tort de réduire les libertés individuelles.

  • Si on poursuit le raisonnement, on observe que les dépenses de retraite constituent la part majeure (la moitié) des dépenses sociales affectées majoritairement au budget public en France quand nos voisins ont pour beaucoup choisi des systèmes privés volontaires de retraite. On ne compare donc pas les mêmes choses, même si l’on peut être certain que le système français de retraite est effectivement plus coûteux du fait de son mode de gestion et des paramètres plus souples appliqués aux retraites françaises (âge de départ, durée de cotisation etc)

    • La gestion « souple » … ce n’est pas justement le fond du problème ?
      Avoir des bataillons de privilégiés qui partent à moins de 60 ans, avec de l’argent pris sur le secteur libéral, qui trime à +65ans.
      Notre « modèle social », c’est la mise la mise en coupe réglée de l’économie au service des hommes de l’Etat et de ceux qui les servent.

  • Je ne vois pas trop l’intérêt du calcul de corrélation Dépenses/hab et PNB/hab, car ils ont le même dénominateur. On voit bien que la France dépense plus en % pour ses dépenses.

    • oui et on élude le débat sur les « raisons » des dépenses sociales, pour les substituer par le culte du PIB…

      il n’existe que peu de doute que les dépenses publiques sont antiéconomiques elles sont rarement justifiées comme telles..en gros « justice et progrès »..

    • « la France dépense plus en % pour ses dépenses. »
      Elle dépense surtout plus EN VALEUR que la VALEUR de ce qu’elle produit, donc création de dette. Et comme elle ne fait rien pour rectifier le tir, elle est sur la pente savonnée du déclin inéluctable.

      • mais là encore pirouette…

        la France dépense.. non..
        le déclin de la france ..non..

        la dette est acceptable si CELUI qui la crée est CELUI qui en porte la responsabilité..

        je me fous du déclin de « la france »…

        en fait beaucoup de gens ne semblent juste pas vouloir dire; l’etat bas les pattes et veulent conserver sous le doute des concepts d’interet général

        • « CELUI qui la crée est CELUI qui en porte la responsabilité.. »
          Mouais!!!! On peut toujours rêver que le responsable paie les pots cassés! Sauf que le déclin de la France est un fait (même si je m’en fous aussi) dont on ne peut nier la réalité, et l’impact qu’il aura sur l’ensemble de la population ( dont vous et moi évidemment!).

  • Pour diminuer les dépenses sociales sans pénaliser les allocataires il faudrait que le coût de ces prestations diminue donc je suggère que la meilleure solution serait la mise en concurrence des prestataires (fin du monopole de la sécurité sociale et des assurances chômage/retraite). Évidemment si des assureurs privés s’en chargent, ils veilleront mieux à exclure les fraudeurs…

    Dans un second ordre il faudra s’attaquer à l’efficacité de la dépense publique, qui est une composante du PIB (en l’absence de chiffre d’affaire des services publics).

    • pourquoi ne faut il pas pénaliser ( ou peiné???) les allocataires ???

      ce serait donc faire n’importe quoi mais efficacement…à moindre cout…

      • Puisque de toute façon, la dette ne sera pas remboursée, il conviendrait de la laisser au débit de ceux-là qui ont reçu les allocations qu’elle aura permises.

    • A Francois Brault.
      « Évidemment si des assureurs privés s’en chargent, ils veilleront mieux à exclure les fraudeurs… »
      Bien dit, excellent !

  • Rien d’étonnant, un papier de plus propagandiste qui tourne les chiffres dans le sens du message qu’il souhaite faire passer.

    En quoi la baisse de l’industrie est la raison de l’endettement constant de la France depuis 50 ans ? Corrélation n’est pas causalité… Les économistes d’il y a 200 ans ont bien dit que les 3 secteurs économiques se valent, il y a 100 ans il y avait les mêmes discours avec l’agriculture… Donc notre secteur tertiaire est plus fort et voilà, hormis qu’il douille plus depuis 1 an il n’y a rien qui change sur la durée : notre PIB par tête est absolument équivalent à ceux du Royaume Uni ou même de l’Allemagne selon l’année… mais ça quand on est orienté on se garde bien de le dire et on préfère prendre une année où il y a le plus d’écart plutôt qu’une moyenne sur plusieurs !

    Concernant la réduction des dépenses sociales, comme d’hab on parle des APL on comprend bien le message politique, sauf que ces derniers coûtent même pas 20 milliards et ça pareil on le tait volontairement hein !
    Pourquoi toujours taper sur les mêmes, qui paradoxalement coûtent le moins ? 80% des dépenses sociales, soit 560 milliards, sont uniquement comprises par les retraites et la santé (utilisée à plus de 50% par ces mêmes retraités me faut-il préciser hein).
    Or les retraités sont aussi les ménages les plus riches de France, la moyenne des retraite est supérieure à la moyenne des salaires !..

    Le vrai problème est là, mais entre des politiques incapables (et en effet difficile de faire passer ce genre de pilule aux Français je ne dis pas le contraire, mais encore faut-il leur expliquer correctement ce qu’il se passe plutôt que de brandir des étendards) et des libéraux/droitards qui s’aveuglent avec les dépenses sur le chômage ou les APL (qui sont donc absolument ridicules à côté, je me répète), on a pas fini… Et pourtant ces chiffres sont publics et étaient mêmes communiqués chaque année lorsqu’on recevait la lettre pour l’impôt !

    Bref comme d’hab ça va downvoter ce message et jamais répondre à mes arguments, vous savez dans le fond qui sont les vrais parasites 🙂

    • Et je préciserais que l’article met justement le doigt sur des dépenses publiques gaspillées au niveau de l’administratif/bureaucratie et constate à juste titre que ça ne vient pas exclusivement du nombre de fonctionnaires. Mais pas de bol, ça ne va pas dans le sens du message du coup hop on change de sujet pour parler des APL et de l’industrie au lieu de creuser !

      Une piste : les hauts fonctionnaires procéduriers, vous savez les gens payés pour faire semblant de prendre des décisions, ceux qui passent leurs journées en réunion à ne rien faire.

      On a exactement le même type de profils dans toute grosse entreprise, eh oui le gaspillage n’est pas que dans le secteur public ! (Et quelle est la plus grande « entreprise » de France si ce n’est l’état…). Serait-ce un caractère franco-français de payer des gens à tergiverser pendant des jours pour rien au lieu de laisser les gens de terrain prendre les décisions ? Possible… Et voilà une bien meilleure piste que la réduction des APL 🙂

      Une autre c’est en effet la mentalité à ne pas trop oser se lancer et attendre tout de l’état en effet, pourquoi n’en parler ici que dans une seule ligne ?

      Bref encore une fois c’est compliqué quand on est aveuglé par son idéologie…

    • Vous avez raison (si j’ai bien compris votre commentaire :)). Le premier poste de dépense est les allocations retraites, tout cela à cause de la retraite à 60 ans. Rajoutez les 35 heures, qui mettent à mal la productivité des industries qui sont seules en concurrence réelle, contrairement aux services. Et les jeunes qui rentrent dans le monde du travail à 25 ans..
      Les français travaillent peu en durée (25-62ans) et peu pendant l’année (35 h), et ceux qui travaillent peinent sous les charges.
      je suis d’accord, il n’est pas normal que les retraités (du publique en particulier) gagnent plus que les actifs.

      • « il n’est pas normal que les retraités (du publique en particulier) gagnent plus que les actifs. »
        Vous avez raison, mais peut-on considérer les retraités du public (fonctionnaires) comme les retraités du privé? Les un sont payés par nos impôts, les autres par les cotisations des actifs. Donc double peine pour les actifs!

        • Les 2 reviennent au même : l’argent part du même endroit (nos poches) vers le même endroit (les poches des vieux)

      • Exactement, augmenter l’âge de départ de la retraite est une mesure qui portera ses fruits sur des décennies. On n’a plus ce temps devant nous, mais aucun homme politique n’ose proposer la réelle solution (et la plupart des gens ou des « penseurs » sont complètement à côté de la plaque de la réalité du problème)

        • Non, non. Le plan de réduction des charges de retraites consiste à forcer les vieux à se faire vacciner. (je plaisante bien sur).

      • dans le cadre ‘une retraite par répartition sans exigence d’equilibre????

        pas normal?

        • En revanche, la retraite par capitalisation est, elle, bien soumise à l’exigence d’équilibrer d’abord les envies de Bercy avant celle de permettre à ceux qui le voudraient de se rendre autonomes et indépendants en vue de leurs vieux jours.

    • « En quoi la baisse de l’industrie est la raison de l’endettement constant de la France depuis 50 ans? »

      Ben c’est en partie simple: voyez mon post ci-dessus! La valeur de ce que l’on produit est insuffisante pour couvrir la valeur de ce que l’on dépense. Les services ne produisent rien, seule l’industrie le peut!

      • C2MR sur sa chaise devant son PC meilleur que les économistes de ces 200 dernières années !

        • Le seul véritable économiste sérieux de ces 200 dernières années, c’est BASTIAT. Lisez le ou relisez le, ça vous apprendra certainement au moins les notions de base de l’économie! Quand je n’étais pas sur ma chaise devant mon PC, j’ai aussi bossé dur pour payer les retraites de mes parents et grands parents, vu que l’on n’avait pas le choix du système. Maintenant si vous souhaitez le changer, à vous de jouer, mais arrêtez d’accuser sans arrêt les vieux, ça devient lassant!

          • Donc Adam Smith notamment c’est un guignol c’est ça ? Ce qu’il ne faut pas lire…
            Et après on me parle d’apprendre l’économie, alors que vous ne comprenez probablement rien au mécanisme de la dette et d’ailleurs je parie que vous êtes du genre à dire qu’un fonctionnaire qui tond une pelouse c’est du gaspillage d’argent public, vs un salarié d’une entreprise qui fait la même chose c’est de la création de richesse, haha !

            Mon seul regret papi, c’est que vous avez le droit de vote.

            • Il est pourtant tellement évident que le salarié d’une entreprise privée va se retrouver à la rue si personne n’est prêt à payer avec ses propres sous pour lui faire tondre une pelouse, tandis que le fonctionnaire va au contraire réduire les chiffres du chômage et favoriser la réélection de ceux qui le stipendient. On se demande comment vous pouvez l’ignorer (ou faire semblant).

            • « Donc Adam Smith notamment c’est un guignol  »
              Ce n’est pas moi qui le dit mais vous! Vous oubliez sans doute qu’il a beaucoup emprunté d’idées aux économistes libéraux, et ne peut pas être considéré comme un précurseur de l’économie libérale et politique. Quant au mécanisme de la dette, j’ai quelques doutes sur vos connaissances vu l’exemple que vous citez et qui va à l’encontre des idées d’Adam Smith et de « La main invisible du marché ».
              Je persiste et signe; relisez BASTIAT en prenant le temps de comprendre ses analyses.

              • Non, c’est vous le guignol ! Adam Smith a dit que le secondaire et le tertiaire sont équivalent au secteur primaire : les 3 créent des richesses au même niveau, parce que « richesse » c’est ici le PIB, qui n’est que la mesure de la quantité de monnaie qui circule (qui gonfle chaque année avec l’endettement avec succès). Incroyable d’être à la rue à ce point là…

                • Ce qu’il ne faut pas lire comme délires d’un GUIGNOL:
                  Le PIB est un indice de PRODUCTION, la monnaie n’est qu’un moyen commode d’échange pour autant que sa valeur soit reconnue par les différents acteurs économique, c’est-à-dire que la quantité qui circule soit en accord avec la quantité de richesses produites! Quant au secteur tertiaire ( les services), il ne produit rien, c’est juste un échange sur des bases non monétaires.

                  Attention, avec des théories comme la vôtre, c’est vous qui serez bientôt à la rue!
                  Incroyable, mais plus que probable!

    • Ceux qui touchent les APL, les allocations familiales, le RSA, etc… etc… etc… ne cotisent pas pour ces prestations.
      Et je ne parle même pas des 50 milliards de fraudes aux prestations sociales par an, sinon la température va monter de 10 degrés.
      Alors oui, vous avez entièrement raison (et tout à fait dans l’air du temps), tapons sur la gueule de ces salauds de retraités, qui ont cotisé toute leur vie à un régime obligatoire.

  • , on n’est pas assez nombreux à travailler alors, tant qu’on nous prete de l’argent, dépensons le et continuons à laisser entrer toute la misère du monde. Dans le tas y a certainement des gens aimant le travail plus que nos français tetant depuis des lustres la mère partie

  • Si seulement les pouvoirs publics pouvaient éviter de relancer l’économie et la laisser se débrouiller toute seule, elle se relèverait bien plus vite! Et on ferait des économies, l’argent allant en général dans les entreprises de connivence et non là où c’est nécessaire!

  • A la fin de la première guerre mondiale, la dépense publique représentait 10 % du PIB.
    Aujourdhui, nous en sommes à 60 %
    Avant la fin de ce siècle, nous aurons dépassé les 100 %

    • Et comme le PIB en France est une espèce de faux nez de l’économie ( calculé sur des données incluant en partie la dépense publique) les % ainsi calculés, c’est le serpent qui se mord la queue! donc sans intérêt réel.

      • Mais bordel je n’avais pas vue cette perle :rire:
        Le PIB en France est calculé comme il l’est en Chine ou aux Etats Unis lol… Donc oui en prenant en compte les dépenses publiques selon l’une des 3 manières de calculer, car les dépenses des uns font les revenus des autres…

        Et ça donne des leçons en économie ça… Je comprends pourquoi le pays va dans le mur depuis des décennies quand on voit le niveau moyen de votre génération

        • Le calcul peut être exact avec un résultat faux si les données que l’on prend au départ sont fausses ( ou inappropriées). Que la Chine ou les US calculent leur PIB avec les mêmes formules mathématiques ne siginifie pas que leurs résultats sont plus justes!
          Je ne connais pas de quelle génération vous êtes, et vous ne connaissez pas la mienne alors, votre ton méprisant vous pouvez vous le garder. C’est marrant comme certains bouffons sont toujours prompts à accuser « les autres » de leurs résultats médiocres!

    • en rapport au PIB marchand, je pense que nous avons passé les 100 %

    • Les dépenses publiques dépasser 100% du PIB alors que ces dernières sont inclues dans le calcul… Merci de montrer à tout le monde que vous n’y connaissez rien ! Allez lire des livres plutôt que vous ridiculiser ici !

  • Smith, ça fait bien plus de 200 ans (1776). Et en plus, il n’a fait que paraphraser Turgot en y ajoutant quelques erreurs. Donc, oui, de cette époque, mieux vaut lire Turgot et Say
    Mais dans les 200 dernières années, il y a aussi eu Menger et Mises.
    Cela dit, OK : (re)lire Bastiat, ça remet les idées à l’endroit

  • 85 % des dépenses publiques vont dans des projets de société.

    • Exact, une grosse partie des dépenses publiques ne produisent rien ( aucune richesse puisque ce sont des dépenses de fonctionnement). PIB c’est « produit intérieur brut », donc rattaché à une PRODUCTION!
      L’Etat dépense largement sans rien produire, donc le PIB que l’on utilise pour surveiller la santé de l’économie est en grande partie bidon.

  • Lorsque l’on parle de fortes dépenses publiques en France, cela ne veut pas dire que ces dépenses n’ont pas lieu dans d’autres pays, mais seulement qu’elles sont entre les mains de l’Etat français quand nos voisins ont choisi des systèmes « marchands » privés pour les engager. Les fortes dépenses publiques françaises sont d’ailleurs souvent réalisées par le secteur marchand à l’exemple des travaux publics. L’indicateur des dépenses publiques en volume indique donc plutôt le poids de l’Etat dans l’exercice des activités, soit 57 % de la création de richesses en France passant entre les mains de l’Etat français, ce qui caractérise au passage un système profondément socialiste.
    La question de fond est donc de comparer l’efficience d’un système socialiste où la majorité des activités est piloté par l’Etat et un système marchand où ces mêmes activités sont pilotées par le privé.

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