Menus sans viande : surenchère écolo entre Lyon et le gouvernement

Pour répondre à un protocole sanitaire renforcé contre la Covid-19, la municipalité de Lyon (EELV) a décidé d’instaurer un menu unique sans viande dans les cantines.

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Menus sans viande : surenchère écolo entre Lyon et le gouvernement

Publié le 24 février 2021
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Par André Heitz.

Une situation politique inextricable ou absurde se passant dans la République et Canton de Genève est appelée, de façon ironique et souvent péjorative, une Genferei en (suisse) allemand ou parfois genevoiserie.

L’affaire des repas dans les cantines lyonnaises – encore en cours à l’heure où j’écris – est-elle une simple « lyonniaiserie » (la présence d’un « i » supplémentaire est volontaire) – ou peut-être une « gonerie » ou plus ? On est tenté de dire plus, des membres du gouvernement s’étant mêlés de la chose.

Menu unique à la cantine… « sans viande »

Or donc, pour répondre à un protocole sanitaire renforcé contre la Covid-19, la municipalité de Lyon menée par M. Grégory Doucet (EELV) a décidé d’instaurer un menu unique sans viande dans les cantines.

Par « sans viande », il faut entendre… « sans viande » et non « végétarien », pouvant donc comprendre des laitages, des œufs et du poisson.

Mme Stéphanie Léger, adjointe déléguée à l’éducation a expliqué dans un courriel à l’attention des adjoints d’arrondissements que c’est « pour pouvoir servir plus rapidement les élèves et fluidifier les repas ». Contactée par Le Progrès après des réactions enflammées de l’opposition, elle explique encore :

… Nous avons pris plusieurs mesures pour y faire face. Dans chaque école, on fait de la dentelle pour pouvoir accueillir tous les enfants qui fréquentent les restaurants scolaires. C’est notre réel objectif. Ce menu unique permet de n’exclure aucun des enfants inscrits à la cantine. Il est le dénominateur commun à chaque repas. On impose aussi l’entrée et le dessert.

Voir aussi un fil Twitter du vendredi 19 février 2021.

 

Pour l’opposition de droite, il s’agit d’un « tour de force de la municipalité pour imposer son idéologie aux enfants lyonnais » et, selon un communiqué :

Sous couvert de crise sanitaire, la majorité Verts/extrême gauche vient d’imposer le « menu unique sans viande » dans toutes les cantines des écoles publiques de la 2e ville de France.

C’est le niveau Clochemerle.

Le menu sans viande des gones scandalise l’Hexagone

Mais l’affaire prend un tour hexagonal.

En effet, le dimanche 21 février 2019, le ministre de l’Agriculture… et de l’Alimentation, Julien Denormandie, réagit plutôt sobrement, mais pas tout à fait, sur Twitter :

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, s’était fait plus offensif la veille :

Guignol répond au gendarme

Grégory Doucet s’est fendu de quatre tweets. Les voici regroupés :

« Cette mesure de menu unique est prise pour des raisons sanitaires. On ne vous a d’ailleurs pas entendu tenir ces propos à Gérard Collomb, membre de votre famille politique et qui avait pris exactement la même mesure lors de la première vague.

Alors que nous garantissons un repas équilibré à tous nos écoliers, des milliers d’étudiants attendent vos mesures. N’hésitez pas à prêter un regard pour eux.

Pour ceux qui s’interrogent sincèrement sur cette mesure, l’adjointe à l’éducation de la municipalité a déjà répondu au pourquoi de cette mesure 

Continuez à être dans la posture M. Darmanin, vous ne faites que masquer votre absence de fond.

Vous trouverez ici la politique que nous menons pour une alimentation durable & locale et l’encouragement de repas plus « végétaux » qui va dans le sens stratégie du « plan protéines végétales » de votre gouvernement… Mais vous l’ignorez sûrement. »

Manifestation d’agriculteurs et référé suspension de parents d’élèves

Pour parfaire le décor, des agriculteurs ont manifesté à Lyon le lundi 22 février 2021 (avec le soutien de… M. Gérard Collomb). Le Progrès rapporte :

« Ils nous ont dit qu’ils allaient remettre la viande dans les cantines mais on ne sait pas quand, c’est un peu flou. Ils parlent de la fin du protocole sanitaire… S’ils ne la remettent pas à la rentrée de Pâques, nous on reviendra » a indiqué Laurent Courtois de la Fdsea. 

Un référé suspension sera aussi déposé par des parents d’élèves.

Il est donc possible que, finalement, les gones ne seront pas privés de jésus pour flatter les adeptes d’Allah.

Flatter… en partie au moins dans une démarche électoraliste et démagogique.

Rappelons cependant que le sens de la laïcité de M. Grégory Doucet est à géométrie variable, lui qui a refusé en septembre dernier de participer à la traditionnelle messe célébrant le renouvellement du vœu des Échevins à Notre-Dame de Fourvière mais a posé le lendemain la première pierre de la mosquée de Gerland, certes en compagnie de M. Thomas Rudigoz, le député LaRem de la circonscription. Son opposition municipale n’a pas manqué de ressusciter ces faits.

Menus sans viande : ne mâchons pas nos mots !

Sur le plan politique et social, une partie des protagonistes des bords de Seine et des bords de Saône aura donné une image déplorable de guignolade.

L’existence de réseaux dits sociaux ne justifie en rien les invectives et le mépris qu’ils ont affiché pour le décorum, un mépris qui se traduit par le mépris de bon nombre de citoyens pour la classe politique et, ce qui est plus grave, par la perte de crédit des institutions.

Sur le fond, le plan nutritionnel, on peut sans doute avoir de la sympathie pour l’argument de l’inclusivité de la cantine.

Mais cela pose en même temps le redoutable problème du séparatisme et du coup de pouce qui est quasi explicitement donné à des idéologies et des comportements radicaux.

On peut ne pas être convaincu par la nécessité d’un menu unique pour répondre au protocole sanitaire. Et donc estimer que la municipalité lyonnaise avait d’autres solutions que le menu unique sans viande… Et donc qu’il s’agit bien d’un effet d’aubaine et d’une manœuvre.

En tout cas, si M. Gérald Darmanin est hors concours par sa réaction outrancière, la référence faite par M. Grégory Doucet à l’action de M. Gérard Collomb – annoncée à l’époque quoi qu’en dise la municipalité actuelle – est pathétique. Cela relève du sophisme de la double faute. Et la référence aux étudiants en difficulté est un sophisme du hareng rouge (une diversion).

Les Lyonnais et les Français dans leur ensemble méritent mieux que ça.

Mais quels sont donc les ambitions des Verts lyonnais

En toute logique, la décision en cause devrait être annulée. L’arrêté du 30 septembre 2011 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire prévoit en effet une obligation de servir, sur 20 repas successifs, « au moins 4 repas avec, en plat protidique, des viandes non hachées de bœuf, veau, agneau ou des abats de boucherie » pour garantir les apports en fer et en oligoéléments.

Cela sera susceptible de servir aussi pour l’avenir post-protocole sanitaire anti-Covid.

Si l’opposition de droite est montée au créneau – et pour certains avec une bonne dose de virulence – c’est que les choses ne sont pas claires. Inversement, si la décision antérieure de M. Gérard Collomb n’a suscité aucune réaction, c’est qu’il n’y avait pas d’arrière-pensées.

Selon le programme « Maintenant l’écologie pour Lyon », il est prévu qu’« afin de soutenir nos producteurs locaux » – qui, curieusement (ironie) manifestent – « et garantir la santé de nos enfants, 100 % des repas servis dans les crèches, les écoles et les collèges seront bio et 50 % des aliments seront d’origine locale […] ».

Mais aussi :

« Deux repas seront exclusivement végétariens chaque semaine et une alternative végétarienne quotidienne permettront (sic) de financer la transition vers le bio. »

Notons que c’est une admission implicite du surcoût du bio…

Mais le 4 février 2021, dans « Des cantines scolaires plus responsables » qui relève du bricolage tant il regorge de contradictions, le discours était différent :

« De 2 à 4 repas végétarien (sic) par semaine (menu 100 % végé) dès 2022 ».

Or quatre repas végétariens par semaine, c’est du 100 % végétarien dans les écoles. Dans un encadré, c’est, pour 2022 :

« 1 menu végétal (sic) proposé tous les jours ».

On vous laisse deviner le sens de « végétal »…

Surenchère végétarienne ?

Mais nous ne sommes pas sortis de l’auberge ! Voici ce que Mme Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a tweeté le 22 septembre 2021 :

 

Fabuleux menu : elle nous prend pour des courges, ou des poires, et nous rend chèvre.

Mais, si elle s’assied péremptoirement sur les prérogatives législatives du Parlement, les carottes sont probablement cuites, tant règne la surenchère verte à l’Assemblée nationale.

La loi dite « EGalim » a déjà introduit l’obligation de proposer un menu végétarien hebdomadaire dans l’ensemble de la restauration scolaire à partir du 1er novembre 2019, dans le cadre d’une expérimentation de deux ans… Celle-ci doit faire « l’objet d’une évaluation, notamment de son impact sur le gaspillage alimentaire, sur les taux de fréquentation et sur le coût des repas, dont les résultats sont transmis au Parlement au plus tard six mois avant son terme ».

Dans un articulet hilarant, « Repas végés : La loi Egalim porte ses fruits », Libération rapporte :

Et l’enquête de l’AMF (Association des Maires de France) souligne que les trois quarts des collectivités ne souhaitent pas que l’option végétarienne hebdomadaire se transforme en obligation légale en octobre 2021.

Gribouille dans ses œuvres

Mais ce gouvernement de gribouilles prévoit déjà une nouvelle « expérimentation » – « un choix végétarien quotidien dans les cantines » – pour répondre au fiasco et au déni de démocratie de la Convention citoyenne pour le climat.

Gribouille nous met en titre de son bêtisier de vente le texte de la proposition prétendument de la Convention Citoyenne pour le Climat, en réalité des marionnettistes :

Passer à un choix végétarien quotidien dans la restauration collective publique à partir de 2022 y compris dans la restauration collective à menu unique.

En fait, ce serait à partir de la rentrée de septembre 2021 selon le texte précité… et, selon le projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, la date de promulgation de la loi.

Ce serait aussi une « expérimentation », mais sur la base du volontariat, soumise à évaluation. Gageons cependant que les écologistes et crypto-écologistes de l’Assemblée nationale feront de la surenchère.

Gribouille a prévu que l’évaluation portera également « sur les modalités d’application à la restauration scolaire à menu unique » et devra prendre en compte les avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) liés à la qualité nutritionnelle des repas végétariens « et l’évaluation citée au 1° pour recommander une généralisation de cette expérimentation ».

Il n’y a pas de « 1° »…

Mais l’essentiel n’est pas là : quand on propose dans les services de restauration collective – pas seulement scolaire – « le choix d’un menu végétarien », ce n’est plus un choix quand c’est le menu unique… envisagé même pour la restauration scolaire.

C’est une mesure qui va plus loin que celle, en principe provisoire, de la ville de Lyon.

Guignolades gouvernementales

Aux dernières nouvelles (à l’heure où j’écris), le ministre des Affaires sociales et de la Santé a souhaité siffler la fin de la récréation, avec un numéro d’équilibriste :

Je comprends que dans les familles en précarité, la viande, le poisson peuvent coûter cher, donc quand on met son enfant à l’école et à la cantine, c’est aussi l’occasion pour l’enfant d’avoir des protéines animales qui sont importantes dans un régime nutritionnel. […] Je ne suis pas choqué qu’on puisse proposer des menus sans viande ni poisson à l’école. La question, c’est quelle est la motivation sous-jacente. Il n’y a pour moi pas lieu de polémiquer, mais une attention à porter au régime alimentaire des enfants.

C’est recevable si « proposer » implique la possibilité de choisir un autre menu. C’est un petit peu (ironie) en contradiction avec l’arrêté du 30 septembre 2011 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire s’il s’agit d’un menu unique.

Quant à Mme Barbara Pompili, en marge de son déplacement en Charente-Maritime dans une cantine scolaire (voir tweet ci-dessus), elle a lâché : « Je regrette beaucoup que sur ce sujet, on retombe dans un débat préhistorique ».

Espérons qu’à l’heure où vous me lirez (cela dépendra de vos habitudes), les huissiers auront pris la précaution de confisquer les gourdins à l’entrée de la salle du Conseil des ministres.

Le point final de cet article est daté du 23 février 2021 à 10 h 42.

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  • Je ne sais pas si Mme Pompili à eu des enfants, mais leur servir des spaghetti aux lentilles… elle va se prendre le plat dans la figure. Quand aux écolos, ils n’ont jamais autant mérité leur surnom de khmers verts, et M, Doucet de khmaire de Lyon

    • Elle oublie aussi (mais c’est explicable pour ces laïcards), que le bouffeur de lentilles Caïn a tué l’éleveur de viande Abel, parce que le Bon Dieu en voulait pas de ses lentilles !

      Ces gens pourrait tuer pour nous faire becter leur verdure…

      Ceci dit, j’adore une salade de lentilles vertes tièdes avec des cotis fumés…

      « Lìnza sàlat mìt graiherta Rìppla…)

  • EN ce qui me concerne ce sont des simagrées..

    Une mairie fait » en gros » ce qu’lle veut dans sa cantine modulo les règles en place..

    Alors darmanin ou autre n’ont pas à se placer sur le terrain du scandale mais du respect de la loi…pour juger des menu proposé par la mairie de cette ville au maire « vert »..

    Il faut être ou bien con ou bien incroyablement arrogant pour être maire et penser avoir l’idée de ce que peut être un bon menu pour des centaines de gamins…

    c’est aux parents ( qui payent!!!) de dire merde..

    le scandale est que le gouvernement se mêle de ce que les parents mettent dans l’assiette de leurs mômes..

    ok il existe des cas de « maltraitance alimentaire  » sans doute…façon lait se soja pour bébé..reste que quand on voit la diversité des régimes alimentaires dans le monde…

    • en fait , ce qu’il faudrait dénoncer n’est pas les cantines mais que les verts soit une supercherie totale , avec des listes de choses bien et pas bien qui ne reposent sur RIEN en regard de la sauvegarde de la nature qui est un objectif par ailleurs inepte..

      manger de la viande ce n’est pas » bon pour la planète »… et ne cherchez pas à comprendre..ergo un menu sans viande c’est « mieux »…

  • Si les écolo ne veulent pas de « polémique préhistorique », qu’ils cessent de les provoquer.

    Cette façon qu’a Pompili d’inverser les responsabilités, et de présenter leurs diktats idéologiques comme des faits accomplis relève de la manipulation perverse, et est intolérable.

    • mais ça marche..il faut bien l’admettre.. répéter , faire appel à l’émotion , cultiver l’ ambiguïté, se servir à fond des tares de la recherches modernes etc etc…

      la premiere chose devant un écolo la premiere question est de savoir si il est sincère et capable d’accepter que ce qu’il dit est faux..ai je affaire à un imbécile ou un sournois.

      la multiplicité des articles fallacieux qui «  »montrent le succès de l’éolien est sidérant »…

      • Ceci dit, les parents qui se plaignent devraient déjà réaliser qu’ils ont là les conséquences d’utiliser un service de restauration subventionné, et donc en fait collectivisé. Quand on veut le beurre et l’argent du beurre, on finit toujours par se faire matraquer par la crémière.

        • ben oui…le vraie problème, c’est à dire du point de vue parental, est que les parents si ils veulent utiliser l’ecole vont sans doute devoir AUSSI accepter la cantine collective..

          • Pourquoi, la cantine n’est pas obligatoire, si? Et les parents peuvent toujours préparer une boite repas pour leurs mouflets. Ce n’est pas si compliqué de se défendre contre ce genre de conneries quand même.

  • et tout ces kmers verts , ils se passent de viande ? ça m’étonnerait beaucoup ! la viande , ça donne de l’énergie , des muscles , la vie ! les débilités des écolos , ça commence à bien faire !

    • Et il faut redouter les gaz de fermentation , pas bon pour le climat ni pour l’ambiance à l’intérieur des classes hermétiquement closes.

  • Lyon temple de la bouffe a voté écolo,qu’ils assument leur choix et que ceux qui ont préféré aller à la pêche ce jour là assument aussi.
    Quant aux défenseurs de la viande,je les met au défi de manger la viande servie dans ces cantines et de l’apprécier à sa juste valeur.
    Les plats sont des gloubi boulga préparés dans des cuisines centrales puis réchauffés sur place et encore,autant leur donner 2 cp qui auront aussi toutes les valeurs diététiques et en vitamines.

    • vous ménagez des trucs, en premier lieu ce n’est LYOPN qui a voté, en second vous avez l’idée sous jacente qui pourrit tout qui est qu’onPEUT porter un jugement sur de la bouffe de façon simple…

      la bouffe c’est surtout culturel, bien entendu ça nourrit, plus ou moins bien, ça fait plaisir mais ça a aussi un prix.. et c etc…

      dans les cantines ceux qui ne payent pas n’ont pas à se plaindre!!! l

      le dit gloubi boulga est parfois un mieux pour certains mouflets…au point de vue santé

      faire UN menu..et satisfaire les gouts PLUS certains aspects comme les apports nutriotionnels….et ce au meilleur cout.. je ne voudrais pas à avoir à faire ça..

      le menu pour tous pose problème à partir de deux personnes..le menu « rationnel  » pose problème à partir de UNE personne….

  • Bouffe dégueu payée par ceux qui payent des impôts,les zézés qui continuent de payer la TH plein pot,et consommée par ceux qui n’en payent pas,à rappeler aussi dans l’équation.

  • Faut avouer que cela simplifie bien les choses de supprimer la viande puisque certains ont des caprices mais les œufs ou le poisson sont aussi de trop, il y a les allergies… Un bol de riz devrait suffire dans le futur.

  • Bof, je me demande à quoi sert tout ce débat, la décadence est partout, dans les cantines de Lyon comme au coeur de l’île de la cité. Et l’on verra in fine les élus écologistes mettre leurs gamins dans les écoles privées comme les socialistes à l’époque du « grand service public unifié de l’éducation ».

  • Dans tout ça, je n’ai toujours pas compris le rapport entre un steak dans une assiette, et le protocole sanitaire?
    Le steak attire la covid? le steak rend vulnérable à la covid?

    • Le steak n’est pas le problème mais on le remplace par quoi lorsque l’enfant n’a pas le droit d’en manger, et toutes les viandes posent ce problème.. Les œufs non, le poisson non plus. Et c’est 60 ou plus % des écoliers… Ou alors il faut accepter le hallal /kacher…ce qui est possible, reste le porc….comment font les allemands ou les suédois norvégiens etc ils ne semblent pas avoir de problèmes avec ça.

      • Un steak c’est du boeuf et ça peut etre hallal ou kacher.
        Et comment ça un enfant n’aurait pas le « droit » de manger un steak ? par quel miracle ?

  • Politiquement trouver plus Con qu’un Ecologiste il faut chercher loin.

  • Dans l’argumentation de la mairie de Lyon, il y a, vu le reste de ses oeuvres, une suspicion de fraude intellectuelle…
    Et la lecture précise de ses arguments me le démontre amplement.

    1. « pour pouvoir servir plus rapidement les élèves et fluidifier les repas ». Il faut 10 min pour cuire un oeuf dur, à peine 3 min pour un steak haché. Argument irrecevable.

    2. « Ce menu unique permet de n’exclure aucun des enfants inscrits à la cantine ». Idem avec un steak haché. Seuls les élèves vegan pourraient se sentir exclus, mais ils le sont avec du poisson et des oeufs ! Argument irrecevable.

    3. « Deux repas seront exclusivement végétariens chaque semaine et une alternative végétarienne quotidienne permettront (sic) de financer la transition vers le bio ». Je ne vois pas le rapport entre le végétarien et le bio. Ces gens-là ne doivent pas savoir, ou font mine de ne pas savoir, qu’il existe des viandes bio. On peut donc totalement aller vers le bio (pourquoi pas) avec des menus avec viande, et des produits locaux. On peut aussi proposer un repas végétarien par semaine, mais on reste assez loin des repas sans viande tous les jours.

    Ce maire et ses affidés prennent donc les Lyonnais, voire les Français pour des pigeons, ou pour rester dans le régime non carné, des truffes !
    La véritable raison est idéologique et n’a évidemment rien à voir avec la crise sanitaire : il s’agit de contenter à la fois les bobos végétariens et certaines communautés religieuses. On ne peut éluder un probable electoralisme. Pour utiliser un terme désormais en vogue, nous avons là un bon exemple d’islamo-gauchisme.

    La mairie promet vaguement un retour à la normale, pour… plus tard : « Ils nous ont dit qu’ils allaient remettre la viande dans les cantines mais on ne sait pas quand, c’est un peu flou ». On devine aisément que cela dépendra de la façon dont l’affaire aura été perçue…

    Au même moment, j’apprends qu’une municipalité en Allemagne vient d’interdire la construction de nouveaux pavillons. Seuls des immeubles pourront être construits. Je vous laisse deviner la couleur du parti qui en est à l’origine…

    • il n’ont rien à justifier devant l’excecutif sinon le respect des règles..
      vous vous souvenez des élus et du gouvernement déplorant qu’un juge applique la loi pour estimer les impots d’un restaurateur qui simplest mangeait dans son restaurant..?
      même tonneau..

      les verts on les connait.. mais darmanin est là dans la démagogie..

  • Bonjour à tous ceux qui liront et auront envie de répondre à ce commentaire.
    Je suis moi-même ce que l’on appelle sur ce site un escrolo gaucho, donc pas besoin de me le faire remarquer ^^ j’ai juste quelques questions sur la façon dont les libéraux se situent par rapport à l’élevage (surtout intensif):
    – comment justifier, au nom de la liberté individuelle, le fait de faire naitre des animaux qui ne sont à aucun moment destinés eux-mêmes à jouir de la moindre once de liberté, mais sont exclusivement « cultivés » dans le but d’être mangés? Il y a pour moi une contradiction fondamentale dans cette vision (svp, ne m’attaquez pas sur ma pensée, je viens en paix poser une question qui ne trouve pas de réponse à mes yeux- certains me rétorqueront peut-être que cela vaut aussi pour les végétaux, mais soyons sérieux..)
    -que fait-on des élevages intensifs industriels qui, inévitablement, entraînent des risques de maladies voir pandémies? Je ne vais pas prétendre connaître ce sujet en dehors de l’un ou l’autre article, mais il me semble que ce risque ne soit pas négligeable et que, malgré les précautions prises dans ces fermes-usines, on a régulièrement des crises qui éclatent. Face à ce risque, existant par ailleurs mais semble-t-il démultiplié par ces exploitations, ne doit-on pas interdire ou minimiser la taille de ce type d’élevage au risque de se retrouver régulièrement dans une situation analogue à ce que l’on vit actuellement?

    Voilà, encore une fois si vous souhaitez réagir ne m’attaquez pas sur mes idées svp 🙂

    Une bonne journée à tous

    • 7 milliards d’hommes et de femmes sur terre, pour les nourrir on n’a pas de choix autres que élevages et cultures intensives.

      • Oui,et pour continuer dans le délire, autant donner aussi des droits aux arbres et aux plantes; il n’y a pas de raison après tout, vous y pensez vous à toutes ces malheureuses salades et tomates à qui l’on prive de liberté ?

        Concernant la seconde question, à mon avis, tout type d’industrie intensive est potentiellement générateur de maladie: transformer quelque chose de naturel en « pas naturel » implique forcément de gros risques sur la Gaia. Personnellement, je pense qu’il faudrait interdire d’urgence ou au moins minimiser la taille de ces très gros pollueurs que sont les industries pharmaceutiques !

        • Donc, comme à Bordeaux ne pas accepter d’arbre mort sur la place. Et ne pas accepter de meubles en bois d’arbres morts,etc… Mais où va-t-on ?

    • ben le libéralisme concerne l’humain, la considération envers la souffrance des animaux relève avant tout de la culture pas de la loi, qui souvent ne fait que la formaliser;.
      étant fils d’éleveur … je sais que l’elevage conduit à la souffrance et à la mort mais souffrance ne signifie en rien cruauté..et je sais aussi que les animaux ne se posent pas eux ces cas de conscience.. il n’y pas de différence qualitative objective entre l’élevage intensif et extensif à cet égard.. aucun ne recherche le bien être animal et aucun ne recherche la souffrance;.

      la souffrance n’ets pas ce quii est recherché dans l’élevage ..c’est la viande le lait..ou autre..

      par ailleurs que l’elevage intensif augmente le risque de pandémie est un exemple typique de la stratégie de critique des verts..

      on éleve pas les an plus animaux pour diminuer le risque de pandémie que pour les faire souffrir..

      l’élevage intensif est juste plus productif.. le risque d’ugmentation de pandémie est pour le moment hypothétique.. élever des animaux les domestique augmente aussi le risque de pandémie… l’existence d’un risque…sans sa mise en perspective sans regarder les avantages est IDIOT..

      se passer d’un avantage parce qu’on imagine un problème..

      monde parfait? certainement pas… changer lemonde..je le fais tous les jours de façon epsilonnesque… suivre vos propositions? non. faites le je vous en prie..

    • non on va vous attaquer sur vos idées..et on défendra votre droit à les avoir et à les exprimer…

    • Bonjour grfenay

      Le libéralisme est un humanisme, qui considère que les êtres humains ont des droits (droit de l’homme) et que les animaux n’ont pas de droit. D’ailleurs, il y a eu des procès d’animaux au moyen âge ce qui est incohérent.
      Lire https://www.wikiberal.org/wiki/Droit_de_l%27animal

      Les élevages intensifs sont bcp moins vecteurs de nouvelle maladie, vous pouvez noter que le COVID aurait pour origine un marché avec des ventes d’animaux sauvages vivants.
      Les écologistes sont pour la biodiversité, la biodiversité c’est aussi de nouvelles zoonoses.

      Cordialement

    • Sur votre premier point, voici la réponse du libéral que je suis :
      – si je suis choqué (et je le suis) de voir naître des animaux destinés à être tués, à servir de « minerai alimentaire », alors je m’emploie, à mon niveau, à corriger cette situation ; je privilégie les animaux, les oeufs, le lait, etc bios car cela correspond à des élevages plus respectueux de l’être animal ; mais c’est par l’exemple et la discussion que je peux influencer mes contemporains, je me refuse à imposer aux autres mes propres vues sur la marche du monde, ce qui est de plus en plus hélas la nature des écolos…

      Sur le second point :
      – je doute qu’on puisse faire un lien de cause à effet entre les élevages industriels et les pandémies, en tout cas dans les pays développés ; les animaux, même en élevage intensif, sont suivis, traités, soignés, ou tués si nécessaire, pour éviter des épidémies, parfois transmissibles à l’homme ; les crises sanitaires sont le plus souvent liés à des conditions d’élevages déplorables, suivez mon regard en direction de l’Asie par exemple… ; une exception chez nous, la crise de la vache folle, mais liée à la nourriture des vaches (farine animale), le problème, une fois identifié, a été réglé depuis. Pour moi, les élevages industriels sont détestables non pas pour les risques qu’ils nous font courir, mais en raison des conditions de vie déplorables des animaux, ce qui nous ramène à notre point 1.

    • « Les etiquettes politiques – royaliste, communiste, populiste, fasciste, socialiste – ne ont pas pertinentes. Le genre humain se divise politiquement entre ceux qui veulent contrôler la vie des autres, et ceux qui n’éprouvent pas ce besoin. » Robert Heinlein

      Rien ne vous empêche de vivre votre vie selon vos critères. Power to you. Rien ne vous empêche d’échanger vos idées et de les faire avancer suite a un bon vieux débat contradictoire.
      Il est question ici de toute autre chose: sous vertu d’une cause dans laquelle vous avez la foi a titre individuelle, cautionnez vous une approche tyrannique « one glove fits all »?
      Je ne vous attaquerais jamais pour vos convictions et opinions, bien au contraire, vous êtes libre. Ayez le meme égard pour les autres, ou alors assumez que votre projet avance avec une bonne dose de tyrannie.

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Nous avons sans doute un peu tendance à l’oublier, mais dans notre Ve République, nous vivons en grande proximité avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (texte intégral en fin d’article). Par exemple, il y a deux ans, lorsque les juges du Conseil constitutionnel ont dû se prononcer sur la constitutionnalité de la loi Avia contre les contenus haineux sur internet, c’est à son article 11 qu’ils se sont référés pour la censurer très sévèrement.

DDHC 1789 – Art. 11 : « La libre communication des pensées et des opin... Poursuivre la lecture

L’échec d’une institution – entreprise, État, organisation, parti politique – a généralement de nombreuses causes, mais la principale d’entre elles est souvent l’enfermement dans des modèles mentaux contre-productifs. Le récent échec des écologistes à l’élection présidentielle en est un bon exemple, dont d’utiles leçons peuvent être tirées au-delà du seul champ politique.

Même s’il était finalement attendu, le score de 4,63 % obtenu par son candidat Yannick Jadot représente une cruelle déception pour le camp écologiste. Mais il est sur... Poursuivre la lecture

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