Covid : cessons de voler leur jeunesse à nos enfants !

Il va falloir s’habituer aux pandémies et la réponse ne pourra pas être à chaque fois un arrêt de l’économie.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Photo by United Nations COVID-19 Response on Unsplash - https://unsplash.com/photos/pjoB_6lUbLo

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Covid : cessons de voler leur jeunesse à nos enfants !

Publié le 3 février 2021
- A +

Par Alain Goetzman.

Faut-il préserver la santé des plus vieux au détriment des plus jeunes ? Si aujourd’hui je m’arroge le droit de poser cette question, c’est que je fais partie de la catégorie de la population la plus exposée au risque, celle qui compte près de 94 % des morts de la Covid-19, alors que les moins de 40 ans en représentent à peine 0,3%.

Le complexe médico-technocratique, qui alimente des médias ravis de délivrer leur message anxiogène, dont l’effet dope leur audience, nous conduit tous à une vision biaisée des grands enjeux de notre société.

Les pandémies en augmentation

D’abord, les pandémies vont se multiplier dans l’avenir. Ce que les scientifiques appellent zoonoses virales, ces maladies infectieuses dont les agents pathogènes nous viennent du monde animal, virales comme la variole ou la rougeole, bactériennes comme la tuberculose ou la diphtérie, n’est pas fortuit.

Elles ont émergé après le Néolithique lorsque la sédentarisation a accru la densité de la population et avec elle la proximité des animaux domestiques. Dans un rapport publié en 2020, l’IPBES, qui est à la biodiversité ce que le GIEC est au réchauffement climatique, avertit l’humanité que si l’approche globale contre les maladies infectieuses n’est pas modifiée, des pandémies futures vont apparaître plus souvent, se propageront plus rapidement, causeront davantage de dommages à l’économie mondiale et tueront plus de personnes que la Covid-19, car le nombre d’espèces de virus encore inconnues parmi les mammifères et les oiseaux est estimé à 1,7 million dont la moitié pourrait être pathologique pour l’Homme.

Il va donc falloir s’habituer aux pandémies et la réponse ne pourra pas être à chaque fois un arrêt de l’économie, sauf à accepter l’idée qu’au lieu, pour certains, de mourir de la pandémie, les gens meurent tous de faim.

Un pays vieillissant

Selon la banque mondiale, la part des plus de 65 ans dans le monde dépasse aujourd’hui 9 %, contre 5 % en 1961. En France, c’est 20 %.

Nous ne sommes d’ailleurs pas les plus mal lotis, mais si on compare aux 2 % du Kenya ou du Mali, nous ne pouvons pas passer pour un pays jeune. Nous rencontrons d’ailleurs un problème de sauvegarde de nos retraites, car il ne faut pas omettre que le revenu des inactifs est une ponction de plus en plus lourde sur celui des actifs.

Le taux des cotisations était, en 1967, de 8,5 % ; il est de plus de 15 % aujourd’hui. En 1958, le temps moyen à la retraite était d’environ 12 années. Si rien n’est fait, il sera d’environ 25 ans en 2050. Il y aura donc, dans notre pays, de plus en plus de vieux que de moins en moins de jeunes devront financer, sans compter que nous leur aurons alourdi la barque des centaines de milliards déversés sur l’économie au nom du « quoi qu’il en coûte » et qu’il faudra bien, au moins partiellement, rembourser un jour.

Il n’y a pas de bonne solution, mais il faut cesser de voler leur jeunesse à nos enfants et nos petits-enfants, de les priver d’une éducation et d’une formation solide, d’alourdir leur avenir d’un endettement inconsidéré, de les empêcher de rire et de s’amuser.

C’est leur monde qu’ils veulent construire et non préserver le nôtre. Si le souci des plus de 65 ans est de se protéger – on peut, bien sûr, les comprendre – qu’ils le fassent en se confinant volontairement, mais que les pouvoirs publics n’empêchent pas les autres de vivre, de travailler, d’entreprendre, de produire et de s’amuser, au nom d’une pseudo solidarité intergénérationnelle.

Sur le web

Voir les commentaires (65)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (65)
  • Tout à fait ! Merci pour cet article.

  • Par peur, la société française a tout jeté par la fenêtre.
    Merci pour cet article.
    Il est certainement peu évident pour ceux qui vieillissent (j’en fais partie) de se rendre compte que la société vous oublie et redémarre perpétuellement son cycle avec de nouveaux individus, frais et gonflés d’espoir.
    Je ne sais pas trop comment je reagirais si j’étais jeune – gonflé d’espoir – et que cet espoir était douché par des mesures anticonstitutionnelles telles que la privation totale de liberté de circuler. Déjà à 37ans, ça m’a tellement paru tellement insupportable que je me suis installé en Suisse depuis décembre. Alors à 20, bloqué dans le pays, c’est à devenir fou.

    • Si un truc comme ça était arrivé quand nous étions jeunes et gonflés d’espoir, nous y aurions vu une formidable opportunité de montrer au monde ce que nous valions face à l’adversité.

      • Ça veut tout dire et rien dire ça… pourriez-vous développer ?

        • Ben il me semble, par exemple, que pour un statisticien, il est plus intéressant et rémunérateur de travailler aujourd’hui dans l’épidémiologie que dans les essais de fatigue des matériaux, et que si l’on vaut quelque chose, on peut ainsi se retrouver très vite dans des positions où l’on oriente les projets. Quand j’étais jeune, il n’y avait pas l’équivalent.

    • Bienvenue en Suisse !

  • Un exposé simple et concis qui dit brutalement la réalité que d’aucuns voudraient esquiver, quitte à déclencher la « guerre des générations »…précision utile, je fais partie de ce que certains appellent le 3ème âge.

  • Vous avez dit: « s’habituer aux pandémies et ne pas arrêter l’économie.. ».
    Oui, mais dans la mesure du possible et, en ayant à l’esprit qu’à l’impossible nul n’est tenu!
    De l’avis de beaucoup n’entre nous, gouverner c’est prévoir, c’est anticiper, c’est prendre les bonnes initiatives au moment opportun…
    Or, une majorité de français réalise que nos gouvernants ont toujours un train de retard notamment sur les décisions de fermeture de frontières, d’immigration, de ports de masques, de dépistage, de mise en quarantaine etc…
    Je pense qu’au nombre de prérogatives régaliennes d’une nation qui se veut être « la patrie des droits de l’homme… », ceux qui sont sensés nous gouverner devraient être exemplaires dans leur comportement démocratique en acceptant de débattre avec des élus qui sont – eux aussi – sensés constituer notre représentation nationale.
    De toute évidence, la conciliation de la lutte contre une pandémie et le maintien d’une activité économique nécessite d’arrêter des stratégies ayant reçu un consensus démocratique.

    • C’est aussi expliquer et convaincre sinon c’est refuser la démocratie..

      La majorité a rarement raison..

      Gouverner n’est donc pas prévoir ou anticiper » bien »…

      Gouverner, c’est plutôt se tromper.. être convaincu de cela est la seule façon de ne pas contribuer au mythe du politicien sauveur de la patrie..

      Pire en général quand un gouvernant prend l’ long terme comme juge de paix de son action il peut commettre le pire.. pour un de gaulle don’t on juge l’action digne un homme d’atat , combien de marquis façon Mitterrand qui se prennent pour le roi soleil?

      Et c’est le problème des gens qui d’un coté souhaite que l’etat intervienne dans certains domaines au nom de leur idée de l’interet collectif qui entre en collision frontale avec les fait que le gros de la population ne partage pas leur idée de l’interet collectif..

      Je me répète souvent le problème du politique français reste son arrogance, et le problème du peuple français ,au sens majorité électorale!, est d’élire des arrogants..

      mais dans cette pandémie il ya une telle différence dans le poids de la contributions demandée et le risque encouru que de crier au scandale pour ceux qui enfreignent les mesures prises peut conduire à un accroissement encore plus grand entre générations. De fait c’est ce qu’onlit dans les commentaires..

      Premier point, peu importe la raison, il existe une partie de population français qui se fout de l’épidémie..que ça plaise ou non aux médecins et autres épidiologistes..

      DONC il n’y pas à attendre qu’il se passe en france ce qui se passe dans un pays non assisté..et donc les citoyens sont plus responsables..

      sur le covid , on se retrouve comme avec la vaccination « obligatoire »,
      des tas de gens penent que démontrer un interet sanitaire à la vaccination justifie son obligation..je ne suis simplement pas d’accord…

      meme macron a compris qu’il jouait avec le feu, il dit ceux qui souhaitent de faire vacciner pourront le faire..

      je vais le répéter ad nauseam, la santé d’un crétin lui appartient et si il meurt des conséquence de ses choix ça ne « prouve » pas que j’ai « tort »…juste que c’est un crétin..
      ça a des conséquences pour les « autres » en terme de risque…oui..est ce que ça justifie l’obligation? je vote non..malgré le fait que le « bilan épidémique » s’en trouve potentiellement alourdit. La liberté a ce prix..

      En outren ne génére t on pas des crétins en déresponsabilisant?

      Donc, oui on demande des sacrifices hors de proportions avec le risque qu’elle encourt à la jeunesse durant cette pandémie..

    • « ceux qui sont sensés nous gouverner »
      Voilà, votre pensée est bien loin du libéralisme, comme beaucoup de commentateurs d’ailleurs.

      L’état N’EST PAS LA POUR NOUS GOUVERNER.
      Capito ?

  • Merci, article salutaire à diffuser largement !

  • Tres bon article. Votre réaction, je l’entends beaucoup autour de moi. On a bloqué tout le monde pour protéger des gens qui ne le réclamaient pas ..

    • Les vieux des EHPAD meurent malheureusement en EHPAD pas à l’hôpital.
      La bonne gestion aurait été de ne pas les vacciner car n’encombrant pas les hôpitaux.
      Mais qu’aurait dit le peuple ?

      Les bras qui fait tant défaut auraient dû être la grande priorité.
      Mais qu’aurait dit le peuple.

      Pour la continuité de l’état, les sénateurs, députés, membres du gouvernement, haut fonctionnaires auraient dû être vaccinés très rapidement.
      Mais qu’aurait dit le peuple.

      Le politique gère les états d’âme du peuple, n’est pas logique.

      On l’a vu avec les masques, pas dans la population générale avant le moi de mai pour l’OMS et seulement quand la situation est difficile. La peuple veut le masque, alors tout le monde avec un masque.
      L’éducation aux gestes associés, ils vont faire la gueule et se sentir infantilisé… Non, non surtout pas de spots TV.
      Le personnel soignant est la profession qui a été le plus affecté lors de la première vague, c’est qu’ils ne maîtrisaient pas/plus les gestes ! Toujours selon une grosse étude épidémiologique commandée par l’OMS que vous ne portez pas dans votre cœur car l’OMS se basant exclusivement sur du concret qui met du temps à exister.
      Pas heureusement sur des études bâclées…

      • écoutez , quiconque explique au « peuple » qu’il va organiser la vaccination » au mieux » a interet à avoir une image de probité indiscutable…

        il n’y PAS de « mieux ».. car l’appréciation du risque, donc du bénéfice/risque est individuelle , ignorance scientifique incluse , et les moyens ne recouvrent pas ce bénéfice risque..

        donc les état font une » tambouille »…

      • Dans le CR hebdo de Santé Publique, nombre de décès cumulés de résidents EHPAD 30718, dont 8660 en hôpitaux. Les « vieux des EHPAD » ne meurent pas qu’en EHPAD, 28% sont morts dans les hôpitaux.

  • Ce n’est qu’un petit bout du problème les plus de 65 ans !
    Le véritable problème est les personnes sensibles, fragiles… Et c’est à tout âge que cela existent, le grand âge étant une comorbidité.
    Vous allez claquemurer à vie 18 millions de français.
    Des personnes à vacciner tous les 6 mois tant les variants sont nombreux de part le monde. Et vous annoncez d’autres épidémies zoonoses pour très bientôt.
    Les jeunes ont encore de très nombreuses années à vivre, nous vieux plus que quelques unes…
    Dans toutes les sociétés, les jeunes prennent soin des vieux, au néolithique les jeunes mâchaient la nourriture pour alimenter les vieux édentés…
    Vous faites encore l’éloge du jeunisme, de l’enfant unique sacralisé.

    • Donc, vous, pour ne pas claquemurer 18 millions de personnes fragiles, vous optez pour claquemurer 65 millions de personnes. Sympa.

    • Avec des messages comme ça et des politiques comme celle actuellement menée, non seulement les jeunes ne voudront certainement plus « prendre soin de vieux » à l’avenir, mais ils risquent des les pousser dans les escaliers (un peu, d’ailleurs comme les « vieux » d’aujourd’hui l’ont fait pour les génération antérieures… serait-ce un juste retour des choses ?)

      • « un peu, d’ailleurs comme les « vieux » d’aujourd’hui l’ont fait pour les génération antérieures… serait-ce un juste retour des choses ? »
        Curieux ce n’était pas le cas dans ma famille.

  • Sans opposer les générations, ne faut-il pas changer les méthodes de travail des étudiants ? S’il ne faut pas, en ce moment, se réunir en grands groupes, rien ne les empêchent de travailler en binôme, par exemple.
    C’est bachotage qui est peut-être dépassé le travail en équipe de 2 ou de quatre est sûrement plus proche de ce qui se passe dans la vraie vie. Bosser isolé dans son petit coin n’est pas une fin en soi et n’est pas une méthode utilisable ensuite dans l’industrie.
    Créer les groupes pour une année scolaire (binôme et groupe de 2 binômes) devrait être la première action des animateurs de formation qui donnent des TP réguliers individuels, pour les binômes et d’autres TP pour les groupes de 4. Cela permet en cette période de limiter l’isolement, en s’organisant en petites équipes en respectant un confinement léger.

    • « le travail en équipe de 2 ou de quatre est sûrement plus proche de ce qui se passe dans la vraie vie. »
      Ben voyons.
      C’est ce qui est expérimenté depuis qq années dans les lycées et collèges.
      Comme l’EdNat ne veut pas que ces jeunes se mettent ensemble selon affinités (càd les bons avec les bons et les mauvais ensemble), on les force a des groupes « mixte » (lol). Résultats, le bon fait la quasi-totalité du travail (car il ne veut pas avoir une mauvaise note) tout du moins, du travail de bonne qualité pdt que le mauvais récolte les points.
      Remarquez, c’est une bonne préparation au fonctionnement de la société française! 🙂

      • Pas seulement expérimenté… C’est un système utilisé dans les AFPA (niveau BTS et +) certain TP sont perso, d’autres en binôme ou en « quadri-nôme » et également un projet à 8 (mais pas recommandé en ce moment) et en final il y a un diplôme basé sur un oral et les évaluations de tout le travail de l’année.
        AFPA Dunkerque en 1979 pour TS en Électronique Industrielle… et une vingtaine d’années plus tard à Marseille lors d’un formation d’Architecte Concepteur de Système d’Information (BAC+4/+5).
        Et le fait d’être parfois dans un groupe pas très top n’empêche absolument pas de mettre sa fierté sous son mouchoir et d’aller questionner les cadors ou le ou les animateurs (qui considère que si un de ses stagiaires se pose des questions, c’est qu’il ne s’est pas fait comprendre)… J’ai suivi des formations AFPA et CESI, des organismes qui ne forment pas des directeurs sans vraies et expériences ; et j’ai été moi-même animateur de formation dans différentes sociétés.

    • « Bosser isolé dans son petit coin n’est pas une fin en soi et n’est pas une méthode utilisable ensuite dans l’industrie. »
      Sauf que dans l’industrie, vous bossez pour votre entreprise , pour obtenir un résultat faisant appel à plusieurs compétences d’ailleurs et pas seulement la votre.

      Pendant les études vous travaillez pour vous en premier. Pour obtenir un diplôme, les meilleurs résultats possibles car la concurrence est là et les postes réduits. Cela ne vous empêche pas d’aider les autres mais si c’est aux dépens de vous-même cela ne peut marcher longtemps.
      Le diplôme obtenu est personnel. Si vous avez passer votre temps à aider les autres sans qu’il y ai eu un retour, cela ne vous rajoutera pas de point.

    • Sur le papier c’est une bonne idée sauf que certains étudiants sont restés dans leurs logements étudiants, de petite taille et les salles communes sont au mieux réservées aux habitants. Et d’autres sont carrément rentrés chez leurs parents donc au final une grande partie de ces groupes se retrouvent quand même à faire les tp par zoom. Sauf les tp de méca/méca flu/optique qui n’ont pas cessé d’être en présentiel il me semble, à petits comités.

    • Ca se fait déjà… Et les étudiants s’en plaignent. Ils ne veulent plus de ces « travaux de groupe » continuellement déversés sur eux. A tout dire j’y vois une forme de retour au libéralisme : l’individu primant sur le groupe, alors que le gros des enseignants du supérieur sont fondamentalement socialistes et adorent le « groupe »…

    • S’entasser à 500 dans des amphithéâtres pour tous « gratter » ce que l’ont peut entendre de la présentation magistrale en écrivant à un mot par seconde alors que l’on pourrait avoir des cours numériques de qualité…

  • « …cesser de voler leur jeunesse à nos enfants et nos petits-enfants, de les priver d’une éducation et d’une formation solide, … »
    Tout à fait d’accord, mais ça n’a rien à voir avec la pandémie, bien plus avec le cursus scolaire et universitaire au mérite qui a été abandonné en rase campagne bien avant.

    • Oui et non. Il y a des filières très sélectives où on a du décrochage, malgré un certain suivi. Vous imaginez suivre un cours de maths app ou pire de maths fondamentale par zoom ? Ça va au début pour l’affaire d’un mois ou deux mais au bout d’un an c’est impossible.

      • J’ai souvenir d’avoir suivi mon prof d’analyse par retransmission parce que ses élèves ne tenaient pas tous dans un seul amphi. Je reconnais que les TD ensuite demandaient moins d’efforts que s’ils avaient dû être faits en distanciel, mais pas tant que cela. Oui, il peut y avoir du décrochage, mais pas tant que cela. On appelait ça « sélection », alors…

  • ce n’est pas la pandémie qui pose problème, mais la gestion (l’exploitation) que le gouvernement en fait.

  • Je pense que la situation actuelle ne fait qu’exacerber ce qui est le cas depuis longtemps dans ce pays: un pays qui n’avance plus, qui n’innove plus et qui fait tout pour protéger les acquis des générations précédentes au détriment de ceux qui peuvent construire l’avenir.
    Je ne jette pas l’opprobe sur une génération en particulier, mais il faut bien voir que quand vous êtes jeune en 2021, la société française est juste terrible, voici un concentré de ce qui vous attend: charges sociales et fiscales les plus élevées, charge de la dette, justice inexistante, chomage de masse, très peu de perspective d’évolution si vous êtes bosseur, un immobilier inaccessible, dépendance aux aides publiques.
    Tout ceci dure depuis plusieurs dizaines d’années, avec un pouvoir à la solde d’intérêts privés, qu’ils soient représentés par de grandes entreprises, des « partenaires sociaux » (ah la bonne blague), ou des intérêts de particuliers qui ne veulent surtout pas que ça change car la place est trop bonne…
    Hé ben moi je vous dis, l’avenir d’un jeune c’est soit accepter la solidarité dans une vie de misère, soit prendre ses cliques et ses claques et aller montrer qu’il en veut dans un autre pays!!

    • Je suis tout à fait d’accord. On a une politique socialiste depuis au moins 40 ans, avec un état qui intervient partout, alors qu’il devrait se limiter au régalien.. qu’il a d’ailleurs abandonné.
      J’aurais 20 ans que je fuirais de ce pays de malheur, qui n’aime pas la réussite, qui n’aime que les pleurnicheurs professionnels.

    • Et vous oubliez la chute de sexualité de ces dernières années en particulier chez les jeunes hommes

      • Personnellement, la chute de la libido chez les jeunes hommes, je m’en fout ;).
        Par contre chez les femmes cela serait plus embêtant..

  • Petite histoire entendue sur un marché chinois il y a environ 18 mois…

    – Et avec ça je prendrai une belle chauve-souris rôtie *

    – Si vous pouviez attendre un peu, elle n’est pas complètement cuite,

    – je n’ai pas beaucoup de temps, allez, donnez la moi comme ça, ce n’est quand même pas la fin du monde…

    * certains parlent d’un pangolin

    • je pense que c’est plutôt : « qui a laissé la porte du labo ouverte ??? »

      • Ou qui a dégusté sa chauve souris sur sa paillasse entre deux tubes à essai …dans ce beau laboratoire copie du P4 de Lyon ,inauguré en grande pompe à l’époque avec le mari de la Buzyn.
        Tout le monde critique à raison Sanofi et l’Institut Pasteur à la ramasse sur le vaccin et qui vont être les embouteilleurs des vaccins étrangers,mais qu’en est -il de ces laboratoires P4 chez nous sensés être des infrastructures prestigieuses de recherches et d’innovations?Il n’en sort rien ,gabegie d’argent public.
        La France seul pays du Conseil de sécurité de l’ONU qui n’aura pas trouvé de vaccin,elle aura sa table à côté des autres comme les gosses aux réunions de famille…

  • Oui bon….Il se peut aussi que la prochaine pandémie touche essentiellement les plus jeunes..allez savoir… ou bien qu’elle soit vraiment très méchante en terme de mortalité à tous les ages de la vie…Et bien nous aurons appris à nous confiner et nous protéger et cela nous paraitra tellement évident..Car là nous aurons vraiment peur..Tout comme les japonais sont devant un tremblement de terre les plus efficaces au monde dans leurs comportements..Nous apprendrons de ce que nous avons traversés…Je ne vois pas en quoi nous volons la jeunesse de nos enfants , je vois très bien par contre comment nous mettons à terre tout un pan de notre économie..!!

    • Imaginez que la prochaine pandémie soit transmissible par voie aérosole à longue durée… Tous confiné : tous malades et si elle est très létale, tous morts.
      Le confinement n’était pas une bonne méthode contre le SARS-Cov2 (cf la littérature empirique… les comparaisons avec des modèles on leur fait dire ce qu’on veut) mais au moins elle n’était pas TROP mauvaise. Contre d’autres pandémie elle peut être désastreuse. Mais comme vous dites, on aura « appris à se confiner pour se protéger »… Dommage pour ceux qui auraient trop bien appris et bonus en terme de survie pour les autres !

  • J’entends bien votre discours. Vous êtes lucides sur ce sujet, mais c’est peut-être un peu tard. J’ai déjà comme objectif de partir de ce pays car je n’ai aucunement envie de financer les retraites, ou la pluie d’aides sociales à destination du tiers-monde. Tant que ce système « franco-tiers-mondiste » est en place, je ne reviendrai pas sur ma décision. En attendant je termine mes études et je postule à des stages à l’étranger (en ingénierie). Je ne suis pas du tout le seul jeune avec un très bon diplôme dans ce cas, à vouloir s’expatrier par peur de spoliation (a minima passive).

  • Ras le bol de « reprocher  » aux retraités leur retraite. Sauf erreur, je fais partie de ceux qui ont cotisé pour les retraités qui m’ont précédé et je n’ai rien trouvé à y redire. Au passage j’ai aussi été jeune et je ne pensais pas à m’amuser car les temps ne le permettaient pas. Et pendant que vous y êtes pourquoi ne réclamez vous pas l’euthanasie pour les vieux ?

    • Lisez « Le plan vermeil » de Régis Debray…

      • Seule fois ou je suis d’accord avec lui,c’est un hold up générationnel .
        Continuez de prendre vos gouttes pour ne pas voir la vérité en face et continuez d’être dans le déni cela aide.

        • Visiblement vous êtes de la génération de ceux qui ont « des droits ». Ceci étant votre mépris pour ceux qui ont contribué à faire aller la France de l’avant explique mieux pourquoi nous en sommes arrivés à cet état de déliquescence. Je ne me sens pas coupable d’avoir durement travaillé et contribué à la retraite de mes devanciers et surtout de percevoir un revenu fruit du travail des autres. Au demeurant la majorité des Français plébiscite ce système, c’est bien entendu le fruit de la « démocratie », belle hypocrisie. Quant à ce qui est de ne pas voir la vérité en face, mon expérience me permet d’être réaliste en sachant qu’on va à la catastrophe, mais là aussi c’est le fruit de la démocratie…Vous avez quelque chose contre le fait que les moutons veulent cet état débile.

    • Vous avez à la fois raison, et à la fois tord.
      Oui, vous avez cotisé pour la génération précédente, ce qui vous a ouvert des « droits ».
      Encore faut-il savoir ce que sont ces droits: un transfert de richesses intergénérationnel. Or, du fait de la population vieillissante, ces cotisations ont explosé pour les jeunes actifs!
      Votre génération ne peut pas prétendre ne pas être au courant, c’est connu depuis déjà très longtemps. Mais tellement mieux de se complaire d’une situation, que surtout rien ne bouge, merci l’emprunt en masse (et surtout merci les enfants et petits enfants)…

      • « Or, du fait de la population vieillissante, ces cotisations ont explosé pour les jeunes actifs »
        Bien sûr, et nos élus, députés, ministres et présidents ( actifs ou retraités) qui nous coûtent « un pognon de dingue » n’avaient pas de temps de cerveau disponible pour analyser cette évolution démographique et en tirer les conséquences afin de corriger le tir? « Que chacun s’occupe de son boulot et les vaches seront bien gardées » comme on dit chez nous! Accuser les retraités actuels d’être responsables de la situation des actifs alors que personne ne leur a jamais demandé leur avis, et surtout interdit de cotiser à un autre système mieux géré, et obligation de cotiser à la chaîne de Ponzi des retraites de la sécu. Çà devient lassant à la fin de lire toujours ce genre d’attaques sur les retraités!

        • Bien sûr que les élus ont eu du temps de cerveau disponible surtout pour s’apercevoir qu’ils votent beaucoup et pour eux pour que cela dure,les mêmes qui ont donné leur avis en votant Mitterrand en 1981 pour la retraite à 60 ans non financée et appliquée nulle part ailleurs dans le monde.

          • Merci de signaler le scandale de 1981 et de la retraite à 60 ans.
            50% de la population n’a pas voté pour cela.
            La justice serait de diminuer sévèrement la retraite de ceux qui ont voté Mitterrand…mais hélas c’est impossible.

        • Non seulement on leur a interdit de cotiser à un meilleur système, mais pas un de ceux qui les critiquent ne défend cela non plus pour la nouvelle génération.

    • personne ne dit le contraire, on vous dit juste qu’étant donné la pyramide des âges, le poids du prélèvement sur le revenu des actifs a doublé! rien que ça!!!

      • Ca n’est pas tant « étant donné la pyramide des âges » que « étant donnée l’interdiction qui a été faite à la génération qui arrive à la retraite de s’y préparer par la capitalisation qui lui aurait donné une large autonomie vis-à-vis des prélèvements sur l’activité ».

    • yann a marre : « Sauf erreur, je fais partie de ceux qui ont cotisé pour les retraités qui m’ont précédé et je n’ai rien trouvé à y redire. »

      Ben voyons… Sauf erreur, vous faites partie de ceux qui auront cotisé très peu pour profiter à plein pendant de très nombreuses années d’une retraite qui sera payée par des jeunes qui devront cotiser énormément plus que vous, plus longtemps et pour obtenir au final des clopinettes quand leur tour sera venu. Je comprends qu’un socialaud qui profitent égoïstement du travail d’autrui n’y trouve rien à redire. Mais souffrez que les jeunes n’aient pas envie de se faire plumer par des retraités égoïstes comme vous.

      • « cotisé très peu »…
        Si ces cotisations avaient pour moitié été investies chaque année en franchise fiscale, les retraités vivraient comme des nababs et n’auraient que très marginalement besoin de l’aide des jeunes actifs.
        Alors les jeunes actifs, ils sont bien prompts à critiquer ceux qui leur ont aussi payé leur jeunesse et leur éducation (à comparer avec l’apprentissage à 14 ans comme ouvrier agricole ou petite vendeuse tel que c’était pour leur génération), mais bien paresseux quand il s’agit de changer pour un « meilleur système », un où le jeune qui entre dans la vie active aurait un meilleur sens de sa situation financière nette vis-à-vis de lui-même et des autres.

  • Opposer les français les uns aux autres (ici jeunes/vieux) n’a jamais été une solution.
    Pour un vaccin sensé freiner la diffusion de l’épidémie, il est surtout surprenant que l’on vaccine en priorité les sédentaires (inactifs – pour faire simple-) et pas les mobiles (actifs).
    Ce qui frappe (cela a été dit dans les commentaires) ce sont surtout le manque d’anticipation, des mesures qui sont des mesures de réaction et non pas de traitement à long terme.
    Et cela a des répercutions sur toutes les générations.

    • Ben on va dire qu’ici il a été décidé de flinguer la jeunesse, de faire payer les gens d’age moyen pour absolument préserver les retraités et très vieux. C’est effectivement pas un solution, du moins pas une bonne solution. Le problème c’est que les vieux votent plus que les jeunes et votent plus pour LREM que d’autres tranches d’âge.
      Une maladie qui jusqu’à 55 ans est moins mortelle que la grippe a conduit détruit l’avenir des moins de 55 ans (et particulièrement des moins de 20 ans pour qui elle est carrément risible). Et cela est à un peu plus long terme également terrible pour les plus de 55 ans…
      Mais la politique froide et cruelle, centrée sur le pouvoir et sa conservation, parfaitement analysée par Buchanan et Tullock VEUT et IMPOSE cette opposition permanente des uns aux autres. Du moins dans la forme démocratique (ce dieu qui a failli… )

  • Le professeur Raoult n’est pas en odeur de sainteté, mais personne n’en a analysé les raisons objectives: Il avait déjà averti en 2003, suite à une demande du gouvernement de l’époque et du ministre de la santé Mattéi, que des pandémies très graves allaient se développer dans les décennies à venir, et ce, au niveau mondial. Comme l’étude portait sur l’utilisation d’agents pathogènes pour le bioterrorisme, le rapport a été enterré, bien qu’il soit parfaitement documenté sur la possibilité de provoquer intentionnellement de telles pandémies. Vu l’inaction du gvt, il a retiré la sonnette d’alarme en 2010 et 2012 sans plus de succès. On comprend alors parfaitement pourquoi les politiques ont une peur bleue que cet épisode ne ressorte au grand jour! D’où l’exécution médiatique du Pr. Raoult parfaitement orchestrée dans les médias.

    • Oui mais heureusement il a plein de vidéos sur YouTube qui permettent de s’informer hors canaux habituels. Mais en fait, non, il vaut mieux ne pas les écouter, ça énerve et remonte encore plus contre ce gvt d’incapables.

  • On a volé au moins 4 à 5 ans aux enfants et ados en 1914 et 1940 et ils ont survécu…faut pas non plus croire que leur vie est foutue. Plus on respectera la distanciation, plus vite la Covid sera éradiquée, simple, no ???

  • Je suis désolé de m’incruster dans l’espace commentaire avec mon « unpopular opinion », mais, étant moi-même jeune étudiant, j’estime avoir une certaine légitimité d’apporter mon point de vue sur le sujet.

    Tout d’abord, sans connaitre l’auteur auparavant, j’ai tout de suite reconnu que l’auteur de ces lignes était un vieux, un « boomer » dans mon jargon. Ce n’est pas une insulte. Simplement, je reconnais-là a même conception égoïste de la vie et du monde que défendent ceux qui ont vécu leur jeunesse dans les années 80~

    On empêche les pauvres jeunes « de rire et de s’amuser » ! Vous vous rendez compte ? « On leur vole leur jeunesse ! » Je suis navré, mais j’estime que je n’ai aucune raison de me plaindre.
    Les gamins que l’on embauche clandestinement dans les pays d’Asie du Sud-Est, eux, on vole leur jeunesse ! Ceux qui ont vécu l’Apartheid au Kosovo… Le conflit nord-irlandais… pour prendre des exemples récents, eux ont des raisons de se plaindre. Mais pas moi !

    Passer ma jeunesse à rire et à m’amuser serait prendre votre exemple, l’exemple d’une vie fastidieuse, égoïste et vide de sens. La distraction est devenu l’opium du peuple.

    Vivement le retour de l’ordre, du bien commun, même si cela empiète sur mes libertés.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La crise du covid a amené des restrictions des libertés.

La question qui se pose est de savoir pourquoi celles-ci ont été soutenues par une partie non négligeable de la population. Contrepoints s'est entretenu avec Samuel Fitoussi, auteur d'une note pour l'Institut Sapiens sur les erreurs de gestion systémiques pendant la crise sanitaire. Il a étudié l’économie à Cambridge et à HEC.

 

Contrepoints : Irresponsables par nature : vous revenez sur la séquence ahurissante des auto-attestations, dont les plus fervents défe... Poursuivre la lecture

photo de Greta Thunberg au milieu d'une foule
1
Sauvegarder cet article

L’écologisme comme idéologie illibérale avait trouvé son égérie avec Greta Thunberg, mais il semblerait, autant par commodité que par opportunité, que sa rhétorique ait glissé de l’antiscience au scientisme le plus étroit.

Pour Jean-Paul Oury, qui signe un essai au titre évocateur Greta a ressuscité Einstein, c’est désormais au nom du « progrès scientifique » bien compris que les écolos cherchent à imposer leur vision du monde à l’ensemble de la population.

 

La « science » comme idéologie

La « science » dont se récl... Poursuivre la lecture

Illustration de personne portant un masque anti covid
10
Sauvegarder cet article

The Atlantic, vénérable mensuel fondé au XIXe siècle, a récemment fait paraître un article d’Emily Oster qui a largement défrayé la chronique : dans « Let’s declare a pandemic amnestie » (déclarons une amnistie pour la pandémie), l’auteur tente d’aligner quelques arguments en faveur d’un pardon général pour tous ceux qui, pendant la pandémie, ont pris les décisions – y compris les plus farfelues  – au motif essentiel que chacun a cru faire du mieux qu’il a pu avec le peu d’informations dont il disposait.

L’article, sobrement chapeauté ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles