Une génération sacrifiée : la Covid-19 perturbe la vie des étudiants

Les effets néfastes du confinement sont en train de se concrétiser. Parmi les victimes, la jeunesse et les étudiants.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Photo by Siora Photography on Unsplash - https://unsplash.com/photos/hgFY1mZY-Y0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Une génération sacrifiée : la Covid-19 perturbe la vie des étudiants

Publié le 21 janvier 2021
- A +

Par Alexandre Massaux.
Un article de l’Iref-Europe

Dès le début de la pandémie, nous avons attiré l’attention sur les risques du confinement pour la situation économique et la santé de la population, particulièrement celle qui se trouve dans une position précaire. Malheureusement les effets néfastes sont en train de se concrétiser. Parmi les victimes, la jeunesse et les étudiants.

Les effets psychologiquement désastreux du confinement sur les étudiants

Selon une étude publiée en septembre 2020 par l’Observatoire de la vie étudiante et portant sur le premier confinement, 31 % des étudiants ont présenté des signes de détresse psychologique dans cette période. Nervosité (34 % des étudiants), tristesse et abattement (28 % souvent ou en permanence), découragement (16 % souvent ou en permanence) en étaient les symptômes les plus visibles.

Trois catégories d’étudiants sont particulièrement touchées : ceux qui ont des problèmes d’argent (46 % contre 24 % de ceux qui n’en ont pas), les étrangers (43 % contre 29 % chez les étudiants français) et les filles (36 % contre 25 % des garçons).

La grande vulnérabilité mentale des étudiants en difficulté financière montre qu’opposer l’économie à la santé a été un non-sens. Comme le met en avant un rapport parlementaire du 16 décembre 2020, « Pour mesurer et prévenir les effets de la crise du covid-19 sur les enfants et la jeunesse », 46 % des étudiants exerçaient en 2016 une activité rémunérée parallèlement à leurs études.

Le rapport met en évidence l’impact négatif du confinement sur ces emplois : 38 % des étudiants ont été obligés de l’abandonner, 21 % ont travaillé moins et seulement 15 % ont travaillé davantage. Bien évidemment, la plupart des étudiants qui travaillent le font par nécessité, très souvent dans les secteurs les plus touchés par les restrictions, restauration et commerce. On se doute que ce sont eux dont l’état psychologique est le plus en danger.

Décrochages dans les études supérieures et dans le recrutement

Cette situation affecte aussi le parcours des étudiants. Selon un sondage Ipsos pour le syndicat étudiant Fage, 84 % d’entre eux considèrent que le confinement a provoqué un décrochage dans leurs études. Ce phénomène ne touche pas que la France. Selon la Fédération des Étudiants francophones de Belgique, 60 % des étudiants se disent être en décrochage et 10 % envisagent d’arrêter leurs études. En outre, le confinement a freiné, voire bloqué, leur entrée sur le marché de l’emploi.

Comme le montre le sondage Ipsos : « Près de 4 jeunes sur 10 actuellement à la recherche d’un emploi étaient engagés dans un processus de recrutement au moment du confinement, processus qui a été annulé ou suspendu (36 %). »

Le plus inquiétant peut-être est que ces données ne concernent que le premier confinement. Il faut craindre que la situation ait empiré depuis. On n’ose envisager les risques que ferait courir un troisième confinement…

La volonté du gouvernement d’offrir un « chèque de santé mentale », permettant « aux étudiants de ne pas avoir à avancer l’argent des consultations de psychologues en ville », revient à s’attaquer aux symptômes plutôt qu’à la cause du problème. Envoyer les jeunes se faire soigner psychologiquement aux frais de l’État (et donc du contribuable), ne peut être une solution satisfaisante.

Mieux vaut prévenir que guérir : en l’occurrence, il s’agirait de laisser davantage de libertés aux jeunes qui sont moins sujets à développer des symptômes graves et de renforcer les mesures ciblées sur les populations vulnérables au virus. Plus généralement, il faudrait rouvrir les universités et les écoles, sous réserves de précautions élémentaires.

Sur le web

Voir les commentaires (60)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (60)
  •  » à tout prix »…

    La politique c’est toujours de sacrifier machin plutôt que truc..parce que « mieux »..

    Que des gens souffrent va donc de soi..
    La question à résoudre pour juger l’efficacité des mesures sera de déterminer ce qu’on a évité i? la souffrance des étudiants sera dans la liste de ce que ça a couté..

    Donc on a sans doute évité des débordements d’hopitaux, on a sans doute modifié la dynamique de l’epidémie, la renforçant à l’echelle familial la freinant géographiquement.. avec un résultat sur lequel des doutes sont permis, merci l’été..

    Donc, la liberté contre quoi.. un pays suspendu à l’etat d’occupation des réa…

    Au fait, la guerre, c’est la vie contre la souveraineté et la liberté …

    quand je dis juger, je ne fais pas partie de ceux qui veulent des hommes pendus aux lanternes.. juste ne pas laisser ces gens se presenter comme des sauveurs..mais comme des types devant prendre des mesures nécessairement douloureuses parce qu’ils sont en position de le faire..

    dégonfler ces baudruches.

    • ce n’est pas l’incompétence qui me choque et me heurte c’est l’absence totale d’ humilité bien placée..

    • Il n’est pas sûr que ces mesures « nécessairement douloureuses » aient été les seules envisageables.
      Le gouvernement a interdit les soignants de soigner. Admettons même que le traitement Raoult ne marche qu’en placebo (il a été prouvé qu’il n’est pas dangereux), c’était mieux que de ne rien faire, on rassurait les patients.
      Le seul traitement préconisé à été le doliprane, et on ne trouve nulle trace sur le site de l’OMS d’un quelconque intérêt de ce médicament contre le Covid.
      Et au lieu de foutre la trouille à tout le pays, on pouvait conseiller, 50 fois par jour, aux personnes vulnérables d’éviter les bains de foule. Et laissez les actifs, et ceux qui acceptent de prendre leur chance, de vaquer à leurs occupations librement.

  • Les boomers qui se sont accordés des avantages excessifs déjà surpayés par la jeunesse continuent de la piétiner quoi
    qu’il en coûte!!

    • C’est exactement ça !

    • non… je suis désolé je n’admets pas la pertinence de la victimisation de groupe ou de la culpabilisation sans preuves.

      d’ailleurs , si vous raisonnez en terme de classes d’âge vous essaierez de trouver des solution du même acabit.
      il ya des réalités statistiques.. mais la culpabilité collective est un concept foireux.

      Et les jeunes ont aussi profité en tant qu’enfants des dépenses de leur parents, si ils n’en ont pas été une des raisons essentielles d’icelles.

      la guerre des générations serait une folie à tout point de vue.

      je serais curieux de voir ce qui se passe et se dit dans vos familles..

      • Certes la guerre de générations n’est pas souhaitable mais c’est ce qui va probablement arriver, lors du bilan de cette crise covid. Le pb c’est que c’est bien l’état qui a foutu le merdier, et il faudra bien l’expliquer mais comme d’habitude ce ne sera pas de leur faute « responsables pas coupables »

    • @pcc je comprends votre réaction étant moi même en fin de comète boomer. Une fois dit ça je ne pense pas que les mécanismes soient ceux-là cette fois-ci. Si on ose regarder cyniquement la situation, la disparition des boomers et ante boomers aurait été une bénédiction pour le gouvernement : plus de cauchemar de retraites à payer, baisse des frais de santé, ouvrant des perspectives économiques fabuleuses. En sur protégeant les boomers , l’état se tire un obus dans le pied. Alors pourquoi ont -il fait cela ? Sans doute parce que principe de précaution, sans doute aussi parce que nos sociétés sont organisées autour du saint principe de sauver des vies -ce qui est louable- . Je suis d’ailleurs frappée par le fait que souvent ce sont les « vieux » qui ne comprennent pas ce qui se passe et les jeunes qui sont tétanisés à l’idée de contaminer les vieux, des vieux audacieux et des jeunes précautionneux, une inversion de valeurs de plus.

      • Peut être aussi parce que ce sont les vieux qui ont le pouvoir et l’argent dans ce pays.

        • Voyez-vous je suis un « boomer », la classe honnie de la sainte jeunesse. A la retraite avec mon conjoint, je ne me plains pas, car voyez-vous je suis le genre « boomer fourmi », et en plus assez écolo dans ma démarche quotidienne, mais quand même pro nuk (personne n’est parfait). J’ai donc essayé de penser très tôt à la retraite car bien sûr ce n’est pas comme les revenus d’activité. Comme durant toutes ces années en France on a refusé de faire une vraie réforme des retraites en y incluant une part de capitalisation qui me paraissait une excellente démarche( relisez le discours de Jaurès, édifiant!), j’ai donc fait ma petite pelote en profitant (oh que c’est mal!) des différentes niches fiscales qui s’offraient à moi, étant donné que les impôts pleuvaient et que franchement j’en avais marre de payer pour certains qui vivaient plaisamment sans en faire autant que moi, (j’en ai dans ma faille dont acte!) . J’ai aussi payé les études des enfants plein pot et sans aide. Alors à l’heure actuelle j’en ai ma claque (pour rester poli) de ce discours de la sainte jeunesse sur les vieux plein de pognon et bousilleurs de planète. J’ajouterais que parents et grand parents ne rechignent pas à aider leurs descendants quand ils le peuvent, Donc aucune leçon à recevoir.

      • L' »état » s’en fout de se tirer une balle dans le pied. L’objectif n’est pas que la France vive et se développe, mais c’est que chacun garde ses avantages le mois prochain. C’est
        « Les vieux votent, j’ai besoin de leurs voix, je les sauve. La dette? C’est les générations futures (de politiciens) qui s’en occuperont! »

      • Ils se protégent surtout de procès tout en se gardant bien que leurs solutions soient efficaces. Il était plus simple de segmenter les populations par age et laisser les jeunes ensembles à se créer une immunité collective.
        Quand on est étudiant, à part certains profs, on a que très peu de contact avec les boomers voire même ses propres parents.
        Déjà que les CROUS ressemblent à des clapiers à lapin, j’imagine bien ce que ça peut faire de devoir rester cloiter.

      • Tout à fait d’accord avec vous, mais en faisant n’importe quoi, et en disant n’importe quoi tout en se dédouanant, l’état se pose arbitre entre jeunes (étudiants+actifs) et vieux (retraités) au lieu de rendre des comptes à tous

  • Je suis surpris j’attendais plutôt le flot de commentaires de retraités qui n’ont pas démérités et ont « droit à » au nom de leurs années de bons et loyaux services.
    Ils dorment encore,ou alors je ne savais
    pas qu’il y avait un gros décalage horaire avec le Portugal ou le Maroc.

    • Puisque vous souhaitez ramener le débat sur la question du « droit » des étudiants à une jeunesse insouciante d’allocations et de prises en charge aux frais des autres, je vous invite à considérer le cas de ma mère, étudiante normande isolée à Paris en 41 dans une chambre exiguë où il faisait -6° en période de couvre-feu (face aux résistants) et sans grand nouvelles de ses parents. Ma mère a construit sa vie et sa réussite par son travail, et en a toujours partagé de bon coeur les fruits avec les anciens : ça n’était pas une question de « droits », mais des valeurs improprement ramenées à des droits : personnalité, liberté, propriété, comme le rappelle très justement aujourd’hui un autre article ici-même.
      https://www.contrepoints.org/2021/01/21/389299-personnalite-liberte-propriete-ces-principes-pietines-par-lurgence-sanitaire

      • Nous sommes bien d’accord , que je sache et pour en parler souvent avec les « anciens » , la guerre a été source de sacrifices et de souffrances mais au décours ils ont su rebondir .;certes il y avait du travail mais il y aura aussi du travail après ce COVID …Ce qui reste à mes yeux le plus frappant est cette difficulté adaptative de certains jeunes adultes…

      • J’attendais le coup de cosette ,je ne demande pas d’allocations et » d’aides à « ,un exemple simple les APL ,elles profitent aux locataires ou bien au lobby de l’immobilier?
        Les jeunes sont manipulés avec cela pour brailler dès qu’on propose d’y toucher mais en fait c’est un soutien sans raison à l’immobilier et à tous les détournements inhérents à toute allocation!Cela n’existait pas avant…
        Un jeune qui commence à travailler ,cela va devenir rare,regarde son bulletin de salaire avec près de 20 lignes de retenues et on lui sort solidarité nationale,CNR issu de la guerre…
        Heureusement qu’il ne compare pas avec un bulletin suisse!

        • Les APL profitent d’abord à ceux dont l’électorat les touche. Supprimez les APL et l’imposition des loyers perçus par les propriétaires, laissez le marché libre, et vous ferez disparaître ce que vous appelez un lobby. Votre jeune n’a pas idée de réclamer la fin des retenues sur sa feuille de paie, il réclame une aide pour compenser. Commencez par le faire changer d’attitude…

          • Pourquoi supprimer l’imposition des loyers ?tous les revenus sont taxables!Arrêtz de croire que tous les jeunes demandent des aides!
            Ce que « j’appelle un lobby » mouarff ,l’immobilier est l’un des secteurs le plus soutenu sinon perfusé et il ne cesse d’augmenter comme par hasard …

            • Tous les revenus sont taxables… à un taux unique flat faible et en déduisant les charges. L’immobilier est un secteur des plus sujets à interventionnisme étatique et local. Offices HLM ou équivalents doivent être éjectés au profit de bailleurs privés. Or ici, par exemple, l’office qui gère les logements sociaux en a 17000 pour 140000 habitants. C’est là qu’est le lobby, parce qu’il n’est rentable d’être bailleur qu’avec les sous des impôts.

              • Bien d’accord sur les OPHLM et assimilés,qu’ils commencent par en virer tous ceux qui n’y ont pas ou plus droit à commencer par tous les élus et leurs copains qui y logent avec des soi-disants surloyers qui n’ont rien à voir avec le marché réél.Sans parler de la mairie de Paris qui s’est fait payer des années d’avance de loyer pour tenter d’équilibrer faussement ses comptes foireux .
                Il n’empêche que l’immobilier est devenu un des verrous actuels qui devra sauter en douceur ou pas.

              • Non les revenus immobiliers ne sont pas imposés à la flat tax, ceux sont les seuls d’ailleurs.Ils sont imposés aux prélèvements sociaux et entrent dans le calcul du revenu fiscal et donc dans l’impôt sur le revenu.

    • Vous déshonorez votre parole…dommage.
      Pour info je travaille encore à 65 ans (36 heures par semaines après avoir diminué de moitié) et ne suis pas au Portugal.
      Je rejoins Jacques Lemière dans son expression : « la culpabilité collective est un concept foireux ».
      Sachez par exemple que la dette de la France, à 60% liée à Mitterrand je refuse totalement de l’endosser même partiellement car j’ai voté contre sa mise au pouvoir…Et nous somme au moins 45% à avoir fait ainsi !
      D’une manière générale vous n’auriez pas mieux fait que nous dans les même circonstances (vous dans un sens général : les jeunes)
      Mitterrand c’était l’augmentation des aides (et du social) tout azimut et ce que demandent les générations actuelles c’est…plus d’aide !

      • Vous n’avez pas le monopole des certificats d’honorabilité.
        Tous les jeunes ne sont pas des zadistes,ou des militants UNEF englués dans une filière sociologique en attendant une place dans un parti de gauche,beaucoup préféreraient travailler!

        • J’entends bien.
          Bien sûr que tous les « jeunes » ne sont pas à mettre dans le même panier.
          D’où : « Aucune généralisation n’est pertinente ».

        • @pcc je comprends bien votre point, je vous comprends d’autant mieux que j’ai longtemps été dans la même disposition d’esprit que vous. Maintenant, attaquer de front une génération (ou toute autre entité , jadis il y a eu « les juifs » ou maintenant « les immigrés » « les boomers ») ne sert à rien (à part à trouver un exutoire) . Ce qui se passe est terrible pour les jeunes car la situation accroit dramatiquement la différence entre les jeunes qui ont des aînés aidants (conscients du problème et suffisamment riche pour les doter culturellement, financièrement et leur mettre le pied à l’étrier) et les jeunes qui pour une raison ou une autre ont des aînés qui ne peuvent ou ne veulent le faire et qui restent à terre. Je n’ai pas de solution mais je comprends. FX Bellamy dans son « les déshérités » a tres bien analysé la situation . Cette situation me consterne. A titre privé et en ayant souffert, j’ai pallié tant que j’ai pu ces manquements pour aider mes enfants .

          • Il n’est pas question de monter les uns contre les autres et vos parallèles sont douteux,mais de rappeler une évidence sinon une vérité.
            A savoir que nous sommes le pays dans lequel on commence à travailler le plus tard,où l’on travaille peu,où l’on s’arrête le plus tôt avec les meilleures retraites versées le plus longtemps.
            Les boomers sont dans le déni le plus total de cette évidence.

            • Les boomers fonctionnaires, nuance ! Et dans leur grande majorité, les jeunes n’ont pas idée de commencer à travailler plus tôt, de faire disparaître les 35 heures, ou de promouvoir la retraite par capitalisation. Comment envisagent-ils leur vie quand eux auront atteint la soixantaine ?

            • non mais de toutes façons, le système qui plombe non pas les jeunes mais la liberté économique a eu des « bénéficiaires » mais aussi des perdants..
              et le droit de vote est acquis à 18 ans…bon nombre de jeunes sont pour le maintien de cette ponzinade..

  • Le covid est un stress test. Il montre les failles de notre système : ouvert sur le plan économique, dirigiste et rigide sur le plan administratif. Le premier a accéléré la vitesse de circulation du virus et le second a empêché la gestion de la crise. Bien sûr la réaction est de rigidifier encore le second au dépend du premier. On soviétise en accéléré. Mais bon , c’était déjà le mouvement général, ça rapproche juste le mur d’arrivée. C’est la chute finaaaale , couchons nous et demain , l’internement nationaaaaaal sera le genre humain .

  • et je dirais même plus, les jeunes ne développent pas de symptômes graves car ils ne développent pas de symptômes, ils ne tombent pas malade ou alors si peu qu’ils ne s’en aperçoivent même pas. et ça participerait de l’immunité de groupe…
    imposer le masque en tout lieu et en permanence est une brimade pour la population et une maltraitante pour les écoliers et les collégiens

    • Imposer le port du masque partout et en permanence est une idiotie. Que certains jeunes refusent le masque là et quand il est utile pour protéger les autres, plutôt que de faire preuve de discernement et de responsabilité, en est une autre, qui ne fait qu’encourager la première. Quant aux écoliers et collégiens, l’utilisation raisonnée des gestes barrière seulement là et quand ils servent à quelque chose plutôt que par principe serait une manière sensée de les éduquer, qui ne rappellerait pas, elle, les jeunesses communistes et autres foulards rouges.

      • Personne n’a la responsabilité de la santé des autres, ni d’ailleurs aucune responsabilité envers les autres. Ce que vous décrivez s’appelle le socialisme ou pire le communiste.

        • Déjà répondu, personne n’est responsable de la santé d’autrui, mais on peut très bien être responsable de la mort d’autrui, et s’en foutre est digne d’un dirigeant socialiste ou communiste.

          • Personne ayant une maladie sans le savoir n’est responsable de la mort de qui que ce soit. Il faudrait prouver qu’il y a intention de nuire, et il ne peut y avoir intention si il n’y a pas connaissance.

            • Homicide par imprudence, homicide par négligence, ça n’existe pas pour vous, puisqu’il n’y a pas d’intention.

              • Il faut vous faire soigner mon pauvre vieux. Vous relisez ce que vous écrivez ? Donc, maintenant les libertés dont chacun jouissait en 2019 sont obsolètes parce que vous avez peur de choper le covid ?

  • Je trouve que l’usage du mot sacrifice est outrancier.

    Sacrifice :
    1. Offrande rituelle à la divinité, caractérisée par la destruction (réelle ou symbolique) ou l’abandon volontaire de la chose offerte.
    2. Renoncement ou privation volontaire (dans une intention religieuse, morale, etc.). « Faire le sacrifice de sa vie ».

    Noter que la notion de volontariat est essentielle ce qui est loin d’être le cas « général ». Il n’est que de constater que les « étudiants » de certaines universités/filières sont prompts à « se mettre en grève » pour défendre des idées racialistes etc…donc assez peu enclins à être assidus à leurs études dans ces circonstances.

    Enfin je peux affirmer que pendant mes 10 années d’études post bac j’ai fait le « sacrifice » de ne pas pouvoir profiter de promenades dans la nature printanière somptueuse…pour cause de partiels en Juin.
    De plus pour des raisons financières je travaillais toutes mes vacances.

    Bien entendu le mot « sacrifice » dans mes propos est tout autant injustifié et outrancier si l’on veut comparer au sacrifice des 350.000 hommes perdus dans les trois premiers mois de la guerre de 14.
    Comparaison qui « donne du sens au mot » même si elle parait outrancière pour certains.

    Sur le fond je ne soutiens pas la mise à l’arrêt des universités. Une distenciation et des mesures d’hygiènes me parait suffisante et pour 90% des cours un support numérique suffit. Mais évidemment ce dernier ne suffit que pour des étudiants motivés qui s’astreignent à travailler.

    En revanche et la crise actuelle « COVID » ne change rien au fait que tous les étudiants dans les filières de « formation en chômage » pourraient tout autant rester chez eux sans que leur avenir ou leur apport futur à la société ne soit changé. La société paye cher pour stocker des (futurs) demandeurs d’emploi pour rien.

    Aucune généralisation n’est pertinente.

    • oui, idée intéressante que de savoir quels sont les étudiants qui abandonnent leurs études. est ce que ceux qui ont en ligne de mire une vraie formation qualifiante débouchant sur une vraie carrière professionnelle se découragent autant que les étudiants dian-diants des facs de lettres ou de socio ?

      • En dehors des grandes écoles, de certaines formations universitaires « de niche », hélas, trois fois hélas ! -> on forme des futurs chômeurs.
        En cela on leur fait du mal, beaucoup de mal : passer 8 à 10 ans à faire un doctorat scientifique pour rien…
        Le temps qu’ils fassent le deuil de leur formation, qu’ils se recyclent pour enfin avoir un formation correspondant au marché du travail ils perdent au moins 5 ans de leur vie. Un désastre !
        Il faut cesser de dire aux enfants que l’on choisit sa filière (uniquement) selon ses goûts : Il faut vivre et payer ses factures « dans la vraie vie ».
        Le plaisir est un autre domaine : on peut se passionner d’astronomie sans pour autant en faire son métier (sauf si on a « vraiment » le niveau pour en faire son métier).

  • Question :
    Les étudiants en « décrochage » ne seraient-ils pas par hasard les mêmes que ceux à qui on à donné généreusement le bac en juin 2020 ?
    Personnellement, j’ai 10 petits enfants, dont 4 sont étudiants. Aucun des 4 ne présente de symptôme dû au covid. L’une d’entre eux actuellement en Grande Ecole va également à la Sorbonne pour prendre des cours de philosophie : elle me parlait dernièrement des étudiants prompts aux manifestations de tout genre qu’elle avait découverts dans cet établissement. C’était, pour elle, une curiosité…

    • @Pierre vos petits enfants comme mes enfants ont eu la chance d’avoir été structurés par un backbone familial solide, ça leur donne une sacré vitesse initiale. En revanche ceux qui n’ont pas cela ne peuvent à présent pas compter sur les structures de l’état pour palier ce manque , au prix où ça nous coûte c’est une honte, j’enrage pour ce que l’on paye et pour le gâchis des jeunes .

    • Je suis content pour vous.
      Mais, mon dernier vient de finir son cursus d’une école d’ingé.
      Et il semblerait que dans son école, un étudiant sur 6 y décrocherait: pas étonnant car personne n’est là pour aider face à un problème. Moi même, je peux remercier des camarades (et réciproquement) qui m’ont aidé à bosser des sujets complexes. Seul, j’aurais coulé.
      Dans les entreprises, c’est la même chose, combien de problèmes peuvent se résoudre à la machine à café, de manière informelle?

      Autre point et pas des moindres: du point de vue affectif, c’est catastrophique, c’est l’âge où l’on fait des rencontres… et je vois dans mon entourage proche, les ravages de cette solitude imposée.
      J’avoue ressentir une profonde haine envers tous ces « décideurs » qui nous obligent à nous soumettre pour le « bien commun ».

      • Aider un autre étudiant, ou faire connaissance, ça pourrait aussi se faire en veillant à ne pas transmettre le virus. Mais la grande majorité des étudiants répond alors que ne risquant rien eux-mêmes, ils n’ont pas à se préoccuper de ne pas se transmettre le virus… Comme si la transmission ne finissait pas par se faire d’une tranche d’âge à une autre.

  • Ces étudiants débarquent dans une France qui coule. Ayont pitié d’eux…

  • entre l’absence de vie sociale, les cours en distanciel (quand il y en a), l’impossibilité de travailler… on peut les comprendre !

    du coup, peut-être vont-ils comprendre que leur avenir n’est pas forcément en France ?

    • « leur avenir n’est pas forcément en France ? »

      C’est bien pour cela qu’il devient très urgent de faire cesser toutes les dérives et manipulations de ce jour.
      Il y a bien longtemps que je pense que si c’était à refaire je serais parti à l’étranger.
      En l’occurence je me serais magnifiquement « planté » car je pensais aux USA qui me semblent désormais bien « plombés » y compris dans le domaine des « libertés ».

  • Moloch. Littéralement.

  • C’est ce que je dis aussi, et je pense que, comme moi, vous constatez que peu de personnes autour de vous disaient à l’époque la même chose…

  • Et donc, si cela craint tant que cela, ils bougent quand tous ces jeunes? Parce que pour contraindre le gouvernement, et les suivants sur la liste, il va quand même falloir mettre le boxon pour arrêter ces débilités. Et les étudiants, majoritairement en fac puisque les prépas sont, oh surprise, épargnées, sont dans l’oeil du cyclone. Alors?

  • Dans toutes les guerres, ce sont les jeunes qu’on envoie au casse-pipe.

  • les pauvres chéris..comme si seuls les étudiants souffraient de ce qui se passe actuellement en France, ils en verront d’autres hein, ah bah non faut surtout pas qu’ils souffrent psychologiquement ou physiquement ..quand je pense à ce qu’ont enduré mes parents et moi-même c »est peanuts pour cette génération sacrifiée comme vous dites.

  • Mon cas personnel: étant moi-même étudiant, je me considère comme bien loti car je n’ai pas eu autant de problèmes financiers que certains collègues et j’ai relativement mieux vécu les confinements qu’eux en moyenne, en particulier car le premier confinement a démarré à un an de la diplomation (modulo le stage de fin d’étude). Je suis en école d’ingé (top 10) et je peux vous dire que nombre de mes collègues ont eu des problèmes de stage, sont en déprime (plus qu’avant pour les étudiants de saclay) et décompressent avec des soirées privées (j’en ai fais aussi). Je tiens grâce à l’idéalisation d’une expatriation (Suisse, Asie, USA) en travaillant en finance (UK plus difficile de s’y projeter vu leurs mesures similaires). Et le pire c’est effectivement de ne rencontrer personne. Je suis passé par une prépa (2 ans ou 3 ans de sacrifice) et on « m’enferme » à nouveau. Les soit-disant meilleurs années, celles du début de la vingtaine n’ont pas le goût espéré. Et une immense frustration s’en dégage, sur le constat que la génération du « il est interdit d’interdire » provoque l’interdiction d’à peu près tout et ce par l’intermédiaire de l’état qui la priorise sur les jeunes. Ce n’est que le début d’un conflit générationnel qui va englober probablement les retraites etc. Fort à parier que les jeunes ne payeront pas les retraites (en réalité si avec l’endettement de l’état en cas de changement de système, au moins pour le transitoire). Mais beaucoup des meilleurs étudiants ne manqueront pas de se souvenir de ce passage, au moment de choisir le pays d’exercice de leur profession.

    • Evitez de dire : « la génération du « il est interdit d’interdire » provoque l’interdiction d’à peu près tout » …
      Cette génération là est celle qui avait 18 ans en 1968 et a actuellement 71 ans.

      Ceux qui prennent les décisions délétères actuellement (sous la pression il faut le reconnaitre d’une attaque de virus « inédite ») ont la « quarantaine » : nés (pour être large) entre 1970 mini et 90 maxi…

      D’autres part j’insiste sur le fait que « Aucune généralisation n’est pertinente ».

      Ce qui est très grave, virus ou pas d’ailleurs, c’est qu’à laisser se désindustrialiser la France (depuis 40 ans au moins) au profit quasi exclusif des services et du tertiaire, on a fait fuir les emplois, justement, de beaucoup d’ingénieurs & scientifiques (Emplois pérennes ou lieux de stages).

      Le principe de précaution a de plus « émasculé » la recherche, qui en France a toujours manqué de moyens d’ailleurs. Peu efficace dans le public (mais sans moyens) et faible dans le privée…
      Seuls les USA donnent, mais au prix d’une obligation de résultat rapides (2-3 ans) les vrais moyens de « trouver ». Mais l’on doit avoir des résultats…

      Il faut ensuite rajouter et c’est une chose « tabou » actuellement, notamment pour l’industrie chimique (comprenant la pharmacie) : la pression écologique majeure dans notre pays a naturellement fait fuir ces productions dans des pays plus « tolérants », notamment en Inde.
      Et l’on s’étonne ensuite que la France ne soit pas autonome dans la production de principes actifs.

      Enfin pour pouvoir garder une industrie il faut avoir, en Europe, la capacité de financer des filières « propres » (sur les critères écologiques) et cela a un coût certain. A ne pas faire de produits « haut de gamme » il est très difficile d’avoir un prix de vente permettant de le faire (comme l’Allemagne le fait).
      La solution facile a donc été de délocaliser (Notez que l’Allemagne également le fait beaucoup) au « profit » d’un chômage que l’on qualifié « de masse ».

      Bien sûr le poids de l’état est également un boulet pour nos industries…ce n’est plus à développer.

      Cette crise se surajoute donc à un terreau peu fertile…
      Améliorer l’environnement législatif (normes) , fiscal,etc… des entreprises me parait plus pertinent que de ne jouer que sur les conséquences de la crise.

      Donner deux tickets de restau U…à pleins d’étudiants qui ne feront rien de leur diplôme futur…(ce qui n’est pas votre cas).

      Tout comme l’Afrique qui voit ces personnes compétentes et diplômées en autre chose que les lettres et le droit, partir ou rester dans les pays occidentaux, le départ de notre jeunesse vers d’autres cieux ne peut qu’accroitre la crise de nos pays.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Kerry McDonald.

 

Comme tant d'autres entrepreneurs, Luma Mufleh a repéré un problème et a trouvé une solution. En 2004, lorsqu'elle a commencé à entraîner une équipe de football composée de jeunes garçons réfugiés dans la banlieue d'Atlanta, elle a rapidement compris que les écoles publiques locales qu'ils fréquentaient s'en désintéressaient. Ils passaient dans la classe supérieure sans savoir lire et écrire et sans être capables de maîtriser le contenu académique qui leur était présenté. Ils étaient également en diffi... Poursuivre la lecture

Par Yves Bourdillon.

Imaginez.

Imaginez qu’une pandémie démarre à Vert-le-Petit (Essonne), siège d’un des trois labos P4 français. Qui croirait les explications de Paris selon lesquelles ce virus aurait été transmis naturellement à l’Homme par une perdrix ?

C’est pourtant l’exploit qu’a réussi Pékin en imposant depuis un an au monde entier le récit selon lequel le SARS Cov 2 qui provoque la maladie Covid-19 proviendrait d’une chauve-souris vendue sur le marché de Wuhan, dont le hasard voulait qu’il se trouvât à proximité ... Poursuivre la lecture

Charles Pépin est un écrivain et philosophe dont j’ai eu l’occasion de lire plusieurs ouvrages, toujours écrits dans un style simple et abordable, pleins de bon sens, tout à fait agréables à découvrir et utiles à la réflexion.

Ici, il revient avec un essai au titre engageant, Les vertus de l’échec. Un thème, comme il le montre lui-même, très bienvenu lorsqu’on connait les difficultés spécifiquement françaises à admettre les multiples leçons que l’on peut en tirer et le fait que ces échecs peuvent tout à fait être porteurs et se transfo... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles