Comment l’État s’apprête à faire les poches des retraités

Il semble que l’État s’apprête, notamment sur les conseils du Comité de Suivi des Retraites, à faire une nouvelle fois la poche des retraités, et ce pour deux raisons mensongères.

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Comment l’État s’apprête à faire les poches des retraités

Publié le 16 janvier 2021
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Par Thierry Benne.
Un article de l’Iref-Europe

Tel la cigale de la fable, une fois de plus fort pris au dépourvu après avoir dépensé sans compter pour faire face à la pandémie, il semble que l’État s’apprête, notamment sur les conseils du Comité de Suivi des Retraites, à faire une nouvelle fois la poche des retraités.

Deux raisons sont avancées :

  • leurs pensions de retraite font partie des rémunérations qui n’ont pas été affectées par les diverses mesures de restriction ou de fermetures prises au titre de l’épidémie et pour rétablir l’équité il faut donc exiger des retraités une sorte de contribution de solidarité sous une forme ou sous une autre ;
  • leur niveau de vie dépasse encore légèrement aujourd’hui le niveau de vie moyen de l’ensemble des ménages.

En réalité, et comme nous allons le démontrer, ces deux raisons sont tout autant dénuées de fondement l’une que l’autre.

Le maintien du montant des pensions de retraite

Le chœur des censeurs, qui ne brille pas davantage par sa clairvoyance que par son sens de la justice sociale, dénonce l’injustice insoutenable qui fait, qu’à l’écart de la pandémie, les pensions des retraités ont continué à être versées dans leur intégralité, alors que d’autres catégories sociales, telles les chômeurs partiellement indemnisés ou les indépendants contraints de cesser leur activité, ont vu chuter leurs rémunérations en dépit des indemnisations mises en place.

Ils estiment donc que les retraités ainsi privilégiés doivent en retour à la solidarité nationale un sacrifice particulier sur leurs pensions.

Assurément, c’est aller un peu vite en besogne.

En termes de vies humaines, les retraités sont ceux qui ont payé le plus lourd tribut à la pandémie, aggravé encore par le comportement erratique des pouvoirs publics qui ont confiné nombre d’EHPAD, en les interdisant pratiquement de soins et dans des conditions qui s’apparentent davantage à une forme larvée d’euthanasie qu’à une approche curative.

En dehors des indépendants de nombreuses catégories sociales, la plupart des employés des services publics n’ont rien perdu à l’occasion de la pandémie, tout simplement parce que leurs salaires et avantages ont été intégralement maintenus, même pendant les périodes de confinement les plus strictes.

On observe même que certains actifs ont fait mieux que tirer leur épingle du jeu, soit que le télétravail mis en place ait considérablement réduit leurs frais d’emploi et de garde, soit que le maintien intégral de leur rémunération antérieure se soit accompagné de substantielles réductions de service, voire parfois de quasi- suppressions de service ; notamment poste, justice, enseignement, guichets de Sécurité sociale et comme de juste, RATP et SNCF.

Pourtant, entre un retraité ayant perçu l’intégralité de sa pension après avoir dûment acquitté ses cotisations et un salarié dont tout le salaire a été maintenu pendant les périodes de confinement sans plus accomplir son service, quel a été le mieux traité ?

Il n’existe donc aucune raison que les retraités les plus durement touchés par la pandémie soient les seuls à acquitter sous une forme ou sous une autre une sorte de nouvelle contribution de solidarité nationale, alors que de nombreuses catégories sociales davantage épargnées et mieux soignées et d’autres plus chanceuses encore ont réussi jusqu’ici à traverser la crise sans dommage pécuniaire ou sanitaire apparent et même parfois avec profit.

Et si vraiment nos censeurs tiennent à leur contribution, qu’ils la proposent donc en priorité à tous les corps de la fonction publique dont le salaire a été intégralement maintenu sans que le service le soit également ! Mais ce n’est sans doute pas un hasard si la plupart des bonnes âmes qui veulent taxer les retraités appartiennent précisément à la fonction publique.

La référence fallacieuse au niveau de vie des retraités

Dans les milieux gouvernementaux, comme dans certaines publications statistiques ou encore dans la haute fonction publique il est de bon ton de substituer la référence du niveau de vie à celle du montant des pensions pour piloter l’indexation de ces dernières, en en profitant pour réduire au pain sec les retraités qui assistent impuissant au gel répété de leurs pensions ou à l’augmentation non compensée de leur CSG.

Cela permet de faire des retraités des privilégiés puisqu’en 2018, leur niveau de vie mensuel par unité de consommation s’établit à 2100 euros contre 2041 euros pour la moyenne de l’ensemble de la population. Or dans tous les cas, ce calcul est intellectuellement malhonnête et moralement inadmissible.

En effet le niveau de vie ajoute au montant des pensions de retraite d’éventuelles rémunérations accessoires, divers transferts et surtout le montant des revenus du patrimoine des retraités.

Or, le patrimoine, qui s’acquiert par accumulation, croît normalement avec l’âge de son détenteur et toutes conditions égales par ailleurs un septuagénaire ayant gravi tous les échelons de sa carrière, dégagé au surplus des charges de famille et d’emprunts dispose inévitablement d’un patrimoine plus important qu’une jeune quadragénaire au milieu de sa carrière et supportant à la fois des charges de famille et d’emprunt.

On ne peut donc statistiquement comparer les revenus du patrimoine d’un retraité avec ceux nécessairement très inférieurs de la moyenne des Français développant une moyenne d’âge inférieure de moitié ou presque à celle des retraités. Les premiers sont inévitablement plus importants que les seconds. Et ce sont essentiellement les écarts enregistrés sur ces revenus du patrimoine qui permettent aux retraités, malgré des pensions inévitablement inférieures aux salaires, d’obtenir in fine un niveau de vie légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population, en sachant toutefois que cette situation n’est que provisoire, car les salaires augmentent plus vite que les pensions.

Inversement, et cette évidence semble curieusement échapper au Comité de Suivi des Retraites, tous les retraités n’ont pas nécessairement un patrimoine important et on ne peut pas régler de manière uniforme, aveugle et a minima la revalorisation uniforme des pensions de tous les retraités en se référant aux revenus moyens d’un patrimoine moyen, dont beaucoup de retraités ne disposent pas.

Enfin, si malgré tout on tient à ce que l’indexation des retraites puisse être plafonnée en fonction du niveau de vie moyen des retraités, il n’y a aucune raison qu’une telle restriction ne pèse pas également sur les revenus de toutes les autres catégories sociales, dont la hausse des rémunérations devrait être aussi individuellement pilotée en fonction de l’importance de leur niveau de vie.

On voit la suite… et certains des plus hauts corps de la fonction publique non dépourvus en patrimoine risqueraient fort de devoir prendre à leur compte l’inflation et plus si nécessaire. À défaut, les principes constitutionnels d’égalité entre les citoyens et d’égalité devant la contribution aux charges de la Nation seraient donc une nouvelle fois bafoués, à moins que le Conseil constitutionnel ne se décide enfin à appliquer le texte même de la Constitution au lieu de l’interpréter et de l’infléchir au gré de ses humeurs.

Conclusion

Il est donc clair que, quelque soit le bout par lequel on aborde la question, elle ne reçoit jamais une réponse logiquement satisfaisante, juridiquement fondée, ni économiquement juste.

Contrairement à ce que l’on tente de nous expliquer, l’institution d’une nouvelle mesure attentatoire au pouvoir d’achat des retraités ne correspond à aucun souci de solidarité, mais à une nouvelle manifestation de cette hargne anti-générationnelle que l’on voit poindre et s’épanouir librement contre les retraités considérés par certains comme autant de bouches inutiles à nourrir, par d’autres comme des parasites pour les générations plus jeunes, les derniers y voyant des nantis insouciants passant le plus clair de leur temps dans de luxueuses croisières vers des pays lointains.

Quand en plus on s’aperçoit qu’en violation de toutes les déclarations internationales protectrices des droits de l’Homme, ces retraités sont abusivement exclus de toutes les institutions consultatives et de la plupart des caisses de retraite du pays, quand on sait qu’ils ne manifestent guère qu’exceptionnellement et alors toujours ou presque pacifiquement, on dispose de tous les éléments de réponse à la revendication de nos censeurs.

On sait maintenant qu’elle ne doit rien à l’intérêt général, mais bien plutôt à une volonté prédatrice et malsaine d’imposer une nouvelle mortification aux aînés, sans même s’apercevoir que ce sont leurs propres parents que nos justiciers s’apprêtent à appauvrir une nouvelle fois.

Et puis, il n’est pas besoin d’être un politologue avisé pour craindre qu’en 2022 lors des prochaines échéances électorales nationales, les plus de 17 millions de retraités ainsi matraqués ne manifestent plus tout à fait la même fidélité à un pouvoir qui, durant cinq ans, n’aura cessé de se moquer d’eux, de les mépriser et de les châtier. Tous ceux qui leur doivent leur élection feraient bien d’y penser dès maintenant.

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  • Les électeurs ont la mémoire courte

  • il faut bien prendre l’argent dilapidé quelque part ; et puis connaissant le courage des dirigeants , c’est plus facile de s’en prendre à des gens sans défense ; ils n’iront pas mettre le bordel dans la rue , eux ….

  • Ah ? Vous croyez qu’il y aura encore des élections ?

    • Ça paraîtrait étrange qu’on fasse des élections ou à l’américaine peut être.
      Les dernières étaient assez étranges, participation nulle et malgré tout des bizarrerie à Marseilles avec une élue de circonstance, une belle fraude et mépris des electeurs

  • dès qu’on invoque la justice..
    la justice n’a rien à voir la dedans..
    j’ai toujours l’impression qu’on me demande si le prix du lait dans un pays communiste est « juste »..

    La seule chose qui me paraisse assez claire est la necessaire indemnisation des gens que l’action de l’etat a ruiné par ses mesures..

    ce sont EUX les sacrifiés sur l’autel de l’interet collectif.

    • LE NIVEAU DE VIE DES FONCTIONNAIRES ET FONCTIONNAIRES RETRAITÉS EST SUPÉRIEUR AU NIVEAU DE VIE DES RETRAITÉS LAMBDA

      • eh!! c’est « juste » ! ne servent ils pas l’interet général? ne se fichent ils pas du profit? n’ont ils pas, en somme, plus de mérites?

        ce qu’il faut comprendre l’anomalie n’est pas que leur retraites soient plus hautes ou moins, l’anomalie est le statut et la retraite par répartition d’ailleurs..

        mais bon …ce qui fait rire est que dans ce cas là l’egalitarisme , on oublie..

  • Vous avez vu des retraités faire grève ? ça ferait rigoler tout le monde. En revanche, comme le laisse envisager l’auteur, vous allez voir les retraiter voter et là, au niveau de la classe politique, ça risque de ne plus faire rigoler personne…

    • Je suis d’accord avec vous, cependant comme c’est la haute administration et notamment Bercy qui dirige le pays il n’y aura aucun impact. Je serai plutôt d’accord avec l’idée de non pas la grève mais de bonnes grosses manifestations à la veille des élections qui bloquent bien les intérêts de nos élites et pourquoi pas avec les commerçants en activité qui ne serviraient pas les fonctionnaires qui ont brillé par leur absence totale de solidarité pendant les confinements et couvre-feux à répétition. Après tout nous avons du temps et beaucoup de temps pour cela
      En plus les forces de l’ordre n’auraient rien à craindre

    • Les élus ont la cordes au cou, il faut qu’ils trouvent de l’argent. Un « riche » est désigné, puis spolié pour le « punir ». Et ils disent à tout le monde que ce riche, ce n’est pas vous, c’est un autre.
      Ne leur en voulez pas, les élus font ce qu’ils peuvent pour s’assurer que leur niveau de vie ne baisse pas. Bon là ils sont peut être un peu aux abois.

  • En effet, il est scandaleux de toujours entendre parler de « justice sociale » pour s’en prendre à une partie de la population, en occultant volontairement telle autre (en l’occurrence, les fonctionnaires qui n’ont effectivement pas connu de baisse de leurs revenus et qui ont donc, de surcroît, ajouté au « quoi qu’il en coûte »…)

  • En accord avec le dernier paragraphe du texte, il est à prévoir que la mesure en question ne soit prise qu’après les élections.

  • Pas du tout d accord le problème n’est pas ou le situe l’auteur, les retraites distribuées ne sont pas soutenables par les cotisations versées. C’est pour eviter que les futurs retraités n’est plus de retraite qu’il est urgent de revoir le calcul des retraites actuelles et revoir le système pour lisser le mur qui se profile

    • Réformer le système pour les futurs retraités OK, Mais taper sans arrêt sur les actuels retraités qui n’ont pas eu le choix du système qu’on leur a imposé et qui ont cotisé souvent plus que la durée normale, il faudrait quand même faire preuve d’un peu plus de discernement.

      • Sauvy l’a dit des 1975 que le ssytème etait non viable!
        sauf que les retraités actuels ont beaucoup moins cotisé que les futurs et touchent beucoup plus que ne toucheront les futurs retrraités

        • Vous avancez des affirmations assez hardies, sachant que pour les retraités actuels la durée hebdomadaire de travail n’était pas de 35h, les congés payés plus réduits, et que globalement, sur une carrière complète avec retraite à 65 ans, les cotisations ( qui je vous le rappelle, juste après guerre, payaient les retraites de gens qui n’avaient jamais cotisé), permettaient à nos parents d’avoir une retraite correcte. ( Mon père né en 1923, ayant travaillé dans l’industrie, avait une retraite tout à fait correcte, mais c’était à l’époque où la France avait encore une industrie!)

          • source insee cotisation salariale + patronale pour 4 fois plafond 20% en 1965, 81 % en 2010 !
            taux remplacement pour un cadre la génération né 1940/50 65%
            actuellement 51% et vu le deficit des regimes, cela baissera forcement puisque de plus en plus de gens seront au minimum social
            Sans aménité, il faut juste que la génération des retraités soit consciente qu’elle est ultra privilégié sur ce point par rapport à ces enfants, ce qui ne diminue pas son travail et les points que vous avez mis en avant
            Autre point, il y a un tassement terrible des salaires des cadres (pour ceux <100 ke), si vous prenez le salaire à 30, 40, 50 ans vous voyez une baisse très forte de la rémuneration moyenne 10k€ par 10 ans, sans compter le prix de l'immobilier qui fait qu'un cadre dans les années 70 pouvait acheter 100 m² à Paris sur 1 salaire, 80 dans les années 80 et aujourd'hui à 2 salaires 60 m² sur 25 ans !

      • Rappelons nous que, dans les années Mitterrand, nos cotisations servaient à financer des pré retraites à 55 ans , et même à 52 ans à EDF. Beau Gachis; on aurait mieux fait de constituer des provisions et la situation actuelle serait meilleure. Mais clientélisme et démagogie sont les reines du monde politique, surtout à gauche.

  • Merci pour votre article qui a le grand mérite d’informer les retraités de ce qui se trame en coulisses.
    Il est vrai que ce sont les retraités qui ont payé le prix fort en termes de vies humaines puisqu’on a laissé mourir nos vieux sans même essayer de les soigner.
    De nombreux retraités ont également assuré la garde ou le soutien scolaire de leurs petits-enfants, permettant ainsi aux forces vives de faire tourner le pays.
    Contrairement à ce qu’on entend souvent, tous les retraités n’ont pas eu une carrière facile.
    Beaucoup ont commencé tout au bas de l’échelle, à une époque où les conditions de travail étaient difficiles, où on avait seulement 4 semaines de congés payés, pas un jour de plus.
    Beaucoup d’hommes ont donné un an de leur vie à la patrie, en effectuant leur service militaire dans des régiments où tout le monde n’était pas planqué.
    Si certains d’entre eux ont su saisir des opportunités professionnelles et faire des carrières honorables, ils ne le doivent souvent qu’à eux mêmes.
    Je parle de ce que je connais bien, 42 ans de cotisations dans le privé, 1 an au 60ème RI.
    J’en ai plus qu’assez que des politiques ne sachent rien faire d’autre que de faire les poches des uns pour distribuer aux autres.
    Qu’ils commencent par faire le ménage dans la multitude de privilèges dont ils bénéficient, cumul retraite et emploi plus ou moins fictif par exemple.
    Je comprends la détresse actuelle des jeunes, à qui on interdit toute vie sociale, et qui ont toutes les raisons d’être inquiets pour leur avenir.
    Mais ce ne sont pas les retraités qui sont responsables de leur situation mais un gouvernement qui, en à peine 1 an, a complètement coulé notre pays.

    • je vois que vous êtes encore très jeune pour évoquer 4 semaines de congés ( pour moi c’était 3 !!!!) ou pour rappeler l’année de service militaire ( pour moi votre année faisait 27 mois !!!) ; mais tant mieux pour vous cela vous laisse encore de belles années devant vous !!!!

  • c’est tout le drame des retraites par répartition et du non respect de la propriété privée en France.

  • Depuis le début on a toujours fait porter le chapeau du déficit des retraites sur les actifs : Augmentation de l’age de la retraite, augmentation des cotisations. Ca me parait au contraire tout a fait normal que les retraités participent. Dans un système collectivisé il faut que tout le monde participe. En plus il en va de la compétitivité des salaires et donc de notre pays au niveau international.
    Ensuite le niveau de vie de beaucoup de retraités est bien supérieur a celui des actifs : Plus d’enfants à charge, généralement propriétaire de leur logement…
    De plus, ce serait normal que celui qui travaille ait plus que celui qui ne travaille pas. Cet avantage des retraités sur les actifs contribue à la dévalorisation du travail

    • Mitterrand est le VRAI responsable de cette gabegie en ayant coulé de dizaines de milliers de milliards le régime des retraites en France (véritable précurseur du « c’est gratuit, c’est l’état qui paye »)

      • cela a commencé avant F Mitterand : l’instauration d’un régime unique de retraite par répartition.
        Mitterand a juste accéléré le processus en abaissant l’âge à 60 ans (le droit de se reposer).

      • Et, ne pas oublier qu’il a embauché de nombreux fonctionnaires dont on paient les retraites aujourd’hui !

    • Qui est le ON qui a fait porter le chapeau sur les actifs dans un véritable système de Ponzi? Certainement pas les retraités à qui on ne demande jamais leur avis!

    • Ce sont surtout les privilégiés fonctionnaires qui devraient participer! Mais je suppose que vous en êtes un pour nous sortir ce genre d’excuse!

      • De quels fonctionnaires parlez-vous ?
        Un professeur des écoles est fonctionnaire,
        Une infirmière peut être fonctionnaire,
        Un agent de surface ( balayeur du square )
        Sont-ils des privilégier ?
        Un peu de discernement.

    • vous avouez :  » dans un système collectivisé  » !!! eh oui c’est bien là le drame ; personne ne se poserait la question si les retraites étaient acquises par capitalisation et c’est bien le système quasi soviétique de la répartition qui induit le problème !!! Mais je sens chez vous un tel désir du bolchevisme dur qu’il est certainement inutile de tenter de vous convaincre !!!!

      • Bolchevique, vous me connaissez mal. Il y a pas plus libéral que moi. Ceux qui se battent pour défendre leur retraite vivent aux dépends de l’état. Ce sont eux les « bolcheviques » comme vous dites.
        Par capitalisation, les retraités ne pourraient pas se permettre de vivre aux dépends de jeunes bien moins lotis qu’eux, c’est vrai

        • « Ceux qui se battent pour défendre leur retraite vivent aux dépends de l’état ». Sauf que l’état a décidé de cet état de fait, en refusant la capitalisation. Il a imposé aux retraités de dépendre de lui, on ne peut pas leur reprocher de vouloir défendre leur retraite !
          Oser dire que les retraités vivent aux dépends de jeunes bien moins lotis qu’eux est scandaleux ! Avez-vous lu l’article qui explique comment il se fait que les retraités aient plus de patrimoine que les jeunes ? Et encore, pas tous. Les retraités actuels ont été des jeunes mal lotis, non ? Vos jeunes mal lotis actuels seront des retraités chanceux, non ? N’est-ce pas le cycle normal de la vie (sauf pour les cigales bien sûr, qui voudront donc spolier les fourmis…)
          Mais puisque vous faites remarquer dans votre 1er commentaire qu’il serait normal que les retraités paient plus, car plus d’enfants à charge et propriétaires de leur logement, vous êtes donc favorable au loyer fictif ? Donc à la hausse des impôts pour certains ?
          Vous n’êtes absolument pas libéral, vous êtes un collectiviste de plus, qui lorgne vers les poches des autres.

    • Un fonctionnaire ne participe à aucun effort collectif ni individuel puisque ce sont les contribuables qui paient pour lui. La solidarité tant vanté par les collectivistes est toujours à sens unique : de ceux qui paient des impôts à ceux qui en vivent.

  • Il faut malheureusement s’y attendre et les retraités n’auront pas le choix !
    Le « quoi qui l en coute macronien » sera aussi sur le dos des retraités (sauf bien entendu sur celui des politiques) et c’est peut-être et même certainement la raison principale pour laquelle nos « zélites en marche » veulent empêcher les vieux de mourir pour continuer à les pressuriser… eux ils ne peuvent plus faire grève ni bloquer le pays

    •  » les pressuriser… » Ah ben non, moi je ne veux pas que l’on m’expédie dans l’espace, même dans un cercueil « pressurisé ». Je préfère, puisque je n’ai pas le choix,continuer à me faire PRESSURER sur notre bonne vieille terre!

    • « empêcher les vieux de mourir pour continuer à les pressuriser »

      Là vous sous-estimez nos dirigeants qui sont parfaitement capables de calculer qu’un retraité mort coûte moins cher qu’un retraité « pressurisé » (à moins de taxer sa pension à plus de 100% et qu’il ne coûte rien à la CNAM).

      • Moins cher? Pas sûr! La mise sur orbite d’un retraité pressurisé, ça coûte un bras ( sauf à monter dans la Tesla satellisée par Elon Musk!)
        Bon OK———> je sors——->

  • @çasuffit
    La réponse est dans votre observation!! Retraité depuis 2016, si j’avais 20 ans aujourd’hui en sachant et constatant ce que je vois, je me barrerais vite fait dans un pays plus accueillant pour les jeunes qui en veulent ( et il y en a encore quelques’uns j’espère en France). Pour les autres, ceux qui se contentent des minimas sociaux, qu’ils lâchent leurs tablettes et smartphones à 1000€ et se sortent les doigts du c*l.

  • Rendez-vous aux prochaines présidentielles, il est temps pour les retraités qui ont voté massivement pour le petit coq de le cuire…

    • Votre « petit coq » n’est nullement responsable du désastre des retraites non provisionnées et serait bien coupable de refiler la patate chaude à ses successeurs comme l’ont lâchement fait tous ses prédécesseurs.
      Quoi qu’il fasse ou ne fasse pas il y laissera toutes ses plumes.

    • je ne suis pas sûr que la majorité de l’électorat de Macron soient des retraités, plutôt des cadres supérieurs et des bobos.

  • Le problème se pose autrement. L’État est surendetté sans industrie ni perspectives de conquêtes pour espérer rembourser. Il faudra bien faire les rares poches pas encore trouées. Équilibrer entre l’épargne, les retraités, les successions en finassant pour minimiser le risque de guerre civile. Les retraités sont peut-être moins combatifs?

  • Je suis d’accord avec vous, il faut que les employés des services publics (en particulier ceux qui décident des mesures de confinement et autres liberticides qui empêchent de travailler notamment), voient leurs salaires diminués s’ils sont au-delà d’un certain seuil. Idem pour les retraités, l’auteur est à côté de la plaque quand il dit qu’il faut maintenir les retraites. Qui les paye??? Donc idem, au delà d’un certain seuil, on les réduit. Mais très peu probable car ce sont les retraités qui ont la caillasse en France, et ce sont ceux qui votent le plus (contrairement aux jeunes adultes, qui sont, contrairement à ce que dit l’auteur, les plus impactés sur le total d’une vie par l’ensemble de ces mesures liberticides)

  • Un aspect essentiel a été laissé de côté. Les retraités actuels ont largement cotisé sur la base de salaires et d’un taux d’emploi des trente glorieuses et des années qui ont suivi, alors que le taux d’industrialisation de la France était le double d’aujourd’hui. Ce ne sont pas les retraites qui sont trop élevées, ce sont le salaires des actifs qui sont trop faibles et le nombre d’inactifs non cotisants qui est trop élevé. La solution serait d’inverser la tendance au déclassement de la France, en inversant les causes de la chute de compétivité de la France depuis 1981, à savoir l’allongement du temps de travail sur la durée complète d’une carrière, par l’allongement du temps de travail annuel et l’alignement de l’âge de la retraite sur la moyenne européenne, la suppression du statut de fonctionnaire, sauf dans les fonctions régaliennes, en y implantant les promotions et échelles de salaires en fonction des compétences et de l’efficacité, la possibilité de recrutements extérieurs à tous les niveaux …..

    • Même notre Nono national l’a dit  » la France ne travaille pas suffisamment » pour une fois qu’il ne dit pas une ânerie.

      • mais il fait tout pour que l’on ne puisse pas travailler: il a besoin de pauvres pour les garder sous son contrôle !
        Il ne faudrait quand même pas que les gens puissent créer leur travail et être ainsi indépendant !

  • Et vous aurez des imbéciles qui voteront encore Macron en 2022
    !!

    • Il y a peu de chances que Macron se présente en 2022.
      En revanche l’immense foule de ceux qui ont voté, voire revoté, pour Mitterrand sont entièrement responsables des conséquences désastreuses de leur manque de jugement que nous subissons encore tous aujourd’hui. Je ne doute pas que ces bons français altruistes auront l’honnêteté de se dénoncer et d’indemniser les victimes innocentes de leur coupable imprudence.

  • La question n’est pas d’opposer les retraités aux jeunes.
    Les retraités d’aujourd’hui ont eu la chance de connaitre une France industrielle, ils ne sont pas responsables de la perte de cette industrie.
    Ils ne sont pas non plus responsables de la continuation de la casse de cette industrie sous des prétextes de défense de la planète par exemple.
    Ils ne sont pas plus responsables de la pénurie de main d’oeuvre dans certains secteurs de l’artisanat.

    • vrai et faux ; à titre individuel effectivement vous avez raison mais à titre collectif certes pas car les politiques menées n’ont pu se développer qu’avec notre accord tacite via les élections !!! Personne n’a contraint les électeurs à choisir les plus démagogues et quand on choisi la facilité on récolte ce que l’on a semé !!!!!

      • Parce que vous croyez encore qu’en mettant un bulletin de vote dans une urne tous les 5 ans, vous choisissez la politique promise par le candidat élu? Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, dit-on! Les naïfs qui croient au collectif qui promet des lendemains qui chantent ont souvent déchanté au cours de l’histoire!

        • Ils auraient pu voter Madelin et ça aurait changé beaucoup de choses. Ils ont voté comme des crétins, ils ont ce qu’ils méritent.

        • sans parler d’un mode de scrutin pas du tout représentatif de ce que veulent les français ..

          • Seriez-vous mal informé?
            Notre constitution votée le 28 septembre 1958, adoptée par les électeurs français, consultés par référendum, à une majorité de 79,25 % des voix, avec une abstention faible (15,6 %).
            La Constitution est promulguée par René Coty le 4 octobre 1958.
            On ne change pas la constitution selon l’humeur du moment .
            Oui un programme engage, seul le prononcé fait foi !
            Oui le bulletin de vote engage !
            Ce n’est pas parce que certains n’ont pas d’honneur, pas de parole…Qu’il faut administrer une punition collective à l’ensemble des politiques !

  •  » Les justiciers  » sont non seulement des fonctionnaires souvent favorisés mais politiquement de tendance socialiste égalitariste dont l’idée générale pourrait se résumer à : tous pauvres dans l’égalité !!!! Bien sur ils seraient donc eux mêmes concernés mais ils espèrent être de la nomenklatura qui les épargnera !!!!

  • Il n’y a pas que les retraités qui seront massacrés, tout le monde subit nos gvt de Jean-foutre.

  • Nous eûmes « super menteur », avec le petit monsieur de l’Élysée, nous avons maintenant « hyper menteur », méchant et pas nécessairement intelligent tellement il est aveuglé par son égo!

  • C’est odieux!!! Et pourtant un certain Alfred SAUVY nous avait prévenu dans son livre : Croissance zéro? édité en 1974. Page 230 sous l’intitulé:
    L’élimination des indésirables.
    Je vous livre le texte in extenso.
    « Toutes les sociétés ont cherché à éliminer les indésirables et ont employé à cet effet des moyens de plus en plus subtils, l’essentiel étant non seulement de n’avoir pas de sang sur les mains, mais aussi de paraitre ignorer cette élimination, grâce à une dilution des responsabilités.
    Au risque de choquer par une précision indiscrète, voyons un pays qui, comme le France, dispose de quelques ressources. Deux utilisations, parmi d’autres, sont possibles:
    1. Abaisser l’âge de la retraite.
    2. Accentuer les recherches contre le cancer et la sénescence.
    L’abaissement de l’âge de la retraite risque plutôt d’accroitre la mortalité, par la réduction des ressources et la suppression de l’activité qui en résultent.
    Au contraire, les recherches biomédicales doivent faire baisser et accroitre, par suite, le nombre des vieux.
    Dans ces conditions,  » l’abaissement de l’âge de la retraite apparaitra plus tard, à nos lointains descendants, comme un désir, inconscient bien sûr, d’éliminer les indésirables, que sont le vieux, pesant sur la société ». Dans les pays où le vieillissent coïncidera avec un surpeuplement persistant et une pénurie de denrées vitales, d’étranges aventures pourront survenir, en partie liées aux autres conséquences du vieillissement ».
    Les « étranges aventures » sont nombreuses dont celle que l’auteur anticipe. Éliminer les vieux par asphyxie économique tout « en même temps » leur donnant l’impression que l’on prend soin d’eux grâce au progrès de la médecine.
    Pour en revenir à l’aspect politique, Geralamo Fiori écrivait:
    « Le vieillissement démographique pourrait avoir d’importantes conséquences politiques, économiques et sociales, qui aboutiraient à rendre plus conservatrice l’orientation du développement des collectivités et moins net, le renouvellement de la société… Aussi bien dans les économies évoluées que dans les autres, on assisterait sans doute au triomphe de la tradition, des habitudes et de la volonté des groupes de pression existants, par opposition aux tendances au renouvellement et aux aspirations à une plus grandes justice sociale ».
    Nous sommes en plein dans la situation décrite et c’est probablement une des craintes de nos gouvernants d’où l’urgence de spolier les VIEUX afin qu’ils débarrassent le plancher plus vite et d’eux même bien sûr. Ainsi, pas de sang sur les mains.

  • Je crois qu’il va falloir s’acheter des gilets jaunes…

  • Très bonne analyse :
    1) obtenons alors une participation des fonctionnaires à l’effort national pour financer les dégâts de la pandémie sur tous les acteurs économiques du privé
    2) souvenons nous qu’il y a bientôt et au delà des élections….. et posons clairement aux politiciens la question de leurs intentions sur le sujet….
    A suivre….. de près!!!

  • Cela fait des années que les retraites ne sont plus revalorisées. Les retraités perdent donc tous les ans de 1 à 1,5%. Au bout de 6 ans, on est à près de 10% de baisse. En revanche, pendant ce même temps, les émoluments de fonctionnaires ont augmenté, malgré le gel du point d’indice et leurs retraites seront beaucoup plus élevées que celle de tout le privé, grâce notamment au « coup de pouce » sur les 6 derniers mois d’activité.

  • La plupart des retraités ont fait la France d’aujourd’hui. Que l’état leur en prenne encore plus ? Non, qu’il prenne tout afin qu’ils goutent aux fruits pourris des idées qu’ils ont pour la plupart faits mettre en place… Responsabiliser les gens est une bonne chose.

    • Vous n’avez pas totalement tort, Mitterrand ayant été élu il y a 40 ans, il est fort probable que nombre de nos retraités actuels, âgés alors de 40 ans, aient voté pour « la retraite à 60 ans »…

  • Bonne analyse. Mais est-il vraiment besoin d’expliquer le pourquoi et le comment des actes d’une bande de gangsters ?
    Encore est-ce médire de l’honorable profession des voleurs, comme le disait Lysander Spooner :« Le bandit assume seul pour lui-même la responsabilité, le danger et la nature criminelle de son acte. Il ne prétend pas avoir un “droit” légitime sur votre argent, ni qu’il entend le dépenser pour votre bien. Il ne cherche pas à se faire passer pour autre chose qu’un voleur. (…) En plus, une fois qu’il a pris votre argent, il vous laisse tranquille, ce que vous souhaitiez de lui. Il ne persiste pas à vous suivre malgré vous tout au long de la route, avec l’idée qu’il serait votre « souverain » de plein droit, du fait de la “protection” qu’il vous procure. Il ne pousse pas ladite “protection” jusqu’à vous ordonner de vous prosterner et de le servir ; vous demandant de faire ceci, vous interdisant de faire cela. Vous volant toujours davantage d’argent, aussi souvent qu’il le trouve conforme à son intérêt ou à son bon plaisir ; en vous traitant de rebelle, de traître ou d’ennemi de votre partie, et en vous fusillant sans merci si vous contestez son autorité ou résistez à ses exigences. C’est un homme bien trop droit pour se rendre coupable de telles impostures, de tels affronts et de telles vilénies. Bref, il n’essaie pas, en plus de vous avoir volé, de faire de vous sa dupe et son esclave. »

    • D’accord avec vous, René-Pierre. Par rapport à ces gens (le terme qui me vient à l’esprit « sa..uds » serait censuré) un voleur et gangster banal devient à nos yeux d’honnêtes gens : ils ne s’en prennent qu’à vos biens, pas à notre esprit, pas à nos libertés, eux !

  • ça s’appelle « voter avec les pieds »….

  • « leurs pensions de retraite font partie des rémunérations qui n’ont pas été affectées par les diverses mesures de restriction »
    Si l’on suit cet argument, dans quelle catégorie classe t’on les indemnités des élus?
    Une Loi d’exception baissant toutes les indemnités des élus (il y a différentes manières possibles) serait un beau message de solidarité de la part d’un groupe qui cumule pas mal d’avantages (souvent injustifiés).

  • C’est marrant ils ne parlent jamais des hauts fonctionnaires d’État à la retraite pour les réformes des retraites. Et pourquoi ces fameux hommes et femmes politiques ne seraient pas ponctionnés ça me paraît pourtant bien plus juste vu les salaires qui touchent. Mais bon ça sera toujours pareil tant qu’on les laissera s’engraisser sur non dos.

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