Face à la Covid-19, un cap libéral

La crise sanitaire montre l’échec d’une certaine conception de l’État. Santé, instruction, emploi : et si on redonnait l’initiative à la société ?

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Cap Libéral Covid-19 - création de Guillaume Périgois

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Face à la Covid-19, un cap libéral

Publié le 17 novembre 2020
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Par Guillaume Périgois.

Depuis le début de la pandémie, l’échec de notre ordre social-démocrate est manifeste.

Certains cas particuliers sont révélateurs. Est-il normal qu’un État qui incite la population à vivre normalement en mars décrète un état de guerre sanitaire une semaine après ?

Est-il sérieux de mettre en quarantaine la quasi-totalité du pays au lieu de faciliter les dépistages et d’isoler les cas avérés ?

Est-il conséquent de simplement répondre aux écoles vétérinaires qui proposaient de conduire des milliers de dépistages chaque jour que cela est interdit par la loi n°2013-442 ?

L’orgueil et la frénésie de notre gouvernement ne peuvent cacher les dysfonctionnements de la réponse politique à la crise sanitaire et ne font qu’accélérer la venue d’une grave crise économique.

Une autre politique est possible.

Quel cap libéral ?

La critique est facile. Gouverner ne l’est pas.

Quelle serait alors une réponse libérale à cette crise sanitaire et économique ?

Avant tout, un gouvernement libéral aborderait la crise avec calme et humilité.

Avec calme, car la panique – qui ne peut rien résoudre – est elle-même contagieuse.

Avec humilité, car s’il y a une chose que l’échec de l’amoncellement de plans gouvernementaux indique, c’est que l’État n’a pas réponse à tout.

Un mot sur le ton. Certains ont vanté la communication pleine d’empathie du président de la République lors de fréquents discours télévisés.

Outre le fait que nous devons être le seul pays où le président sert de porte-parole au Premier ministre, un gouvernement libéral se soumettrait plutôt à des conférences de presse où, comme en Allemagne ou aux Pays-Bas, loin d’assumer un rôle parental infantilisant le corps civil, il ferait le point sur les résultats de son administration.

Le rôle de l’exécutif n’est en effet pas de panser les plaies de l’âme du pays ; il a en revanche le devoir de rendre des comptes sur son action auprès de ses supérieurs, les citoyens.

Il s’agirait ensuite d’avoir le courage d’aborder chacun des problèmes auquel le pays est confronté avec un respect pour les libertés civiles, une méthode claire et un esprit ouvert.

Un respect renouvelé des libertés civiles pour ne pas se trouver à menacer de 3000 euros d’amende ceux qui osent franchir le pas de leur porte.

Une méthode claire pour identifier d’où viennent les pénuries dans chaque secteur, issues d’un déséquilibre entre une demande de biens et de services qui s’accroît et une offre qui s’effondre.

Un esprit ouvert pour oser réformer les réglementations excessives qui aggravent et ossifient le déséquilibre actuel. Et là où l’incompétence de l’État est manifeste, rendre l’initiative à la société.

Rendre l’initiative à une société active

  • La santé, d’abord.

Dans cet esprit, un décideur politique libéral devrait d’abord se débarrasser des réglementations excessives qui empêchent les professionnels de la santé de réagir à la pandémie.

La réponse inefficace du gouvernement social-démocrate est en grande partie due à des réglementations lourdes, rigides et dépassées contrôlant le développement et la distribution des médicaments et des tests.

Un gouvernement libéral réformerait les obstacles réglementaires qui se sont accumulés au fil des ans et qui rendent notre système moins agile pour répondre à des événements inattendus.

  • Les mesures de confinement, ensuite.

Un gouvernement libéral ne supposerait pas qu’il peut mieux évaluer les avantages et les coûts des couvre-feux ou des confinements que les citoyens eux-mêmes.

Il ne partirait pas non plus du principe erroné que des décideurs parisiens peuvent prendre des décisions plus adaptées que les décideurs des échelons locaux. Bordeaux en Gironde n’est pas Boussac dans la Creuse. On y vit différemment. Dès lors, imposer le même confinement dans ces deux communes sans point commun n’a guère de sens.

Il s’agirait aussi d’être proportionnel et prévisible.

Pour garantir que les efforts d’endiguement soient proportionnés et ne causent que des dommages minimes à la société, des décideurs libéraux devraient fonder leurs mesures sur des informations épidémiologiques solides et s’engager à y mettre fin dès qu’elles atteignent des objectifs prédéfinis.

  • Passons à l’instruction.

La pandémie modifie considérablement la façon dont l’instruction des enfants et des étudiants se déroule. Des millions de familles sont déjà accoutumées avec l’instruction hors les murs.

Une politique libérale consisterait à enlever les freins actuels à l’enseignement à domicile et aux solutions d’instruction collective issues de la société, qu’elles soient d’origine privée, associative ou ad hoc.

Ici aussi, c’est aux parents et à la société civile de prendre le relai pour s’assurer que l’apprentissage se poursuit, et l’autonomie locale du système éducatif doit être la règle.

  • L’économie et l’emploi, enfin.

Un gouvernement libéral prendrait la mesure de la vulnérabilité financière des entreprises et associations du pays. Les fermetures administratives sont-elles vraiment nécessaires ?

Avec des déficits budgétaires publics déjà hors de contrôle, quel degré de relance l’État pourrait-il se permettre de fournir, et cette relance serait-elle efficace ?

L’économie subit des chocs tant au niveau de l’offre que de la demande. Des réglementations inefficaces exacerbent ces chocs, limitant la production et augmentant les prix. Le gouvernement devrait saisir cette occasion pour assouplir les exigences réglementaires imposées aux employeurs, tout en suspendant les réglementations qui entravent la production des biens nécessaires pendant cette période.

On le voit, face aux manquement de l’administration, le rôle d’un gouvernement libéral consisterait à faire face à ses responsabilités : laisser le personnel de santé organiser son travail et ses priorités, ne pas freiner le déploiement des outils de dépistage, privilégier des mesures proportionnelles et locales aux problèmes locaux, décentraliser et libérer l’instruction et laisser l’économie être plus résiliente et agile.

En d’autres termes, réformer pour redonner l’initiative à la société active.

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  • Un zeste de bon sens ne fera pas de mal.
    Et le dit « peuple » saura en avoir bien plus qu’un tas d’énarques rigides ayant passé le concours.
    Les Français devraient se débarrasser de leur chefs (qualité Führer) tout justes dignes pour les caricaturistes.

    • Les Français ont-ils un ou des chefs ? Macron, il y a quelques temps, nous a asséné le fait d’après lui qu’il était notre chef. En sommes-nous réellement là ? A mon avis, non, Macron est le Chef de l’Etat, ce qui est une charge prestigieuse et particulièrement lourde, je le concède. Mais l’Etat, dont Louis XIV disait que « L’Etat, c’est Moi » à une époque où il en était l’unique et l’absolu symbole, a été transféré au Peuple en 1789. Macron est le Chef de cet Etat, de l’administration qui le fait fonctionner et de l’espace commun à tous les habitants de ce pays, ce qui constitue la République (administration [les fonctionnaires sont au service de l’Etat et des Français mais ne leur appartiennent pas] + espaces et biens publics, la fameuse res publica). Il est le Président de la République, c’est-à-dire un peu le Président de son conseil d’administration. Il a des possibilités d’agir mais ne peut pas faire tout ou n’importe quoi. Ce n’est pas faire insulte à sa fonction ni à sa personne.

  • Ce bon sens nous permettrait de se débarrasser de la dictature qui arrive et des incapables qui semblent la gérer.
    Pour information pour les médias qui trouvent indécent que l’on puisse juger pénalement ces hommes,la cellule de Pétain est disponible

    • la dictature ou la démocrature??

      une république démocratie non libérale …

      que faudrait il changer « renverser » macron par la rue…

      ok et ensuite? revoter?

      le problème est double, les français ..et la constitution..

      • débarrassons nous de macron et il ne restera qu’un problème au lieu de 2 !

        • non..nous ne seront en rien avancés..et nous auront un problème pire, le gouvernement pas la « manifestation ».. et la violence..

          • Macron viré, il reste les Législatives, que personne ne peut gagner, mais qui permettront de se mettre d’accord sur un programme raisonnable. Et de rendre du pouvoir aux deux chambres afin de rééquilibrer les choses.

  •  » la critique est facile , gouverner ne l’est pas « ….surtout avec des amateurs qui n’ont rien compris au film …;

  • article auquel on ne peut qu’adhérer..le seul petit problème est qu’avec du recul c’est simple et concis ..mais quand Mulhouse a craqué sous la vague COVID et pour avoir des amis médecins là bas c’était une vraie vague..Il ne fallait pas paniquer…Alors oui D Raoult que je pourfends souvent avait rendu un rapport intelligent face au risque pandémique et les gouvernements se sont assis dessus..il y détaillait tout ce que vous soulignez…et encore plus…anticipé c’est mieux que bricoler dans la panique générale.;Car la morale de cette triste histoire COVID c’est que la peur a gouverné..et tous nos dysfonctionnements que vous rappelez nous ont « pétés » à la figure…Et une fois débordé vous ne gérer et mal que le désordre initial…

    • euh non.. quand on est contre raoult, c’est tout ce que dit raoult ,sinon c’est pas du jeu.

    • Sans parler de la médecine libérale en ville, normalement premier niveau des soins, qui a été marginalisée, pratiquement interdite de soigner. Du coup, la vague a directement frappé les hôpitaux, peu adaptables et instantanément débordés.

      Etape après étape, à tous les stades, toutes les erreurs possibles ont été commises. Etre parfois mauvais relève du hasard, mais l’être tout le temps est un choix volontaire. C’est le résultat de l’obésité étatique, avec un Etat qui se révèle aussi impotent qu’il se prétend omnipotent. Libérer l’hôpital du carcan public qui le ruine.

      Il n’y a plus qu’à espérer que notre armée vaut mieux que notre système de santé. Sinon, la messe est dite.

      • Espérance que, touchés par la grâce, ils renoncent d’eux-mêmes à leur pouvoir de nuisance, pour servir au lieu de se servir. Ceci dit, il est vrai que dans les cas difficiles, la grâce prend parfois la forme d’un gourdin.

    • Depuis 2 ans environ, cette région recevait une forte population de touristes chinois venu voir Colmar, siège pendant plusieurs semaines d’une télé-réalité chinoise en 2017 ou 2018. Des pneumopathies atypiques ont été décrites assez tôt et les radiologues locaux ont repris les scanners thoraciques, retrouvant les images typiques en verre dépoli (les premiers le 16 novembre 2019 !). La maladie se répandait peu à peu et on suspecte une infirmière contaminée de l’avoir répandu lors le l’épisode des messes évangéliques (17 au 21 février à Mulhouse). En Italie par ailleurs, la reprise de prélèvements sanguins fait en Octobre 2019 (Dépistages par l’Institut du Cancer Italien) retrouve 11,6 % de séropositivité au SARS-CoV-2.
      Il n’est donc plus très étonnant que l’épidémie y ait explosé en Février et surtout Mars. Avec les scènes apocalyptiques dont vous parlez (cousin réanimateur à Colmar, son patron infecté et intubé).
      Pour Raoult, le rapport de 2003 est quasi-parfait effectivement. Les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), bien que non convaincus par le traitement proposé, l’ont appliqué longtemps, avant et après l’épisode du Lancet pour l’abandonner à un moment où la maladie et sa sévérité initiale refluaient grandement.

  • La France a tout les défauts. Un système centralisé, autoritaire, obèse.
    Que l’état se limite au régalien, dans une épidémie son rôle est de contrôler les frontières; les fermer ou pas, l’OMS préconisant de les laisser ouvertes.
    Soigner les malades est du ressort des médecins et des cliniques, et ils doivent le faire suivant les protocoles validées (HCQ ?).
    Le port du masque dans les magasins et autres sont la décision du propriétaire.
    Aucune activité doit être interdite, une personnes âgée décide de se confiner si elle le désire.

    • La Chine dont on nous dit qu’elle contrôle l’OMS ou tout du moins a placé son directeur actuel s’est bien moquée de ses préconisations sur les frontières et a fermé les siennes au plus fort de l’épidémie et reste très vigilante sur les entrées actuelles.
      Rien chez nous en particulier à la fin de l’été avec beaucoup de retours d’outre méditerrannée …

    • Ca ne pourrait marcher qu’avec des sanctions sévères envers ceux qui en utilisant leur « liberté » nuisent gravement à leur voisin. Si la personne âgée ne souhaite pas se confiner, comment pouvez-vous ne pas condamner ceux qui vont multiplier son risque par 10 de par leur comportement ?

      • Ah.. La liberté d’aller et venir pour les vieux versus la liberté d’aller et venir pour les jeunes.
        On a compris vous avez choisi la contrainte pour tout le monde.
        Bien joué.

        • NON, j’ai choisi que chacun doive rendre compte de ses actes lorsqu’il empiète sur l’existence d’autrui. Je ne ramène pas la discussion à liberté des jeunes contre liberté des vieux, mais à forcer ou non les inconséquents à assumer leur responsabilité vis-à-vis d’autrui. Et au fait que l’argument de la liberté d’agir et du « autrui n’a qu’à se protéger » est un dévoiement du libéralisme que je n’accepte pas. Ou si ça n’est pas un dévoiement, je me suis trompé et n’ai aucune sympathie et n’en ai jamais eu pour le libéralisme.

          • Les inconséquents.. Les mauvais français. C’est bien vous reprenez les éléments de langage de LREM.
            Ma boussole, ce sont les droits de l’homme. Et ils sont piétinés avec délectations par l’état. Et par bcp de français qui trouve que l’on n’en fait pas assez.
            Je vous rappelle que la France fait partie des 3 pays sur la vingtaine européens qui confinent sa population contre l’avis de l’OMS.

            • L’inconséquence est un mauvais comportement, il ne s’agit en rien d’une caractéristique intrinsèque et immuable de telle ou telle personne. Ma boussole à moi, c’est le comportement majoritairement accepté et considéré comme naturel par la population. Il est très différent selon les cultures. Et dans certaines cultures, le laxisme des institutions envers certains comportements conduit à un soutien plus fort envers ceux qui veulent le corriger au mépris des droits de l’homme qu’envers ceux qui y voient un inconvénient mineur de la liberté.

              • Vous zoomez sur quelques comportements tout à fait marginaux qui existent dans tous les pays pour en faire une généralité et justifier l’enfermement de tous. Ce n’est pas audible.

                La responsabilité doit être prouvée au cas par cas, et non résulter d’une pétition de principe disant en substance que « contrairement aux Allemands, les Français sont des irresponsables qui ne respectent pas les règles. Puisqu’ils sont irresponsables, il faut les enfermer chez eux ».

                S’il y a beaucoup plus de morts de la covid en France qu’en Allemagne, ce n’est pas parce que les Français seraient moins responsables que les Allemands, mais tout simplement parce que l’Etat est obèse et que c’est une organisation dysfonctionnelle partout où elle a été tentée.

                • Vous avez raison..;au cas par cas…transposons le covid à la cigarette..fumer tue..et plus que le COVID…les fumeurs nous en voyons en onco , en pneumo , en cardio et en neuro …Et bien sachant cela un fumeur qui connait le risque qu’il prend et fait prendre aux autres aussi +++ et bien s’il assume son droit à fumer…très bien , il assumera aussi son droit à se payer ses soins et son droit à être jugé pour avoir intoxiqué ses proches..c’est libéral me semble-t’il….nan..???

                  • Il paye déjà assez cher les soins pourris distribués au compte goutte par l’état.
                    S’il veut des soins à la hauteur, il en sera très largement de sa poche.

                  • Dans un système libéral, il négocierait avec l’assurance maladie de son choix une surcotisation pour l’option suites de tabagie.

                    • L’assureur aurait intérêt à attirer un grand nombre de fumeurs pour augmenter ses marges et, par suite, à pénaliser les non fumeurs.

                    • de la perversion d’un système ….bravo…Du coup je vous vois sous un autre jour..!!!

                    • Aucune perversion puisque le système proposé ne peut pas exister et surtout n’a rien de libéral (c’est juste l’argument habituel des anti-libéraux). D’où le raisonnement par l’absurde en réponse. Dans un système libéral, en santé comme dans n’importe quel domaine, l’assureur a intérêt à tendre vers la moyenne, vers l’équilibre. La saine concurrence ferait son oeuvre bienfaisante, voyez-vous, comme dans tous les domaines.

                    • « L’assureur aurait intérêt à attirer un grand nombre de fumeurs pour augmenter ses marges »
                      ??? En situation de concurrence, l’assureur a tout intérêt à ne pas faire payer une catégorie pour les risques pris par les autres, sous peine de voir le concurrent capter immédiatement cette catégorie. C’est la base de l’économie de marché…

                    • C’est comme si vous disiez que Porsche n’a pas intérêt à vendre ses voitures à plus de 100000 parce que Renault vend les siennes à 10000. Et pourtant, la réalité prouve le contraire.

                    • Un assureur vend la couverture d’un risque. Il n’a pas intérêt à la faire payer plus cher qu’elle ne vaut, point. Vous avez une drôle de conception du risque et de sa couverture…

                  • Vous changez de sujet par manque d’argument. Mais ouvrons une parenthèse tabac puisque vous le voulez.
                    Intoxiquer ses voisins : affirmation générale gratuite, sans intérêt en l’absence de preuve au cas par cas. Cette affirmation est du même ordre que les 48000 morts annuels à cause de l’automobile, une accusation collective imaginaire, fantasmée, à visée politique, la politique bas de gamme par la culpabilisation.
                    La réalité objective, froide, implacable, sans affect : les fumeurs contribuent beaucoup plus que les non fumeurs au financement de la santé alors qu’ils coûtent nettement moins cher à la collectivité du fait d’une espérance de vie réduite. Il y a encore entre 15 et 20% de fumeurs quotidiens dans la population mondiale. Mais les dépenses liées au tabagisme représente 6% des dépenses de santé du monde. Surtout, les dépenses santé en fin de vie d’un fumeur valent bien celles en fin de vie d’un non fumeur. Les fumeurs meurent plus jeunes, économisant mécaniquement d’importantes dépenses de santé durant leurs années de vie perdues, précisément celles où les dépenses sont les plus élevées. Quand on prétend juger, on doit tenir compte de tous les éléments sur les plateaux de la balance.
                    Et ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit. Je ne défends pas le tabagisme, bien au contraire, ni ne nie ses terribles conséquences morbides. Ne fumez pas ! Vapotez !
                    Mais voilà, il y a les faits, seulement les faits, rien que les faits.
                    Il est toujours préférable de choisir la vérité aux mensonges si on souhaite convaincre durablement. Les mensonges (du pouvoir) ne résistent pas à la réalité, quel que soit le sujet, tabac ou covid.
                    Tiens, au fait, puisque vous vous prétendez médecin, connaissez-vous le ratio de fumeurs parmi les malades de la covid ?

                    • nan..!!! Je n’ai pas non plus que cela à faire…!!! et puis vous devez le savoir mon Général…alors faites moi part du fait que la cigarette protège du COVID…!!! Il est vrai qu’au delà de 85 ans et en EPHAD on ne fume pas comme des pompiers non plus..lol…!!!

                • Ce n’est peut-être pas audible, mais c’est ce qu’entendent les électeurs. Et si l’état est obèse en France, c’est aussi parce que les Français se comportent de manière moins responsable que les Allemands, et que l’état profite de cela pour s’obésifier.

                  • C’est un débat intéressant, mais on risque vite d’arriver à l’œuf ou la poule. Ce qu’on peut en dire, c’est qu’en l’absence de choix politique réel, il est compliqué de savoir ce que veulent vraiment les électeurs. Dans les sphères du pouvoir, qui se soucie encore des électeurs ?

                    • Dans les sphères du pouvoir, on se soucie parfaitement que personne d’autre n’obtienne plus de votes des électeurs. Chez les libéraux, on semble préférer que ceux qui seront élus soient de bons repoussoirs à se soucier de ce qu’expriment les électeurs et de la manière de les attirer vers le libéralisme.

                • @Cavaignac

                  Certes,mais admettez quand même que « l’émouvante » fête de Joinville le pont serait difficilement imaginable en pleine pandémie en Corée Du Sud ou à Taiwan qui sont pourtant des démocraties !
                  Résultat des courses : Quasiment RAS dans ces deux pays !
                  Mais m’objecterez vous,l’Asie n’est pas l’Europe !

                  • Une telle fête serait une « exception culturelle » en Asie, et ses participants bien en peine de se trouver une place pour leur futur dans cette culture. En France, c’est juste une erreur de jeunesse qu’il faut pardonner. Et à la fin, c’est ça qui fait la différence.

                  • Bon exemple que celui de la Corée. Je me souviens d’un article à propos d’un bar à Séoul qui a été sanctionné justement parce qu’il encourageait des comportements inappropriés en ces temps d’épidémie. Comme quoi, les comportements marginaux existent partout. Accuser spécifiquement les Français est une illusion et ça devient une faute quand l’accusation factice sert la dérive du pouvoir vers une politique liberticide.

                    • @Cavaignac

                      Comparer la Corée du Sud et notre pays est évidemment impensable car les conceptions de la valeur travail sont totalement différentes !
                      (N.B. : Les comportements marginaux sont en général particulièrement sanctionnés dans les pays Asiatiques.)

                      Ce qui importe le plus au final, dans le cas de la gestion de cette pandémie de COVID, est bien le résultat mesurable obtenu en fonction des moyens utilisés… après plusieurs mois d’expérience.
                      Il serait donc normal de s’inspirer de ce qui marche dans ces pays : notamment les applications planifiées de l’IA avec le ciblage radical des clusters.
                      La démonstration a été faite devant le monde entier que certaines mesures incontournables peuvent permettre de faire reculer ce fléau sans nécessairement passer par la case du confinement systématique généralisé.
                      Les effets bénéfiques de décisions radicales cohérentes et planifiées ne sont pas une vue de l’esprit !

                      https://www.capital.fr/economie-politique/decision-radicale-en-chine-apres-la-decouverte-de-6-cas-de-coronavirus-dans-une-metropole-de-9-millions-dhabitants-1382825

          • Effectivement le libéralisme ce n’est pas l’idéologie qui défend l’égoïsme de la génération de boomers.
            Et ce n’est pas la liberté d’imposer aux autres ce que bon lui semble.

          • @ MichelO : « Et au fait que l’argument de la liberté d’agir et du « autrui n’a qu’à se protéger » est un dévoiement du libéralisme que je n’accepte pas. »

            Alors vous n’acceptez pas la façon dont l’humanité a géré les virus du type de la grippe depuis que ces virus existent (car le Covid est une maladie très semblable à la grippe à bien des égards) ; puisque jusqu’à preuve du contraire c’est exactement ainsi que faisaient les gens en cas d’épidémie de grippe : se protéger eux-mêmes et protéger les autres – dans la grande majorité des cas, du moins – grâce à des mesures de bon sens comme l’hygiène, éviter de se serrer la main, s’auto-confiner plus ou moins sévèrement en cas de symptômes, etc.

            « j’ai choisi que chacun doive rendre compte de ses actes lorsqu’il empiète sur l’existence d’autrui » : à partir de quand empoète-t-on sur l’existence d’autrui ? Et qu’entendez-vous – précisément – par « rendre des comptes » ?
            En l’absence de développement concret de votre part, on ne peut que comprendre que vous êtes favorable, comme le dit gillib, à la contrainte – de type confinement – pour tous. Ce qui est fondamentalement antilibéral…

            • En Orient, quand on soupçonne qu’on est contagieux, on porte un masque. Ici, on répond que puisqu’on ne risque rien soi-même, on n’a pas à changer ses habitudes pour ne pas contaminer autrui, et qu’autrui n’a qu’à se protéger. Si on contamine autrui par refus de s’en soucier, dans ma conception du libéralisme, on doit assumer et en payer le prix, exactement comme si on l’avait fait volontairement.
              Je ne vais pas entrer dans votre pinaillage sur la limite pour empiéter sur l’existence d’autrui : lui transmettre un virus qui peut tuer, par exemple, ses parents en ehpad et leurs co-pensionnaires, c’est empiéter sur l’existence d’autrui. Je ne vais pas, non plus, céder à votre chantage : je suis contre les mesures coercitives et le confinement, et vos élucubrations selon lesquelles je dois m’expliquer à votre idée faute de quoi vous m’accuserez du contraire de ce que je pense sont indignes. C’est ce genre de commentaire, de plus en plus fréquent ici, qui m’incite à ne plus avoir la même sympathie qu’auparavant pour le libéralisme, libéralisme qui n’a pas grand chose à voir avec ce que je croyais être le libéralisme jusqu’à il y a quelques mois. Pour moi, le libéralisme était la liberté, la responsabilité, et le respect de l’individu fusionnés dans un concept unique. Il m’est de plus en plus apparent que c’est une hérésie libérale qui n’a pas sa place dans les commentateurs de Contrepoints. Dommage, avant, je m’y plaisais bien.

              • Je ne comprends pas votre position. On est d’accord, un suspect est isolé, autoritairement si besoin. En Asie quelqu’un qui est enrhumé porte un masque, je suis d’accord. Je suis contre le confinement de la population comme vous. Alors je ne vois pas où vous voulez en venir.

                • Tant mieux si nous sommes d’accord. Je ne vois pas pourquoi alors on m’accuse de tous les maux dès que je me plains que ces aspects sur lesquels nous sommes d’accord soient traités par certains par dessous la jambe.

              • C’est qui, « on » ? Vous généralisez outrancièrement, une fois de plus. Et vous ramenez tout au masque, comme par hasard. Comme si on ne pouvait pas être attentionné aux autres sans porter un masque. Aussi réducteur que faux.

                Pour le reste, j’estime moi que ce sont vos propos qui sont insultants. Du reste, que tant de gens soient en désaccord avec vous – gens dont le tropisme libéral ne fait aucun doute, à en juger par leurs interventions sur de nombreux sujets autres que le Covid – devrait vous interroger sur vous-même, et non vous conduire à vous victimiser comme vous le faites régulièrement.

      • Apparemment, nous payons des flopées de communicants pour une communication stérile, non-informative, inefficace et perturbante.
        Les Grecs ont fait les choses simplement et ont encaissé bien mieux (ministre de la Santé et Infectiologue, tous les soirs à la télé pour donner des informations utiles, nombreuses et répondre aux questions des gens).
        Avec une bonne communication, on peut convaincre à peu près tout le monde (expériences personnelles…). Pour les clowns qui disent n’importe quoi et son contraire, c’est plus dur.

    • gillib dixit: « Aucune activité doit être interdite, une personnes âgée décide de se confiner si elle le désire. »
      Il ne semble pas que vous et bien d’autres ici pourtant doués de raison aient intégré la composante mutuelle ou réciproque du libéralisme, à savoir que la liberté de chacun dépend de celle des autres.
      Donc « je fais ce qui me plaît dans l’espace public et ceux que ça dérange n’ont qu’à aller voir ailleurs » c’est un point de vue banal mais qui relève d’une autre philosophie (la loi du plus fort).
      En revanche oui, en espace privé accessible au public, le propriétaire est bien maître chez lui et devrait par exemple pouvoir afficher sur son restaurant qu’il est ouvert aux fumeurs.

      • La loi du plus fort, « c’est un point de vue banal » : c’est votre opinion, qui n’a rien à voir avec la réalité. La réalité concrète, c’est que la plupart, l’immense, l’écrasante majorité des Français respectent autrui. Les cas d’irrespect sont marginaux et ne justifient pas l’enfermement de tous.

        • Les cas d’irrespect ne sont pas sanctionnés et c’est bien ça qui maintient la loi du plus fort.

          • 100% d’accord avec ça. Le législateur et les juges ont une lourde responsabilité dans la dégradation de la situation. Les témoignages de policiers abondent. Ils n’en peuvent plus de retrouver dans la rue des types qu’ils ont arrêtés quelques heures avant, libérés par des juges a minima inconscients de leur responsabilité.

          • Mais que 0,3% de la population fasse n’importe quoi ne justifie pas d’enfermer les 99,7% restants.

            • En gros, c’est comme pour les vols, il n’y a que deux solutions : soit vous coupez la main droite sur le billot aux 0.03% de voleurs, soit vous obligez les 99.97% d’honnêtes gens à se doter de serrures 3 points, de clôtures, d’alarmes, etc. Il n’y a pas de solution intermédiaire.

              • Parfaite démonstration du mec binaire.
                Vous pourriez servir d’exemple dans les écoles.

                • Merci. Ca fera de la pub pour les bouquins d’informatique que j’ai écrits autrefois 😉
                  Sérieusement, je ne suis pas comme ça sur tout, mais quand on peut ramener un choix à être binaire, ça simplifie la vie !

              • Je m’en servirai pour mes enfants en tout cas, merci !

                • Mais ils sont déjà bien éduqués, je pense que le plus grand me dira
                  « On se demande pourquoi que la main droite, c’est une solution intermédiaire… la tête il aurait dû dire »

                  • Les solutions doivent être minimales ET suffisantes. Si on peut se contenter de couper la main gauche aux droitiers, je suis pour 😉

      • Il faut aller au bout de ce raisonnement libéral strict: vous avez le droit de vous exposer dans un espace privé puis vous avez le droit de déambuler en espace public, donc d’y contaminer les tiers à votre et à leur insu. On voit bien qu’il est des situations qui n’ont pas de solution libérale au grand dam des libéraux intégristes. Je ne pense pas que ce soit le cas du Covid-19 parce qu’il est moins létal que les mesures nécessaires pour l’éradiquer (il faut comparer in fine le nombre de jours de vie perdus avec et sans confinement). Mais la prochaine pandémie à forte mortalité pourrait justifier ces restrictions, comme à la guerre.

      • La liberté de chacun dépend de celle des autres.
        Non non, la liberté ne dépend pas de celle des autres, ou alors on bascule dans le collectivisme. D’ailleurs on y est.

        • Bastiat doit se retourner dans sa tombe …

        • Il va falloir réviser vos classiques:
          la liberté de chacun repose sur le respect de celle des autres (sinon ils ne respecteront pas la vôtre).
          La prospérité de chacun est son affaire et n’a pas à dépendre de celle des autres.
          Confondriez-vous liberté et prospérité comme les socialistes?
          Seriez-vous un sous-marin des antilibéraux pour discréditer ce site?

          • « la liberté de chacun repose sur le respect de celle des autres »
            Je préfère cette définition. Mais j’irais retirer le chacun. La liberté repose sur le respect des autres (ne nuit pas à autrui).

  • On n’a pas besoin de libéralisme pour faire les choses bien, seulement des gens intelligents. On a des gens intelligents en France, mais malheureusement, ils sont trop intelligents pour nous, on n’arrive pas à comprendre leurs actions…. Macron est en train de sauver 350000 français d’une mort certaine grâce à son confinement, prosternez vous !

  • le gouvernement fait vivre le pays sous la contrainte et le menace. Tant que les gens obéirons ça ne s’arrêteras pas 3 ème vague et 4ème avec toujours des mesures liberticides.

  • « Le rôle de l’exécutif [est] de rendre des comptes sur son action auprès de ses supérieurs, les citoyens »

    Vous rêvez ! En France, les citoyens sont au service et aux ordres de l’État, pas l’inverse !

  • C’est simple: on est en dictature sanito-bureaucratique. En dictature, les dictateurs ne sentent absolument pas le besoin de se justifier. Je décide, obéissez.
    Le seul protocole vraiment efficace: hydroxychloroquine + AZ + zinc donne d’excellents résultats pour pas cher. Pour l’interdire, il n’y a pas d’autre hypothèse que celle-ci: les dictateurs sont payés par big pharma, qui va se faire des c…les en or massif. Une petite rétrocommission au passage n’est pas exclue.
    Si vous avez une autre hypothèse, je vous écoute….

  • Didier Raoult cite Milton Friedman ! (vers la 20ème minute) : https://www.youtube.com/watch?v=hxrMT6NhlpQ

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