Covid : Macron annoncera aujourd’hui de nouvelles restrictions

Si officiellement, le reconfinement demeure exclu, la multiplication des restrictions à la liberté de circuler ou de commercer, risque fort de s’étendre à partir de cette semaine et d’agir comme un quasi-confinement.

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Screenshot_2020-08-31 (2) REPLAY - Point presse d'Emmanuel Macron depuis l'usine Seqens - AFP

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Covid : Macron annoncera aujourd’hui de nouvelles restrictions

Publié le 28 octobre 2020
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Par Frédéric Mas.

Face à une seconde vague qui s’annonce « brutale », et même, peut-être, « pire que la première », selon les mots du président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy, la France se prépare à un quasi-reconfinement. Emmanuel Macron devrait prendre la parole ce soir pour informer la population française des mesures d’exception visant à ralentir la circulation d’un virus qui fait paniquer gouvernements et populations dans le monde depuis des mois.

Si officiellement, le reconfinement demeure exclu, la multiplication des restrictions à la liberté de circuler ou de commercer, qui risque fort de s’étendre à partir de cette semaine, agit comme un quasi-confinement, et conduit le pays à une récession que les largesses de l’État -largesses payées par l’impôt et surtout l’endettement- ne suffiront pas à résorber.

Un quasi reconfinement inefficace ?

Or rien ne garantit que le quasi-reconfinement puisse avoir un effet sur l’amélioration générale de la santé publique de nos concitoyens.

Le cas de l’Argentine devrait nous faire réfléchir sur le maximalisme sanitaire qui a le vent en poupe en France. Les Argentins sont confinés depuis maintenant le 20 mars, et les cas Covid n’ont pas cessé de progresser depuis. Pire encore, la population, lassée des mesures autoritaires de l’État, s’est relâchée, et néglige totalement les gestes barrières et autres précautions recommandées pour stopper la progression de la Covid.

A cela s’ajoute une crise économique sans précédent qui ralentit le rétablissement de la situation normale. Toutes les stratégies mises en place par le gouvernement argentin ont échoué, et le fait d’avoir commencé par des mesures sanitaires maximalistes a à la fois lassé la population et permis aux gouvernants d’éroder le socle de libertés publiques constituant l’assise des démocraties représentatives.

C’est que l’OMS elle-même ne recommande le confinement qu’en dernier recours, comme mesure exceptionnelle, pour faire face à une situation où l’État et ses experts se trouvent dépassés par la pandémie.

Le confinement ne fait pas disparaître le virus, il fait gagner du temps aux décideurs politiques et au personnel soignant. C’est ce qu’avait rappelé le Dr David Nabarro dans une déclaration publique, il y a de cela quelques semaines :

« Le seul moment où nous pensons qu’un confinement est justifié est pour vous permettre de gagner du temps pour vous réorganiser, vous regrouper, rééquilibrer vos ressources, protéger vos travailleurs de la santé qui sont épuisés, mais dans l’ensemble, nous préférons ne pas le faire. »

Sacrifier les plus faibles économiquement pour que les autres survivent ?

Comme l’observe Ryan McMaken du Mises Institute, cette prudence observée par les experts de l’OMS vise essentiellement à protéger les populations précaires dans les pays économiquement les plus fragiles. Maintenir les échanges dans les pays en voie de développement est vital pour une population qui joue sa peau.

En Occident, le confinement est plus supportable parce que la population est riche, mais pour combien de temps ? Et cela justifie-t-il le sacrifice des entreprises et des emplois les plus précaires pour sauver le statut quo sanitaire ? Le calcul moral des experts n’est pas si moral que ça.

Par la peur et l’infantilisation de la population qui prévalent, le gouvernement en France risque fort d’installer durablement un chaos comparable. Ajoutons qu’additionner à la crise sanitaire une crise économique, comme en Argentine, garantit la prolongation simultanée des deux situations.

Non seulement le quasi-reconfinement ne garantit en rien le ralentissement du virus, mais il interviendrait comme un constat d’échec pour le gouvernement. Il s’agit, encore et toujours, de gagner du temps face à un virus méconnu, sans poser clairement le problème de la réforme impossible des hôpitaux publics « en tension », selon la formule consacrée. Et tout cela, des mois après la première vague.

Comme le rappelait Michel Negynas dans les colonnes de Contrepoints :

« Au lieu d’adapter les hôpitaux aux besoins, on veut modifier les besoins en fonction de l’état des hôpitaux… C’est une nouvelle manière d’administrer qui devient générale : pour l’électricité aussi, on va cet hiver demander aux Français de faire des efforts pour diminuer leur consommation, parce qu’on a arrêté des centrales. »

Remarquons également que le confinement français n’est qu’un quasi-confinement : dans le souci macronien permanent de trouver un moyen terme entre plusieurs solutions incompatibles, ici entre confinement et liberté de circulation, le compromis risque fort d’attenter aux deux solutions sans en conforter aucune.

Un quasi-confinement n’endigue pas complètement la circulation des personnes et donc du virus, et une restriction de la liberté de circulation comprime tout autant la reprise économique tout en érodant l’État de droit.

La mise sous tutelle indiscutée du pays par des bureaucrates et des experts

Aujourd’hui encore, toute marque de scepticisme face à des mesures à la fois autoritaires, trop générales et trop absolues, suscite non plus le débat mais les insultes et la reductio ad raoultum. Faire dépendre l’intégralité du bon fonctionnement du pays des décisions de l’exécutif informé et légitimé par un conseil scientifique qu’il a lui-même composé ne suscite pas beaucoup d’interrogations.

Entendre des scientifiques et des experts appointés sur les plateaux de télévision donner des leçons d’économie aux commerçants, aux indépendants et aux travailleurs précaires qui vont tout perdre dans cette histoire devrait provoquer le fou rire si la situation n’était pas aussi tragique. Les opinions de bistrot, professées doctement, deviennent maintenant paroles d’Évangile pour les médias et les décideurs.

L’État d’urgence permanent

Plus fondamentalement, la réponse des pouvoirs publics face à la crise qui se poursuit depuis maintenant des mois, c’est la mise entre parenthèse de l’État de droit et un état d’urgence sanitaire permanent qui prend des proportions qui étaient encore inimaginables il y a une décennie. Le sacrifice des libertés publiques s’est-il révélé efficace ? L’exécutif a-t-il en tête une stratégie de sortie politique de la crise covid ?

L’atomisation de la société, l’accélération de la défiance généralisée, la quasi-interdiction de la vie privée, le règne sans partage d’une bureaucratie incompétente, autant de maux que les éditorialistes et les faiseurs d’opinion prêtaient au « néolibéralisme » ou au « capitalisme débridé » ont été réalisés concrètement par les hommes de l’État, ses auxiliaires bureaucratiques et ses clientèles politiques apeurées.

Emmanuel Macron a sacrifié beaucoup de libertés au nom du bien commun sanitaire, il est désormais condamné à réussir pour convaincre les Français de la non vacuité de l’exercice.

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  • Les chinois ont isolé la région contaminée ET construit des hôpitaux COVID.
    En France combien de nouveaux lits COVID?
    On préfère culpabilisé les jeunes.

      • Culpabiliser : hier, on a eu droit dans les médias à la comédie des chiffres catastrophiques, plus de 500 morts par jour annoncés avec la gravité journalistique factice qui sied à toute bonne manipulation de masse, pour justifier péniblement un confinement absurde décidé depuis longtemps, ce que démontrent par ailleurs de nombreuses indiscrétions. Même les fonctionnaires, aux premières loges, n’acceptent plus de participer à la manipulation. C’est dire si la situation du pouvoir devient de plus en plus précaire chaque jour qui passe.

        Il se trouve que deux jours avant, il y avait… 0 mort pendant 2 jours. Bref, en moyenne, on est à moins de 270 décès/jour, et il est fort probable que la statistique diminuera fort opportunément juste à temps, histoire de proclamer la victoire du confinement sur le méchant virus. Il suffit pour cela qu’une petite cohorte de complices n’attribuent plus les décès à la covid mais à n’importe quelle autre cause. Ce n’est pas un problème puisque la décision de privilégier une cause plutôt qu’une autre dans les statistiques est une décision purement administrative qui n’a rien à voir avec la réalité sanitaire des causes multifactorielles des décès.

        • On est surtout à une accélération de l’ordre de 8% par jour depuis deux semaines, soit une multiplication par 10 chaque mois. Ca n’est pas irrémédiable, mais ça n’est certainement pas à traiter par le mépris.
          En Chine, quel avenir pensez-vous qu’a le jeune qui répond qu’il ne risque rien, donc qu’il peut se moquer de la contamination ?

          • En Chine où règne l’arbitraire le plus absolu, vous risquez votre vie à chaque instant pour n’importe quelle raison face aux cocos ayant tout pouvoir, ce qui a d’ailleurs été démontré avec les médecins qui dénonçaient la situation, assassinés sans pitié. Alors, la contamination, on imagine que c’est le cadet des soucis des Chinois.

            Si on alerte aujourd’hui en France sur la dérive du pouvoir, c’est pour éviter qu’une telle situation survienne chez nous. Mais vous choisissez apparemment (détrompez-nous) de collaborer avec ceux qui nous menacent, notamment en réutilisant leurs éléments de langage, en justifiant implicitement leurs choix, alors qu’une tyrannie potentielle naît sous nos yeux en se servant du prétexte sanitaire (ou sécuritaire, climatique, terroriste…) Certes, l’abus de pouvoir reste pour l’instant limité mais il s’aggrave chaque jour un peu plus et si on n’y prend pas garde, il sera un jour trop tard. Ca commence avec des mots, ça finit avec des meurtres.

            • Il y a une différence entre dénoncer une situation et faire de la provocation à la panique… Mais il est clair que la provocation n’est pas traité de la même manière en France et en Chine 😉

              En attendant, la Chine, même si ses chiffres sont très certainement faux, comme les nôtres lors de la crise, s’en est très bien sorti et son économie est désormais en vitesse de croisière quasi comme l’avant Covid…

              • Pas tout à fait comme avant. D’après les Chinois eux-mêmes, c’est une division par au moins 4 de la croissance. Mais même cette déclaration qui peut sembler pondérée est hautement suspecte.

                Qui sinon le gouvernement entretient la peur et la panique avec sa litanie de chiffres morbides ?

                Au fait, déjà plus de 400 km de bouchons ce soir 18h pour fuir Paris… Encore une fois, preuve est faite que le confinement est un échec absolu.

            • Vous ne voulez pas être détrompé, vous voulez des partisans inconditionnels de votre contre-pied systématique, sur la forme comme sur le fond, de tout ce qu’annonce l’Etat. Dommage que l’Etat ait tant d’opposants comme vous, non pas parce que l’Etat ne mérite pas qu’on s’y oppose violemment, mais parce qu’il mérite une opposition plus réfléchie et raisonnée.

              • Bien sûr, votre réflexion est la seule à être réfléchie et raisonnée. C’est d’ailleurs du haut de votre éminence que vous accusez tous les jours vos contemporains d’irresponsabilité (en reprenant complaisamment les éléments de langage du pouvoir)… Attention au retour sur Terre, le choc promet d’être violent.

                • Les réflexions réfléchies et raisonnées sont celles qui naissent de la discussion ouverte. Oui, j’accuse un grand nombre de mes contemporains d’irresponsabilité, et j’espère et attends toujours de mes interlocuteurs des éléments qui me détromperaient. Je ne reçois que des insultes et des réécritures de ma pensée dignes des pires pratiques dictatoriales. J’en conclus malheureusement que mes accusations sont fondées…

                  • A la différence du gouvernement et des différents cercles d’experts rémunérés par lui, un bon nombre de contemporains a besoin de travailler pour manger et donc si confinement, pas de travail, pas de nourriture. C’est donc normal qu’ils s’y opposent.
                    quant aux éléments pour vous détromper, il me semble qu’il y a eu dans les commentaires des liens vers le blog du docteur Maudrux, vers des articles de France soir…, qui peuvent au moins faire réfléchir.

    • Et trafiquer les chiffres…regardez les archives des news de 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019. Pas de SRAS-CoV-II mais déjà des hopitaux saturés dès la mi-octobre, avec des patients qu’on laisse gentillement mourrir dans les couloirs faute de place…et qu’à fait notre président bien aimé de droit presque divin : il a continuer à supprimer des lits alors que la situation était déjà exrêmement tendue en fonctionnement nominal !

      Donc question à notre ministre de la santé, où sont les 12000 lits promis ? A priori nulle part ! Autre question à notre ministre qui devrait finir à la Santé, pourquoi interdire un traitement qui semble marcher pour utiliser un traitement dont même l’OMS indique désormais qu’il est aussi inefficace que coûteux ?

    • Macron est un vrai énarque : incompétent, arrogant et avide.

      Il est donc incapable de traiter correctement le moindre problème, et d’ailleurs, il n’a strictement rien fait de constructif pour le pays au cours de son mandat, si ce n’est changer les rideaux de l’Elysée.

      Pour la gestion du covid, il aurait été merveilleusement simple de s’inspirer de la façon dont les pays asiatiques ont traité le virus : fermeture des frontières, dépistage systématique, isolement et traitement des malades, etc.
      Le résultat : Thailande 60 morts, France plus de 34 000 morts pour 2 pays ayant la meme population (en nombre d’habitants).
      Après cela, parler de la protection sanitaire des français par le gouvernement Macron est obscène !

      • Macrouille, c’est le guignol qui a conseillé à Culbuto d’augmenter les impôts de 100 milliards. Résultat, un million de chômeurs en plus.

        Depuis l’élève à dépassé le maître.

  • Il ne faut plus chercher à comprendre les décisions gouvernementales, ils suivent un programme qui ne date pas d’aujourd’hui et qui a commencé par l’explosion et l’atomisation de notre environnement politique,, il n’y a plus aucune opposition en France, il n’y plus aucun média libre, nous sommes en dictature.et cette dictature est européenne. C’est fort d’imposer un couvre feu, évidemment totalement inutile pour un virus mais ça freine la rébellion qui couve partout. Il parle 15 jours avant d’un confinement… Léger évidement et en sourdine on parle de pénurie alimentaire…. La destruction totale de l’Europe est en cours et toutes les opportunites pour le faire sont bonnes à prendre comme les caricatures.. Et toc on se met le monde musulman à dos, ça aide bcp à la paix sociale.

  • Les décroissantistes doivent jubiler…
    Bientôt la soupe populaire pour tous ?

  • Le jour où le médecin devra faire le choix entre qui soigner et ceux chez qui on laissera le virus se débrouiller seul, là on sera arriver à la limite de la civilisation.
    Maintenant au lieu de pleurnicher sur ce qui aurait pu être fait il faudrait plutôt combattre chacun avec ses moyens. Certains y perdront beaucoup, mais tous nous perdrons quelque chose, comme dans une guerre. Il faut penser à reconstruire et arrêter de pleurnicher comme des grenouilles de bénitier qui ne savent que bruler des cierges.
    Comme de toute crise on peut ressortir plus fort, ce qui est sûr c’est que les bras cassés y perdront, est-ce vraiment un mal ?

    • « Comme de toute crise on peut ressortir plus fort »

      L’état le plus gros du monde en PIB, classé économie « non libre » et déjà totalement en faillite avant le Covid, accroit encore une emprise qui devient totalitaire, ajoute des centaines de milliards à une dette insoutenable tout en détruisant un peu plus l’économie et on va en ressortir « plus fort » !?
      .
      A l’horizon 2040 après une guerre civile ?

      • « Comme de toute crise on peut ressortir plus fort » : sauf si on y reste.
        avec des gouvernants qui empêchent de se défendre, c’est ce qui risque d’arriver (pour les plus faibles en tout cas, c’est déjà le cas).

    • Le médecin de ville n’a aucune raison d’abandonner ses patients puisque le protocole intégrant l’HCQ est efficace autant en traitement qu’en prévention. Encore faut-il que le gouvernement n’interdise pas sa prescription et n’organise pas une pénurie artificielle par cet espèce d’entêtement crétin dont il a le secret.

      L’ordonnance est évidente : retour au colloque singulier, libération des prescriptions et médicaments en vente libre.

      A l’hôpital, la situation diffère quelque peu puisque les médecins qui y exercent sont piégés par une collectivisation socialoïde forcément inefficace, incapable de faire face. Incapacité par construction, ineptie par nature et incompétence par destination. La crise actuelle démontre tout ce qui ne marche pas, ce qui ne pouvait pas marcher, toute cette collectivisation (notamment des soins) dénoncée depuis longtemps et dont le résultat dramatique d’aujourd’hui était largement anticipé.

      L’ordonnance est à nouveau évidente : privatisation et mise en concurrence des hôpitaux.

  • « L’OMS elle-même ne recommande le confinement qu’en dernier recours, comme mesure exceptionnelle, pour faire face à une situation où l’État et ses experts se trouvent dépassés par la pandémie. Le confinement ne fait pas disparaître le virus, il fait gagner du temps aux décideurs politiques et au personnel soignant. »

    Le drame, c’est que la théorie de l’OMS s’avère fausse en pratique. Le confinement loin de faire gagner du temps, accélère la diffusion de l’épidémie. C’est indubitable lorsqu’on compare les graphiques avec et sans confinement.

    Par ailleurs, les Etats plus ou moins obèses sont par définition incapables de faire face. Jamais dans l’histoire la moindre organisation socialo-collectiviste n’a pu faire face à quoi que ce soit, sauf en massacrant les populations. Elles ne sont d’ailleurs pas faites pour servir (les peuples), mais pour servir l’idéologie de leurs maîtres, autrement dit pour se servir.

    Puisque c’était inscrit dans leurs gènes, il ne faut pas être surpris que les Etats actuels et leurs prétendus experts se trouvent dépassés par la pandémie, à quelques exceptions près, comme par hasard là où l’Etat est le moins prégnant, là où il fait le choix de la subsidiarité, là où il renonce à son pouvoir.

    En foi de quoi, nous voyons avec horreur émerger une tyrannie politico-sanitaire qui détruit la démocratie. Mais la dérive des Etats obèses en tyrannies au nom de n’importe quel prétexte est l’évolution normale des organisations collectivistes et socialistes, dès lors qu’elles approchent de la fin de leurs existences misérables de parasites.

  • Le confinement ne marche que si, quand on l’arrête, il n’y a plus de cas de contaminations et de décès (la Chine a fait cela très bien). C’est l’approche de l’éradication et non du contrôle. Mais cela suppose de mettre des moyens super-stricts que l’on n’a pas, et de cloitrer le pays aux frontières (comme la Chine) après le confinement pour avoir une bulle de tranquillité. Tout cela en Europe et ailleurs est inconcevable, et le résultat est que le confinement retarde l’aggravation inéluctable avec un virus si contagieux (R0 ~ 8), tant que l’immunité collective n’est pas atteinte (+ de 80% de la population doit être contaminée ou vaccinée, en espérant que l’immunité dure assez longtemps). Dans ces conditions assez extrêmes, le confinement ne sert que si l’on attend un vaccin efficace (ce que fait la Chine), rien d’autre, ou éviter temporairement le naufrage des services de soins intensifs (il peut y avoir d’autres vagues et elles ont été vues dans certains pays). Evidemment, limiter le nombre de décès. A noter qu’un confinement contre le virus Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-15 a été très efficace, mais le virus est très différent et bien moins contagieux (juste dans la phase où les symptômes sont déclarés, ce qui n’est pas le cas de la COVID19). Quel choix alors ? Naufrage rapide du système de santé et bcp de morts ou casse rapide de l’économie… une pandémie est dure avec le Hommes, et donc elle va appauvrir tout le monde tant qu’elle sera présente. Si on prend l’exemple brésilien, on semble ne pas voir de seconde vague dans certaines grandes villes (Sao Paulo, Fortaleza), car la population a été massivement contaminée (66% par tests sérologiques par exemple à Manaus en Amazonie, et au passage 64% par les codes dès fin août). Laisser cette option délibérément n’est pas éthique, mais à l’allure où va le seconde vague, certains pays limitrophes de la France risque d’atteindre ce niveau dès fin novembre si rien ne marche…. Donc, il n’y a pas de solutions simples. Il y a des gens ici qui racontaient pendant tout l’été que la covid19 était finie, que c’était une évidence… C’est bizarre, on ne les entend plus trop ? 🙂

    • C’est surtout vous qui êtes dans vos certitudes.
      La solution est simple, isoler isoler les malades, comme dans toute épidémies. Et au final cela coûte moins cher d’isoler 100k de malades que 10 millions de travailleurs.

      • et traiter avec les traitements qui ont fait leurs preuves largement (dans certaines limites certes, mais c’est beaucoup mieux que rien) et qui en plus ne coûtent pas grand chose.

      • Yaka isoler. Trop tard ! C’était une bonne solution quand il y avait peu de positifs, oui.

        • Il y a 100k de positifs, au lieu de les confiner 1 semaine, on va confiner 65 millions de français pendant 6 mois.
          Champion MichelO

          • Pas 65 millions …Quelques milliers qui se croient plus intelligents que les autres…MichelO a raison ..là c’est trop tard et dans quinze jours le système de santé est débordé..Je te leur mettrais des douilles à 1000 euros à ces « décérébrés »…

            • Mais je ne me crois pas plus intelligent, je suis ce que me dit l’OMS, le confinement est toxique, et fait plus de mal à la population qu’autre chose.
              Vous avez gagné, il y aura un confinement, vous serez en vacances pendant 6 mois, pendant que l’économie marchande sombrera.
              Tous les fonctionnaires dansent, plus de comparatif par rapport au privé, comparatif qui vous mettait en difficulté.

              • Je ne suis pas fonctionnaire…donc votre réponse ne me concerne pas..Je souligne juste que si tout le monde se « force » à porter un masque et le reste… et bien nous vivons certes differemment mais nous continuons à travailler ..c’est pourtant pas sorcier…

                • Il n’est pas question de porter un masque, il est question de piétiner nos droits fondamentaux.. mais je vois que cela vous est égal..
                  Soit vous êtes aveugle, soit cela vous réjouit (pervers narcissique ?).

                  Consultez un bon psychiatre!

              • Le confinement est toxique, oui, mais au point où l’on en est, toute autre solution, votre « autre chose », est devenue soit impraticable, soit encore plus toxique. Donc il faut accepter l’inévitable, et cette fois mettre en place des palliatifs aux difficultés qui soient de nature à limiter les dégâts autant que faire se peut, au lieu de soutenir que l’absence de confinement suffira à régler l’affaire, ou que l’isolation des 30000 nouveaux cas quotidiens est d’une simplicité biblique.

              • Les fonctionnaires vont retrouver l’âge d’or de leur pouvoir : c’était en en 1940.

            • Darwin, vous connaissez?
              La nature est dure, au contraire de ce que tente nous croire l’équipe de bras cassés au pouvoir.

              • Ce n’est pas parce qu’elle est dure qu’il faut faire comme si de rien était…Darwin à son époque connaissait pas les antibios et encore moins l’HCQ

          • Encore faut-il les trouver !!

            • Ah, les machines qui donnent le résultat en 15 mn, il faut dix ans pour les avoirs?
              Même en les payant 5x le prix habituel, elles auraient été très vite amorties.

              Bande de bras cassés de mes 2. (à l’équipe de glandus au pouvoir)

            • Yaka les trouver, comme vous l’assènent tous ceux ici qui vivent dans leur monde idéal et manichéen.

          • Confiner les 100k de positifs. D’abord, il me semble bien qu’on leur demande effectivement de se confiner. Alors, s’ils n’obéissent pas, vous faites quoi ? Vous les félicitez de leur défense de leur liberté ? Et vous rajoutez la petite attaque personnelle qui va bien pour rendre la discussion plus constructive ?

        • Oui c’est exact, bien trop tard

      • Oui vous avez raison et puis bêtement porter un masque , se laver les mains et garder ses distances..Facile non..!!!

        • Quelaqu’un vous serre de trop près?
          Mettez vous à tousser et faites le signe de la main, et dites j’ai de la fièvre.
          Vous aurez vos 2 m.
          Tousser cela s’apprend, comme on apprend à ne pas tousser ❗ ❗ ❗

        • Individuellement efficace : sans aucun doute. Localement efficace : probablement. Globalement efficace : ya comme un défaut.

          Mathématiquement, c’est compliqué et la situation actuelle dans tous les pays montre qu’on ne maîtrise rien.

          Donc on sait « freiner » le virus, mais comment s’en débarrasser et qu’elle est la meilleure solution (y compris en coût humain) ?

      • Cela n’a pas bien marché, car la société ne s’y prête pas…

    • @ world28 : vous faites dire aux gens des choses qu’ils n’ont pas dites, manifestement.
      Entre dire qu’il n’y a pas eu de deuxième vague en France – ce qui est vrai – et dire que le Covid ne reviendrait pas, il y a de la marge.
      Raoult par exemple n’a cessé de dire qu’il fallait prêter attention à ce qui se passait dans l’hémisphère sud pendant l’été (hiver austral), pour voir dans quelle mesure ce virus n’avait pas des chances de devenir saisonnier. Il semble que ce soit le cas, que l’on soit parti pour une saison 2 – ce qui ferait du Covid une maladie assez semblable à la grippe saisonnière.
      Dès lors, pourquoi mettre la société sous cloche ? Pourquoi chercher à éradiquer ce virus, ou tout autre d’ailleurs ? La Chine a montré, avec ses méthodes brutales et totalitaires, qu’elle n’était pas capable d’éradiquer le virus – il s’est répandu dans le monde entier. Nous devons faire avec, et limiter les dégâts qu’il occasionne du mieux que nous pouvons, en isolant et soignant les malades. Et en évitant de faire plus de mal que de bien en tuant l’économie et en portant atteinte aux libertés élémentaires.

      • Il n’est pas question d’éradiquer le virus, seulement de s’en servir pour instaurer un nouvel ordre mondial.

      • @JacquesB pour le moment, moi non plus je vois toujours pas de ‘deuxième vague’, ni vaguelette. j’ai que les stats INSEE jusqu’à 4octobre. D’ailleurs c’est bien plus exacte de parler de saisonnalité. Une deuxième vague aurait été une rechute suite à l’efficacité du confinement. Ce n’était pas le cas.

  • C’est pas aujourd’hui les annonces ??? C’est demain non ?
    D’où vient l’information du titre ?

    • la préscience cela s’appelle ou l’intuition..ou de bons renseignements..Bon Raoult a encore débité une somme d’inepties sur LCI…Triste de vieillir…!!!

      • Ahh mais si vous savez mieux que lui, qu’attendez vous pour nous faire bénéficier de votre bonne parole ?
        Raoult a dit des conneries, mais il reste celui qui en a dit le moins !

        • Inexact… il ne devait pas y avoir de seconde vague…, la grippette. Dois-je développer ? Ah oui, l’Afrique qui bouffe de la chloroquine et a moins de cas pour cela… le virus qui mute tous les jours… Warf ! La blague. Le druide de la Canebière est vraiment un clown à roulette pour paraphraser h16….

          • Une seconde vague, ce n’est pas ce que nous voyons actuellement. Une seconde vague est beaucoup plus proche de la première que ce que nous voyons. Ce que nous voyons aujourd’hui, c’est une saisonnalité de cette maladie, du reste Raoult en a parlé très tôt, quand il disait qu’il fallait surveiller ce qui se passait dans l’hémisphère sud cet été. Vous parlez de lui (en mal) sans même écouter ce qu’il dit !

        • C’est une sommité…Quand une sommité dit autant de conneries ça craint…!!!

        • Les conneries, c’est comme le virus, il suffit d’une pour foutre en l’air tout ce qui est sain à côté…

  • Relisez 1984. Tout y est décrit

  • Jusqu’à quand çà va marcher? La guerre déclarée au virus a été gagnée par celui-ci. Il est entendu qu’il faut avec, ou le laisser faire, ce qui revient au même. Le pouvoir public, ayant brulé toutes ses cartouches et même bien au delà ,tente de gagner un peu de crédibilité déçue par un excès de bavassages contradictoires, destinés le plus clairement du monde à opposer les opposants les uns aux autres? de façon à les neutraliser, comme dans un nid de vipères. Avec un succès évident quand à la croissance exponentielle de la pagaille dépassant celle crée par le virus, car depuis longtemps seule promue méthode favorite de travail  » en capacité » de bloquer toute décision salvatrice…

    L’action publique française, qui, depuis le lâchage de Greta, s’autoproclame de moins en moins sauveuse de la planète, est devenue brusquement, après les élections communales à tendance fortement écologiques, l’épouvantail d’un Monde qui suit maintenant le même retour épidémique que nous, qui bien sûr, lui montrons le chemin dans ce domaine.

    Qui pourrait nous expliquer scientifiquement pourquoi nous en sommes là, c’est à dire de façon scientifiquement vérifiée? Ceci est devenu extrêmement urgent pour nous débarrasser du désespoir d’arriver à ralentir si peu que ce soit, cette progression mortifère, aujourd’hui inacceptable et inexplicable, dans le terrible enchainement où nous trouvons…

    Sans oublier aussi la présence d’une islamofolie, elle aussi à son comble, qui s’ajoute au trouble français pour nous déboussoler encore plus. Il s’agit là d’une soupape nationale considérée comme utile pour unifier les Français divergents, envers une communauté de tueurs internationaux connus, dont le bonheur suprême ne consiste qu’à mourir -en héros?- assassinant fièrement les adeptes d’autres religions moins prisées…
    Ces pratiques délicates suffisent à maintenir une paix civile précaire, avec des « débats » politiques un peu factices, et une justice surtout soucieuse de ce qu’on ne parle pas trop d’elle.
    Au total notre pays vivote dans un statut quo de crainte générale et paralysante. Et ferme maintenant avec des barrières métalliques les rues donnant accès aux lieux de pouvoir pour économiser nos policiers fatigués.
    Dans un tel climat, et sans que cela ne résulte de nos émissions de CO2 où nous restons encore et toujours un exemple pour Gaia, malgré l’assassinat sauvage de Fessenheim, perpétré par nous-même, notre position politique , économique et culturelle relative dans le monde recule très vite, sans qu’on en parle jamais, comme si cela nous était sans importance…
    On nous suggère déjà que le coronavirus pourrait bien bouleverser le calendrier électoral de 2022!. Serait-ce l’aboutissement de notre abstentionnisme record lors de toutes les dernières élections de l’ancien monde trop prolongé? Craint-on que la prochaine présidence soit élue avec aussi peu de voix que celui-là, qui n’ayant reçu que 17% des voix des Français en âge de voter, au lieu d’une majorité officielle de 66%, s’est trouvé fort dépourvu lorsque la bise fut venue…

  • Toute cette affaire est d’abord POLITIQUE.
    Le reconfinement est programmé depuis longtemps et la masqu-arade de cet été était juste destinée à entretenir la peur qui le ferait accepter.
    Macron a été élu pour détruire notre pays, il obéit aux ordres de ses mentors.
    Les Français sont mûrs pour la dictature.

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