Covid : l’autoritarisme, second virus chinois

Il y aura probablement un jour un vaccin contre le virus responsable du Covid-19. Il faut craindre que l’on n’en découvre jamais contre le virus de l’autoritarisme.

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Covid : l’autoritarisme, second virus chinois

Publié le 21 octobre 2020
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Par Thierry Afschrift.

Au printemps dernier, la plupart des pays européens ont recouru à des méthodes très lourdes de confinement (France, Italie, Espagne, Belgique, Royaume-Uni) ou relativement plus allégées (Allemagne, Suisse, Pays-Bas).

Ces méthodes sont clairement inspirées de celles qu’avait utilisées auparavant la Chine, premier pays frappé par le virus, essentiellement dans la région de Wuhan. Cet État, qui reste une dictature communiste, a utilisé les moyens les plus répressifs et en proclame les succès, au moyen de statistiques jugées en général peu fiables.

Ceux qui ont recouru aux mêmes méthodes, sans avoir tous les moyens répressifs d’un État totalitaire, ont malheureusement dû déplorer les taux de décès par rapport à la population les plus élevés du monde : les statistiques présentent toujours en tête de ce triste classement la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie.

Les méthodes expéditives ne sont pas les plus efficaces

Ceci montre que les méthodes les plus expéditives ne sont pas les plus efficaces.

Aujourd’hui, face à un regain de force du virus, les États hésitent à recourir à nouveau au reconfinement généralisé parce qu’il a montré qu’il impliquait une catastrophe économique sans précédent en temps de paix.

Mais ils ne renoncent pas à l’idée d’utiliser des méthodes dures, impliquant de graves entraves aux libertés. Ces mesures sont juridiquement permises aux États. Les Constitutions prévoient toujours des exceptions aux droits fondamentaux, pour des périodes de crise ou d’urgence.

Quant à la Convention Européenne des Droits de l’Homme, la quasi-totalité des droits qu’elle reconnaît sont affectés d’exceptions pour les circonstances exceptionnelles y compris, explicitement, les crises sanitaires, et une disposition d’urgence permet pratiquement de déroger à toutes les libertés. C’est sans doute une des faiblesses de cette Convention, mais en droit, les États ont le pouvoir de porter ainsi atteinte à nos libertés.

Tous les gouvernements d’Europe occidentale qui songent à réduire à nouveau les libertés et commencent à le faire, se basent sur des experts en général nommés par eux, et devant les avis divergents de ceux-ci recourent, en général sans citer de justifications scientifiques, à des mesures très variables.

On empêche les entrées ou sorties de certaines villes (Madrid), on instaure des couvre-feux de longue durée dans certaines villes (France), ou de courte durée dans tout le pays (Belgique), on ferme les restaurants partout (Belgique, Pays-Bas) ou dans certains endroits (France), on limite les contacts professionnels (télétravail) ou familiaux (« bulle » limitée de personnes à rencontrer) ou on se contente d’imposer le port du masque à l’intérieur (France, Suisse) ou à l’extérieur (France, Belgique, Berlin).

Un début de contestation

Les citoyens réagissent avec moins de soumission qu’en mars, et les tribunaux commencent à annuler certaines mesures excessives ou non-justifiées (Madrid, Berlin, Bruxelles).

Les couvre-feux sont sans doute les mesures les plus spectaculaires, parce qu’en général personne n’en avait connu depuis la guerre, et il s’agit d’une entrave symbolique particulièrement grave aux libertés. Comme dans les films évoquant la Seconde Guerre mondiale, on revoit des patrouilles circuler nuitamment dans les rues.

Certains, prenant appui sur l’expérience de la Guyane, croient à l’efficacité de ces mesures. D’autres en doutent très fort, se demandant si le virus est censé se disséminer lors de rencontres en plein air durant les nuits d’automne fraîches et pluvieuses. On dit même que le couvre-feu est pour les fêtards un bon prétexte pour rester à l’intérieur, là où le virus se dissémine le mieux…

Pourtant, certains scientifiques parmi les plus réputés proposent d’autres solutions. C’est ainsi que trois épidémiologistes de renommée mondiale, Martin Kulldorff (Harvard), Sunetra Gupta (Oxford) et Jay Bhattacharia (Stanford) ont lancé la « Déclaration de Great Barrington ».

Ils constatent que les politiques les plus dures ont non seulement causé une très grave crise économique, mais aussi qu’elles sont responsables d’un nombre considérable de décès en raison du report de nombreux soins, de diagnostics beaucoup plus tardifs avec des conséquences fatales, et d’une augmentation dramatique des famines, responsables suivant certaines organisations de 12 000 morts par jour.

Protéger une population ciblée

Ils ne se contentent pas de critiquer les mesures prises, mais proposent une politique fondamentalement différente. Ils constatent que pour la plupart des gens, la maladie n’est pas particulièrement dangereuse en comparaison d’autres virus ou de bactéries avec lesquelles on accepte en général de vivre. Ils précisent que ce virus n’est réellement dangereux que pour une petite portion de la population, qui doit, seule, être protégée si elle le souhaite.

Dès lors, ils préconisent des mesures adéquates permettant la protection efficace des personnes à risques lorsqu’elles-mêmes le jugent utile. Ils proposent de laisser vivre sa vie normale au reste de la population, en assumant le risque du virus comme de nombreux autres risques qui existent dans la vie de chacun.

Nos politiciens ne les écoutent pas, et les principaux organes de presse ne font guère écho à la Déclaration de Great Barrington, en dépit de la très grande notoriété de ces auteurs.

S’il en est ainsi, c’est parce que dans une partie de l’opinion publique et parmi les dirigeants, toute formule reposant sur la liberté individuelle est a priori suspecte. Nos ministres craignent par-dessus tout d’être accusés de ne rien faire. Mieux vaut prendre n’importe quelle mesure pour donner l’impression, manifestement fausse, de contrôler la situation. Ils restent tous enfermés dans un schéma de pensée qui trouve son origine dans la pratique des autorités chinoises à Wuhan.

Prendre le risque de la liberté

Peu leur importe qu’ils aient été responsables d’une terrible crise économique et de nombreux décès indirectement causés par le confinement, et non par la Covid-19. Pour avoir l’air d’exister, ils préfèrent instaurer la dictature sanitaire que nous connaissons, plutôt que de prendre « le risque de la liberté ».

C’est là sans doute le virus le plus grave auquel nous avons affaire, et qui lui aussi provient de Chine : le virus de l’autoritarisme, la volonté systématique d’agir par voie de mesures volontairement autoritaires, parce que selon eux, leur électorat s’imagine que seule la tyrannie est efficace en temps de crise.

Il y aura probablement un jour un vaccin contre le virus responsable. Il faut craindre que l’on n’en découvre jamais contre le virus de l’autoritarisme.

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  • Mieux vaut tard que jamais, la « Déclaration de Great Barrington » n’est toutefois pas encore arrivée en France, où le train fou de l’autoritarisme poursuit son chemin, avec un psychopathe aux commandes. Les libertés ne sont qu’un souvenir de plus en plus lointain.
    Par contre attendre un très improbable vaccin pour nous sortir de là, ce n’est qu’une illusion. Même inefficace ou dangereux, il sera imposé … autoritairement !!!

  • La facilité avec laquelle les opinions terrorisées acceptent, et même demandent, l’instauration de cette dictature sanitaire est le fait marquant de cette période. Les vieilles « démocraties » ont définitivement sombré, remplacées par des virusocraties dont le modèle est effectivement la Chine.
    Le rôle de la Chine dans cette affaire est d’ailleurs à éclaircir, tant il est évident qu’elle a tout fait pour que les pays adoptent son « mode de résolution » de l’épidémie : mise en scène grandiloquente de la gravité de la maladie, articles publiés puis rétractés annonçant des chiffres cataclysmiques, mobilisation prouvée de ses cybertroupes sur les réseaux sociaux pour inciter tout le monde à confiner, lobbying auprès de l’OMS pour qu’elle vante les succès chinois…
    Derrière l’épidémie se cachent non seulement des enjeux financiers énormes, mais aussi un basculement historique du paysage politique mondial.

  •  » le confinement est un rite sacrifiel » ( Patrick de Casenove docteur en médecine ) ; on confine , il y a de plus en plus de cas infectés alors confinons encore plus ….et profitons en pour écraser les libertés ….

  • L’autoritarisme est détestable, certes, mais il n’est que la conséquence du plaisir extrêmement répandu qu’éprouvent certains à régenter la vie des autres, au point qu’ils tolèrent que la leur le soit aussi pourvu que leur voisin en ressente bien plus visiblement le poids.

  • « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »
    Cette citation de benjamin franklin s’applique bien ici.
    Comme un vaccin efficace n’arrivera pas avant plusieurs années nous atteindrons très certainement le seuil d’immunité collective qui semble être de 1 mort pour 1000 habitants dans nos pays occidentaux.
    Nous aurons donc sacrifiés nos libertés et l’économie pour rien.

    • Cette citation semble sujette à discussion dans le sens qu’on veut lui donner :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_peuple_pr%C3%AAt_%C3%A0_sacrifier_un_peu_de_libert%C3%A9_pour_un_peu_de_s%C3%A9curit%C3%A9_ne_m%C3%A9rite_ni_l%27une_ni_l%27autre,_et_finit_par_perdre_les_deux

      En réalité ou en pratique on ne peut pas opposer sécurité et liberté c’est stupide. Parfois il faut plus de sécurité et moins de liberté et d’autres fois on aura plus de liberté et moins de sécurité sans qu’on puisse définir une limite précise. La seule chose qu’on puisse exiger c’est que la liberté soit toujours maximale dans une situation donnée.

      • Je suis d’accord avec vous « indivisible ». C’est un peu simpliste d’opposer liberté et sécurité. Dans notre cas cependant nous n’aurons bien au final ni l’un ni l’autre.
        D’autant que le seuil d’immunité de 1/1000 est majoré. Il est probable qu’il soit moindre. Si c’est au niveau de la suède, nous l’atteindrons dans à peine 1 mois, 1 mois et demi au rythme actuel. (40000 morts en France pour 34000 actuellement). Les politiciens se vanterons peut être alors d’avoir vaincu l’épidémie.

        • Le seuil d’immunité en décès par mille habitants n’a pas de sens. La moindre maison de retraite qui a eu plusieurs victimes serait alors préservée pour l’avenir ?

          • Bien sur que non, il faudra toujours faire attention. Mais si le seuil d’immunité est atteint la maladie ne devrait plus pouvoir se répandre et les foyers disparaitront d’eux mêmes. De toute façon il ne faut pas aller visiter une maison de retraite si on est malade.

      • « Parfois il faut plus de sécurité et moins de liberté… »

        Je ne sais pas si c’est stupide mais, précisément, vous opposez les deux dans cette phrase, laissant croire qu’il faudrait sacrifier l’une au profit de l’autre. Mais l’une ne va pas sans l’autre, et inversement.

        Sur la page wiki que vous citez, une phrase tout à fait scandaleuse, révélatrice de la pensée collectiviste en roue libre, fait croire de manière implicite que les dispositifs de surveillance de masse ou les restrictions légales liées au covid seraient constitutifs de la sécurité. Rien n’est plus faux. Ces dispositifs matériels ou légaux augmentent au contraire l’insécurité des individus vis-à-vis du pouvoir, notamment en renforçant leur dépendance à ce dernier.

        Le fond du problème n’est pas l’insécurité éventuelle entre les individus. Le fond du problème est l’insécurité vis-à-vis du pouvoir. Quand l’Etat obèse m’interdit de circuler ou me surveille avec sa caméra, il m’impose son insécurité, il bafoue ma liberté, il m’impose sa violence.

        La liberté comme la sécurité marchent ensemble et sont intimement liés à l’indépendance. Dès lors que le pouvoir ne peut pas m’atteindre, je suis libre et en sécurité. Sinon, je perds les deux.

        Recopier 100 fois la DDHC.

        • Votre propos fort intéressant m’a fait réfléchir Herr Professor.

          Pourtant du point de ma modeste cervelle, je trouve votre vision trop manichéenne, soit je suis libre et en sécurité, soit je ne le suis pas. Cela me pose problème. La réalité que j’observe navigue toujours quelque part entres ces deux positions. C’est d’ailleurs ce que je voulais exprimer avec ma phrase ambigüe.
          En outre la sécurité dans la vraie vie englobe toutes les formes d’insécurités pas seulement celle que vous relevez, l’Etat lui jouant sur les deux tableaux sécurité et insécurité.

          Si je conclu votre propos vous n’êtes ni libre ni en sécurité puisque le pouvoir peut vous atteindre. Vous ne le seriez nul part sur Terre et, vous ne l’auriez jamais été dans l’histoire humaine depuis la sédentarisation.

          Il ne vous reste plus qu’à vous constituer en petite bande sur une île déserte en apportant avec vous la DDHC, je pourrais vous faire parvenir un exemplaire dès qu’une copie sera prête. 😉

          • « nul part sur Terre et, vous ne l’auriez jamais été dans l’histoire humaine »
            Et vous non plus ni personne. Il y a une bonne raison à cela. C’est le débat fondamental depuis des lustres, au moins depuis la révolution chrétienne individualiste qui nous a fait entrer dans la modernité, Dieu déclarant la prééminence de l’individu sur le collectif primitif antique.

            « sur une île déserte »
            Là, vous sortez du sujet avec l’homme de paille habituel. L’enjeu historique du débat n’est pas de s’isoler mais bien de vivre en société sans l’Etat, ou plutôt avec le moins d’Etat possible. Evidemment, l’Etat cherche à faire croire qu’on ne peut pas se passer de lui, sous peine d’être banni de la société.

            Je répète que les violences interindividuelles ne sont pas le problème (elles ont d’ailleurs été résolues depuis longtemps grâce à Samuel, Horace et Daniel entre autres éminents pacificateurs). Le cœur du sujet a toujours été et reste la violence institutionnelle de l’Etat envers les individus, violence qui sape la liberté comme la sécurité.

            Recopier 200 fois la DDHC.

            • Soit vous avez 200 ans (donc dépassé) soit vous êtes un doux rêveur. Quoique je ne pense pas vous me semblez lucide mais votre fonction de grand sage sur CP vous oblige à certains petits écarts intellectuels.

              On peut se poser la question du commencement de l’Etat ou proto-Etat, de son développement et de sa longévité, de son succès en quelque sorte. Comment vos éminents pacificateurs, les messieurs Hache, Lance, Arc, Poignard, Fourche, Epée ou Mousquet avant eux, n’ont pas réussi à réduire le projet Etat à néant ou dans sa forme la plus élémentaire. L’Etat est comme le Phénix, il renaît de ses cendres chaque fois qu’il s’est effondré.
              Dés lors il n’est pas interdit de penser que l’Etat (sur un plan organisationnel au moins) est dans la nature des sociétés humaines. Et comme tout ce qui est humain est imparfait, l’Etat est imparfait. Tout comme vous je veux réduire sa puissance de nuisance tout en restant réaliste sur les humains et leurs propriétés, un mélange d’animal (beaucoup) et de conscience (un peu).

              Recopier 200x «Connais toi toi-même»

              • Vous noterez que vos exemples d’armes ne gomment pas les différences physiques, bien au contraire. Avec ces armes, la loi du plus fort domine toujours les débats. Ce n’est plus le cas en revanche depuis Samuel et ses petits camarades. Eux sont de vrais pacificateurs.

                Oui, l’Etat est imparfait. Quelle découverte ! Et donc ?

                Oui, l’Etat est dans la nature des sociétés. Ca n’empêche pas d’en discuter le degré optimal (le vrai débat).

                400 fois la DDHC, non mais !

                • Yes le vrai débat !
                  Attention Herr professor (400x c’est beaucoup) je suis (enfin j’étais) bon tireur et rapide, ce qui n’est pas le cas de tous. En revanche aurais-je le cran d’appuyer sur la gachette ? Il reste encore des inégalités malgré Samuel. Ceci dit j’aime bien les westerns.

                  Avez-vous vu le film American Nightmare ?

        • Vous avez mille fois raison. Toujours revenir à cette phrase de B. Franklin. SI l’état vous propose la liberté et la sécurité, vous n’aurez ni l’un ni l’autre

    • L’immunité collective à 1 mort pour 1000 n’est envisageable qu’avec un système de santé capable de guérir les 3 pour 1000 de la proportion actuelle de 3 retours à domicile pour chaque décès ET d’écouler le flux normal des malades. Nous ne l’avons pas, et nous ne l’aurons pas d’ici l’immunité collective. De plus, l’immunité collective pose de graves problèmes pour le libre échange avec les pays qui n’ont pas joué cette carte et qui ont contenu le virus. Il y a d’autres alternatives à sacrifier nos libertés et notre économie, mais certainement pas celle de la recherche de l’immunité collective.

      • Ça me parait étonnant que nous n’ayons pas cette capacité alors que la suède a pris toute la vague d’un coup et a pu gérer. Nous ne prendrions qu’une vague inférieure à celle de mars même si tous les non contaminés se contaminent en 1 mois. Quand au libre échange, il ne peut pas y avoir de voyages normaux entre pays tant que le virus existe et le virus ne peut pas disparaitre sans immunité, que soit avec ou sans vaccin

  • Nous sommes devenus un peuple de shadoks, manipulés par d’habiles Gibis que tout le monde connait puisque nous les avons élus.
    Notre devise: “Pompons même s’il ne se passe rien, de peur qu’il se passe quelque-chose de pire en ne pompant pas.”
    Les deux preuves les plus récentes: La lutte déjà perdue contre le changement climatique, et la “guerre” déjà perdue également contre le corona.
    Les habiles Gibis, vont se faire plein de brouzoufs au détriment des pôvres et naïfs shadoks.
    CPEF

  • Il est troublant de constater que parmis la cinquantaine de personnalités médicales cosignataires de la Déclaration de Great Barrington, beaucoup de nationalités différentes, mais pas un seul français ! Pourquoi ?

  • La raison de tout ça:
    « Nos ministres craignent par-dessus tout d’être accusés de ne rien faire. Mieux vaut prendre n’importe quelle mesure pour donner l’impression, manifestement fausse, de contrôler la situation. « 

    • « Ne rien faire » est suicidaire pour un politicien de métier.
      Soit tout va bien et on n’a aucune occasion de se souvenir du politicien en question.
      Soit quelque chose ne vas pas, et c’est forcément de la faute de son inaction.
      Dans les 2 cas, il donne une voie royale à ses adversaires.

      • Un politicien a la charge et la responsabilité de représenter ceux qui l’on élu. Il doit agir dans l’intérêt de ses électeurs, même si cela induit le risque de ne pas être réélu. A lui d’évaluer correctement ce risque « suicidaire », mais on ne connait encore personne qui se soit suicidé à moitié où à 25% par manque d’arguments pertinents appuyant son action.

        • « Il doit agir dans l’intérêt de ses électeurs »
          Il a été démontré mathématiquement que globaliser en un intérêt général les avis divers d’un groupe de personnes est totalement impossible. De plus le politicien ne connait pas ses électeurs personnellement, il n’a qu’une vague idée des gens qu’il pense avoir convaincu de voter pour lui. Donc, qu’il représente l’avis unique d’un groupe varié est une utopie.

          Résultat: il cherche où se trouve son intérêt à lui (beaucoup plus facile à trouver) et agit en conséquence. Lui demander autre chose, c’est demander au loup de ne pas manger l’agneau.

          Voir la théorie du choix public de Buchanan

  • Non, il n’y a pas de regain de force du virus. On teste seulement infiniment plus qu’au printemps et avec un nombre de CT de la PCR absurde.

  • Article insinuant le doute quant aux intentions des gouvernements et à la tentation totalitaire. Si les pays européens ont bcp de morts, c’est d’une part qu’ils ont trop attendus (aucune doute par exemple avec le royaume-uni), et que pas mal de populations ont elles-même douté de la réalité du virus. La Chine, quoiqu’on en dise a réagi très vite, et son nombre de décès est faible uniquement grâce à cela. Sinon, c’était le naufrage. Les asiatiques semblent avoir plus d’expérience que les occidentaux des épidémies. Donc faire un parallèle entre covid et autoritarisme est une coquetterie spécieuse d’une personne qui ne comprend pas le processus épidémique, surtout face à un virus très contagieux. Les mesures prises, qui peuvent sembler erratiques viennent du fait qu’il faut naviguer à vue entre impératif sanitaire et économique. On sent chez l’auteur la tentation eugéniste non avouée de sacrifier finalement les personnes potentiellement sensibles, au non d’une liberté individuelle. C’est beau, mais cette liberté serait à jamais entachée d’un sentiment de honte. Une forme de collaboration qui ne dit pas son nom pour préserver son petit quotidien. Un égoïsme médiocre donc, qui se drape dans des valeurs de liberté, si faciles à clamer quand la situation n’est pas bonne. Le virus SARS-CoV-2 est compliqué. Si l’Allemagne, la Suisse et le Pays-Bas ont été épargnés lors de la première vague, est-ce finalement grâce à leur approche ? Car maintenant, les trois font partie des pires pays européens. L’Espagne, premier pays touché par la seconde vague se bat avec un certain succès pour limiter la casse. Il n’est drôle pour personne de vivre une pandémie qui n’est pas une grippette. La liberté, tout le monde la souhaite. Se battre pour celle-ci est le plus digne des combats. Encore faut-il le faire avec honneur et respect. Dans le discours, j’ai bien peur que cela soit dans la lâcheté…

    • 150 millions d’enfants supplémentaires plongés dans la pauvreté du fait de la gestion du Covid : https://www.unicef.fr/article/150-millions-denfants-supplementaires-plonges-dans-la-pauvrete-cause-de-la-covid-19

      Cela fera combien de morts, à terme ?

      Quant à l’Allemagne, en quoi fait-elle partie des « pires pays européens » ?

      Et si on prend l’exemple extrême au plan du respect des libertés, la Suède, elle a connu l’équivalent d’une grosse grippe saisonnière en termes de mortalité. Donc ?

      • Analyse du cas suédois : https://www.youtube.com/watch?v=D0KyWBksWrU
        Sachant que les responsables suédois ont reconnu deux erreurs : 1/ ils n’ont pas assez protégé leurs anciens, notamment en maisons de retraite (3/4 des décès en Suède) 2/ ils n’ont pas testé massivement suffisamment tôt (comme l’a fait la Corée du sud)

        Pourquoi ne pas nous inspirer de la Suède ?

        • Reconnaître ses erreurs, c’est bien, veiller à ne pas les réitérer, ce serait mieux, et là…

          • Plus précisément ?

            • Protéger les anciens, ça voudrait dire que chacun prenne conscience qu’il doit s’efforcer de ne pas les contaminer. Les mesures « inspirées de la Suède » ne m’ont pas l’air de suivre ces préceptes, mais se résumer à ne pas se donner de contraintes et demander aux vieux de se débrouiller pour éviter de se faire contaminer.
              Les tests doivent être massifs, et les positifs définir la population qui doit s’isoler ou être isolée. De toute façon, on aura du mal à tester suffisamment tôt maintenant, et surtout à ce que les positifs soient bien détectés et isolés. Donc s’inspirer de la Suède, ça veut dire quoi ? Reconnaître qu’on a fait bien plus d’erreurs qu’eux, ok, et après ?
              Et après, dis-je, veiller à ne pas les réitérer.

              • Protéger les anciens dans le discours suédois signifie notamment faire bcp de tests dans les maisons de retraite (et mettre les moyens en personnel), en vue d’isoler les pensionnaires positifs, en sorte d’éviter les hécatombes qu’on a vues au printemps.
                Je ne vois pas en quoi ce serait antinomique du fait que les autres, les vieux vivant chez eux, ont à faire attention, comme pour la grippe saisonnière, et ceux qui les côtoient idem. Il y a peut-être des mesures à imaginer (et sans doute déjà imaginées et mises en œuvre) comme faire les courses des anciens et autres mesures destinées à les aider à vivre le plus normalement possible tout en évitant les endroits à risques.
                Pour le reste, s’inspirer de la Suède signifie refuser le confinement contre-productif, refuser les masques généralisés contre-productifs, bref respecter et les libertés individuelles et le bon sens, et limiter les dégâts économiques. C’est déjà pas mal, je trouve.
                J’ai du mal à comprendre ce que vous proposez, en dehors de vos critiques récurrentes du manque de responsabilités des Français, qui selon vous fait le lit des politiques liberticides qui nous tombent dessus et font beaucoup plus de mal que de bien. Mettre des moyens pour l’hôpital et les urgences ? Tout le monde ici est d’accord là-dessus, ça me semble évident, puisque c’est le goulot d’étranglement – et le prétexte pris par nos gouvernants pour faire n’importe quoi.
                Si comme vous le dites on aura du mal à faire en sorte que les testés positifs soient bien détectés et isolés – ce avec quoi je suis d’accord, que faire ? Le choix me semble entre ce que fait le gvt actuellement, autrement dit rien sur le plan de la contention de l’épidémie, et espérer que le plus grand nombre de gens non à risques s’immunise naturellement (puisqu’on n’est pas près d’avoir un vaccin, ne nous leurrons pas).

                • Ce que je propose, c’est que la collectivité condamne sans ambiguïté tous ceux, et ils sont maintenant nombreux à chaque coin de rue, qui au prétexte de refuser les mesures liberticides contreproductives, se permettent de dire qu’eux n’ont pas à se priver et à faire attention de ne pas contaminer les vieux et autres fragiles. Ceux qui côtoient les vieux, mais c’est tout le monde. Je le répète, si vous avez manifestement plus de 40 ans et que vous faites une remarque au jeune qui vous postillonne dessus dans le bus, quand vous vous faites répondre que lui ne risque rien et que si vous avez peur, vous n’avez qu’à rester chez vous, il n’y a personne pour s’indigner publiquement (beaucoup n’en pensent pas moins, mais se taisent). Il y en aurait en Suède, si la Suède est encore ce qu’elle était à mes dernières visites. C’est ça qui empêche que l’on puisse vivre avec des dégâts limités économiquement. Le gouvernement fait peut-être n’importe quoi, mais l’alternative est de laisser faire les voyous.

                  • … l’alternative française…

                  • Tout le monde ici, à ma connaissance, condamne le comportement de ces jeunes (voire moins jeunes) qui postillonnent sur autrui. Je vous fais remarquer que c’est exactement la même chose pour la grippe saisonnière : les personnes âgées et/ou fragiles ont à peu près le même risque de développer une forme grave voire mortelle de la maladie.
                    Donc vous mettez le doigt en réalité sur un problème de société, plus général (on pourrait élargir à la non-assistance à personne en danger en cas d’agression). Ce problème n’est pas spécifique au Covid-19. Et en principe, il devrait, dans une démocratie digne de ce nom, se régler par le fait de sanctionner le/s coupable/s individuellement, pas en sanctionnant tout le monde par des mesures débiles et antilibérales comme le port du masque partout par tous.
                    Le port du masque partout par tous, le confinement et autres couvre-feux n’ont à peu près aucune efficacité (je ne parle pas du port du masque en lieu confiné par des gens malades qui toussent, et/ou des personnels soignants) et tueront, à moyen/long termes, beaucoup de gens.

                    • En effet, ça n’est pas spécifique covid, et d’ailleurs la mauvaise performance économique française existait déjà aussi avant le covid.

    • Difficile, en effet, d’oublier que la Chine a AUSSI réagi très vite, a toujours eu comme objectif l’éradication du virus et non l’immunité collective, et a une culture millénaire de respect des anciens. On peut imaginer que ces 3 aspects, vitesse, objectif, et respect, feraient merveille, et bien plus qu’en Chine, si on leur adjoignait la liberté, mais si on les oublie, liberté ou pas, on n’a aucune chance.

  • Personne n’ose le dire , mais ce sont les quartiers peuplés majoritairement d’immigrés jeunes et insoumis qui concentrent le plus de cas. Mais comme pour les écoles, personne n’ose dire tout haut que leur comportement est inadmissible et qu’il faut sanctionner sans sursis, cette fois !

    • Un jeune qui n’est pas insoumis n’existe pas ou alors il est vieux avant l’âge. Le réel problème est que la famille n’existe pas dans certains quartiers, les jeunes sont livrés à eux même et cela déborde obligatoirement.

  • Le contraire de l’autoritarisme est la mollesse, il me semblait que cette mollese était reprochée à nos gouvernements…. Sur certains sujets et pas d’autres… En fait on reproche aux gvts, de faire des choix sans tenir compte des français mais en écoutant des lobbys.. La bêtise ne se soigne pas et n’aura aucun vaccin.. Autre qu’une justice réelle et égalitaire pour guérir leurs âneries.. Qui n’en sont pas, seulement de la corruption.

    • Il y a un article sur France soir concernant un certain premier ministre, castex, sorti de nul parl. On y apprend qu’il est la cause de la casse de l’hôpital.. Alors accrochez vous, il va achever son œuvre.

  • A moins d’être total, l’autoritarisme n’est pas efficace contre le virus.

    La « stratégie » d’un virus est adaptée à nos comportements sociaux les plus basiques – ceux qui ne peuvent pas être modifiés de façon autoritaire.

    Le virus finira par perdre son efficacité ou disparaître. Le problème est de limiter la facture (victimes et conséquences). Si on ne sait pas limiter le nombre de personnes atteintes ou maîtriser qui est atteint, et si on ne sait pas calculer les conséquences et optimiser les pertes, alors on fait fausse route : il faut tout miser sur le soin des malades. Parce que c’est la manière la plus sure de réduire la létalité et parce que c’est le premier principe de la solidarité : ne pas laisser sans aide une personne en danger de mort imminente.

    • C’est un virus opportun, il arrive pile poil Quand on a besoin de lui, il repartira bientôt.. 13 novembre, il a déjà pris son billet pour mars.

  • « Nos ministres craignent par-dessus tout d’être accusés de ne rien faire. »

    Il importe de réfléchir aux moyens permettant d’apporter la tempérance aux pulsions politiques irrépressibles, de faire en sorte que les ministres, les législateurs et les juges craignent par dessus tout d’être accusés de faire plus, qu’ils n’agissent que la main tremblante et la corde au cou de peur des conséquences de leurs actions dont les effets indésirables secondaires ne sont jamais maîtrisés.

    Confiner le principe de précaution au domaine politique.

    Préférer la tradition à l’innovation politicienne frénétique.

    Laissez faire, laissez passer.

    • Accusés de ne rien faire… En fait ils ne savent pas quoi faire de leur journée alors ils causent, se promènent, comme tous les vacanciers perdus hors de leur zone de confort… Je me souvient, d’une ministre qui ne savait même pas se servir de son téléphone de bureau,.. Un objet du décor sans doute comme son fauteuil Louis ou Napoléon quelque chose, la vie de château a ses inconvénients, on ne choisit pas son environnement, seulement la femme du roi.

      • Ils ont de la marge : ils ne se laissent pas encore pousser démesurément les ongles des mains comme les Lettrés Chinois de jadis, afin de bien montrer qu’ils appartiennent à une élite intellectuelle et aisée qui ne travaille pas la terre.

    • Un des problèmes de l’hôpital est le conflit entre une obligation de moyens (pour un médecin : soigner un malade quoi qu’il en coûte) à une obligation de résultat (pour un administratif : respecter un budget et assurer la disponibilité).

      Aujourd’hui, avec le discours présidentiel, les « principes » (de précaution ou autres) il n’y a plus qu’une obligation de moyens, plus d’obligation de résultats et plus de conflit.

      Mais plus de résultats non plus.

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