Liberté d’expression : qui la menace aujourd’hui ?

Le massacre de Charlie Hebdo nous rappelle tragiquement le coût de la liberté d’expression. Aujourd’hui, qui menace la liberté d’expression ?
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Charlie Hebdo street art By: Matt Brown - CC BY 2.0

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Liberté d’expression : qui la menace aujourd’hui ?

Publié le 17 octobre 2020
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Par Frédéric Mas.

Plusieurs titres de presse se sont unis à l’initiative du directeur de publication de Charlie Hebdo pour défendre la liberté d’expression dans une « lettre ouverte ». Le texte alerte sur les menaces totalitaires sans précédent qui pèse sur l’expression libre des idées en France, au moment où se déroule le procès des assassins de la rédaction de Charlie Hebdo :

« Aujourd’hui, en 2020, certains d’entre vous sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. Des États exercent des pressions sur des journalistes français « coupables » d’avoir publié des articles critiques. »

Cet appel salutaire rappelle tragiquement que la liberté d’expression a un coût, et que ce coût est d’abord humain. Il pèse lourdement sur ceux qui prennent la responsabilité de parler sans fard. Les journalistes, les lanceurs d’alerte et les citoyens engagés qui prennent la parole ne craignent plus seulement pour leur réputation et leur carrière, mais aussi pour leur intégrité physique.

Le lourd tribut payé par les journalistes et les dessinateurs pour vous informer

La tragédie de Charlie Hebdo nous rappelle tous les jours le tribut payé par les journalistes et les dessinateurs pour défendre la liberté contre les fanatiques et les censeurs. Ce ne sont pas seulement les morts sous les balles des terroristes, mais aussi des journalistes obligés de vivre quotidiennement sous protection policière depuis 5 ans pour éviter le pire.

Si les médias et les journalistes paient un lourd tribut pour défendre la liberté d’expression, cette lettre ouverte est aussi l’occasion d’un enseignement essentiel : il s’agit d’un droit naturel protégé par la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, et ce droit appartient à tout le monde.

Aucun citoyen ne devrait être inquiété pour ses opinions politiques ou religieuses, y compris et en particulier quand ces opinions ne font pas l’unanimité, qu’elles sont particulièrement controversées, abrasives ou stupides. Tout le monde est donc concerné par ce droit inaliénable.

En effet, le coût de la liberté d’expression ne pèse pas seulement sur les épaules de ceux qui émettent lesdites opinions. En régime libéral et pluraliste, le public doit pouvoir endurer les opinions les plus diverses, parfois même aux antipodes de ses convictions profondes au nom de la tolérance civile et de la libre circulation des idées.

D’où viennent les menaces ?

Les menaces qui pèsent sur la liberté d’expression viennent autant des factions qui divisent la société que d’un État qui cherche à contrôler et encadrer une parole publique qu’il juge anarchique et dangereuse pour ses propres intérêts. Les factions religieuses ou identitaires se sont réveillées, dans la rue comme sur les réseaux sociaux, pour appeler à la censure et l’intimidation physique des voix dissidentes.

L’affaire Mila, la cancel culture, la remise en question de la liberté de blasphémer, toutes ces pratiques de minorités tyranniques font désormais partie de notre quotidien et cherchent à éteindre par le bas le débat public.

Mais l’État et son personnel politique ne montrent pas l’exemple, bien au contraire. Sous la pression des groupes d’intérêts et des intérêts factieux, les lois liberticides et les pratiques autoritaires se multiplient dans l’indifférence générale.

Au Royaume-Uni, le procès de Julian Assange nous rappelle que la Chine n’est pas seule dans la course au contrôle des populations et à la punition des dissidents, et que les États-Unis et leurs alliés, au nom de la guerre contre le terrorisme, sont également prêts à criminaliser le journalisme d’investigation quand ils font leur travail. Chine, Biélorussie, Russie, Turquie, etc. Partout dans le monde, la liberté d’expression recule.

Liberté d’expression menacée par l’État

En France, les lois qui encadrent la liberté d’expression au nom des meilleures intentions du monde, non seulement censurent, punissent et envoient en prison, mais génèrent une véritable armée de réserve de groupes d’intérêts spéciaux, de supplétifs de police et d’associations para-étatiques instrumentalisant la justice pour dresser et faire taire les voix discordantes par les procès divers et variés.

Dernièrement, la loi Avia devait autoriser la censure élargie des réseaux sociaux au nom de la lutte contre le racisme, le terrorisme et d’autres pathologies sociales que l’État se fait fort d’éliminer depuis des décennies et des décennies (sans succès évidemment). Heureusement, le Conseil constitutionnel en a retoqué les principales dispositions. Hélas, la loi mis à la porte nationale revient par la fenêtre européenne. Le gouvernement français est en train de demander à la commission européenne de faire adopter au niveau européen ce qu’elle n’a pas pu adopter au niveau français à cause de la censure du Conseil constitutionnel.

L’État se doit de protéger l’exercice de la liberté d’expression qui appartient à tout citoyen, parce que la contrainte ne peut pas convaincre les individus. Seuls le débat public, l’éducation et l’échange d’idées peuvent faire progresser les Hommes.

C’était déjà le sens des écrits de John Locke sur la tolérance (1689), qui défendait l’idée de la nécessité de protéger le pluralisme raisonnable au sein de la société. Protéger l’exercice de la liberté d’expression suppose aussi de protéger l’indépendance des médias, y compris du pouvoir politique, de ses lois liberticides comme de ses subventions ou de sa tutelle plus ou moins bienveillante.

Les ennemis de la liberté perdront

En France, nous en sommes encore loin. Le régalien qui devrait assurer la sécurité de tous est en crise, et l’État-providence s’est perdu dans le clientélisme le plus démagogique et le plus irrationnel.

Le massacre de Charlie Hebdo nous rappelle tragiquement le coût de la liberté d’expression. Aujourd’hui, qui menace donc la liberté d’expression ? Les totalitarismes, le fanatisme religieux, les factions irrationnelles, mais aussi les États et les politiciens peu scrupuleux, tous unis pour tenter d’en finir avec la liberté individuelle qui en est le moteur essentiel. Ils perdront.

Article initialement publié en septembre 2020.

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  • « Les factions religieuses ou identitaires se sont réveillées, dans la rue comme sur les réseaux sociaux, pour appeler à la censure et l’intimidation physique des voix dissidentes. »
    Que c’est beau, le mot -islam – est comme dans Harry Potter, il ne se prononce pas au nom de la liberté !!!!!
    L’intimidation physique relève en pratique quasiment exclusivement de l’islam et des mouvements anti raciste.
    Tant que l’auteur n’aura pas le courage de nommer les maux, il est vain d’espérer une solution

    • J’avais l’intention d’écrire exactement la même chose avant de lire votre commentaire. « Celui-dont-on-ne-prononce-pas-le-nom », l’islam, est l’auteur de la terreur, c’est lui qui oblige des journalistes et écrivains à être sous protection policière, pour des années. Quand donc ce système politico-juridico-religieux, qui en permanence clame sa haine de l’occident va t-il être interdit en France ? Les sacro-saints « droits de l’homme » et « liberté d’expression » ne nous obligent en rien à accepter chez nous des ennemis qui veulent notre destruction et qui le revendiquent chaque jour.

  • Le premier à entraver la liberté d’expression est l’Etat en subventionnant une presse et des médias aux ordres qui diffusent tous sa bonne parole,avec comme résultat une lobotomisation lente mais sûre d’une population qui préfère partir en we de RTT plutôt que d’aller voter par exemple.

    •  » Le premier à entraver la liberté d’expression est l’Etat en subventionnant une presse et des médias aux ordres qui diffusent tous sa bonne parole  »

      Faut arrêter de nous sortir cette ritournelle des médias subventionné aux ordres. Au ordres de qui? De ceux qui les subventionnent? Vous lisez un peu les éditoriaux  » du Point  » de temps en temps? Vous pensez qu’Eric Zemmour est aux ordre quand ils écrit ses éditoriaux dans le Figaro?

      Regardez juste le graphique concernant le classement de la liberté de la presse dans le monde. La France n’est peut-être pas si bien classées. Mais C’est relatif. Lisez les commentaires de reporter sans frontière qui estime que la liberté de la presse en France est globalement libre. Et ne me sortez pas que ce sont des gauchistes à RF. Le Venezuela et Cuba font parie des pays en queue de classement.

      • Toute la presse quotidienne régionale (PQR) appartient aux banques quasiment sans exception, leurs recettes proviennent des annonceurs (CAC40) et pour le reste effectivement, ils sont subventionnés, c’est-à-dire que c’est vous et moi qui payons.
        Quand on dépend de l’Etat, des banques et des grands goupes, je ne vois pas bien où la liberté d’expression pourrait trouver sa place là-dedans.
        Cette situation est connue, et pour les journalistes « d’opinion » de la capitale, c’est l’auto-censure qui règne. Quand on voit le prix des loyers à Paris, il n’y en a pas un qui moufte, c’est pas plus compliqué que ça.
        Quant au classement de la liberté de la presse dans le monde, on est 34ème derrière le Ghana et la Namibie.

      • Des médias libres, selon vous, qui disent tous quasiment la même chose sur les grands sujets, dans le désordre :
        – Donald Trump
        – le réchauffement climatique
        – l’islam (religion de paix, paraît-il)
        – l’immigration (chance pour la France, même massive et aveugle, d’ailleurs maintenant les illégaux sont partout qualifiés de « migrants »)
        – le conflit israélo-palestinien, où les Arabes dits palestiniens sont toujours des victimes, et Israël toujours le méchant
        – l’avortement, « progrès » indiscutable, fermez le ban
        – l’homosexualité militante, tellement tendance
        – le mouvement MeToo
        – l’affaire « Théo »
        – l’affaire George Floyd, BLM
        – le confinement et autres mesures gouvernementales sur le Covid, jamais mises en cause, ou si peu
        – le libéralisme économique, concept quasiment diabolique
        – la guerre d’Irak de 2003
        … et j’en oublie.

        Oui, ceux qui tiennent les cordons de la bourse dictent la ligne éditoriale, ne serait-ce qu’en nommant des directeurs de rédaction ad hoc, en promouvant ou en placardant les journalistes, etc.

        Et ce n’est pas parce que de temps en temps, une voix dissonante se fait entendre que cela change le fond du problème. Au contraire, les gens comme Zemmour sont les alibis idéaux de ces médias, pour faire croire qu’il existe un pluralisme de l’information. Du reste, Zemmour est sans arrêt sur un siège éjectable ; il a par exemple été évincé de la matinale de RTL en 2018. Il est juste l’arbre qui cache la forêt.

    • Tout en approuvant à 100% le début de votre commentaire je vous ferais quand même remarquer que si les électeurs boudent les urnes c’est peut-être d’abord parce que le verrouillage qui empêche tout candidat non inféodé d’avoir la moindre chance de se présenter . Pourquoi voter dans ce cas? Pour légitimer toutes les aberrations à venir en ayant eu le choix entre la peste et le choléra?

  • La. Liberté d’expression a différentes formes, écrite orale ou les armes à la main. Chacun voit en fonction des risques encourus et Charlie a pris d’énormes risques

    • La liberté ne devrait pas être un risque.

      • Et pourquoi donc, le risque est permanent, c’est la vie et elle n’est pas facile et sans risques mériterait elle d’être vécue ?

        • Libre à vous de choisir de courir certains risques. Mais trouver normal que des risques supplémentaires vous soient imposés, c’est devenir suspect d’aimer justement être celui qui les impose à autrui contre son gré.

        • @ Avorton,

          MichelO quand il évoque que la liberté ne devrait pas être un risque, il parle d’une violation de la liberté par la violence ou la contrainte. Rien avoir avec les risques qu’un individu prend en créent une entreprise ou prendre le risque de faire une chute de plusieurs centaines de mètres en ayant la liberté de gravir une paroi montagneuse.

          • Le risque financier n’a rien à voir, c’est la même chose que descendre les poubelles pas l’ascenseur ou l’escalier, c’est un choix personnel. Dans une société les choix sont plus limités, il faut tenir compte des autres, et les autres n’ont pas forcément opté pour votre sécurité mais la leur. Certaines communautés ont des règles permettant leur cohésion,, elles sont prêtes au pire pour les sauvegarder, normal.

    • « Charlie a pris d’énormes risques »

      En avaient-ils conscience ? Avant les attentats, le risque pour eux se limitaient à perdre leur temps et un peu d’argent dans les tribunaux. Et à faire faillite – n’oublions pas que Charlie Hebdo est une entreprise indépendante.

      • Charlie… Des bobos de gauche se croyant invincibles. J’ai lu jadis mais un masque anti odeur aurait été le bienvenu, ça pu grave ce genre de revue, aussi puant que le canard avec ses scoops made in mafia, que j’ai toujours trouvé inbuvables. Pourquoi ? Je ne sais pas, l’instinct sans doute.

  • LA GAUCHE, principale ennemie des libertés en Occident, et les islamistes!

  • charlie était libre deparler..si il ya un problème c’est que l’etat régalien n’a as assuré que les gens de chez Charlie n’aient pas joui de la simple sécurité.. il ya des micro charlie tous les jours..mais ça ne peut pas être parfait..on se situe à la limite.. c’est similaire à la nana qui va se balader en minijupe dans certains quartiers oui elle devrait pourvoir le faire oui l’etat devrait la protéger..mais ….

    on a déjà des atteintes à la liberté d’expression qui sont les lois qui criminalisent certaines idées comme l’antiracisme..

    c’est l’etat qu’il faut surveiller..

    • Même plus besoin d’aller se balader dans certains quartiers pour se faire tabasser, sans que personne ne lève le petit doigt.

  • Je ne serais pas aussi catégorique en ce qui concerne France Culture, où sont parfois invités des porteurs de voix discordantes.
    Je me souviens y avoir entendu un entretien avec Pierre Manent, au cours duquel il critiquait avec une grande subtilité la position dogmatique tenue par France Inter (grande cousine de France Culture…).
    En substance, Pierre Manent indiquait que l’ensemble des supposés-humoristes s’exprimant sur l’antenne de la radio publique étaient absolument tous du même bord… le journaliste l’interroge « vous voulez dire qu’ils sont de gauche ? » et Pierre Manent de répondre malicieusement « c’est vous qui le dîtes.. », le journaliste : « j’aurais pu dire qu’ils sont de droite ..! » et Pierre Manent : « Qui pourrait le croire ?! ».
    Son interview n’était pas dénuée de clairvoyance.

    • @Elli: Vous parlez d’une situation d’il y a 20ans 😉

      • Non, c’était il y a quelques mois, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage (dont je recommande par ailleurs la lecture) 😉

        Mais effectivement, le constat qu’il tirait sur France Inter – et que chacun est en mesure de faire – est dramatiquement vrai. Ce qui est pour le moins choquant s’agissant d’un média financé par le (con)tribuable.

  • Houellebecq : «La religion la plus con, c’est quand même l’islam».
    Houellebecq, je vous tire mon chapeau ! merci d’avoir osé dire une vérité aussi clairement et courageusement !

    • Toujours de Houellebecq : «La lecture du Coran est une chose dégoûtante. Dès que l’islam naît, il se signale par sa volonté de soumettre le monde. Sa nature, c’est de soumettre. C’est une religion belliqueuse, intolérante, qui rend les gens malheureux.»

      •  » C’est une religion belliqueuse, intolérante, qui rend les gens malheureux.»  » Pas plus que l’était le christianisme à une certaine époque. Je vous rappellerais pendant que l’obscurantisme régnait en Europe; Elle ne régnait pas chez la civilisation arabe et musulmane. A l’époque, l’islam ne rejetais pas les sciences, les mathématiques, la culture, l’astronomie et le commerce. Il en fut de même sous l’empire ottoman.

        C’est actuellement les radicaux islamistes qui en font une lecture très intolérante de l’islam en la transforment en une idéologie totalitaire. Et la plupart des radicaux ( le gros de la troupe ) connaissent le coran aussi bien que vous. Ils en parlent en prétendant bien le connaitre, mais sans l’avoir jamais lu.

        • Qu’en savez-vous ? Connaissez-vous le coran pour juger des connaissances d’autrui ? Argutie sans fondement ni intérêt.

        • Il faut rappeler que l’ « islam des sciences » est en fait celui des pouvoirs civils forts, tenant la bride courte aux imams. Quand le pouvoir civil s’islamise, le sort des « dhimmis » – les chrétiens et les juifs – passe rapidement de pénible à invivable ( au sens premier du terme ) et les sciences sont mises hors circuit.

        • Ce qui est fantastique, c’est qu’à notre époque où l’information circule à la vitesse de la lumière, où tant de progrès ont été faits dans tant de domaines, aucun des pays majoritairement musulmans de la planète, au nombre de 57 si on prend comme référence l’OCI, n’a trouvé le moyen, ni de se doter d’un régime démocratique digne de ce nom, d’assurer à ses citoyens les libertés élémentaires – et hors la rente pétrolière, un niveau de vie comparable à celui des pays occidentaux. Pourquoi donc, si l’islam n’est comme vous le prétendez pas fondamentalement différent du christianisme ? Ces pays ont pourtant eu plusieurs dizaines d’années pour s’adapter, depuis qu’ils sont indépendants (pour ceux d’entre eux qui ont été colonisés). Et il n’y aurait aucun rapport avec la nature profonde de l’islam ?
          Tous ceux qui connaissent à la fois les textes de l’islam et son histoire savent pourquoi il en est ainsi. Les autres peuvent s’aveugler tant qu’ils veulent, la réalité finira (finit) toujours par les rattraper.

          • Pas grave, la religion écologiste, bien plus moderne, fera la même chose, faire de vous un animal corvéable, et sans prophète ni dieu, c’est un avantage appréciable de ne pas avoir d’intermédiaire, du pur capitalisme, client direct vendeur, le client etant lui même agent publicitaire… A part les reunions Tupperware, vous avez déjà acheté ces salauperies inutiles ?, on n’a jamais inventé mieux.

  • Les deux principales menaces à la liberté d’expression sont:
    – les islamistes,
    – les progressistes.
    Les deux ne supportent pas les soit disant offenses, contre leur religion pour les premiers, contre les grands, les petits, les gros, les maigres, les noirs, les arabes, les peaux rouges, les lesbiennes, les homosexuels, les trans, les femmes (rayez la mention inutile) pour les second.
    Les deux considèrent leurs émotions comme un argument alors qu’on en a rien à secouer, ils ont qu’à aller se faire désensibiliser.

    Les plus dangereux c’est les progressistes. Leur censure sur Facebook et les médias mainstream. Leur propagande est omniprésente, à l’école dès la maternelle, dans la pub, le cinéma même les dessins animés, les chansons.
    Ils tiennent Facebook, Tweeter, Netflix, la plupart des médias, la culture, les banques (du vécu: il est très difficile d’effectuer un virement aux Identitaires), les écoles, les universités de sciences humaines, la politique et la haute administration.

    • J’ai oublié: la totalité des médias publics sont une officine de propagande progressiste. Zemmour par exemple y est bannis. Un truc de dingue quand on y pense.

      Et encore: les Sleeping Giants faisant pression sur les annonceurs publicitaires pour qu’ils ne donnent pas de publicité aux médias qui leur déplais, c’est à dire non progressistes: Valeurs Actuelle, Boulevard Voltaire, je ne sais pas si Causeur les a subits.

      • Ils sont très attachés à la liberté d’expression… dès lors que l’on pense comme eux. Sinon, ils vous sortent la tarte à la crème du fascisme, du racisme. Ce serait presque amusant si ces gens, qui accusent leurs opposants des pires maux et d’intentions violentes, n’étaient pas les premiers à user de violence, y compris physique parfois, envers ceux qui ne pensent pas comme eux.

    • non c’est les politiques…
      je n’aime pas le terme de progressiste.. « être pour le progrès? » , mais bon raccourci acceptable.. quand il s’agit d’un constat..

      ce sont justes les gens qui pensent que la liberté d’expression doit être relative, pas nécessairement des mauvaises personnes, il faut des valeurs, la liberté d’expression est essentielle ,il ne faut pas transiger..
      qui s’est levé en france contre les lois antisémites? qui a engendré une ribambelle de rejetons..qui veulent sanctionner non pas les actes les menaces mais les idées..

    • Liberté d’expression.. Ce sont les censeurs qui ont inventé cette idiotie !

  • Le Figaro tient quand même Figaro Vox qui est une grande source de parole intelligente et libre.

  • La liberté d’expression selon les progressistes:
    « «La liberté d’expression, c’est connaître les questions que l’on peut poser et connaître les questions qu’on ne peut pas poser. Il y a des questions qui ne sont pas des questions mais des insultes» – Édouard Louis.

    Comme le dit Alain Finkielkraut dans Figaro Vox justement:
    « Insulte donc que la prise en compte du communautarisme islamique ou de l’antisémitisme et de la francophobie dans les quartiers dits populaires. Les faits non conformes à l’idéologie antiraciste ne sont pas des réalités mais des stigmatisations. Avec la liberté d’expression, c’est le droit de voir ce qu’on voit qui est frappé d’opprobre. »
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/alain-finkielkraut-l-extension-demente-du-domaine-du-racisme-tue-la-vie-intellectuelle-20200923

  • Nous sommes dans l’ère des faux libéraux. Tant chez les  » je suis Charlie  » que dans les manifs anti-mesures covid-19 jugés liberticides. On ne peut pas combattre les lois liberticides seulement quand elles impactent une catégorie d’individus alors que ces mêmes individus ne les combattent plus voir acceptent des lois liberticides quand cela concerne plus que les autres.

    Pareil avec les  » je suis Charlie Hebdo « . Tout le monde ou presque l’était au lendemain des attentats au nom de la défense de la libre expression. Aujourd’hui beaucoup en sont revenus au point de départ. Un mot ou un geste de travers et c’est la monstre polémique. Par ex. Cyril Hanouna et son TPMP font parties des champions de ce type de retournement de veste.

  • Je ne vais pas vous contredire sur vos propos concernant Charlie hebdo. Mais prendre Valeurs actuelles comme contre-exemple d’un média qui serait honnête, morale qui ne biaiserait pas l’information est un point de vue un peu gros pour un média devenu un média de référence de l’extrême droite.

    • @Le nouveau: « devenu un média de référence de l’extrême droite »

      « Si ce n’est donc toi, c’est donc ton frère »

      Pour votre information, Le figaro est un journal bourgeois, centriste. A vous lire, il n’y aurait donc aucun média pour la droite ?

      • @ Amike,
        Non je ne dit pas ça.
        Je connais pas l’ensemble de la presse française pour être péremptoire à ce point là. Mais je connais bien  » Le Point  » et surtout ses éditoriaux qui ont quand même une ligne assez libérale. En tant que Suisse, j’aimerai qu’en Suisse romande que l’on trouve un hebdomadaire de même calibre. Même  » Bilan  » un mensuel économique, s’est gauchisé depuis une bonne dizaine d’années voir plus.

        • Le Point, journal libéral ? A vous lire, on évite de peu une sévère lésion coccygienne en tombant de nos chaises. Un peu de sérieux, voulez-vous ?

  • — « Les journalistes, les lanceurs d’alerte et les citoyens engagés qui prennent la parole ne craignent plus seulement pour leur réputation et leur carrière, mais aussi pour leur intégrité physiques »

    Non, il aurait fallu écrire « DES journalistes, DES lanceurs d’alerte et DES citoyens engagés », soit une très faible partie.
    Pour les autres leur parole est parfaitement conformiste. Ce n’est pas 1/3 des journalistes du NYT sous la pression de la « majorité » qui ont quitté ce journal, mais quelques uns autant de leur initiative propre et courageuse que pour les exemples punis de ne pas avoir été suffisamment dans la ligne éditoriale ! La presse US a rapporté sans distance les soit disant informateurs anonymes sur le Russiagate ou Ukrainegate en conchiant Assange « qui aurait dû agir en devers de son sens du devoir ». Quant aux citoyens engagés….

    — « la remise en question de la liberté de blasphémer »
    Au moins, on a évité cet absurde « droit à », sorte de réaction instinctive (un réflexe) à faire l’inverse de ce qu’on interdit.

  • l »état en censurant et l’etat en n’assurant pas la sécurité de ceux qui l ‘exercent …plus loin notre lâcheté..

  • je vous invite à lire si vous ne l’avez déjà fait l’excellent livre de Mathieu Bock Coté, “l’empire du politiquement correct”.
    Et si nous lisions l’actualité du monde à l’envers ? Et si la bienpensance n’était pas l’antidote mais la cause de la crise que traversent les démocraties occidentales ? Et si, par-delà les colères sociales, les silences
    qu’une minorité impose à la majorité alimentaient la ontestation populaire
    ?

    En observateur averti et en penseur accompli, Mathieu Bock-Côté décrypte ici les lois explicites et implicites qui régentent la vie publique. Il passe au crible les critères de la respectabilité politique. Il analyse le traitement médiatique réservé à un Alain Finkielkraut, un Michel Onfray ou
    encore un Éric Zemmour en France, mais s’intéresse aussi à la régression de la liberté d’expression dans le monde anglo-saxon. Qu’est-ce qui distingue un infréquentable d’un modéré, un extrémiste d’un humaniste, un analyste d’un
    polémiste ? La conversation civique est mise à mal, ce qui n’est pas sans effet sur le clivage traditionnel entre la droite et la gauche en plus d’alimenter ce qu’on appelle la révolte populiste.

    Après avoir brillamment révélé les failles et les faillites du multiculturalisme, Mathieu Bock-Côté revient avec un maître-ouvrage sur le grand malaise démocratique d’aujourd’hui où le politiquement correct a remplacé la
    censure d’hier.

    L’interview de Mathieu Bock-Côté, sociologue québécois et auteur de l’ « Empire du politiquement correct »
    (@EditionsduCERF)

    • Je confirme, c’est un livre à lire.

      • Ou pas, je n’aime pas les livres d’horreur mais les livres où tout se termine bien.. On ne vit pas tres longtemps alors que cela soit dans la joie et la bonne humeur…. Et puis, si on n’est pas capable de penser la meme chose en regardant son environnement, c’est une perte de temps.
        En étant serieux, une seule chose compte, sa vie, et tous les moyens pour l’améliorer ou la sauvegarder sont bons a prendre même si des personnes en subissent les conséquences… La majorité des gens agissent ainsi, les autres, tant pis pour eux, des idiots peuvent être utiles.

  • Je n’aime pas Charlie hebdo mais cela ne me dérange pas qu’il existe au nom de la liberté d’expression. Je n’ai jamais acheté Charlie Hebdo et ne l’achèterai jamais.

  • J’ai lu touts les articles de contrepoint sur les drames qui nous frappent Bla bla bla, valeurs républicaines, laïcité, liberté d’expression, terrorisme, etc…je n’ai pas trouver une fois le mot Musulmans, finalement vous êtes également dans l’auto censure face à des gens qui se moquent de nos valeurs et qui sans scrupules AGISSENT continuez à parler du sexe des anges.

    • Musulman n’est pas un mot tabou, seulement inutile, le monde musulman est un monde sans avenir. Aucun monde musulman de survivra sans l’aide des autres, de futurs esclaves qu’ils sont déjà pour leurs tyrans.. Ils ont inventé quoi a part le zéro volé aux chinois ?

  • La liberté d’expression ????? !!!!!!
    Quelle mascarade !! Quelle tartuferie !!! La liberté d’expression existe, en Angleterre, aux US, PAS EN FRANCE !!
    Un exemple E. Zemmour. On peut très bien ne pas être d’accord avec ses propos, on peut très bien ne pas partager ses convictions, et alors ??? On change de chaine ou de lecture ! Et si on en a l’occasion on débat, on échange, on essaie de comprendre et on argumente pour défendre ses idées.
    En France, c’est la censure, les tribunaux, car la loi de macron et de ses prédécesseurs ne permet pas l’échange, la pluralité de pensées, le débat.
    Il faut, il se doit de penser et surtout dire « selon la loi ».
    Un vrai déni de démocratie !

  • Faut-il rappeler qu’il y a actuellement en France, des historiens, des écrivains, des essayistes qui sont en prison pour les livres qu’ils ont écrit.

  • Il me semble que l’on ne peut pas mettre Le Point, voire Le Figaro, dans le même panier que Le Monde ou Libération. France Culture offre aussi des émissions qui diffèrent largement de la doxa France Inter. Quant aux chaînes télé que vous mentionnez, je ne les regarde jamais.

  • Les musulmans de France qui clament leur haine de notre civilisation mais ne veulent pas rentrer au bled. Toutes les autres religions ne mettent pas notre liberté de penser en question.

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Suite au triptyque sur la fabrique du consentement (ou plus exactement, l’extorsion du consentement), il apparaît profitable d’y ajouter deux addenda : le premier relatif au clergé médiatique et le second tenant à la délégation de responsabilité sans signature.

Ces deux éléments constituent deux courroies majeures de la transition vers un régime post-démocratique tel que l’avait élaboré dès 2004 le chercheur anglais Colin Crouch.

Car la post-démocratie c’est l’évolution de la démocratie vers une tyrannie qui conserve malgré tout... Poursuivre la lecture

Tous ces médias entre les mains de groupes privés, tous ces capitalistes qui achètent des journaux, des radios, des chaînes de télé, et s’allient entre eux pour chercher des synergies et de la rentabilité, préoccupent quelques sénateurs de gauche.

Des sénateurs contre les patrons des médias

Une commission d’enquête du Sénat sur la concentration des médias a été créée fin 2021, et ce serait bien, pensent ses membres, de boucler ladite enquête avant le premier tour de l’élection présidentielle afin d'inciter les candidats à se saisir de ... Poursuivre la lecture

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Cher lecteur,

Il y a quelques jours, nous vous disions avoir besoin de 11 000 euros pour continuer à faire vivre Contrepoints. Beaucoup d'entre vous ont répondu à l'appel et nous avons réuni cette somme en trois jours. Merci à vous !

Mais nous avons encore besoin de l'aide de ceux qui n'ont pas donné. Depuis le début de l'aventure Contrepoints, vous avez été environ 4500 à nous soutenir financièrement. Cela peut sembler beaucoup, mais c'est moins de 1 % de ceux qui nous lisent.

Les 11 000 euros récoltés ces derniers jours nous p... Poursuivre la lecture

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