L’épargne des « aisés » convoitée pour être gâchée

Le débat sur l’épargne masque un problème de fond. Notre pays s’enfonce résolument dans une logique de lutte des classes absurde et appauvrissante.

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L’épargne des « aisés » convoitée pour être gâchée

Publié le 16 octobre 2020
- A +

Par Simone Wapler.

Le Conseil d’analyse économique a fait une brillante découverte : durant le confinement, les riches ont épargné tandis que les plus démunis n’ont pas réussi à joindre les deux bouts. De mars à fin août, 46,58 milliards d’euros ont été mis de côté dont 32,2 milliards par les 10 % les plus riches.

Le Conseil d’analyse économique est un des multiples machins payé par le contribuable. C’est même un machin dans le machin car situé dans la nébuleuse de France Stratégie.

Le CAE est censé éclairer Matignon. Or c’est le 14 octobre que commence l’examen du projet de loi de finances. Voilà donc une étude qui tombe fichtrement bien ! Piketty, notre internationalement célèbre économiste marxiste s’en pourlèche déjà les babines : pour alléger la dette Covid-19, yaka piquer l’épargne des riches.

Nous assistons donc en ce moment à toute une campagne de communication (autrement dit propagande) savamment orchestrée. Comme d’habitude, nous retrouvons en scène la presse subventionnée, Le Monde en tête, des économistes payés par les deniers publics et des politiciens professionnels.

Tout ce beau monde ne connait qu’une solution à tous nos problèmes : faire cracher les deux gigantesques pompes taxation-subvention et taxation-redistribution qu’ils savent si bien manœuvrer.

L’épargne c’est mal, la consommation c’est bien

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, faisait déjà le 24 août le vœu que les Français dépensent leur épargne. Pour notre sémillant ministre, peu importent les angoisses du salarié de voir transformer son chômage partiel en chômage de longue durée, peu importent les angoisses de l’artisan ou du libéral qui ne travaille plus et dont les carnets de commandes se vident, peu importent les angoisses de l’entrepreneur dont les prévisions ne se réalisent pas…

L’important c’est de consommer. L’État providence s’occupe ensuite de tout. Si l’on en croit les charlatans qui nous gouvernent, qui consomme s’enrichit.

Dans sa déclaration de patrimoine à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, Bruno Le Maire annonçait 222 324 euros d’épargne financière (établie en juin 2017 et pas remise à jour. La transparence a des limites…). Il serait intéressant de savoir s’il a flambé durant la crise sanitaire pratiquant à titre personnel la relance par la consommation.

Cher lecteur, je n’ai personnellement jamais vu des gens s’enrichir en dépensant. J’en ai vu s’enrichir en travaillant, en investissant, en héritant et même en volant impunément mais jamais en dépensant. Il se trouve que je suis de la vieille école qui croit en l’impératif catégorique et au principe de généralisation de la philosophie de Kant.

Ainsi, le précepte « agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu puisses vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle » me paraît relativement raisonnable.

Or si tout le monde consomme tout en permanence, il peut y avoir un problème : que faire en cas de coup dur ? Épargne, consommation : il y a en réalité un temps pour tout.

Le déni de la démocratie de marché

Il fut un temps pas si éloigné où le choix entre épargne et consommation était laissé à la liberté de chacun. Les taux d’intérêt étaient alors démocratiquement fixés par la loi du marché, c’est-à-dire librement fixé entre le prêteur et l’emprunteur selon leurs perceptions des circonstances et de leur environnement économique.

Je vous parle d’un temps où le crédit n’était pas créé à partir de rien selon le bon vouloir d’un banquier central plus ou moins aux ordres de politiciens professionnels.

Le crédit était adossé à de l’épargne existante et le marché du prêt de l’épargne – autrement dit les taux d’intérêt – étaient libres. Lorsque l’épargne était rare, les taux d’intérêt étaient élevés et inversement.

En ces temps-là, si les risques augmentaient, les taux d’intérêt augmentaient aussi. Dans un premier temps, face à une dégradation, les ménages tiraient sur leur épargne qui se raréfiait. Une montée des taux donnait le signal d’un coup dur à venir. Les ménages étaient alors poussés à épargner plus encore.

Au bout d’un moment, l’épargne devenait surabondante, les taux d’intérêt baissaient et les investissements productifs repartaient. Un nouveau cycle démarrait alors : investissement puis surinvestissement, montée des risques, montée des taux, etc.

En ces temps-là, une mauvaise prise de risque était sanctionnée par une faillite et la destruction des investissements et donc de l’épargne mal placée ou placée à contretemps. L’économie se passait de grands planificateurs, de distributeurs de subventions et autres brouilleurs de signaux.

Cette démocratie du marché a disparu au profit d’une dictature des banquiers centraux. Aujourd’hui, un banquier central est un individu qui a la prétention de savoir à tout instant le taux d’intérêt dont le marché a besoin. C’est ce que mes grands-parents appelaient poliment un cuistre.

Les limites de la création monétaire

La pédanterie et la vanité ne créent pas de richesse. Ainsi, de relance en relance, de baisse des taux en baisse des taux, le plancher du zéro a été enfoncé.

Puisque l’argent et le crédit peuvent se créer à volonté, l’épargne n’a plus aucun intérêt, au sens propre comme au sens figuré.

Il existe cependant deux problèmes dans ce monde de cuistres. Le premier est qu’une idée troublante commence à émerger dans le bon peuple laborieux : puisque les autorités monétaires et politiques nous disent que la création monétaire ou le crédit illimité sont sans danger, pourquoi nous échinons-nous à payer des impôts ?

Cette perception conduit à des sursauts du type Gilets jaunes de la première heure et des tentations de révoltes fiscales. Pour le moment, de tels mouvements sont vite matés par des promesses de toujours plus d’argent gratuit. Mais ceci n’aura qu’un temps car le deuxième problème est insoluble. Si de moins en moins de monde travaille et épargne, plus aucune richesse n’est créée et tout le monde s’appauvrit.

Gagnant-perdant versus gagnant-gagnant

Le problème des Piketty et des politiciens professionnels du racket fiscal est qu’ils ne raisonnent qu’en termes de lutte des classes donc de contrats gagnant-perdant. Dans leur esprit, si quelqu’un gagne, un autre doit avoir perdu. Selon eux, la richesse est limitée et ne se crée pas.

C’est évidemment faux.  Nous en serions restés à l’Âge de pierre s’il en était ainsi. Mais ce n’est pas parce qu’une idée est fausse qu’elle n’est pas populaire.

Les deux grandes pompes taxation-redistribution et taxation-subvention ne créent pas de richesses. Elles prennent à Pierre pour donner à Paul. Perdant : Pierre. Gagnant : Paul. Bilan nul, voire négatif car les taxateurs-redistributeurs se rémunèrent au passage.

C’est ainsi que nous avons accumulé 2638 milliards d’euros de dette. Parce que nous sommes dans une logique de contrats gagnant-perdant. Le futur plan de relance s’inscrit également dans cette logique gagnant-perdant et l’effet boomerang sera sévère.

Lorsque deux personnes contractent librement, dans le secteur privé, elles le font parce qu’elles estiment qu’elles vont en tirer un profit, donc une richesse. Bien sûr, parfois, avec le temps, certains accords se révèleront gagnant-perdant. L’une des parties s’est trompée et même, mais plus rarement, les deux.

Mais dans l’ensemble, depuis la nuit des temps, il s’est conclu plus de contrats gagnant-gagnant que de contrat gagnant-perdant ou perdant-perdant.

« Les accords gagnant-gagnant volontaires – rendus possibles par les innovations locales dans les domaines des coutumes, du langage, de la monnaie et du respect de la propriété privée – sont progressivement devenus plus profitables que la violence. Ce que nous appelons la « civilisation » est le résultat de ces accords gagnant-gagnant. » (Bill Bonner, Gagner ou Perdre – Une histoire des civilisations, Les Belles Lettres)

C’est pour cette raison que l’humanité a progressé et que nous sommes passés d’une économie de subsistance à une économie d’abondance et parfois de surabondance. Ainsi Piketty peut pérorer sur la redistribution de la richesse qu’il n’a pas créée et proposer ses théories pour dilapider ce qui ne lui appartient pas. C’est ainsi que de l’épargne sera victime de la rage de l’impôt, virus politique ravageur.

Cette fatale logique de lutte des classes, de gagnant-perdant, nous empêche d’augmenter notre richesse et notre bien-être, de progresser dans la civilisation. Elle sape la fraternité mais fait le bonheur et la fortune des prêcheurs de solidarité forcée qui nous mettent sous tutelle.

Terminons sur une phrase révélatrice du chef de l’État :

« On s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres. Nous sommes une Nation de citoyens solidaires » (Emmanuel Macron, discours du 14 octobre 2020.)

Vous devez sacrifier votre liberté et votre personnalité à une solidarité sans réciproque. Autrement dit, nous sommes une nation socialiste.

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  • Nos « zélites socialisantes égalitarites »
    ,sauf pour eux et leurs amis, ne doivent pas en croire leurs yeux et se disent qu’ils sont en plein rêve éveillé ,un virus sorti de nulle part leur permet d’appliquer au motif sanitaire leurs pires délires.Cela rappelle une pub Sony des années 80 ,Vous en avez rêvé le Covid l’a fait…
    Tous ces organismes bouillonnent d’âneries et de conneries toutes plus spoliatrices ,on attend le retour du loyer pour les propriétaires…

    Par contre il y en a un qui n »a pas beaucoup bosser c’est le SGDN dont on attend toujours les plans sur lesquels il est censé bosser et présenter une solution en cas de catastrophe sanitaire .

  • Impeccable article, comme toujours. Merci.

  • 19/20
    – Piketty n’est pas marxiste, il est pikettiste (Marx était sincère),
    – consommer n’est pas un mauvais conseil avant un bank run.

  • Madame, D’une manière générale, j’apprécie vos commentaires. Je voudrais cependant vous faire part de ma réflexion. Je ne vois en quoi le fait qu’un riche possède 30, 50, 100 millions d’euros apporte à notre pays…ni à lui même d’ailleurs. Croyez vous que ce brillant créateur d’affaires et heureux bénéficaire d’un cadeau en or (comme Arnaud avec le groupe Provost ou Pinault avec je ne sais plus le nom de cette entreprise de papeterie rouennaise ? je vous rappelle que leur fortune a démarré le jour où ils ont tous deux menti à l’état français naïf !) aurait fait moins de belles affaires si on leur avait taxé toute leur fortune au delà de 20 millions d’euros ? Ils seraient partis à l’étranger ? Non si toute l’europe en avait fait autant et qu’en cas d’émigration fiscale on interdisait de remettre les pieds dans le pays qui leur a permis de devenir riche ? je ne veux pas taxer pour taxer? Je veux taxer au delà d’un montant absurde pour permettre à ceux qui montent…de monter.
    Les riches d’aujourd’hui s’enrichissent non pas leurs coups de génie ou d’audace mais tout simplement en plaçant à la bourse qui montera tant que la BCE injectera de l’argent. C’est mécanique…et ça me scandalise. Plus aux USA q’un France, qand même, car là bas il n’y a quasiment pas de bouclier pour les pauvres.
    Don, je suis partisan d’imposer à 90% tout ce qui dépasse un patrimoine de 20 millions d’euros, mais de diminuer la taxation, en proportion en dessous.

    • Ne pas oublier les paradis fiscaux et autres mécanismes « d’optimisation fiscale » (lol) accessibles uniquement aux plus riches. (ça me fait toujours penser au proverbe « on ne prête qu’aux riches »… pour avoir les meilleurs ristournes dans les magasins de luxe, faut être riche, avec la carte golden platinum Visa)
      Ouch, 90% non ! Ni même 80 ou 70% de taxation ! Faut déjà dégraisser le mammouth de l’Etat français, enlever ces couches d’étatisme inutiles, redondants, inefficaces et contre-productifs dans de nombreux domaines. Simplifier la vie de tout le monde, réduire le nombre de fonctionnaires et les missions de l’Etat. (Sauf dans l’enseignement et la santé bien évidemment). Alléger le code du travail (mais laisser des protections fortes), enfin réduire le pouvoir de nuisance des syndicats. Lutter contre la fraude fiscale et l’évasion fiscale en la réprimant et en permettant le retour de capitaux sous forme d’amnistie partielle (comme ça a été fait en Belgique). Avec tout ces milliards épargnés, une nouvelle fiscalité pourra être possible. Sans ultrataxer les ultrariches. Mais en taxant mieux et de manière plus ciblée les montages obscurs/illégaux dont le seul but est d’échapper à l’impôt dû.

    • Avez vous déjà investi en bourse? Si non vous êtes un idiot, car on devient riche ainsi, c’est mécanique. Et si vous n’avez pas d’argent, faites donc un prêt à la consommation, les taux sont extrêmement bas.
      « Moi je suis partisan d’imposer à 90% tout ce qui dépasse le patrimoine que je possède (un montant qui est pour sûr raisonnable), et diminuer la taxation, en proportion en dessous ».
      Enfin, votre super idée d’interdire de remettre les pieds dans le pays d’origine, je ne pense pas que ça va inciter à rester. Allégorie:
      « Un mec costaud avec une barre de fer vous dit: si tu fuis, je te casse la gueule. Bien évidemment, vous restez… »

      • Eh ben… dire qu’on devient mécaniquement riche en investissant en bourse, faut le faire.
        Plus faux que ça, c’est pas possible. Si cela était vrai, cela voudrait dire que la concurrence ne fonctionne pas et que le planisme économique est possible.

      • En effet, la bourse est vue par les ignares comme un jeu de hasard immoral où il y aurait surtout énormément de perdants, alors que c’est exactement comme la sagesse populaire qui voulait qu’on plante un arbre, pour ensuite jouir des fruits et même en fin de compte vendre le bois. Si vous n’avez pas de jardin où planter un arbre, investissez en bourse. Et +1000, si vous n’avez pas d’argent pour le faire, empruntez tous ce que vous pouvez « à la consommation » et investissez cet argent à long terme plutôt que le consommer. Vous différez de quelques années le plaisir de le dépenser, mais vous lui permettez de se multiplier d’ici là.

        • En France, il y a 3 chiffres qu’il faut retenir.
          Revenu médian : 1700 Euros par mois.
          Smic : 1200 Euros par mois.
          Seuil de pauvreté : 1000 Euros par mois.
          Et encore, ces chiffres sont bruts avant impôts et taxes, dans le pays le plus fiscalisé du monde.
          ça fait pas rêver.
          Je ne vois pas où il y aurait de la richesse là-dedans.
          Et si vous parlez des 3 milliardaires qui sont encore en France.
          Je ne sais pas comment qualifier tout ça : pitoyable, grotesque, pathétique…..

    • Qu’entendez-vous par posséder 30, 50, 100 millions d’euros ? Moi, je n’ai jamais vu de millions « possédables », je n’ai vu que des usines, des brevets, des savoir-faire, des commerces, des logiciels, etc., des gens qui en évaluaient à un certain prix des fractions, et d’autres qui inversaient la fraction pour aboutir à des millions/milliards propres à impressionner les ignorants.
      Pour répondre à votre question, le fait qu’un riche possède des millions d’euros dans notre pays signifie que ces usines, brevets, savoir-faire, commerces, logiciels, etc. existent et produisent dans notre pays. L’alternative optimiste est que sinon ils existeraient uniquement à l’étranger. La pessimiste que sinon ils n’existeraient pas du tout. Alors, qu’est-ce qui choque ? Que vous ne puissiez pas donner libre cours à votre jalousie et à vos désirs d’appropriation , pour ne pas dire de vol ?

    • vous avez raison de critique le capitalisme de connivence, une caractéristique très française. Mais c’est cela qu’il faut supprimer (en supprimant l’ENA par exemple et réduisant considérablement l’empreinte de l’Etat dans l’économie.)
      En revanche, la propriété privée doit être intouchable. Si cela vous choque qu’il y ait des très riches, les taxer à 90 % s’appelle du vol, même si c’est l’Etat qui le pratique (et ce ne sera pas à votre bénéfice de toute façon, sauf si vous êtes haut fonctionnaire et/ou politique).

    • Milrem, si on applique votre idée de taxer à 90% le patrimoine qui dépasse 20 millions, que pensez vous du cas de monsieur X ? Il possède une modeste usine évaluée 22 millions. Dans cette usine, on trouve 11 machines achetée environ 2 millions l’unité, chacune indispensable au processus de production. Par ailleurs, il possède 22 boutiques de distribution de la production de l’usine d’une valeur moyenne d’un million. Sur ce patrimoine de 44 millions (quelle horreur !), que comptez-vous lui prendre pour satisfaire votre pulsion taxatoire ? Une fois que vous lui aurez pris les machines ou les boutiques, qu’en ferez-vous ? Allez-vous licencier les salariés et détruire les machines ? Allez-vous demander à un fonctionnaire de vendre des biens de consommations ? Allez-vous revendre l’usine à la concurrence ?

      D’avance, ne répondez pas que vous élevez le seuil de taxation à 50 millions parce que je vous parlerais du cas de monsieur Y qui possède deux usines…

    • @ Milrem : comme disait Ludwig Mises, dans un marché raisonnablement libre et non réglementé, la richesse ne peut venir que de la capacité à bien servir le consommateur.
      Donc plus vous avez de riches très riches, si possible à plusieurs milliards d’euros, plus vous aurez de gens sortant de la pauvreté et plus le niveau de vie augmentera. Ce qui se vérifie tous les jours et s’est tjrs vérifié.
      Et dès que vous attaquez les « trop » riches, curieusement, la pauvreté augmente…

    • Au risque de vous choquer dans vos convictions, puisque vous semblez croire que tous les riches se sont enrichis en bénéficiant de cadeaux ou par l’escroquerie, une grosse partie des industriels qui se sont enrichis l’on été parce que des clients leurs ont acheté leurs productions, productions qui répondaient à un besoin ( et donc un marché). Personne ne vous oblige à acheter les produits de LVMH ou de l’Oréal ou de BMW ou Audi! S’il fallait toujours des coups de génie pour bien gagner sa vie, il y aurait bien peu de riches vu la connerie ambiante qui s’étale un peu plus chaque jour grâce à nos médias!

    • Milrem dixit:
      « en quoi le fait qu’un riche possède 30, 50, 100 millions d’euros apporte à notre pays »

      Il ne « possède » pas vraiment ces millions, il les contrôle.
      Expliquez nous plutôt en quoi les politiques qui pillent ces fortunes pour les redistribuer à leurs électeurs concourent mieux à la prospérité générale que la gestion judicieuse et stimulante qu’en font leurs « propriétaires » légitimes.
      Regardez plutôt où percole l’argent quand on ne le détourne pas pour boucher des trous.

    • Monsieur, depuis 1911-1914, les propositions d’augmenter les impôts sur les riches ont créé un monstre administratif qui dévore la plebe pour se mieux nourrir en France comme aux US et en Grande Bretagne: https://economiepublique.blogspot.com/2018/12/prelevement-obligatoires-pression-des.html Votre proposition aurait pour résultat que les entreprises françaises seraient bradées aux non-residents.

  • Pour une fois, j’ai presque été d’accord avec l’auteure quand elle écrit qu’il y a un temps pour consommer et un temps pour épargner, égratignant ainsi au passage le consumérisme insensé qui est sensé faire tourner l’économie (dans le vide) selon certains.
    Et puis elle écrit « Les taux d’intérêt étaient alors démocratiquement fixés par la loi du marché »… quand était-ce ? Quel était cet Age d’Or ? J’ignore si elle défend les prêts usuriers ou si elle prétend qu’à l’heure actuelle Tartempion et Mme Michu ne sont pas capables de faire leur marché entre les prêteurs.
    En parlant de Tartempion et Mme Michu, certes ce sont en général des acteurs économiques rationnels (limités), mais l’immense majorité de la population ignore totalement les mécanismes de création de monnaie ou les histoires de banque centrale. Ces théories/pratiques, trucmuches de la haute finance, font des choses qui ont un impact sur la vie quotidienne des gens mais dont les gens ignorent tout. Quand on va à la banque faire un prêt ou qu’on achète une voiture pour aller bosser (ou un vélo), on se demande si on sait se le payer, pas si la Banque Centrale a une politique monétaire efficace.
    Pour la richesse limitée, l’auteure semble dire qu’elle est illimitée. Il y a en tout cas gros décalage entre l’augmentation des productions et l’augmentation de la richesse et sa répartition.
    Le travailleur qui produit un truc à 5 euro et 1 an après un truc à 1000 euro (ou 200 trucs à 5 euro), il ne verra pas la différence dans son salaire. Sa charge de travail n’aura pas diminué mais probablement augmenté suite aux nouvelles cadences.
    Le système tourne dans le vide… on produit plus sans donner les moyens d’acheter, tout en encourageant la consommation car elle est indispensable. Ouroboros va dans le mur. L’économie de croissance n’est pas un modèle durable économiquement. L’économie de progrès l’est. Ce n’est pas pareil.

    • dans une économie libre, si l’augmentation de la production du travailleur de 5 euros à 1000 € dépend du fait du travailleur, il y a des chances pour que son patron veuille le garder et fera tout pour. Si cela ne vient pas du fait du travailleur, je ne vois pas pourquoi il y aurait une différence dans son salaire.

      Si aujourd’hui les salaires n’augmentent pas, c’est d’abord du à la hausse continue des prélèvements obligatoires, des réglementations qui empêchent la hausse de la production… Dans un pays bien géré, sans état providence avec des réglementations au bon niveau et stables, le niveau de vie est bien supérieur (il y a beaucoup moins de gaspillage dus à l’Administration).

      par ailleurs, en France, la production n’augmente pas, le pays s’appauvrit (malgré tous les artifices de communication gouvernemental).
      La seule chose qui augmente c’est la taille de l’Administration qui ne produit rien, mais consomme de la richesse (produite par les autres).

      • Smic France 1000 euros, Etat obèse 60%.
        Smic Suisse 4000 euros, Etat maigre 30%.
        CQFD.

        • Tout ne s’explique pas par les prélèvements obligatoires et l' »Etat obèse ® », sinon les pays scandinaves et le Danemark seraient des cloaques.
          La Suisse s’en sort historiquement bien pour des raisons politiques et surtout par une histoire de neutralité bien pratique que certains voisins turbulents ont respecté pour garder des sousous et des lingots bien au chaud… (Désolé, mais la Suisse a construit une grosse partie de sa richesse sur de l’argent très sale… volé, spolié, obtenu par coercition, fraudé, extorqué, etc… faut pas l’oublier)
          Breizh, pouvez-vous me dire à quel pays vous faites allusion quand vous dites « pays bien géré, sans état providence » ? Certainement pas à la Suisse, ni Luxembourg, ni pays scandinaves (encore eux), donc à qui ???

          • >a construit une grosse partie de sa richesse sur de l’argent très sale… volé, spolié, obtenu par coercition, fraudé, extorqué

            Vous décrivez à merveille la plupart des revenus de notre enfer fiscal.

            • Effectivement, c’est pile la description de l’Etat obèse et du socialisme d’une façon générale. Le socialiste a en outre la vilaine habitude de reprocher aux autres ses propres turpitudes. Nous avons là un cas de socialiste pathologique désespéré.

              • Tiens, j’ai lu un truc intéressant sur la création de monnaie et de dette et tout ça.
                Quand l’Etat ne veut pas s’endetter pour un truc indispensable, il fait quoi ? Il fait reposer la dette sur les citoyens. Ainsi, les étudiants américains sont endettés à hauteur de 1600 milliards d’euro (soit 2X la dette nationale belge). Pratique non ?
                (Par contre j’ai pas compris de qui vous parliez avec le socialiste pathologique.. certes nous avons un cas psychiatrique pathologique sur le site, mais il n’est plus socialiste depuis longtemps d’après ses dires.)

          • vu que vous ne connaissez pas la Suisse, ce n’est pas la peine de poursuivre…

            • Breizh et Cavaignac…
              Désolé, mais la Suisse a servi de coffre-forts aux belligérants voisins pendant les guerres mondiales.
              Ouvrez un atlas, et dites-moi pourquoi la Suisse a pu rester neutre en étant en plein centre du bazar… Et osez me dire que des milliards d’argent spoliés, extorqués, pillés aux Juifs n’ont pas été planqués en Suisse.

              • La Suisse était neutre, ce qui signifiait quelque chose.
                Hitler avait un certain dédain pour ces montagnards. Pensait-il s’en occuper plus tard?
                Il y avait des usines et des toblerones qui ne fondaient pas… ils vous cassaient les dents…

              • la guerre, c’était il y a 75 ans (bientôt un siècle)… et ce n’est pas le sujet !

                PS : la France de Vichy a aussi spolié, extorqués, pillés, arrêtés, déportés des Juifs (ce que n’ont pas fait les Suisses).

                • Tout à fait. L’écart creusé entre la Suisse et la France est récent et n’a rien à voir avec la période de la guerre. Cette affirmation est une misérable tentative de mensonge pour dissimuler le mal.

                  Alors que la France et la Suisse avaient des indicateurs semblables vers 1975, depuis un gouffre entre les deux est apparu. On ne peut pas dire que la Suisse a plus d’atouts naturels que la France qui auraient pu la favoriser. Ce serait même plutôt le contraire. Pas besoin de se demander pourquoi ce gouffre. Tandis que la Suisse poursuivait sa marche en avant, la France plongeait avec délectation dans la glaise socialo-collectiviste. Entre richesse et Etat obèse, il faut choisir. Il est impossible d’avoir les deux.

                  L’écart actuel entre les deux pays démontre le coût réel du socialo-collectivisme, le coût réel de l’Etat obèse, le coût réel de la « solidarité qui rend libre ».

          • Avec des gens comme vous, les Suisses vont finir par adorer les Russes. Ils sont moins rapins.

    • @ Cactus : quel gloubi boulga !!!

      vos dernières phrases ne sont que de la phraséologie incompréhensible !!!

      exemple :  » Il y a en tout cas gros décalage entre l’augmentation des productions et l’augmentation de la richesse et sa répartition. »

      ????? de quel décalage parlez vous ? si on augmente la production, la richesse augmente d’autant ???? c’est quoi le problème de sa répartition ? vous n’en avez pas assez par rapport à d’autres ? pb de socialiste …

      • Bonjour Stephane12, j’ignore pourquoi vous parlez de socialiste… sans doute un réflexe pavlovien à la vue d’une opinion libérale divergente. Bref…
        Produisez 10x plus de paires de chaussettes qui s’usent plus vite et que les gens devront remplacer plus souvent. Ya plus de production, plus de consommation et… c’est tout.. aucun progrès, au contraire, vu qu’il y a plus de ressources consommées pour un résultat total moindre.
        Vu que 10x plus chaussettes (même à un prix inférieur) n’engendre pas 10x plus de salaire ni 10x plus d’emploi, ya un décalage.
        Et comme les gains sur ces 10x plus de chaussettes ne profitent pas ou très peu aux travailleurs (ou même aux patrons) mais principalement aux actionnaires, ya un décalage. Décalage normal dans ce cas, tant qu’il reste acceptable.
        Vous dites que je n’ai pas assez par rapport aux autres ? Lol. Vraiment lol. *lance une pièce à Stephane12*

        • « Produisez 10x plus de paires de chaussettes qui s’usent plus vite » : les clients ne vont pas forcément les acheter, si cela ne correspond pas à leurs besoins.

          Fondez une entreprise qui embauche au moins 5 personnes et tâchez de faire en sorte qu’elle dépasse les 5 ans de vie, et venez alors nous parler.

  • Merci pour cet excellent article.
    Il est clair que piller l’épargne des plus aisés et facile, commode, vient spontanément à des esprits décérébrés.
    Bien sur, ces cons (gros) de riches peuvent bien assister les subventionnés avec de l’argent public.
    La dernière de ces 48h.
    Pour faire plaisir et répondre aux 150 blaireaux de la réunions écolos, macron (encore un grand président) vient d’autoriser la taxation des véhicules neufs de plus de …1800 kgs.
    Comme si, le « malus écologique » était déja une constance comptable !!
    Une merveille de connerie. Bien évidemment la limite des 1800 kgs épargne (Bizarrement …) la presque totalité des véhicules français.
    Coût: 10 euros par kilo excédentaire.
    La France n’est pas un beau pays ?? macron un bon président !!! .
    Mais, rassurez-vous citoyens, comme le claironnait tous les clowns menteurs et représentatifs de ce gouvernement d’amateurs : « Il n’y aura pas d’impôts supplémentaires en 2020 ».

  • La dernière phrase de l’entretien de Macron, « On s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres. Nous sommes une Nation de citoyens solidaires » (Emmanuel Macron, discours du 14 octobre 2020.)
    Vous devez sacrifier votre liberté et votre personnalité à une solidarité sans réciproque. Autrement dit, nous sommes une nation socialiste. m’a fait tomber de ma chaise!!! Quel cynisme.

    Il est plus difficile de réformer l’Etat que de lever des impôts.
    Et aucun politique de droite comme de gauche n’osera s’attaquer à cette réforme, supprimer des feuilles du mille feuille administratif, supprimer les normes qui se surajoutent à celles de l’UE, supprimer les comités théodules inutiles qui ne sont que des machines à payer des gens pour service redu, supprimer les 15% d’administratifs de la fonction hospitalière qui empêche l’agilité de l’hôpital comme on a pu s’en rendre compte lors de la 1ère vague de la crise sanitaire, ne garder que les fonctionnaires des ministères régaliens et redéployer les fonctionnaires des autres ministères vers les ministères régaliens, simplifier et mettre fin à la superposition des lois qui finissent par se contredire, etc..

    Mais il y a tellement d’intérêts particuliers que ce serait une véritable révolution!!!

  • Que pense Piketty des 50 milliards de fraude sociale annuelle ?

  • bah le gouvernement le fait non pas pour redistribuer pour atténuer les inégalités pour investir pas exemple dans la croissance verte dont il connait au passage les effets inégalitaires..et qu’il doit donc accompagner..de redistribution..

    c’est beau comme un camion électrique.

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