Ursula Von der Layen veut une Europe neutre en carbone

Une méthode que les politiques affectent particulièrement : celle de fixer un objectif sans définir les moyens techniques et économiques pour l’atteindre.

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Ursula Von der Layen veut une Europe neutre en carbone

Publié le 19 septembre 2020
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Par Philippe Charlez.

Alors que la bataille de l’Atlantique faisait rage et que les sous-marins allemands coulaient un navire allié sur deux en provenance des États-Unis, le ministre britannique de la Guerre réunit ses différents experts.

Il leur expliqua qu’après avoir longuement réfléchi, il avait trouvé la méthode pour arrêter le carnage : « L’océan étant plus froid en profondeur qu’en surface, il suffit de le geler pour figer les sous-marins allemands dans la glace ».

L’un des experts se leva et demanda timidement : « Certes monsieur le Ministre l’idée est intéressante mais comment faire pour geler l’océan ? »

Et le ministre de lui répondre sèchement : « Je vous ai fixé un objectif, à vous d’imaginer les solutions pour l’atteindre ».

Si cette fable tient de la pure légende, elle décrit une méthode que les politiques affectionnent particulièrement : celle de fixer un objectif sans définir les moyens (techniques, économiques) pour l’atteindre. Ainsi réduire la dette est certes un objectif louable ; encore faut-il définir les leviers pour y arriver : accroissements de recettes ou réduction de dépenses !

En déclarant dans son premier discours sur l’État de l’Union européenne ce mercredi 16 septembre, qu’elle entendait rehausser l’objectif de réduction des émissions de GES de l’Union européenne à l’horizon 2030 de -40 % à -55 %, Ursula Van der Layen use de cette grossière astuce en proposant un « agenda inversé ».

Elle confirme également que l’Europe « sera à l’horizon 2050 le premier continent neutre en carbone ».

La vraie démarche scientifique aurait consisté, partant de la ligne de référence actuelle, à construire un ou plusieurs scenarii de réduction des GES en utilisant les technologies actuelles voire d’éventuelles technologies prospectives, d’en évaluer le coût et l’acceptabilité sociétale ceci afin d’estimer en sortie de combien on peut raisonnablement réduire les émissions aux horizons 2030 et 2050.

L’Histoire le démontre, « forcer un résultat » conduit toujours à de profondes désillusions.

Les énergies fossiles représentaient en 2019 les trois-quarts de la consommation européenne d’énergie primaire. Ce sont certes 10 points de moins que la moyenne mondiale (84 %). Mais, depuis 2010, la proportion de fossiles dans le mix de l’UE n’a été réduite que de 4 % (79 % du mix en 2010).

Pour réduire ses émissions de 55 % à l’horizon 2030, l’Union européenne devrait grosso modo réduire sa consommation de combustibles fossiles de 40 % soit autant chaque année à venir qu’au cours… des dix dernières années. On peut donc émettre quelques doutes sur le respect de l’ « agenda inversé » de Madame Von der Layen.

Pourtant l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 n’a rien d’impossible sur le plan technique. Encore faudrait-il aborder le problème en mettant sur la table toutes les technologies disponibles pour y arriver, évaluer le coût économique et l’acceptabilité sociétale.

Décarboner le mix énergétique requiert de décarboner les usages (habitat, transport, industrie) : pompes à chaleur, chauffe-eau électriques et plaques à induction pour l’habitat, électricité pour les transports basse puissance (voitures) et courtes distances, hydrogène vert pour les transports haute puissance (camions, bateaux, avions) et longues distances.

Pour les industries énergétivores, certains problèmes techniques restent entiers. Si on peut espérer à moyen terme remplacer le charbon par de l’hydrogène pour réduire le minerai de fer en sidérurgie, les températures requises pour fabriquer le ciment, le verre ou la chaux peuvent difficilement se passer de la « flamme des fossiles ».

Si elle souhaite atteindre la neutralité carbone, l’Europe ne pourra faire l’impasse sur le CCUS (Carbone Capture Utilisation & Storage). Quand on sait que la rénovation/décarbonation du seul habitat principal français devrait coûter de l’ordre de 20 milliards d’euros par an, un tel plan de décarbonation atteindra à coup sur la dizaine de terra euros.

Ce scénario « tout électrique » demandera d’accroître significativement la production d’électricité mais aussi de la décarboner totalement. Or aujourd’hui, 40 % de l’électricité européenne est toujours fabriquée à base de combustibles fossiles contre 25 % pour le nucléaire, 25 % pour les ENR et 10 % pour l’hydroélectricité.

Dans la mesure où l’hydroélectricité n’est plus extensible (la plupart des sites ont été occupés) et les ENR peuvent difficilement dépasser 40 % du mix électrique (pour des raisons d’intermittences, de stabilité des réseaux mais aussi d’effet d’échelle lié -nombre d’éoliennes, surface des panneaux solaires, surface agricole des biocarburants), l’Union européenne devra inévitablement se résoudre à relancer le nucléaire civil.

Pourtant, en refusant sous la pression allemande d’intégrer le nucléaire dans son projet de taxinomie verte, l’Union européenne menace la filière de marginalisation. L’agenda inversé de Madame Von der Layen est décidément difficilement lisible.

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  • ah ces politiques qui fixent des objectifs en delà des limites temporelles de leurs « mandats »..

  • Elle veut nous achever , cette personne est un danger public, l’Europe va obligatoirement éclater sous son mandat, qui peut accepter un tel programme qui laissera sur le carreau tous les pays du sud, les seuls qui feront l’effort de gré ou de force.

  • En attendant, ce sont les centrales à charbon (en fRance) qu’on a rallumé ‘pleins pots’ cette semaine, pour faire face à la demande…

  • Un autre aspect vital de cette réduction de CO2 est la chute du PIB qui va en résulter :
    Covid oblige, nous avons réduit la consommation du CO2 (de nos énergies fossiles : avions, transports, industries..) de l’ordre de 7% répartis sur 2020 selon les spécialistes (chute de 24% du CO2 en mars/avril et même une chute de 33% du PIB aux USA entre avril et juin* ). Cette réduction a conduit une baisse du PIB (donc un appauvrissement) de l’ordre de 11% pour la France. C’est énorme, gigantesque…
    .
    Les Accords de Paris (COP21) impliquent une baisse de 7% du CO2 mondial pour 2020 et pour 2021 et pour 2022 etc,…. Jusqu’en 2030.
    Sachant la relation directe qui existe entre le CO2 et l’énergie (non) dépensée, c’est une baisse du PIB de 10% par an et pendant 10 ans qui nous tombera dessus ???
    .
    Conclusion : Si ces « engagements » sont tenus c’est le retour à l’économie du Moyen Âge garanti pour très bientôt et la misère qui en résultera (impossible de mettre en route du nucléaire ou de l’hydrogène à échelle mondiale en si peu de temps).
    Merci les verts/politichiens et merci l’Europe.
    .
    * https://www.france24.com/fr/20200730-covid-19-aux-%C3%A9tats-unis-chute-historique-du-pib-d-avril-%C3%A0-juin-le-pays-entre-en-r%C3%A9cession

    • « même une chute de 33% du PIB aux USA entre avril et juin »

      C’est un PIB annualisé. Autrement dit, la baisse n’était que de 8% environ sur le trimestre, bien mieux que nos -18% franchouillards cumulés depuis le début de l’année.

    • sur un autre fil de discussion, j’évoquais cette « curiosité »
      vous signalez que durant ces 3 derniers mois, peit-être plus, nos émissions de gaz satanique, on subi une baisse .. de 20 %
      au passage, cette baisse est incroyablement plus élevée que tout ce qui a pu être réalisé dans ce but depuis 30 ans, ni les éoliennes, ni les panneaux, ni la biomasse… ni rien ne peut être au niveau de cet événement contraint, que même le plus actif VRP en poele à frire n’avait osé imaginer
      et curieusement, la courbe du taux de CO2, mise à jour régulièrement, affiche un profil quasi calqué sur celui de 2019?
      Pas la moindre minuscule déviation, rien, nada.
      Est-on vraiment assuré qu’une baisse de 50 % aura le moindre effet, et qui se « mouillera » pour nous garantir du résultat?
      Personne n’en parle, et quand on pose la question… une des réponses la plus avancée est que nos émissions…ben finalement sont tellement dérisoires par rapport aux flux naturels, que 20 % ,voyez-vous, cela ne peut influencer la courbe.
      Et c’est sur des bases aussi fragiles que l’on va carboniser nos économies, pour le plus grand profit de la Chine, qui s’en tape complètement?
      Ursula est du même calibre que certains qui s’opposent au tour de France et au sapin de Noel, sauf qu’elle va faire des dégats irrémédiables

      • Vous avez raison.
        Le CO2 humain n’est que de 3% du CO2 total (97% est « naturel). Et ce total CO2 est minuscule par rapport à l’immense gaz à effet de serre (GES) qu’est la vapeur d’eau : Seulement quelque 2 à 4%
        pour le CO2 selon les auteurs.
        La variation de la vapeur d’eau sur quelques mois est de loin très supérieure à ce que produit en CO2 l’humanité. Si les humains disparaissaient et leurs « horribles » combustibles fossiles avec eux, les GES ne le remarqueraient même pas…
        Tout cela en croyant aux GES qui seraient le bouton qui contrôle la température…
        *
        .
        Ce qui n’est pas le cas de la plupart des super matheux qui en comprennent le fonctionnement : application correcte de la constante de Plank et de la théorie quantique, application de la loi de Stephan ou de Wein et de l’équation de Stephan-Boltzman….
        Voir par exemple :
        Hadrien, Maurice. La Saga de l’Effet de Serre Radiatif (French Edition).
        « L’effet de Serre ne peut être la cause ni de la température de surface de la terre ni du réchauffement du passé ou futur. »

  • Cette pauvre femme ne s

    • sait sans doute pas qu’elle faite de carbone, que le carbone, c’est la vie et que de parler de neutralité carbone est la plus grosse sottise jamais inventée par l’homme (et Dieu sait qu’en la matière, il n’a jamais été avare).
      D’ailleurs, même si on accepte les chiffres du GIEC (qui sont faux), l’objectif d’Ursula sera de baisser la température du globe (que l’on ne sait pas bien mesurer à plus d’un demi-degré près) que de 0,01°C. Ca vaut bien le coup de se tirer une douzaine de balles dans le pied et d’y dépenser des milliards, non?

  • Bobo allemande type avec rien dans le crâne. Et dire que des gens comme ça veulent diriger un pays sans aucune compétence!

    • Marionnette de Macron et Merkel, mais particulièrement dangereuse, car elle croit être arrivée à ce poste (comme le reste de sa carrière) par des qualités intrinsèques qu’elle n’a pas.
      L’ensemble des réalisations de sa carrière est un désastre : cela va donc continuer.
      Son objectif de réduction de l’emprunte carbone est purement idéologique et montre clairement qu’elle n’est qu’une idéologue. Il ne sert qu’à tenter d’asseoir le pouvoir de la commission européenne (non élue) sur les peuples de l’Europe en violant allègrement les traités comme l’a fait remarquer la cour constitutionnel de Karlsruhe.
      https://institutdeslibertes.org/le-totalitarisme-nouveau-est-arrive/
      L’écologisme est le nouveau marxisme.
      Attendez vous à voir les prélèvements obligatoires exploser sans bien évidemment que l’on demande l’avis des contribuables: il faudra bien rembourser les 750 milliards d’euro qui vont permettre à la commission européenne de corrompre un peu partout pour acheter tout ceux qui vont bien pour son projet totalitaire.

      Les anglais ont sauvé leur pays ! Bien joué et pauvre de nous, la France en particulier.

  • cvomment a-t-on pu mettra à la tête de la Copmmission une idéologue aussi stupide : rappelons que l’Europe ne représente que 10% des émissions et que réduire sa part à zéro ne fera pas baisser les émissions mondiales car la Chine, l’Inde et les USA n’ont pas prévu de les baisser : La Chine s’est engagée à les baisser à partir de 2030 … l4Inde a promis de faire baisser les émissions par rapport au PIB (qui va fortement croître …) et les USA se sont retirés de l’Accord. Quand on sait aussi que l’accord n’est pas contraignant (pas de sanctions) on se dit que tout cà n’est qu’une aimable farce politique communicationnelle ….

    • 10% des émissions anthropiques qui elles-mêmes sont une très faible part des émissions totales.
      Vous le voyez le quasi-arrêt de l’économie mondiale pour cause de virus – ou plutôt de décisions politiques au prétexte du virus – sur ce relevé des émissions de CO2?

      https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/

      • ce qui est encore plus révoltant, dans le contexte de représentants sensés défendre les priorités des citoyens, c’est qu’un récent sondage européen, effectué pour demander aux citoyens leurs attentes dans le cadre d’une politique postcovid, montre que le climat estla dernière préoccupation des gens.
        Nous avons laissé les clés du camion a des idéologues, qui se moquent complètement de ce peuple de GJ,et qui n’ont qu’un but, installer leur modèle de société.
        On va s’en mordre les doigts….,jusqu’au coude

    • un bon moyen pour taxer les habitants de l’Union en fait;c’est je crois son seul but..

  • « Pourtant l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 n’a rien d’impossible sur le plan technique. Encore faudrait-il aborder le problème en mettant sur la table toutes les technologies disponibles pour y arriver, évaluer le coût économique et l’acceptabilité sociétale. »

    il faut surtout contraindre les citoyens : c’est la route de la Servitude. Il va falloir songer à la Révolte.

  • Serait-ce la dame de carbone? La dame aux idées fixes?

  • Moi je veux que l' »Europe » (l’UE) nous foute la paix.

  • La vrai démarche scoentifique aurait étê de se demander si le carbone (ou plus exactement le gaz carbonique) est un problème.
    Mais l’art de la politique n’est-il pas de les créer pour ensuite faire semblant de les résoudre (avec force ponctions évidemment)

  • Pourquoi diable vouloir à tout prix réduire les émissions de CO2?
    La théorie selon laquelle la part de ce gaz produite par l’homme réchaufferait la planète n’est pas démontrée.
    C’est la nature qui détermine la température sur terre. L’homme n’y a qu’une influence minime.
    Occupons-nous plutôt de choses graves dont l’homme est indiscutablement responsable comme la pollution.

  • et ils nous coûtent chers les bougres …l’incompétence n’a jamais été aussi surévaluée..

  • En ce qui concerne le CO2, lorsqu’on recherche aussi bien dans la prose du GIEC que dans la contradiction, on trouve tout et n’importe quoi. Les process de réabsorption par les puits de CO2, les échanges entre la terre et l’atmosphère sont connus mais les chiffres donnés ne sont que des calculs purement théoriques ou volontairement ajustés. Les valeurs de latence relevées dans les publications scientifiques varient de 1 an à 100 ans.
    Pour avoir une vision correcte et réaliste de ce processus d’échange il faudrait mettre en place des capteurs par milliers, a diffèrent étages de la troposphère, et sur la totalité de la surface terrestre. On est loin de ce cas .Aujourd’hui une centaine de stations de relevé CO2 existent, et encore, en majorité sur les terres émergées. Sur les 2/3 du globe recouvert d’océans très peu de spots de contrôle.
    La théorie de l’effet de serre retenue par le GIEC, et qui engage toute la politique climatique depuis 30 ans, repose sur un effet radiatif (absorption du CO2 par le rayonnement infrarouge terrestre).Que penser de cette théorie, en contradiction avec les principes de base météorologiques.
    Car il ne faut pas oublier que notre atmosphère n’est pas un élément homogène. Jusqu’à la troposphère, les masses d’air chaudes et froides ne se mélangent, pas sauf de façon très limitées sur les surfaces frontales.
    Quelles sont les références d’études sérieuses et continues avant 1960 sur le CO2 et les gaz à effets de serre ? La théorie des gaz à effet de serre, retenue par le GIEC, est dérivée de celle étudiée par Arrhenius fin du 19 siècle, mais remise en cause par d’autres chercheurs ;
    Critiquée début 20 siècle par Angstrom, souvent remise en question parmi bien des scientifiques dont Robert William Wood qui en démontra en 1909 le caractère erroné de l’explication ,elle a été abandonnée pendant 60 ans, puis remise au gout du jour par Bert Bolin dans les années 1970.
    Bert Bolin était un des premiers scientifiques…… membre directeur du GIEC. Etonnant !!!!
    Les premières mesures CO2 datent de 1958. L’observatoire de Mauna Loa est connu pour ses mesures sur le CO2, qui sont effectuées à l’altitude de 3400 m. Les résultats présentés par la NOAA proviennent principalement de cet observatoire. Il est situé aux États-Unis, dans le sud-ouest de l’île d’Hawaï.
    https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/mlo.html
    Est-ce représentatif de l’ensemble de la troposphère ? Non cette valeur n’est qu’une convention.
    En attendant on peut constater que malgré la baisse d’activité sensible de l’activité ces derniers mois, le taux ce CO2 relevé officiellement à Mauna Loa continue de progresser
    La question que devraient se poser les autorités européennes est ;
    Le rôle du CO2 anthropique n’est-il pas surévalué. Suivre aveuglement les affirmations de scientifiques aux ordres des politiques ONUsiens, auxquels on a confié la mission de prouver le rôle principal des activités humaines dans le réchauffement, sans aucune contradiction est-il dans une démarche scientifique ?
    Lorsqu’on sait que seule l’Europe prend ce genre de décisions, face à une majorité de continents plus ou moins intéressés, que peut-on espérer réellement des décisions européennes au niveau climatique.

    • Si vous vous posez des questions auxquelles vous ne trouverez pas de réponse sur les forums et ici , consulter toute la littérature scientifique bonne ou mauvaise … en climatologie disponible en libre accès sur Google Scholar.

      • @ cerceiannister
        Constatant malheureusement que les médias ne rapportaient que les informations en provenance d’un seul organisme,le GIEC, je suis allé fouiller ailleurs, m’inscrivant dans la logique d’André Shiffrin, qui dans un essai de 2005 traitant de la dérive de l’information, intitulé « Le contrôle de la parole »écrivait ; « C’est justement lorsqu’une majorité est d’accord sur quelque chose, qu’on doit commencer à douter. ».
        En matière climatique, on touche à des éléments aussi complexes que les océans, l’atmosphère, le soleil bref, la nature ; il me parait logique que les hypothèses développées par les tenants de la théorie du réchauffement anthropique, et ceux qui émettent des doutes à ce sujet, soient normalement exposées. C’est loin d’être cas. Toutes les informations, tendant à insinuer que l’origine anthropique n’est pas la seule responsable de ce réchauffement, sont verrouillées ou considérées comme fantaisistes, leurs auteurs qualifiés de climato sceptiques voir de partisans de la terre plate et bannis, des de la plupart des médias !!!!
        De mes pérégrinations sur les sites et blogs traitant de ces sujets climatiques, je retiens d’abord, l’ego très présent de bon nombre de scientifiques, affidés aux recherches climatiques, ego qui nuit à la sérénité du débat, cette première constatation est un vrai problème.
        (J’ajoute que, les récentes prises de position et les conflits étalés au grand jour, de la gente scientifique dans l’affaire du COVID confortent ma réflexion dans ce domaine).

        • Je suis pas trop au fait des querelles d’ego cela ne m’intéresse pas plus que ça, les ego vous en trouvez dans toutes couches de la société. Par contre les synthèses de travaux scientifiques la découverte d’un phénomène physique l’histoire des sciences éveille ma curiosité. Des critiques ont été émises effectivement par Angstom et Robert William Wood et d’autres ont soutenu que le CO2 est un des facteurs qui détermine le climat, Tyndall, Hogböm, Ekholm, Foote. Je ne crois pas du tout à l’homme-orchestre omniscient et tout puissant en science, on ne pratique plus cette discipline de la même façon qu’il y a 100 ans. Pour conclure je suis un peu frustré qu’un esprit brillant comme Mr Ritteau ne se donne pas la peine de formuler des hypothèses et ne cherche à les valider et les publier dans une revue scientifique qui réfuterait les thèses qui font consensus dans le monde scientifique ou pourquoi pas de créer son propre simulateur climatique qu’il jugerait plus réaliste et moins cataclysmique que les modèles actuels pour prédire l’évolution des températures et précipitation à l’horizon de 2030 2050.

          • Nous sommes d’accord. Tenez si vous avez le temps jetez un oeil la dessus, si la partie démonstration vous ennuie, voyez au moins la conclusion et surtout sur la discussion. http://www.science-climat-energie.be/2018/08/06/le-co2-et-le-climat-avec-et-sans-effet-de-serre/

            • J’ai vu je ne suis pas capable de tous comprendre et encore moins de valider la démonstration de son article. Tout le problème c’est qu’il faudrait tester la validité de son hypothèse. En l’état c’est balle au centre pour moi. Je reste sur mes interrogations.

          • « qui réfuterait les thèses qui font consensus dans le monde scientifique »

            Elle fait « consensus » tout au plus chez des chercheurs payés pour trouver à quel point ça chauffe et non pour vérifier la théorie, la nuance est fondamentale.
            En gros on leur a donné d’avance une conclusion gravée dans le marbre et si vos recherches ne vont pas dans le bon sens, vos collègues vous regardent bizarrement et vos crédits sont coupés.
            .
            Ils ne sont pas « vendus » c’est une affirmation ridicule, mais convaincus d’avance de la théorie ce qui est un biais mortel pour une science aussi molle que la climatologie (basée sur des chiffres à l’énorme louche qui passent en plus dans des algorithmes « correcteurs » quand ils ne « collent » pas)
            .
            « Il n’y a absolument aucun consensus, zéro consensus. J’ai des collègues qui financent des instituts entiers grâce au climat. Ils n’ont aucun moyen de faire machine-arrière car leurs instituts seraient ruinés.
            Richard Dronskowski, professeur Lauréat du Prix Otto Hahn de l’Institut Max Planck, membre du Collegium de la Société de Recherche allemande, de la Société de Physique allemande et de l’American Chemical Society.

            • « Il n’y a absolument aucun consensus, zéro consensus. J’ai des collègues qui financent des instituts entiers grâce au climat. Ils n’ont aucun moyen de faire machine-arrière car leurs instituts seraient ruinés.
              Il me semble avoir entendu le même genre de discours, en aparté d’une émission à laquelle j’avais assisté en 2010 sur France 3 CSOJ sur le climat ; dans cette émission à laquelle participaient Jean Jouzel et Vincent Courtillot, cet argument avait été lâché par Jean Jouzel.
              https://youtu.be/HQtG6lrZDWI

              • @Alphacharly Guillaume P

                On peut rêver ,vraiment dommage que Stephen Hawking n’est pas travaillé sur le supposé « dérèglement climatique que l’on nous dit cataclysmique… « 

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