États-Unis : Joe Biden, un désastre potentiel

Joe Biden at McKinley Elementary School By: Phil Roeder - CC BY 2.0

Si vous croyez que Biden se distingue significativement de Trump, vous vous trompez.

Par Pierre-Guy Veer.

À moins de deux mois des élections présidentielles, Donald Trump et Joe Biden, les médias se fichant des autres candidats, mènent une lutte acharnée. Selon les plus récents sondages, Biden a un léger avantage dans plusieurs États clés, les swing states qui déterminent généralement l’issue de l’élection.

Il y a de quoi s’inquiéter, considérant le désastre que sa présidence amènerait – sans compter les politiques de sa colistière, qui lui succéderait au besoin.

Une fiscalité étouffante

Fidèle aux habitudes de son parti, Joe Biden interprète littéralement la formule « Si ça bouge, taxez-le. »

Selon la Tax Foundation, il annulerait les coupures d’impôts de Trump pour restaurer l’ancien palier supérieur fédéral à 39,6 %. Et question de s’assurer d’extraire davantage d’argent, il limiterait les déductions fiscales des ménages dans ce nouveau palier et augmenterait l’impôt sur les gains en capital jusqu’à 43 %, mesure qui ferait perdre au Trésor deux milliards par année.

Il surimposerait aussi ces mêmes contribuables pour la Social Security (régime de retraite public) avec une taxe supplémentaire de 12,4 %.

Évidemment, les vilaines « grosses compagnies » ne seraient pas en reste. Biden veut augmenter l’impôt des sociétés jusqu’à 28 % ce qui amènerait le pays dans le top 10 des plus taxés de l’OCDE.

Il imposerait même un plancher d’imposition de 15 % aux compagnies gagnant plus de 100 millions de dollars – même si elles connaissent des pertes – et taxerait les revenus des compagnies engendrés à l’étranger, surtout dans les juridictions à fiscalité réduite. Biden propose d’ailleurs des sanctions contre ces juridictions encourageant l’évasion fiscale illégale.

Un gouvernement maternant

« Si ça ne bouge plus, subventionnez-le » fait également partie de la plateforme démocrate en 2020.

À l’instar d’Alexandria Ocasio-Cortez, auteur du désastreux « Green New Deal », Biden veut transférer le gaspillage fédéral d’un panier à l’autre, notamment en abolissant les subventions au pétrole pour les transférer aux énergies dites vertes. On obtiendrait ainsi une forme de justice environnementale pour créer tout plein d’emplois.

Apparemment, la présente situation en Californie, qui connait des pannes généralisées fréquentes parce que les énergies vertes ne fournissent pas, n’est qu’une anomalie statistique.

Et ne vous leurrez pas : malgré les courbettes des médias, Joe Biden est très favorable à l’interdiction de la fracturation hydraulique.

Il propose aussi d’augmenter des programmes de crédits d’impôts pour inciter les entreprises à s’établir dans les communautés défavorisées.

Joe Biden décide pour les gens ce qu’il y a de mieux

Finalement, comme si ce saccage de l’économie n’était pas suffisant, il propose d’adopter au niveau fédéral la désastreuse politique californienne consistant à contraindre des entreprises comme Uber à considérer les emplois contractuels comme des salariés.

Peu importe les nombreuses histoires du désastre de cette loi en Californie, ou même le fait que la pandémie actuelle rend la recherche d’emplois à temps plein très difficile ; les démocrates veulent se donner bonne conscience.

Et si vous croyiez que Biden allait se distinguer significativement de Trump, vous vous trompiez. Il est tout aussi protectionniste, comme le prouve la partie « Made in America » de sa plateforme.

Il veut gaspiller une fortune pour favoriser les entreprises américaines – et même consolider le désastreux Jones Act – subventionner la recherche, offrir des crédits d’impôts aux entreprises dirigées par des femmes ou des minorités ethniques et même signer la pétition des marchands de chandelles en jurant « de ne pas dépendre de la Chine ou d’autres pays pour la production de biens critiques en temps de crise. »

Un président Joe Biden n’améliorerait définitivement pas la situation économique aux États-Unis – nonobstant la crise sanitaire actuelle. Ses mesures fiscales détruiraient au bas mot quelque 600 000 emplois et diminueraient le PIB de 1,5 % (près de 300 milliards), ses politiques vertes anéantiraient l’approvisionnement en électricité et son protectionnisme encore plus poussé que Trump risque de précipiter le spectre des années 1930.

Bref, choisir entre Donald Trump et Joe Biden, c’est choisir entre recevoir un coup de marteau ou un coup de maillet en plein visage.

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