Donald Trump signataire de la pétition des marchands de chandelles

Trump s’est (de nouveau) fourvoyé en affirmant que les guerres commerciales sont faciles à gagner.

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Donald Trump signataire de la pétition des marchands de chandelles

Publié le 14 août 2019
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Par Pierre-Guy Veer.

Monsieur le Président,

Nous, les marchands de produits d’éclairage, tenons à vous féliciter quant à votre lutte féroce face aux impitoyables Chinois. En effet, leurs produits bon marché sont une honte pour quiconque veut protéger des bons emplois américains. Grâce à votre lutte acharnée, nous redeviendrons la puissance manufacturière que nous étions et l’Amérique sera grande à nouveau.

Toutefois, nous avons besoin de votre aide. Nous subissons l’intolérable concurrence d’un rival étranger placé, à ce qu’il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la production de la lumière, qu’il en inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit ; car, aussitôt qu’il se montre, notre vente cesse, tous les consommateurs s’adressent à lui, et notre branche d’industrie, dont les ramifications sont innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n’est autre que le soleil ! Nous demandons qu’il vous plaise de faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, œils-de-bœuf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d’avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd’hui à une lutte si inégale.

Cordialement,

L’Association des marchands d’éclairage

Si vous trouvez cette pétition risible, alors félicitations : vous venez de rejeter la politique commerciale de Donald Trump et, en partie, de Bernie Sanders.

En effet, cette politique se résume à ceci : quelqu’un, quelque part, produit mieux que moi ; c’est intolérable et mauvais pour mes affaires alors on doit forcer les gens à ne pas acheter ledit produit.

Une politique misanthrope et paternaliste

Cette façon de mener la politique commerciale est mauvaise à au moins deux niveaux.

Premièrement, elle est très misanthrope. En effet, elle estime que la libre concurrence – les choix quotidien de tout un chacun, reflété par l’achat du produit X et non Y – n’est pas acceptable et que les choix subjectifs des individus ne sont pas les bons. Qui diable est le gouvernement pour me dire que je ne peux pas m’acheter des chaussettes qui seront usées à la corde après 6 mois ? Je suis assez intelligent pour savoir que des vêtements achetés à Wal-Mart ou dans un magasin semblable ne dureront pas autant que des vêtements Prada ou Yves Saint-Laurent.

« Malheureusement », je n’ai pas six dollars à dépenser par paire pour vêtir mes pieds. Si je veux dépenser le même montant pour obtenir 12 paires moins durables, ça ne concerne que moi.

Et deuxièmement, cette politique protectionniste est incroyablement paternaliste. En effet, à cause d’une minorité geignarde très bruyante, le gouvernemaman (version québécoise de État-nounou) décide à notre place que le produit X et non Y doit être acheté. Le premier étant immanquablement plus cher (sinon pourquoi forcer son achat ?), il me restera ainsi moins d’argent pour acheter autre chose, ou investir, me rendant ainsi plus pauvre.

Des dommages déjà visibles

Par ailleurs, la guerre commerciale de Trump a déjà causé d’importants dommages à son pays.

Pour le soja, les exportations se sont effondrées de 94 % (non, ce n’est pas une erreur de décimale) à la fin de 2018. Pour compenser cette saignée, le département de l’Agriculture s’est porté au secours des fermiers affectés à hauteur de 12 milliards de dollars. Bref, plutôt que de laisser ses citoyens choisir librement comment ils mangent leur tofu, Trump les force à acheter aux États-Unis, pour ensuite « aider » les producteurs qui perdent la quasi-totalité de leur marché, orienté vers l’exportation.

Le marché de l’acier – un favori des protectionnistes américains – a été affecté par la hausse des tarifs douaniers aussi. Les usines utilisant davantage d’énergie, celles de US Steel Corp notamment, ont vu leur valeur diminuer de 70 % depuis la fin 2017. Par la bande, le marché du whiskey (vendu dans des tonneaux d’acier) a aussi connu une diminution des partenaires commerciaux répliquant aux tarifs.

En d’autres termes, Trump s’est (de nouveau) fourvoyé en affirmant que les guerres commerciales sont faciles à gagner. En fait, elles mènent tout droit à des crises économiques ; les tarifs Smooth-Hawley du président Hoover ont grandement exacerbé les effets de la Grande dépression qui commençait à l’époque.

Déjà, l’économie américaine montre des signes de ralentissement avec une création d’emploi en-deçà des attentes et des craintes de la part des consommateurs. Et avec une fermeture de plus en plus évidente du commerce international, l’éclatement de la présente bulle sera encore plus laid qu’en 1929 ou 2008.

En espérant qu’une autre guerre mondiale, menée par des dirigeants mégalomanes, ne poindra pas non plus…

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  • J’ai pas 6 dollars pour acheter une paire de chaussette, car je n’ai plus de travail, l’usine est partie en Chine !

    • Si l’usine ne délocalise pas, elle fermera de toute façon.

      • c est un peut court comme reponse. Marc22 fait remarquer que le libre echange fait des gagnants (je peux acheter des produits moins chers, j ai plus de choix de produits) mais aussi des perdants.
        Et actuellement aux USA (ou en France), le nombre de perdants est non negligeable (superieur aux gagnants ?) -> le vote trump).

        La personne qui voit son emploi supprimé et qui sais qu elle n a aucune chance de trouver autre chose d aussi remunerateur est perdante. Idem pour celle qui doit accepter un salaire plus faible ou des conditions de travail moins bonne car sinon sa place de travail part en chine …

        J avoue que je ne sais quoi repondre, mais si la seule reponse c est « c est inevitable et tu n as qu a te taire » on va vers de serieuses secousses (et en France Marine Le Pen presidente)

        • Et ce n’est pas l’employee chinois qui cotise pour la retraite des français.
          Moins il y a de travailleurs en France, moins il y a de cotisants.

          • Plus il y a de taxes, moins il y a de travailleurs et moins il y a de cotisants. Les taxes pour financer les retraites détruisent les usines aussi sûrement qu’un bombardement. Les Chinois sont innocents du crime du chômage, mais pas l’Etat obèse.

            Pour sauver les retraites, une seule solution : abandonner la répartition.

        • « le libre échange fait des gagnants… mais aussi des perdants »

          En l’absence de contrainte, le libre échange ne fait que des gagnants sinon il ne peut avoir lieu. C’est ainsi et pas autrement qu’apparaît la richesse. A l’inverse, l’échange contraint implique la force publique pour être imposé (monopoles, droits de douane…) car lui provoque des gagnants et des perdants, et de ce fait détruit la richesse.

          Vos fameux perdants sont les victimes des taxes et des réglementations, pas des échanges libres.

          • Donc pour être au niveau des chinois, vous voulez diviser le SMIC par 5, avoir que 2 semaines de vacances, et seuls celui qui travail est couvert par la sécurité sociale (femme et enfants ne sont pas couverts) … ?
            Je crois pas que les Français vont adorer.

            • Vous ne serez au niveau des Chinois que si vous le voulez. A vous de vous débrouiller pour faire mieux qu’eux. Au boulot !

              Quant à la SS, pour éviter la désolvabilisation et la perte de chance pour les malades, il faut la mettre en concurrence (ce qui revient à la supprimer). La SS est tout autant responsable du chômage de masse que les retraites par répartition.

          • Ai-je mal compris vos propos?
            Les fameux perdants du libre-échange sont plutôt les bénéficiaires de la contrainte publique, non? Ils ne peuvent plus bénéficier du « vol légal » et donc y perde quelques plumes.

            • « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.

              Car, aujourd’hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d’autrui. Ce sentiment, on n’ose l’afficher, on se le dissimule à soi-même ; et alors que fait-on ? On imagine un intermédiaire, on s’adresse à l’État, et chaque classe tour à tour vient lui dire : « Vous qui pouvez prendre loyalement, honnêtement, prenez au public, et nous partagerons. » Hélas ! l’État n’a que trop de pente à suivre le diabolique conseil ; car il est composé de ministres, de fonctionnaires, d’hommes enfin, qui, comme tous les hommes, portent au cœur le désir et saisissent toujours avec empressement l’occasion de voir grandir leurs richesses et leur influence. L’État comprend donc bien vite le parti qu’il peut tirer du rôle que le public lui confie. Il sera l’arbitre, le maître de toutes les destinées : il prendra beaucoup, donc il lui restera beaucoup à lui-même ; il multipliera le nombre de ses agents, il élargira le cercle de ses attributions ; il finira par acquérir des proportions écrasantes.

              Mais ce qu’il faut bien remarquer, c’est l’étonnant aveuglement du public en tout ceci. Quand des soldats heureux réduisaient les vaincus en esclavage, ils étaient barbares, mais ils n’étaient pas absurdes. Leur but, comme le nôtre, était de vivre aux dépens d’autrui ; mais, comme nous, ils ne le manquaient pas. Que devons-nous penser d’un peuple où l’on ne paraît pas se douter que le pillage réciproque n’en est pas moins pillage parce qu’il est réciproque ; qu’il n’en est pas moins criminel parce qu’il s’exécute légalement et avec ordre ; qu’il n’ajoute rien au bien-être public ; qu’il le diminue au contraire de tout ce que coûte cet intermédiaire dispendieux que nous nommons l’État ? »

          • « En l’absence de contraintes… »
            Ceci est une utopie.

            • Tout à fait, il existe des contraintes naturelles qui s’appliquent à tous. Il faut évidemment comprendre les contraintes étatiques, parfaitement inutiles, dont la suppression n’a rien d’utopique puisqu’elles relèvent de la seule volonté politique.

        • « Et actuellement aux USA (ou en France), le nombre de perdants est non négligeable (supérieur aux gagnants ?) -> le vote trump). »
          Aux USA, avec un taux de chômage au plus bas depuis 50 ans, le nombre de gagnant est très supérieur à celui des perdants.
          En France, c’est autre chose… Mais ce sont des énarques qui sont à la tête de ce pays, alors…

          • Ils avaient parlé sur BFM d’une étude poussée faite aux USA, et publiée dans le WSJ je crois, qui montrait que les USA et la Chine étaient perdants mais que la Chine perdait beaucoup plus et que c’était sur ce point que jouait Trump car il pouvait se le permettre étant donné le dynamisme actuel aux USA.

            • Ca me rappelle une étude sociologique où on attribuait de l’argent au hasard sous forme de loterie a des participants, puis on proposait aux participants de dépenser pour faire perdre de l’argent à certains.
              Et bien l’option était utilisée (pour appauvrir le riche et rétablir l’équité).
              « Make America poorer, but Chinese even more! »

  • Le raisonnement serait parfaitement valable, s’il n’y avait pas un gros doute sur une concurrence libre et non faussée avec l’industrie chinoise, située dans un régime communiste.

    • Bien évidemment. Des deux, ce n’est certainement pas les States le pays le plus protectionniste.
      Il faut être bien naïf pour croire que la Chine joue au même jeu que l’Europe ou l’Amérique.
      Que Trump fasse ce que nos dirigeants européens n’osent pas faire est parfaitement normal. On ne joue pas au libre échangisme avec une puissance qui en piétine les règles quotidiennement.

    • Que d’autres veuillent fausser la concurrence est une chose, mais leur répondre en faussant la concurrence en sens opposé est une politique de Gribouille !

    • Si la concurrence est faussée par des tarifs de vente extrêmements bas, voir même plus bas que les tarifs de production, alors c’est le pays importateur qui y gagne encore plus.
      Bastiat l’explique très bien, dans le cas extreme, la chine vendra par exemple des panneau solaire a 0€, qui y perd ? celui qui « achete » des panneau solaire a 0€ ? non je ne crois pas.

      • il faut voir a plus long terme. Par ex si vous eliminez tous vos concurrent etranger, vous allez avoir un monopole et donc pouvoir augmenter vos prix (ou faire du chantage : si vu veux mes produits, il va falloir avoir une politique plus conciliante. on a eut l exemple avec le pretrole et l OPEP (combien de pays ont eut une politique pro palestinenne pour assurer leurs approvisionnement). actuellement la chine essaie de faire de meme avec les terres rares

        autre Probleme: une vois que vous avez eliminez une industrie, vous pouvez plus la recreer d un claquement de doigt.
        Regardez l ex des medicaments. on commence a avoir des penuries car les produits chimiques utilises ne sont plus fabriques en europe. Mais on ne peut plus les fabriquer meme si on le decidait !
        Les usines n existent plus, le savoir faire a disparut (une partie du personnel s est recycle, d autre sont a la retraite ou mort). Et il y a bien moins de gens qui font des etudes dans le domaine puisqu il n y a pas de debouché. donc recreer une industrie chimique serait complique, cher et aleatoire (vu le manque de competances)

        • Il ne faut pas exagérer le problème. Le savoir-faire essentiel, la connaissance, ne disparaît pas. Quant à l’expertise, elle revient en quelques années.

          Certains produits chimiques ne sont plus fabriqués à cause des taxes et des réglementations qui détruisent la rentabilité du processus, pas à cause des Chinois. Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.

          • « Il ne faut pas exagérer le problème. Le savoir-faire essentiel, la connaissance, ne disparaît pas. Quant à l’expertise, elle revient en quelques années. »

            — Oui… Parfait exemple : l’EPR ?

            « Certains produits chimiques ne sont plus fabriqués à cause des taxes et des réglementations qui détruisent la rentabilité du processus, pas à cause des Chinois. Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »

            — Ce ne sont pas les mêmes hommes…

      • Non, on peut voir une video ou ce raisonnement est faux, ou un intervenant explique que la dernière usine fabriquant une substance médicamenteuse a fermée aux USA en 2004, du a des ventes massives chinoise a un prix inférieur au marche. Toutes les usines mondiales ont fermées, les chinois sont les seuls maintenant, et les prix augmentent vertigineusement.

        • il s’agit de la pénicilline, video postée il y a 3 semaines.

        • Si les prix augmentent vertigineusement, cela laisse la place à l’apparition d’un nouveau producteur, d’une nouvelle usine localisée aux USA ou ailleurs. Quand on veut analyser une situation économique, il faut aller jusqu’au terme de l’histoire sans s’interrompre en chemin.

          • Le problème, c’est que personne veux investir, il ont perdu de l’argent une fois, ils ne veulent pas renouveler l’operation, a tout moment les chinois peuvent rebaisser le prix jusqu’à temps que vous fermier votre nouvelle usine.

            • Si les Chinois baissent leurs prix, vous ne pouvez pas vous plaindre de la hausse vertigineuse des prix par les Chinois. Votre raisonnement gagnerait à faire preuve de plus de cohérence.

              Pour revenir à la réalité, les investisseurs n’ont pas perdu de l’argent à cause des Chinois mais à cause des taxes insanes et de normes absurdes que nous nous imposons à nous-mêmes. Les usines reviendront dès que ces taxes et lois auront disparu, peu importe les Chinois.

              • Si je peux me plaindre car mes voisins qui travaillaient dans l’usine, n’ont plus de travail, ils n’ont plus de sous, et ne viennent plus dans mon magasin.
                Gagner 1 euro sur un produit made in china, mais de l’autre cote perdent tous ceux qui travaillaient a cote dans l’usine et venaient dans mon magasin, la perte est plus grosse, sans compter que s’ils ne travaillent plus, ils ne cotisent pas pour leur retraite.

                • Vos voisins n’ont plus d’argent à cause des taxes et des normes, pas à cause des produits chinois. En n’accusant pas le bon coupable, vous vous condamnez à perpétuer les effets que vous déplorez, sans solution.

                  Les importations chinoises représentent moins de 3% du PIB. L’Etat obèse spolie 57% du PIB. Qui des deux vous fait le plus de mal ?

                  • Le PIB ne veut rien dire, un menu Big Mac coûte 2 fois moins cher en Chine qu’en France et on débarrasse pas son plateau en Chine.
                    En France on veut pas d’école avec 70 eleves par classe, donc on embauche des profs, en chine ils s’en foutent, ils ont besoin de main d’oeuvre pas cheres.
                    On peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

                    • Vous ne pouvez effectivement avoir le beurre et son argent : vous ne pouvez pas avoir en même temps l’Etat obèse et espérer emploi et prospérité. Vous perdez votre temps à accuser les Chinois qui ne représentent pas grand chose dans notre économie. Réduire leurs importations ne créera pas un seul emploi chez nous, contrairement à la suppression des taxes et des normes absurdes et responsables du chômage de masse.

                      Est-il encore nécessaire de rappeler que Trump a commencé son mandat, dès les premiers jours, en abrogeant des centaines de lois et des taxes qui détruisaient les emplois dans son pays ?

                    • Le PIB ppa par habitant veut dire quelque chose, même si ça n’est pas tout. Comptez-donc les salaires nets en big macs, ils en font combien en France et combien en Chine ?

            • Marc22, je vois très bien ce que vous voulez dire. Les Chinois ont tué le marché comme on dit.
              Quand plusieurs fabricants se font une saine concurrence donc se motivent à s’améliorer, vendent leurs produits à un prix acceptable pour les consommateurs et pour leur rentabilité, tout le monde est content.
              Quand un fabricant vend à un prix ridiculement bas, il fait tellement baisser la rentabilité que les autres préfèrent se tourner vers d’autres secteurs. Votre raisonnement est parfaitement cohérent, et accuser les taxes et réglementations de tous les maux de la Terre est juste pour préserver l’illusion que le marché est la réponse à tout.

              • Ce qui est incohérent, c’est de se plaindre en même temps de la baisse et de la hausse des prix. Faudrait juste savoir, ça monte ou ça baisse ?

                • Peut-être que cela bonte ou cela maisse…

                • Les gens se plaignent quand leur salaire baisse et les prix montent. Pas quand leur salaire montent et que les prix baissent. Ni quand le salaire du voisin baisse…
                  C’est simple à expliquer: je veux la libre concurrence dans tous les domaines à l’exception d’un, et un monopole dans le mien.

              • OK, jusqu’à « il fait tellement baisser la rentabilité que les autres préfèrent se tourner vers d’autres secteurs. »
                Et là, il y a l’idée que celui qui a une rentabilité déplorable va conserver son monopole, ce qui me paraît difficile à croire en l’absence de taxes et de réglementations ! L’argument que les concurrents ne se lanceraient plus selon le principe du chat échaudé ne peut tenir, un investisseur ne refuse pas une occasion rentable. Et si un monopole est effectif dans un domaine, il laisse plein de domaines où l’on peut se développer, le monopole universel à rentabilité minable ne peut exister que dans un système autoritaire à la soviétique.

                • Et si ceux qui dominent le marché se débrouillent pour éliminer la concurrence qui naît? Cela existe, ici en France, alors rêver un monde idéal…

                  • Cela existe en France uniquement grâce à l’aide de l’Etat qui intervient sans cesse dans les échanges entre individus.

                • C’est drôle comme vous devez construire des raisonnements faisant appel à la variable X (les taxes) pour que ça tienne.
                  J’ai vu de mes yeux vus cela se passer dans mon ancien boulot, où je faisais des offres de prix et calculs de marges dans le secteur chimique avec la grande distribution comme client. Certains produits étaient proposés avec une marge délirante car nous étions seuls sur le marché depuis plus de 10 ans après tué les concurrents. Si ceux avaient voulu revenir sur le marché, ils auraient dû réinvestir dans certains équipements alors que les nôtres étaient ultra amortis. Ils auraient proposé un prix, et nous n’aurions pu diviser par deux le nôtre sans perdre d’argent et sans perdre le marché. Dont acte. C’est pas fréquent, mais ça arrive. Mais sur un autre type de produits, à force de faire une guerre des prix, aucun industriel ne gagnait réellement sa vie dessus mais c’est un produit indispensable en magasin donc Carrefour ou Leclerc disait bien « vous me le fournissez même si ça vous coûte sinon vous n’avez pas le reste ».

                  • Carrefour ou Leclerc disait bien « vous me le fournissez même si ça vous coûte sinon vous n’avez pas le reste ».

                    Oh, mais c’estroporrible. Et les produits sur lesquels vous faisiez une marge de 100%, cela ne couvrait pas le reste ❓

                  • @Amaggedix
                    Vous raisonnez par produit alors que, ainsi que le signale MichelC, il faut raisonner par entreprise. Une entreprise n’a pas la même marge sur chacun de ses produits: certains sont incontournables pour ne pas laisser la concurrence occuper le terrain et d’autres sont ceux avec lesquels l’entreprise fait ses marges.

                    • Merci Cyde de m’expliquer une partie du boulot que j’ai fait pendant 10 ans, mais ça ira vous savez. Je maîtrise cette réflexion. JE travaillais dans un grand groupe qui faisait tout (trop), mais certaines entreprises plus limitées n’avaient pas d’autres débouchés.

                  • Vous oubliez de rappeler que pour « tuer vos concurrents », il a fallu vendre à pas cher pendant longtemps. Que vos machines sont « amorties », mais en ayant produit du pas cher pendant longtemps (avec faible marge donc faible gain). La destruction de vos concurrents a couté cher, maintenant vous récoltez les fruits de votre œuvre.
                    Il suffirait qu’un concurrent avec des finances solides cassent les prix, par exemple, à tout hasard, quand vos machines rendront l’âme. Ça arrivera, ça ne prévient pas, et en général c’est là que les pleurs pour avoir des aides commencent.

    • Précisons, Cachou42. J’aurais dit : « un régime communiste, donc un régime où l’esclavage règne encore »…

  • On ne peut traiter de la même façon les questions de concurrence dans un espace soumis aux mêmes lois et normes, et au niveau du monde.
    Ceux qui promeuvent le libre-échange sans limites ont un projet politique: faire un Etat-monde. Le problème est que cela se fait dans le dos des peuples.
    Et cet Etat-mondeaux populations détacinées et interchangeables, sera tout sauf démocratique.

    • Le libre-échange ne conduit pas à un Etat-monde.
      Il n’affecte pas les frontières politiques. Mais la concurrence pousse les Etats à limiter leurs interventions (réglementations et taxes) pour maintenir la compétitivité de leurs entreprises. Nous l’avons vécu en Europe lorsque le marché commun s’est mis en place.

      • Je pense que si, le libre échange conduit à long terme à un Etat-monde. Plus il y a d’échanges plus les parties ont tendance à s’homogénéiser. D’ailleurs le protectionnisme ne sert qu’à ça, c’est à dire freiner cette homogénéisation. Pourquoi ? Afin d’éviter que l’homogénéisation ne soit trop déséquilibrée (dilution partielle et non totales de chacune des parties).

    • non ceux qui promeuvent le libre échange ne veulent pas un Etat-monde. Ils veulent réduire et si possible éliminer l’intervention des Etats (y compris celle d’un hypothétique Etat monde)

      • Pour alimenter le débat, il y a les libéraux convaincus et puis il y a les politiciens pas vraiment libéraux mais qui prennent à droite ou à gauche les éléments de langage soutenant leur carrière politique, libéraux un jour quand ça les arrange, collectivistes le lendemain si ça sert leur carrière.

        Il existe malheureusement une idéologie mondialiste qui exploite et détourne les idées libérales pour aboutir à un résultat politique pas libéral du tout.

  • C’est un conte a dormir debout.
    Aucune raison qu’un etat ne gagne pas de l’argent sur les importations et si en plus c’est bon pour de l’emploi…..correctement paye et adapte au niveau de vie d’un pays..qui peut etre contre ?

    • Et apres tout toutes les importations devraient être taxees ,c’est autant d’impots en moins pour les locaux.le libre échange ne sert qu’a gonfler le portefeuilles des importateurs de merdouilles asiatiques

  • Pour le soja, les exportations se sont effondrées de 94 % (non, ce n’est pas une erreur de décimale) à la fin de 2018.

    Non, ce n’est pas une erreur de décimale, juste une grossière erreur de lecture, frisant le mensonge éhonté : les exportations de soja VERS LA CHINE ont baissé de 94%, pas les exportations de soja.
    Nous dire que les exportations de soja US avait baissé de 40% sur le mois d’Octobre (de 6,5% sur l’année courante.), nous dire que le prix du soja a tapé un minimum sur une période de 10 ans, nous dire que, oh comme c’est étrange, le prix du soja est cependant remonté à des valeurs normales depuis nous dire que la Chine est la première à en souffrir, n’ayant pas réellement de fournisseurs alternatifs, au point de parler d’imposer des rations max de soja dans l’alimentation des porcs chinois, en gros nous dire tout ce que j’ai pu trouver (hormis les cours du soja) dans un article de CNBC (média violemment anti Trump), … aurait probablement été trop nous prendre pour des adultes capables de se faire une opinion devant les faits complets, et pas une cueillette de cerises au sein desdits faits.

    Et dire qu’il ose nous parler de paternalisme…

    • @Gally: Excellent. D’ailleurs, les mêmes erreurs se retrouvent dans la référence vers la chute de 70% de l’industrie de l’acier, etc…

      • Et oui! On peut appeler cela « erreurs ». A moins qu’il ne s’agisse encore une fois de petites manipulations pour un peu de Trump-bashing.
        Remarquons néanmoins que les contempteurs de Trump sont un peu plus à la peine sur les questions économiques ces derniers temps. Cela ne doit pas améliorer leurs aigreurs d’estomac…

  • Il faut préciser que la baisse de 94% des exportations de soja américains ne concerne « que » les exportations vers la Chine (qui représentait alors 60% des exportations). Cependant, la situation a fortement évolué depuis janvier 2019, mais pas encore retrouvé les niveaux d’avant.
    Trump promeut le libre-échange égoïste, comme les USA l’ont souvent fait. Et si un concurrent prend sa trotinette électrique pour courir le 10.000 mètres, ben continuer à courir à pied n’a plus de sens, donc il faut bien essayer de rééquilibrer les choses, d’où l’interminable jeu politique de négociations, de menaces, de sanctions etc…

  • Ne pas vouloir comprendre par anti-Trumpisme primaire que le soi disant protectionnisme honni existait avant Trump est assez surprenant. Quand à la Chine, l’intervention tous azimut de l’Etat explique plus le déséquilibre des échanges que le fait que la fabrication hors France. Rétablir une vraie concurrence pourrait consister en une taxation à l’import égale au subventionnement du PCC, cela suffirait largement à rétablir l’equi libre des echanges. C’est tout aussi vrai pour L’UE d’ailleurs.

    • Il serait surprenant que la politique de Trump vise seulement à rétablir la concurrence ou un quelconque équilibre économique. Sauf à faire justement dans l’anti-trumpisme primaire, son objectif est certainement plus politique. Ceci dit, ça ne l’empêche pas de faire des erreurs, comme n’importe qui.

      • « Sauf à faire justement dans l’anti-trumpisme primaire, son objectif est certainement plus politique.  »
        ——
        Bonne remarque. Il est geopolitique. Il veut etouffer les pretentions oceaniques, pour l’instant circonscrites a la mer de Chine merdionale… du challenger chinois.
        —-
        Imaginons un monde ou les oceans seraient domines par la marine chinoise… et imaginons les nouvelles regles du commerce international a la mode du PCC. 🙂

  • Pour les Démocrates, Donal TRUMPb n »est qu’un « Weak ».

  • Comment expliquer qu’une politique qui crée de l’emploi, booste l’industrie est très mauvaise….. ? Il suffit de braire avec les ânes.

    • Cette politique partiellement positive est malheureusement basée sur une dette impayable à terme et qui finira par créer des millions de chômeurs quand le moment de rembourser sera venu. Les USA en 2018, c’est environ 600 milliards de croissance pour 2500 milliards de dettes supplémentaires tous secteurs confondus et 106% du PIB rien que pour la dette publique. Cela signifie une croissance nulle à négative à suivre.

      Et ne parlons pas du discours absurde de Trump sur le dollar faible. Enfin, peut-être naïvement, peut-on faire crédit à Trump de tenir ce discours non par conviction mais par simple opportunisme, pour éviter une appréciation trop rapide du dollar, ce qui aurait dû se produire compte tenu de la politique de remontée des taux et de réduction du bilan de la Fed ces derniers mois.

  • « En effet, cette politique se résume à ceci : quelqu’un, quelque part, produit mieux que moi ; c’est intolérable et mauvais pour mes affaires alors on doit forcer les gens à ne pas acheter ledit produit. »

    Pierre-Guy Veer, qui produit des articles, se demandera un jour par quelle injustice on ne lit plus ses articles…

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