Kamala Harris, la gauche… en pire !

Qui est Kamala Harris, la nouvelle co-listière du candidat à la présidence et ancien vice-président Joseph Biden ?

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Kamala Harris by Gage Skidmore(CC BY-SA 2.0)

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Kamala Harris, la gauche… en pire !

Publié le 14 août 2020
- A +

Par Ryan McMaken, depuis les États-Unis.
Un article du Mises Institute

Le candidat à la présidence et ancien vice-président Joseph Biden a annoncé le 11 août que Kamala Harris serait sa co-listière. Harris est sénatrice de Californie et ancien procureur général de l’État.

Le choix de Biden la ramène sur le devant de la scène dans la course à l’élection présidentielle de 2020, après qu’elle a renoncé à sa candidature début décembre.

Harris a abandonné car elle avait du mal à se démarquer des autres candidats comme Biden, qui représente le courant dominant du Parti démocrate. Alors qu’Elizabeth Warren et Bernie Sanders représentaient l’extrême gauche de la coalition démocrate, Harris n’était que l’une des nombreuses démocrates de l’establishment dans la course, et elle s’est disputée une grande partie des mêmes fonds que Biden et Amy Klobuchar.

En choisissant Harris, Joe Biden – ou quiconque prenant ces décisions – apaisera probablement les conseillers du parti Obama-Clinton qui s’opposent en privé aux législateurs comme Warren et Alexandria Ocasio-Cortez, considérés par les démocrates établis comme des candidats qui sont souvent coupés des électeurs de la classe moyenne américaine.

Dans le même temps, Harris devrait satisfaire – ou du moins faire taire – les critiques de l’aile gauche du parti, qui réclament depuis longtemps une femme noire sur la liste présidentielle.

En 2020, le choix d’un candidat à la vice-présidence est particulièrement important, car nombreux sont ceux qui pensent que Biden ne voudra ou ne pourra pas se présenter à la présidence en 2024.

Cela fait de Harris l’héritière du parti. Comme Biden sera le plus vieil homme à avoir jamais accédé à la présidence et qu’il n’est manifestement pas en excellente santé, on sait que Harris a de bonnes chances de lui succéder directement au cas où il mourrait ou tomberait gravement malade.

Mais bien que Harris soit « démographiquement correcte » pour l’aile gauche du parti, elle reste fondamentalement une arriviste très bien installée dans le courant dominant du parti – bien que celui-ci se soit considérablement déplacé vers la gauche ces dernières années.

En matière de politique étrangère, par exemple, elle n’est pas très différente de Hillary Clinton, Barack Obama, Susan Rice, Joseph Biden ou d’autres hauts fonctionnaires américains qui ont été heureux de perpétuer des guerres sans fin dans le monde entier au cours des dernières décennies.

Selon son site officiel de campagne, aucune région du globe n’est à l’abri d’une intervention américaine tant que les États-Unis interviennent de manière multilatérale. Il s’agit encore une fois de la politique Clinton-Obama.

Dans son double langage habituel, elle se dit favorable à la fin de la guerre en Afghanistan mais insiste sur le fait que les États-Unis doivent maintenir une présence sur place pour soutenir le régime afghan. Elle a préconisé la poursuite de l’intervention militaire en Syrie.

Harris défend de manière fervente la théorie de la conspiration selon laquelle les Russes ont piraté les élections de 2016 et demeurent une menace majeure pour la sécurité des États-Unis.

En matière d’environnement, elle soutient un Green New Deal, ce que l’on attendrait aujourd’hui de tout démocrate se présentant à la Maison Blanche.

Cela signifie d’énormes quantités de nouvelles subventions en faveur de l’énergie verte, financées par de nouvelles taxes et une quantité de nouvelles réglementations à destination des entreprises privées, une gestion globale des émissions de carbone en cohérence avec les accords internationaux comme les accords de Paris.

En matière de politique économique, c’est la liste habituelle des politiques interventionnistes. Elle veut « responsabiliser » les syndicats, réglementer plus sévèrement les employeurs et poursuivre agressivement les entreprises pour toute une série de « crimes » définis dans le labyrinthe complexe des lois fédérales régissant le secteur financier. La politique budgétaire est incontestablement ce que nous attendons des républicains et des démocrates : des dépenses sans fin en déficit.

Harris a salué les mesures imposées par le gouvernement fédéral comme le forced busing, par lequel les tribunaux fédéraux dictent les politiques d’inscription des écoles publiques au nom de la déségrégation raciale des écoles.

Dans tout cela, nous ne trouvons pas grand-chose qui diffère des huit années de l’administration Obama. C’est le programme politique habituel de centre-gauche que nous avons vu depuis au moins l’élection de 2008.

Mais ce qui est particulièrement dangereux aujourd’hui, c’est que le contexte politique a considérablement changé. Les deux principaux partis américains ont adopté des positions beaucoup plus interventionnistes en termes de politique budgétaire, de politique monétaire et de pouvoir de police intérieure.

De plus, et depuis des décennies, la présidence a lentement évolué vers un système de règles par décret : le président gouverne essentiellement par cette voie, le Congrès n’intervenant qu’à la marge. L’administration Trump n’a fait qu’accélérer cette tendance.

C’est probablement une douce musique aux oreilles de Kamala Harris. Après tout, en tant qu’ancien procureur et candidate à la présidence, elle n’a jamais hésité à utiliser le pouvoir exécutif de manière agressive.

Comme l’a fait remarquer Tyler Curtis :

Au cours de sa campagne, elle a promis à plusieurs reprises de contourner le Congrès et de prendre des mesures unilatérales sur toute une série de questions très conflictuelles.

En matière d’immigration, elle s’est engagée à publier un décret accordant la citoyenneté aux dreamers (migrants amenés illégalement en Amérique par leurs parents).

En matière d’environnement, elle a déclaré l’état d’urgence et forcé le pays à adhérer de nouveau à l’accord de Paris sur le climat. Elle veut également interdire l’utilisation du fracturage.

De nombreux observateurs ont relevé le caractère dictatorial de ces déclarations, et ce à juste titre. Donner suite à l’une de ces propositions serait profondément suspect, mais leur nombre même, associé à l’attitude effrontément péremptoire de Harris, ne doit laisser aucun doute quant à ses ambitions autoritaires.

Pour Harris, le Congrès n’est au mieux qu’un organe consultatif. Par courtoisie, le président peut demander au Congrès l’autorisation de faire quelque chose, mais il n’a pas vraiment besoin de son assentiment.

Harris a même déclaré qu’elle ferait un dernier essai au Congrès à propos du contrôle des armes à feu :

Une fois élue, je donnerai 100 jours au Congrès américain pour qu’il se ressaisisse et ait le courage d’adopter des lois sur la sécurité des armes à feu. Et s’il ne le fait pas, alors je prendrais des mesures exécutives. Je vais notamment imposer à toute personne vendant plus de cinq armes par an l’obligation de se soumettre à une procédure de vérification de ses antécédents lorsqu’elle vend ces armes.

Ce sont les mots d’une femme politique qui considère le rôle du président comme celui d’un dictateur élu. De nombreux présidents, dont Donald Trump, ont aussi vu les choses de cette façon ; mais il est maintenant plus facile que jamais pour un président de mettre en œuvre ces promesses de ne pas attendre que le Congrès adopte des lois dûment promulguées. C’est faire les choses à l’ancienne.

La nouvelle manière est de suivre la stratégie de Barack Obama qui consiste à utiliser un stylo et un téléphone pour émettre des diktats sans avoir à faire appel à une assemblée législative élue.

Il ne fait aucun doute que de nombreux détracteurs de Harris la qualifieront de radicale ou d’instrument de l’extrême gauche. La réalité est en fait beaucoup plus alarmante. Les radicaux ont tendance à perdre des batailles politiques, car ils se basent souvent sur des principes.

Il est peu probable que Harris ait ce problème. C’est une joueuse avisée qui s’intègre bien dans le courant dominant du parti et qui poursuivra le programme politique de centre-gauche tel que nous l’attendons de la part de personnalités comme Hillary Clinton ou Barack Obama. Il n’y a pas grand- chose de nouveau ici.

Ce qui a changé, cependant, c’est que nous vivons dans un pays où les présidents sont de plus en plus prompts à prendre des mesures unilatérales pour faire ce qu’ils veulent.

Dans le passé, il aurait pu être raisonnable de penser que le Congrès pouvait intervenir efficacement pour restreindre les propositions moins populaires et plus radicales d’un président. Cette vision du régime américain semble plus éloignée que jamais de la réalité.

Traduction par Contrepoints de Kamala Harris Is Basically Obama-Clinton 2.0, but Worse

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  • Cette femme est l’incarnation du « yaka » avec les tendances despotiques que ça impose.
    Crowder en a fait une analyse assez drôle avec sbires.

    Harris partage pas mal de taits de caractère avec Ségolène Royale.

  • D’ici novembre tout peut arriver même que Biden ne puisse plus se présenter et d’ailleurs il semblerait qu’il n’y aura pas d’élection possible puisque les démocrates refuseront l’élection si ce n’est pas eux les gagnants… Les usa vont sans doute se couper en deux, des états démocrates et des états républicains et une nouvelle guerre de sécession.

    • Sachant que les républicains ont les rednecks gun freaks de leur coté et que les démocrates on les SJW, je donne pas cher de la peau des gauchos si guerre il y a …

  • Qu’est donc devenue la constitution américaine qui avait pour but de répartir les pouvoirs et de garantir les libertés? Je ne savais pas que l’élection présidentielle consistait à élire un dictateur pour 4 ans.

    • Et ce sont les mêmes personnes qui ressortent cette même constitution quand un opposant fait comme eux 😉

    • En France, on en prend pour un an de plus. DDD, Dictature à Durée Déterminée, mais quand les mandats s’enchaînent, ça fait long!

  • Espérons que Trump repasse, sinon les chemises vertes vont prendre le pouvoir partout.

  • Le fachisme tranquille arrive à grand pas… ça va être intéressant les prochaines décennies…

  • Si on comprend bien, les USA sont en train de devenir une monarchie élecgtive, comme chez nous

  • impressionnante la propagande démocrate…

  • Si, les fumeurs de joints dont elle brisait la vie, ce dont elle se vantait avec gourmandise dans les diners mondains de la nomenklatura…

  • « L’administration Trump n’a fait qu’accélérer cette tendance. »
    Avec une très grosse restriction : Trump utilise les décrets pour, majoritairement, ENLEVER des réglementations, Obama (ainsi que le fera Harris) pour en AJOUTER.
    Ne pas préciser ceci est faire preuve d’une mauvaise foi absolue.

    • On peut ajouter que l’adm Trump est confronté à un congrès bloqué par les Démocrates qui ont refusé les résultats de 2016 sur la base de théories de complot, ou les néo conservateurs, obsédés par les interventions extérieures.

      Son dernier passage en force est clair : les Démocrates refusaient un accord tant qu’ils ne recevaient pas un financement fédéral pour leur gestion catastrophique locale.

    • vous avez raison, c’est une différence importante.

  • Mais la gauche a toujours voulu la guerre. Depuis ses débuts, le socialisme prône la révolution et ses héros sont des guerriers sanguinaires.

  • En cas d’élection, Joe Biden va-t-il nous faire une « pape Jean-Paul »? 86 jours je crois me souvenir. Et les théories les plus folles courent toujours.

  • Les États Unis ont élu, il y a 4 ans, un très grand Président : Donald Trump.
    Comme il n’est pas un politicien professionnel, il a commencé à nettoyer les écuries d’Augias qu’était devenue l’Administration américaine après huit années de présidence Obama, ou rien de bien n’a été entrepris pour le pays.
    On a vu que depuis son élection, parfaitement légale et légitime, les démocrates n’ont eu de cesse de fabriquer des dossiers plus « bidons » les uns que les autres pour abattre Trump. Ils se réjouissent maintenant du virus chinois qui endeuille le pays et paralyse son activité. On voit ainsi le vrai visage de ces bobo-gaucho-ecolo qui n’ont aucun intérêt réel pour les Usa et ses habitants, mais veulent simplement le pouvoir suprême pour l’exercer dans leur intérêt personnel, comme l’a fait Barack Hussein Obama.

    • Exact, c’est une lutte entre la nomenklatura américaine, qui s’en met plein les poches quand elle est au pouvoir, et Trump qui est un homme d’affaire pragmatique, qui l’en empêche. Ce qui explique la violence inouïe qu’elle déploie à son égard.

  • Les commentaires sont fermés.

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