Présidentielle US : Bernie Sanders déclare forfait, Joe Biden revient dans la course

Le vent est peut-être en train de tourner en faveur de Joe Biden à l’occasion de la gestion chaotique de la crise du Coronavirus par Donald Trump.

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Bernie Sanders 2016 By: Shelly Prevost - CC BY 2.0

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Présidentielle US : Bernie Sanders déclare forfait, Joe Biden revient dans la course

Publié le 10 avril 2020
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Par Frédéric Mas.

Bernie Sanders a annoncé mercredi qu’il renonçait à briguer la candidature du parti démocrate dans le cadre de l’élection présidentielle des États-Unis, laissant le champ libre à son adversaire Joe Biden pour se présenter face à Donald Trump.

Incarnation de l’aile radicale du parti démocrate, Bernie Sanders a suscité ces dernières années l’enthousiasme des médias et d’une partie de la jeunesse qui a reconnu dans le sénateur du Vermont l’inflexion marxiste en rupture avec l’establishment démocrate qu’elle ne retrouvait pas chez ses adversaires.

Porté par l’antilibéralisme et l’anticapitalisme qui a suivi de peu l’élection de Donald Trump, la figure du vieux sénateur est devenue aussi le symbole du raidissement socialiste de la base militante des jeunes du parti démocrate. Il faudra que Biden compte sur cette frange radicale pour espérer battre l’actuel locataire de la Maison Blanche.

Seul face à Donald Trump

Joe Biden se trouve désormais seul face au candidat républicain, mais il lui faudra convaincre les fans de Sanders pour mobiliser les troupes démocrates en sa faveur, et ce n’est pas gagné. Son image de modéré ne plait pas à cette fraction de l’électorat progressiste, qui est en partie prête à voter pour Donald Trump afin de renverser la table.

Le vent est peut-être en train de tourner à l’occasion de la gestion chaotique de la crise du Coronavirus par Donald Trump. En 2016, les électeurs protestataires qui détestaient les deux candidats à l’élection avaient finalement voté pour Trump. En 2020, il semblerait que Biden soit avantagé. Mais ce n’est pas tout.

Depuis la première semaine d’avril, Donald Trump continue de décrocher dans les sondages, qui décrivent un taux d’approbation entre 40 et 45 %, reflétant le scepticisme des Américains face à l’action du gouvernement américain. Contrairement à Emmanuel Macron en France, qui a bénéficié d’une remontée spectaculaire dans l’opinion publique, le président américain n’arrive pas à dépasser l’extrême polarisation politique qui divise le pays. Le candidat démocrate devance Donald Trump dans les sondages portant sur l’élection présidentielle également.

Biden technocrate social-démocrate

L’image de modéré de Biden ne doit pas être exagérée non plus. Face à un Donald Trump au conservatisme agressif et à un Bernie Sanders socialiste, il incarne à merveille le technocrate social-démocrate digne héritier de Barack Obama.

Comme le rappelait Peter Suderman dans Reason en mars :

[Joe] Biden a proposé un plan climatique de 1700 milliards de dollars, dont la portée est similaire à celle de nombreux candidats de sa gauche, ainsi qu’un plan d’éducation de 750 milliards de dollars qui servirait, entre autres, à augmenter les salaires des enseignants et à élargir l’accès à la maternelle. Il est favorable à une interdiction des armes d’assaut et à d’autres mesures de contrôle des armes à feu, à un salaire minimum national de 15 dollars et à une série de subventions, de prêts et d’autres aides accordées par le gouvernement pour promouvoir les économies rurales. Il a proposé une augmentation des impôts de 3,4 billions de dollars, soit plus du double de ce que l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton avait proposé lors de sa candidature en 2016.

Aujourd’hui, c’est la sortie de crise du Coronavirus qui donnera la victoire à la présidentielle, si elle se tient toujours à la date retenue.

 

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  • Voilà le type de l’article de presse d’une complaisance abyssale avec les socialistes américains, admirateurs du Cuba de Castro et du Venezuela de Chavez et Maduro.
    Bonjour pour les orientations économiques !
    En plus de cela, l’article qui parle en préambule de la « gestion chaotique de Trump », révèle sa totale méconnaissance du système américain, en même temps qu’il diffuse un peu de Trump bashing qui doit faire plaisir au foutraque de l’Elysee et à son équipe de guignols qui, eux, ont traité le covid 19 avec des décisions pertinentes et adaptées à la situation, bien sur, … même si cela doit entraîner la ruine du pays.

    On imagine que l’auteur de l’article doit postuler pour un hochet. Son ecrit sera fort utile quand le pays manquera de papier toilettes.

    • « Son ecrit sera fort utile quand le pays manquera de papier toilettes. »
      Même pas. Difficile de s’essuyer avec un PC 😉

    • Je partage le contenu de votre réponse, je suis sidéré qu’il soit rédigé par le rédacteur en chef de Contrepoint, cette complaisance et l’absence d’analyse critique ne colle pas à l’image que j’ai de Contrepoint.

      • C’est certainement parce que visiblement vous ne comprenez strictement rien à la ligne éditoriale de Contrepoints.

        Contrepoints est un journal libéral : il n’a donc pas plus de sympathie pour l’étatisme de droite (Trump) que pour l’étatisme de gauche (Biden).

        C’est bien ce que dit cet article. Tout lecteur libéral le lira bien ainsi. Évidemment le lectorat droitard égaré dans les commentaires de Contrepoints est tout perdu…

        • Ni de droite m ni de gauche, ça veut dire nulle part. Dont acte.

          Se prétendre libéral n’autorise pas à écrire n’importe quoi. Si vous aviez une petite connaissance du système américain, vous sauriez que les mesures de santé publique de chaque état sont l’apanage du Gouverneur de l’Etat, pas de l’état fédéral. C’est pour cela que les différents états ont pris des mesures différentes et Trump essaie de coordonner la lutte contre le virus et d’inciter les décideurs à prendre les protocoles efficaces ou les outils de protection qui ont fait leur preuve.
          Voilà pourquoi le mot “chaotique” est déplacé, car inadapté à la situation et révélateur d’un esprit ignorant.

          Maintenant , vous pouvez vous cacher derrière votre petit doigt ou une pseudo ligne éditoriale, ça ne changera rien à la réalité qui est ce qu’observent et analysent les vrais libéraux. Ne vous en déplaise.

          • « Ni de droite m ni de gauche, ça veut dire nulle part. Dont acte. »

            Ah oui, ça se confirme : vous n’avez en effet rien compris à ce qu’est le libéralisme.

            Par ailleurs, vouloir se poser en « vrai libéral » tout en étant groupie d’un étatiste comme Trump n’est pas très sérieux et fait sourire.

        •  » vous ne comprenez strictement rien « ,

           » lectorat droitard égaré .

          Il semblerait que ‘nous n’avons pas été assez pédagogues’, nous, le Kandubien…

          • « Camp du bien » : ah la fameuse expression des droitards…

            Vous savez, les petits rigolos, ce n’est pas parce que les libéraux critiquent les socialistes qu’ils font partie de votre « camp » d’étatistes de droite. Je sais, c’est dur à comprendre pour un droitard, mais pour nous autres libéraux, ce sont les droitards qui sont à placer dans le même panier étatiste que celui des socialauds.

            • Votre argumentaire est assez restreint.
              Dès que vous n’avez plus d’argument, votre interlocuteur devient un droitard étatiste (ou inversement).

            • Le ‘Kandubien’ ne se définit pas par la politique, mais par la vanité, le mépris et la condescendance avec lesquels il s’adresse à ceux qui ne pensent pas comme lui.

              Et vous cochez toutes les cases…

  • Pour mémoire, Biden semble non seulement corrompu, mais également médicalement atteint de démence sénile.

    • Je préfère un dément avec une jeune vice présidente qu’un narcisse au comportement psychopathique …Après les américains choisiront mais les populations noires , défavorisées et qui se prennent de plein fouet l’épidémie..Et bien elles ne s’abstiendront pas cette fois ci…

      • Et c’est la faute de Trump que les populations noires et défavorisées se prennent de plein fouet… ? Vous auriez pu rajouter « population masculine » également.
        En terme d’altermoiements, nous n’avons de leçons à donner à quiconque.

        • Il ne s’agit nullement de donner des leçons..Parce que entre nous les ricains font bien ce qu’ils veulent …A la fin du marché on comptera les cercueils ou les urnes….Et les urnes parleront …Si si..si..

          • Il y a quatre fois moins de morts par million d’habitants aux États Unis qu’en France !
            Mais les courtisans et les pisse-copies préfèrent louanger le foutraque de l’Elysee que de reconnaître les succès de la politique économique de Trump jusqu’à l’arrivée du virus.

            Oui, on verra quelles décisions seront prises par les uns et les pour relancer leur pays , et quelle économie se relèvera en premier.
            J’ai une petite idée, dois- je l’avouer.

    • on n’entend effectivement plus parler d’une affaire ukrainienne…

  • Vous devriez vous demander Pq Obama n’a t-il toujours publiquement déclaré son soutien à “SleepyJoe”… A suivre

    • Parce que à mon humble avis les US actuellement en ont rien à faire des présidentielles..Et Obama a la décence de se taire..

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