USA : bilan mitigé pour Obama

Il a été élu fin 2008, en pleine crise économique. Après un président sortant qui ne pouvait plus se représenter. Huit ans après, Obama affiche un bilan parsemé d’échecs et un pays encore plus divisé.

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USA : bilan mitigé pour Obama

Publié le 18 janvier 2017
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Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

USA : bilan mitigé pour Obama
By: Marc NozellCC BY 2.0

Sur le plan interne, Obama a fait des promesses et il a surtout augmenté les impôts et multiplié les réglementations. En 2009, il a lancé un grand plan de dépenses publiques de plus de 900 Mds de dollars afin de redynamiser l’économie. Parallèlement, plus de 4 000 pages de réglementations ont été ajoutées durant son premier mandat. Ce fût trois fois moins de croissance économique que sous la présidence de Reagan entre 1980 et 1984. Un véritable échec. Sa politique économique aura comme résultat l’appauvrissement des classes moyennes au nom de la lutte contre les inégalités.

Toujours en invoquant les pauvres, Obama a lancé une grande réforme du système de santé connue sous le nom d’Obamacare. Alors que les 61 % des Américains étaient contre cette réforme, les personnes non-assurées ont été obligées de souscrire à une assurance maladie quels que soient leurs revenus. L’État fédéral et les États deviennent les « acteurs principaux » du nouveau système qui oblige les employeurs et les employés à choisir une société d’assurance et à payer un coût fixé par l’administration.

Promesses non tenues

Le président Obama avait promis de baisser les franchises santé grâce à ce programme, elles ont, au contraire, augmenté de 60 % en moyenne. Les primes d’assurance ont bondi en moyenne de 25 % (et même 119% dans l’État d’Arizona) et les assureurs ne s’en sortent plus à cause des réglementations très strictes qui leur sont imposées. Obama avait promis de baisser le prix de l’assurance santé d’environ 2 500 dollars par famille et par an ; en réalité le prix a augmenté de 2 100 dollars !

Malgré un taux de chômage extrêmement bas (4.9 %), le taux d’emploi est à son plus bas niveau. Le salaire minimum a été augmenté et les classes moyennes croulent sous les impôts tandis que les politiques progressistes ont provoqué les résultats contraires de ceux escomptés : jamais la société américaine n’a été aussi divisée. Le rêve américain a été piétiné et seule l’envie entrepreneuriale a sauvé l’Amérique.

Le président élu Donald Trump a fait campagne en promettant la suppression de l’Obamacare et cela a été l’une des raisons de son élection. D’ailleurs, toute sa campagne électorale a été bâtie sur la critique de l’héritage des années Obama. On a bien vu que les électeurs ont été sensibles à ses arguments…

Lors de son dernier discours, l’ancien president Obama a déclaré : “ I’m asking you to believe not in my ability to create change, but in yours ”. Il a raison. Cette phrase montre qu’il a conscience de son échec et du fait qu’il vaut mieux croire en l’individu. Mieux vaut davantage de libertés que de contraintes afin d’améliorer le sort de chacun.

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  • L’article conclut en disant « ’Il vaut mieux croire en l’individu. Mieux vaut davantage de libertés que de contraintes afin d’améliorer le sort de chacun. »

    Posons-nous donc la question qu’évite soigneusement de se poser l’article : est-ce que Trump croit en l’individu ? Est-ce que Trump veut davantage de libertés ? Est-ce que Trump veut moins de contraintes ?

    Quelqu’un qui croit en l’individu aurait-il demandé le 7 décembre 2015 « l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux Etats-Unis » ?

    Quequ’un qui veut davantage de libertés s’opposerait-il au libre-échange avec le Mexique et la Chine ? Quelqu’un qui veut moins de contraintes s’obstinerait-il à vouloir réduire la liberté des employeurs américains d’embaucher qui bon leur semble, y compris des étrangers mexicains ?

    L’article dit que les électeurs de Trump ont été sensibles à ses arguments… Est-ce une bonne chose d’être sensible au nationalisme ? Est-ce une bonne chose d’être sensible au protectionnisme ? Est-ce une bonne chose de tomber dans le piège de croire qu’Obama est un bisounours pacifique, tel que n’a cessé de le prétendre Trump, alors qu’en réalité Obama est un criminel qui a autant de sang sur les mains que Bush ?

    Si Trump croyait réellement en l’individu et voulait réellement plus de libertés, alors Trump serait libéral sur tous les sujets, et non pas seulement sur les impôts ou le port d’arme ou la liberté d’expression. C’est pas plus compliqué que ça !

    Au lieu de ça Trump est un « nationaliste-collectiviste » (expression de Steve Davies de Learn Liberty.)
    Un libéral défend toutes les libertés, même celles qui risquent d’enlever à ses électeurs les éventuels privilèges dont ils bénéficient. C’est pour cela qu’un libéral a quasiment aucune chance d’être élu, contrairement à un « nationaliste-collectiviste » comme Trump qui défend les libertés qui plaisent à ses électeurs mais rejette les libertés (libre échange, immigration, réduction des dépenses publiques) qui menacent les éventuels privilèges dont ils bénéficient.

    • – « Quelqu’un qui croit en l’individu aurait-il demandé le 7 décembre 2015 « l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux Etats-Unis » ? »
      C’était un coup médiatique, histoire de faire parler de lui après un attentat commis par un islamiste. On peut dire qu’il s’est laisse momentanément emporter.

      – « Quelqu’un qui veut davantage de libertés s’opposerait-il au libre-échange avec le Mexique et la Chine ? »
      Il ne s’oppose pas au libre échange. Il constate que les condition de la concurrence pure et parfaite ne sont pas réunies dont il veut remettre les choses a leur place. Limiter le libre échanges est NÉCESSAIRE lorsque les conditions idéales ne sont pas réunies.

      – « Est-ce une bonne chose d’être sensible au nationalisme ? »
      Trump n’est, jusqu’à preuve du contraire, pas nationaliste. D’ailleurs que veut dire ce mot aux Etats Unis?

      – « Est-ce une bonne chose de tomber dans le piège de croire qu’Obama est un bisounours pacifique »
      Obama est faible avec les forts et fort avec les faibles. Faible avec l’offensive islamiste et russe dans le monde, fort contre les libertés individuelles dans son propre pays.

      – « alors Trump serait libéral sur tous les sujets »
      Lesquels par exemple? Ne détourneriez vous pas le sens du libéralisme? le libéralisme, ce n’est pas « fais ce que tu veux », ce n’est pas le « open bar ». la Liberté ne peut s’exercer qu’en respect des règles et des coutumes de la société dans laquelle elle se trouve.

      – « Un libéral défend toutes les libertés »
      Vous confondez beaucoup de choses. La liberté doit s’arrêter a certains endroits, afin de fonctionner correctement. Un de ces endroits est la propriété privée par exemple. Un autre est la Justice. Un autre enfin est la liberté d’autrui.

      En dehors de ces points, je suis d’accord avec vous: Nous ne savons pas ce que fera Trump, quel Président des Etats Unis il sera, quelle politique il mènera. Il est trop tôt pour un libéral de crier victoire. Mais il faut lui laisser le bénéfice du doute et ne le juger QUE sur ces actions, et non sur vos a priori.

    • L’article ne sous entend pas que Trump est pour l’individu. Ne prêtez pas des mots à l’auteur qu’il n’a pas écrit, et qui à mon sens, ne semble sous entendre non plus.

    • Hors sujet.
      L’article concerne Obama, pas Trump. Constater qu’Obama a un bilan très mauvais, ce n’est pas dire que Trump est génial.

      Le problème avec les gens comme vous, c’est que vous êtes totalement manichéens: si on critique Obama, c’est qu’on est pour Trump, car rien ne peut exister en dehors des clivages extrêmes que vous formez dans votre tête. Vous vous forcez donc à nous faire rentrer dans vos cases bien définies sans lesquelles le monde n’a plus de sens pour vous.

      Sinon, pourquoi pondre un aussi long commentaire sur un type dont il n’est absolument pas question dans l’article?

      • Non le problème c’est surtout que ça fait peut être le 1000ème article sur le bilan d’Obama et qui au final n’apporte rien d’autre que la presse mainstream. Sinon il y a un nouveau président US qui fait son discours d’investiture dans moins de 24h, qui a des dizaines de tweet et de déclarations sur pas mal de thématiques et zéro article;

        Je rappelle que sur Obama le bashing se faisait avant son élection aussi comme Sadith Khan à Londres.

        Bah Trump est président US donc normal que tout ce ramène à lui non? Desproges: vous vous êtes toujours pas remis du score minables des libertariens ou quoi?

  • Ce qui a permis aussi à Trump son élection c’est que Clinton a un mauvais contact avec les électeurs ce qui dans le showbiz politique est catastrophique, il y a aussi un certain nombre d’affaires pas clair chez cette femme. Trump malgré ses faillites successives est toujours retombé sur ses pattes parfois au détriment de quelques petits investisseurs…

  • finalement obama n’est qu’un socialiste pur et dur ; il a appauvri la classe moyenne , pensant ainsi redonner aux plus pauvres ; c’est ce fait le ps en france ; ça ne marche pas ; obama à empliler les conflits à l’encontre d’autres pays , les guerres ça coute cher et ne rapporte qu’à une minorité ;celui là aussi n’était pas fait pour être dirigeant de l’ex plus grande puissance du monde ;

  • « Le président élu Donald Trump a fait campagne en promettant la suppression de l’Obamacare et cela a été l’une des raisons de son élection. »

    La raison PRINCIPALE et factuelle de son élection, c’est qu’il a su parler aux chômeurs du Wisconsin, de la Pennsylvanie, du Michigan et de l’Ohio, que l’épouse Clinton avait complètement snobe. Quel fut son discours? « Délocalisations, fermetures d’usine, chômage, déclassement ». Ces Etats du nord-est traditionnellement démocrates ont vote pour celui qui leur promettait des emplois. C’est la que s’est jouée l’élection. Et surtout, Trump n’a pas promis a ces gens du nord-est de supprimer l’Obamacare. Il aurait perdu sinon.

    • L’élection de Trump ou la sacralisation de la communication politique et rien d’autre… En somme Trump à été parce qu’il a su mais au final ce n’était que du discours

      • « sacralisation de la communication politique »
        Oui, comme toutes les élections de tous les pays au monde depuis que nous vivons avec le suffrage universel.

  • Article très partisan surtout quand on met sur un piédestal Reagan qui a un bilan tout aussi mitigé.

    Si on pense une seule seconde que l’on va retrouver des niveaux de croissance à 5% dans les pays développés dans le contexte mondial actuel, c’est se mettre le doigt dans l’oeil. La croissance sous Reagan n’a été possible qu’en dépensant de l’argent: triplement de la dette publique et explosion des dettes privées en dérégulant à outrance ce qui a conduit inexorablement aux crises économiques suivantes. D’ailleurs on verra bien les bonnes bulles que nous créera l’idiot qui va remplacer Obama en donnant au top1% la moitié des coupes fiscales prévues (6000 milliards sur 10 ans), il faudra bien que ces riches placent leur argent quelque part et donc on prépare les futures bulles de demain.

    Crouler sous les impôts??? Il faut arrêter les US sont un des pays à la fiscalité la plus basse.
    http://www.taxpolicycenter.org/briefing-book/how-do-us-taxes-compare-internationally

    Pour le coût de la santé, Obamacare a perdu tout son contenu à cause des compromis fait avec le Congrés et les coûts de santé augmentaient tout aussi vite avant. Clairement les US ont un gros problème avec leur santé qui est pourtant loin d’être la sécu.
    http://blogs-images.forbes.com/chrisconover/files/2012/12/healthprices.jpg

    On rappelle quand même que le salaire médian corrigé de l’inflation n’augmente plus ou peu depuis un moment même sous Reagan alors que les revenus des plus riches ont explosé. Clairement le modèle d’avoir baissé massivement les impôts sur les plus riches n’a pas conduit à un enrichissement des classes moyennes mais a fait exploser les déficits et les inégalités.

    • Fred : grâce au dollars qui reste toujours la 1er monnaie au niveau des transactions au niveau mondiale, les US exportent leur récession, leur inflation et leur bulle à travers le monde 🙂

      N’est ce pas Bush qui avait dit en 2000: « le pouvoir d’achat des américains ne se négocient pas »?

      A partir de cette déclaration vous pouvez justifier la guerre pour booster l’économie

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