Convention Climat : dans la ligne du parti

Communist party by @joefoodie(CC BY 2.0)

Les 149 propositions sont dans la droite ligne d’une certaine vision de l’écologie portée depuis plus de quarante ans par les ayatollahs verts.

Par Jean-Pierre Bardinet.

L’objectif de la Convention citoyenne sur le climat est simple : comment réduire d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, dans un esprit de justice sociale ? Comme il est évident que la réduction de nos émissions de gaz carbonique est incompatible avec la justice sociale, cet objectif est absurde, et cela confirme que cette Convention est une farce irréaliste.

La Convention citoyenne sur le climat a dès le début été fortement encadrée et contrôlée par un Comité de gouvernance essentiellement vert et rouge, afin que les propositions aillent dans le sens de l’idéologie climat/énergie, celle de l’écologisme. Des commissaires politiques verts et rouges, en quelque sorte. Ils ont en un premier temps procédé à un lavage de cerveau des 150, afin de bien leur faire comprendre ce qu’est la ligne du Parti de l’écologisme, pour qu’ils restent dans sa droite ligne, sans déviationnisme pervers, puis ils ont surveillé les travaux avec le plus grand soin, afin d’éviter toute dérive, toute proposition idéologiquement incorrecte.

Après neuf mois de débats instrumentalisés et savamment encadrés par cette technostructure triée sur le volet, la convention citoyenne pour le climat a rendu le 21 juin ses conclusions. Ce n’est rien d’autre qu’un répertoire de ce que prône l’écologisme qui en est sorti, ce qui était prévisible dès le départ. Les techniques de manipulation quasi-staliniennes ont parfaitement fonctionné avec ces pauvres 150 citoyens tirés au sort, nous dit-on…

Présidence :

— Laurence Tubiana : ancienne militante de la Ligue communiste révolutionnaire, puis conseillère pour l’environnement de Lionel Jospin et signataire de l’appel des économistes en soutien au candidat François Hollande, enfin ambassadrice auprès de Laurent Fabius
— Thierry Pech : conseiller de la CFDT auprès de Nicole Notat, membre fondateur du think tank Terra Nova, un des plus éminents soutiens pro-migrant de l’“Aquarius”

Rapporteur :

Julien Blanchet : ancien président de la Fage, syndicat étudiant de gauche

Experts :

— Michel Colombier : conseiller principal de Ségolène Royal, ministre de l’Énergie
— Anne-Marie Ducroux : consultante de la Ligue de Protection des Oiseaux
— Jean Jouzel : candidat sur la liste PS-Place publique, conseiller climat de Benoît Hamon, membre du GIEC
— Loïc Blondiaux : président de Démocratie Ouverte, association adhérente de l’OGP une ONG liée aux démocrates américains et à la gauche brésilienne de Dilma Roussef
— Jean Michel Fourniau : dirige le GIS Démocratie et Participation et membre du GSPR de l’EHESS, un fief de gauche
— Mathilde Omer : elle aussi coprésidente de Démocratie Ouverte !
— Dominique Gillier : secrétaire Général de la Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie CFDT (FGMM CFDT), membre du Bureau National Confédéral de la CFDT, membre du Comité Directeur de Industriall European Trade Union (Fédération syndicale européenne de l’industrie)
— Jean Grosset : directeur de l’Observatoire du dialogue social de la Fondation Jean-Jaurès, Secrétaire général adjoint de l’Unsa, puis conseiller social du premier secrétaire du PS, Jean Christophe Cambadélis

Les 149 propositions sont dans la droite ligne d’une certaine vision de l’écologie portée depuis plus de quarante ans par les ayatollahs verts. L’idéologie qui l’inspire est par nature punitive et liberticide : elle considère l’Homme comme un nuisible dont il convient de limiter drastiquement le champ des possibles.

À l’instar de la taxe carbone ayant conduit à la crise des Gilets jaunes, le nouveau monde présente aujourd’hui la limitation à 110 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes comme la mesure phare capable de sauver notre planète. Qui peut raisonnablement le croire, alors que la Chine et les États-Unis n’ont jamais autant émis de CO2 et que, cerise sur le gâteau, l’action du CO2 sur la température moyenne annuelle globale n’est qu’une hypothèse idéologico/politique  préconfigurée dans les statuts du GIEC avant le début de ses travaux, mais non scientifiquement prouvée.

Tout ceci est totalement absurde, car quels sont les gains escomptés par l’objectif de réduction de 40 % de nos émissions de CO2 ? Nos émissions de CO2 sont de moins de 1 % du total des émissions mondiales, et une réduction des émissions hexagonales de 40 % mènerait à une réduction parfaitement négligeable des émissions mondiales, alors que la Chine augmente ses émissions d’au moins 5 % par an, sans compter les augmentations des émissions des pays en développement… Et, cerise sur le gâteau, les émissions mondiales anthropiques n’étant que de 5% environ du total des émissions, selon le rapport scientifique AR5 du GIEC, on marche sur la tête et ce délire de lutte anti-CO2 ne repose que sur du vide.

Soit les propositions de la Convention vont dans le sens que nos gouvernants ont déjà décidé en catimini, et alors nous allons à la catastrophe si elles sont majoritairement adoptées par le Parlement, soit la rouerie macronienne utilise les 149 propositions pour torpiller l’idéologie vert/rouge en montrant aux citoyens que ce que proposent les idéologues est liberticide, taxatoire, contraignant, délirant, irrationnel, sans aucune analyse des conséquences sociales, économiques et financières, bref, une amorce de Big Brother. Cela étant, compte tenu du fait que, au cours du confinement, madame Borne a sournoisement signé le décret de la PPE, qui va dans la droite ligne de l’idéologie vert/rouge climat/énergie, je penche pour la première hypothèse, et alors, pôvres de nous, peuchère !

Quand un gouvernement fait des choix qui vont à l’encontre des intérêts supérieurs du pays, il n’est plus digne d’avoir les rênes du pouvoir. Notre gouvernement fait des choix qui vont à l’encontre des intérêts supérieurs du pays, et donc…

Vous souhaitez nous signaler une erreur ? Contactez la rédaction.