Coronavirus : la consommation en baisse… comme la pollution ?

Depuis quelques jours, les photos satellite montrent une pollution drastiquement réduite au-dessus de villes chinoises… Victoire pour les écologistes, même si la réalité est nettement moins simple.

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Coronavirus : la consommation en baisse… comme la pollution ?

Publié le 11 mars 2020
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Par Pierre Tarissi.

Depuis quelques jours, les photos satellite montrent une pollution drastiquement réduite au-dessus de villes chinoises… Victoire ! clament les pseudo-écologistes, vous voyez bien qu’en réduisant la consommation, on réduit la pollution ! Vivent la « sobriété » et la « décroissance » !

Voire… la réalité est nettement moins simple…

Toute diminution importante de consommation fait effectivement « baisser la pollution » de toute sorte. Celle-ci, particulièrement brutale, est due à une épidémie, mais il peut y avoir d’autres raisons (pénurie de pétrole, grèves massives, etc.). Cette baisse d’activité sera d’ailleurs aussitôt rattrapée en grande partie dès le retour à la normale avec une pollution au moins aussi grande voire plus élevée, mais ce n’est pas, et de loin, le point le plus important.

Le vrai sujet est qu’il est criminel de se réjouir de cette « baisse de pollution » due exclusivement à une diminution de la consommation, donc du confort des populations.

D’abord, cette perte de confort peut être mortelle pour les plus fragiles, et donc elle l’est par la force des choses ! Il est ensuite indispensable de se rappeler et de répéter que ce n’est pas la consommation ni le consommateur qui polluent, mais l’outil de production !

Le coronavirus accrédite l’idée que baisser la consommation règle le problème de la pollution

En effet, le problème de fond de la pollution, quelle que soit sa nature et CO2 inclus, est qu’elle n’a jamais été un souci de l’humanité avant la fin des années 1960. Auparavant, et depuis l’Antiquité, c’était tout simplement un non-sujet. Elle présentait cependant quelques inconvénients, mais marginaux.

Par exemple, il y a 2500 ans, l’extraction du minerai de plomb argentifère était extrêmement toxique dans les centaines de puits de mine du Laurion. Que l’espérance de vie d’un mineur ne dépassât sans doute pas cinq années ne dérangeait personne, car il s’agissait d’esclaves de la démocratie athénienne. La prospérité de ladite démocratie était assurée par les monnaies d’argent frappées à partir du métal de ces mines.

Plus près de nous, les entrepreneurs se sont mis à développer de plus en plus activement les procédés industriels, à partir de la Renaissance européenne, et avec des effets visibles dans la vie quotidienne vers 1850 en Europe, et surtout 1950 dans le reste du monde. Leur cahier des charges était simple : produire de plus en plus de biens et services, de préférence innovants, de qualité sans cesse améliorée et à un prix de plus en plus bas.

Depuis la fin des années 1960, la masse très rapidement croissante d’humains a augmenté sa consommation de plus en plus vite, accompagnée par une augmentation massive de la production. Alors, l’occupation accrue de surfaces terrestres (déforestation), de même que la consommation de matières premières et de nourriture sont devenues insoutenables durablement avec les techniques disponibles, et des menaces sur la disponibilité des ressources sont apparues.

Quand on impose des contraintes aux industriels, ils savent gérer et respecter ce cahier des charges

En même temps, les inconvénients de la pollution se manifestaient dans les pays riches, d’où les efforts, par exemple pour dépolluer les moteurs des transports terrestres, avec un grand succès depuis la fin des années 1980. Les façades de nos villes noircissent depuis lors nettement moins vite.

De même, les accidents automobiles ont culminé vers un maximum de 18 000 morts sur les routes en France en 1973, avant de redescendre aujourd’hui à un peu plus de 3000. Le tout à grand renfort d’améliorations massives du réseau routier (autoroutes…) et de la technique des véhicules.

Les industriels ont absorbé dépollution et sécurité à l’aide de leurs gains de productivité sur d’autres points. Mais cela a limité la baisse des prix des véhicules – ou l’amélioration de leurs autres performances, donc de façon assez indolore pour l’automobiliste.

Toute situation de crise, donc de décroissance contrainte donne l’illusion que quelque part les décroissants ont raison, ça fonctionne, et c’est peut-être la seule façon de réduire vraiment la pollution… Ce n’est pas faux, mais c’est au prix d’une diminution drastique du confort et du bien-être des populations.

Cela détourne totalement l’attention du public du vrai sujet. Réduire effectivement la pollution demande des efforts importants, de longue durée, et qui coûtent de l’argent.

Produire sans polluer et en contrôlant l’utilisation des matières premières va renchérir les prix des biens et services

Depuis les années 1960, les populations européennes ont accepté une augmentation moins rapide de leur niveau de vie perceptible pour – via impôts et cotisations sociales – consacrer de plus en plus d’argent aux dépenses essentiellement  liées à la maladie et aux retraites, accessoirement à la réduction de la pauvreté et à quelques autres dépenses (chômage, maternité, accidents du travail).

Réduire vraiment la pollution demande une refonte complète des méthodes de conception de biens et services, de leur outil de production, ainsi que de la gestion des déchets. Ce nouveau cahier des charges industriel est la conséquence de l’appétence collective pour un monde dépollué, le point central actuel étant les émissions de CO2.

Cela demandera beaucoup de travail humain et d’énergie, surtout si on veut y adjoindre – et c’est légitime – la préservation et l’entretien de la biodiversité sur de vastes espaces continus jugés suffisants.

Transition énergétique et écologique sont, avec des équilibres mondiaux, de même nature que la construction des modèles sociaux nationaux depuis les années 1950

Nous nous orientons donc vers une allocation croissante de la richesse du pays vers des dépenses anti-pollution, et plus généralement écologiques comme cela s’est produit essentiellement depuis 1950 pour les dépenses du modèle social. En y ajoutant le fait que les équilibres de ces dépenses correspondront à des mutualisations mondiales, alors que les dépenses des différentes modèles sociaux étaient nationales.

On n’entend pas vraiment ce discours sur les tréteaux électoraux, mais il est manifestement très concret. Pour le rendre acceptable, il est nécessaire de retrouver un niveau de croissance suffisant pour pouvoir le financer sans perte de niveau de vie (soit les biens et services dont chacun peut disposer, représentés, certes assez mal, par le PIB par tête).

Or, ce niveau de vie, au moins en France, baisse ou stagne depuis environ 2007.

L’illusion que la baisse de la consommation suffira à dépolluer nous détourne dangereusement de la vraie solution : investir pour innover !

C’est sans doute largement dû à au moins deux causes.

D’une part, la mauvaise qualité de la formation en France : incapacité à former des adultes non qualifiés (20 % de la population) et contingents importants de jeunes sortant du système scolaire sans qualification (plus de 100 000 par an).

D’autre part, liée à la première, l’atonie de la recherche et développement et de l’innovation françaises : leurs budgets stagnent depuis des décennies à moins de 2,25 % du PIB (ordre de grandeur 50 milliards d’euros), contre environ 4,5 % pour les pays les plus performants (Corée, Israël…).

Difficile dans ces conditions de financer une quelconque transition énergétique ou écologique sans augmenter massivement les dépenses de R&D et les investissements si l’opinion publique est convaincue par quelques gourous pseudo-écologistes qu’il  suffit de diminuer la consommation parce que le coronavirus montre que ça marche ! Cette voie ne peut nous conduire qu’à un déclin accéléré.

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  • On peut en effet rétorquer aux écolos décroissants (pléonasme ?) qu’on n’a pas attendu les crises économiques pour réduire les pollutions. Depuis la fin des années 80, l’air des villes a été dépollué alors même que celles-ci se développaient.

  • Merci à Pierre Tarissi pour cet article sur les conséquences de l’épidémie de COVID19.
    Un élément positif, la pollution diminue… la vue depuis l’espace stratosphérique le confirme… mais, l’auteur nous annonce que nous sommes engagés dans une voie qui « ne peut nous conduire qu’à un déclin accéléré »!!
    Mais ami Tarissi, à un moment ou le pragmatisme transalpin s’engage dans une stratégie de combat, notre pays oppose à COVID19: « l »exception française »! probablement sur le modèle comportemental d’une certaine cigale…
    Presque le coté sympathique de la situation….

  •  » le point central actuel étant les émissions de CO2″: Non!!! autant il est important en effet d’investir afin de diminuer la POLLUTION, autant le Co2 n’est pas un polluant! Mais c’est la parfait bouc émissaire pour les anti-capitalistes de tout poil, car pour le faire diminuer il n’y aurait en effet pas beaucoup d’autres solutions que de diminuer l’activité et même diminuer le nombre d’humains tout simplement (puisque lorsque vous respirez vous expirez du Co2…)

    • +1: effectivement le CO2 n’est nullement polluant,

      -1: Le CO2 que nous expirons n’est que le recyclage du Carbone que nous absorbons, lui-même d’origine atmosphérique: retour à l’envoyeur.

      • @mc2: La dernière définition du mot polluant inclurait l’eau… en fait, un polluant est devenu « tout ce que l’homme produit plus qu’un animal équivalent ».

    • Bonjour « Pierrot »,
      Je crains que ce débat ne soit, disons, dépassé :
      – Quasiment tout le monde semble admettre l' »effet de serre » causé par le CO2 et la nocivité du réchauffement du climat terrestre causé par l’augmentation de concentration du CO2
      – De toutes façons, l’Humanité aura dans les prochaines décennies, besoin d’énormément d’énergie (par exemple bien au-delà de 100 Gtep par an contre moins de 15 aujourd’hui), et les capacités d’extraction d’hydrocarbones (hydrocarbures + charbon) fossiles risquent bien de ne pas pouvoir « suivre » !
      Il faudra donc « autre chose », et seule l’énergie nucléaire est suffisamment concentrée pour fournir. D’où la nécessité de toutes façons de « sortir des hydrocarbones », de préférence sans couvrir d’éoliennes et de champs de PV toutes les terres émergées, mais c’est un autre débat …
      Amitiés,
      Pierre

      • Je croyais naïvement depuis l’avênement de la relativité et de la mécanique quantique que les « perceptions humaines » n’étaient pas valables pour décrire les réalités complexes.

      • et seule l’énergie nucléaire est suffisamment concentrée pour fournir.

        L’élite au pouvoir a décrété que non puisqu’elle a fait débrancher Fessenheim qui aurait pu fonctionner encore 10 ans sans problème. Comme si EDF avait trop de moyens…

        • EDF est très contente de fermer Fessenheim et percevoir une indemnisation de l’état, alors qu’elle risquait de devoir fermer un réacteur d’elle même au contrôle technique de l’ASN qui allait bientôt avoir lieu et là pas de pépètes de l’état. On est dans le capitalisme à la française, autre terme pour dire de connivence.

          • Bonsoir menesdred et tous,
            Non, EDF ne peut pas être « très contente » de faire un pas de plus vers son démantèlement et la destruction de la filière nucléaire française, la plus performante du monde, mais « mal vue » par les « verts » allemands, et donc l’administration européenne – au moins pour le moment …
            Effectivement, certains industriels français « de connivence » se gavent sur les éoliennes et les champs de PV totalement inutiles …
            Amitiés,
            Pierre

      • que quasiment tout le monde admette la nocivité du réchauffement du climat , je dois dire que ça me laisse froid…

        nocivité pour qui pour quoi? et le réchauffement constaté ou qui doit se produire?

        incroyable comment une théorie aussi floue puisse progressivement s’installer et conduire à de telles affirmations..

  • Paris ne s’est pas fait en un jour ; vivre normalement et décemment tout en dépolluant se fera sur le long terme ; il faut laisser le temps au temps ;

    • Bonjour Véra,
      Oui … et non ! Laisser du temps au temps est une formule mitterrandienne, l’homme qui avait l’art de ne surtout rien faire …
      Dans les domaines technologiques, ça ne fonctionne pas. Il ne se passe rien si on n’a pas de chercheurs qui trouvent, d’industriels qui investissent et qui produisent. Depuis justement le susnommé Mitterrand, les dépenses de R&D de la France se traînent à moins de 2,25% du PIB, environ 50 Mds € par an, alors que les meilleurs (Corée du Sud, Israël) sont plutôt à 4,5% … Rien de surprenant dans ces conditions à ce que la « croissance » française patine …
      Amitiés,
      Pierre

      • formule mitterrandienne, l’homme qui avait l’art de ne surtout rien faire … de positif 😉

        Bon, il dépensait grandement l’argent des autres, sa spécialité, amorçant le déclin du pays.
        La France, en faillite, n’est pas capable de passer à 4.5% du PIB, surtout avec l’effet du Covid19 qui va faire un carton.

        • Bonsoir Michel et à tous,
          Si si, la France est parfaitement capable de trouver 50 Mds par an à affecter à la R&D, en réduisant la dépense publique, donc les impôts, en permettant à des citoyens ou entreprises d’investir dans les labos de recherche « publics » (il faut créer des supports pour cela), en réorientant les masses d’épargne actuellement employées en contrepartie de la dette d’Etat (par exemple les centaines de milliards d’OAT des supports en € de contrats d’assurance-vie, etc.
          Amitiés,
          Pierre

  • Article plein de bon sens. Je crains fort hélas que le bon sens ne constitue pas l’ingrédient qui prévaudra dans les prochains mois ou années.

    J’ai vu en effet moi aussi des personnes au demeurant sympathiques montrer avec enthousiasme cette carte de l’absence de pollution en Chine, comme s’il suffisait de prolonger de cet état de fait pour que l’humanité soit enfin débarrassée de l’affreuse pollution, mais sans un instant prendre en compte les effroyables coûts humains qu’engendreraient une poursuite durable de cette absence d’activité productive !

  • « D’autre part, liée à la première, l’atonie de la recherche et développement et de l’innovation françaises  »

    Si vrai, mais après innover que fait on ? Produire ou utiliser.
    Sauf que cela devient de plus en plus coûteux par des règles de prévention ou de coûts cachés.

  • C’est vrai que la pollution diminue : Greta a décidé de rester chez elle …

  • La consommation est plutot en hausse au moins pour le PQ et les pâtes et d’après ce cher Edouard nous avons de la « bouffe » et de la « mangeaille » jusqu’a l’été …au passage cela nous donne la haute idée qu’il a de ses produits!

  • « Augmenter massivement la R&D »
    Il faut surtout sortir de l’idée que la R&D s’augmente en en augmentant les budgets ! La R&D s’augmente quand ceux qui la financent et ceux qui la conduisent y voient une chance de profit inhabituel. En France, ce profit vient de l’argent des contribuables qui subventionne les projets de R&D. Dans un monde normal, ce profit viendrait des progrès et avantages compétitifs obtenus grâce à la R&D et dont les acteurs toucheraient leur juste part sans qu’elle parte d’abord chez le fisc.

    • bien entendu et ça reste la faiblesse de l’article , en fait il y a bien peu de gens qui sont contre l’innovation, même les décroissants..

      j’ajouterais que l’auteur me semble commettre une erreur..
      un meilleur environnement est un produit de consommation comme un autre, se payer un meilleur environnement, plus exactement un controle accru de l’environnement n’est pas une baisse de pouvoir d’achat, ça l’est plus exactement ça devient inappréciable quand cela n’est pas choisi par l’individu ; les verts décroissant vous diront quant à eux que toute préservation de l’environnement est un gain, ils auront m^me quelques éléments qui essaieront de vous convaincre en évoquant qui des externalités négatives évitées, qui des bénéfices de la simple existence de trucs comme les éléphants.

      ces gens cachent l’arbitraire de leur opinions, pour avancer leurs pions au point de vue politique…

      non il ne faut pas mette d’argent dans un rd qui ne mène à rien…
      la RD ers un investissement comme un autre. si cela est fait avec de l’argent public ,on sait où ça conduit.

      • Bonjour Jacques et à tous,
        L’environnement est effectivement un « produit de consommation comme un autre », au détail près que chacun, individuellement, ne peut pas « acheter » ce produit et aucune entreprise ne peut le produire à elle seule … Sa qualité ou non-qualité est le résultat d’un effort collectif, qui se situe au niveau de l’outil de production, et qui a un coût. En outre, cet effort collectif est à produire au niveau mondial, pour le CO2 comme pour d’autres polluants.
        J’ai donc un peu de mal à comprendre quelle « erreur » je commettrais …
        Amitiés,
        Pierre

        • ben non ce n’est pas le résultat d’un effort collectif…
          votre erreut tient dan sl’ambiguité..
          ainsi réduire la pollution n’est pas un objectif souhaitable, n’est pas un objectif commun, ça peut être parfaitement idiot..

          sortez des généralités..donnez un exemple précis et vous allez voir , vous aurez des avis divergents..
          on peut par exmple parler d’un objectif de réduction des emissions de CO2 fossile…objectif commun??? vraiment?

          ce qui fait le succès des idées écologique est leur ambiguïté…et leur vacuité…

          • Bonsoir à tous,
            Il n’y a aucune « ambiguïté » … La « réduction de la pollution » est bien un objectif souhaitable, sauf si vous avez envie de respirer de l’air pollué, d’avoir des fleuves sales, des plages pleines de détritus et des stocks d’ordures au pied de votre logement … Et je ne vois pas quels seraient les « avis divergents » sur ces points.
            Réduire ces nuisances est bel et bien un « objectif commun » qui ne peut être atteint que par un effort collectif au plan mondial (si vous déversez des ordures dans la mer à Bordeaux, on peut très bien les retrouver à New-York …). Et cet « objectif commun » passe par des cahiers des charges industriels précis définissant des modes de production de biens et services avec « zéro déchet non recyclé », y compris lors de la mise au rebut des biens produits. Ces cahiers des charges sont très possibles à respecter, moyennant des coûts supplémentaires (travail humain et consommation d’énergie et de matières premières) … Aucune « ambiguïté » sur ces points, la seule question étant de savoir comment on organise le financement de ces actions …
            Amitiés,
            Pierre

    • Bonjour MichelO et à tous,
      La R&D ne s’augmente pas « en augmentant les budgets », mais sans budgets, elle ne peut rien produire … En outre, je parle de la R&D totale de la France, public et privé inclus, et pas seulement d' »argent public » …
      Et très concrètement, le niveau d’innovation français est notoirement insuffisant, indépendamment de toute autre considération.
      Mais il est très clair qu' »augmenter les budgets » est insuffisant, si on ne s’attaque pas à l’efficacité de ces dépenses, ce qui est un autre sujet …
      Amitiés,
      Pierre

      • mais ça rend votre propos creux..

        il est absurde de dire que le niveau d’innovation français est insuffisant…
        vous pouvez juste constater qu’il est plus faible que dans d’autres pays…
        le seul sujet est de savoir si des personnes sont empêchées pour une raison ou une autre d’investir mal ou bien dans la recherche..
        c’est une approche collectiviste de considérer le niveau global des depenses de rd..

        • Bonsoir à tous,
          Il n’y a rien de « collectiviste » là-dedans … Juste le constat que les investissements en R&D sont les plus rentables à long terme qu’une société humaine puisse faire …
          Ces investissements – encore une fois je n’ai pas distingué les investissements « publics » des « privés » – sont plus faibles en France que dans d’autres pays, et cela ralentit le développement économique de la France par rapport à ces pays. On peut en déduire que le « système » global français est moins favorable que d’autres à la recherche et à l’innovation, et c’est ce qui « empêche des personnes » d’investir dans la recherche …
          Vous avez le droit de penser que chercher à modifier cette situation est « collectiviste », je pense que c’est juste une priorité nationale si nous ne voulons pas devenir un pays sous-développé d’ici quelques décennies …
          Amitiés,
          Pierre

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