Allocution de Macron : toujours le règne du « en même temps »

Allocution de Macron : le président ne prévoit pas de dévier de sa trajectoire économiquement socialiste pour surmonter la récession.
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Allocution de Macron : toujours le règne du « en même temps »

Publié le 15 juin 2020
- A +

Par Frédéric Mas.

Lors de son allocution télévisée de dimanche soir, Emmanuel Macron a annoncé la poursuite du déconfinement et les projets qu’il comptait aborder après la crise sanitaire du coronavirus. Le discours du chef de l’État s’est donc ouvert sur une bonne nouvelle, le passage de toute la France métropolitaine en zone verte ce qui va permettre de lever certaines restrictions devenues inutiles, en particulier à Paris et en Ile-de-France. Les cafés et les restaurants ont donc rouvert ce matin.

Il a également mis un peu d’ordre dans ses rangs en rappelant qu’il serait intraitable face au racisme, à l’antisémitisme et à la discrimination, sans pour autant céder aux injonctions de l’extrême gauche visant à abattre les statues et réviser notre Histoire commune.

En même temps

La suite des déclarations du chef de l’État s’est faite sur l’air désormais connu du « en même temps » : il faut à la fois continuer de s’appuyer sur le modèle social français et sa passion pour la dépense publique, et réformer l’État pour le décentraliser afin de le rendre plus adapté aux enjeux futurs.

D’un côté, Emmanuel Macron s’est félicité de sa gestion de crise, de l’autre, il estime qu’elle a tellement bien fonctionné qu’il faut désormais engager le pays vers plus de responsabilités aux pouvoirs et libertés locaux.

D’un côté, il annonce que tout doit être fait en faveur de la souveraineté économique du pays, de l’autre, il annonce qu’il se fera l’avocat d’une « Europe indépendante, plus forte, plus solidaire et plus souveraine« , c’est-à-dire qu’il endossera le costume du fédéralisme européen auprès de l’Allemagne.

Emmanuel Macron a promis qu’il n’y aurait aucune hausse d’impôts, mais qu’il y aurait des investissements massifs dans l’économie sociale, solidaire et écologique. On imagine que l’endettement public fera l’affaire, et que nos édiles aujourd’hui ont abandonné toute idée de les tenir en laisse.

En d’autres termes, Emmanuel Macron ne prévoit pas de dévier de sa trajectoire économiquement socialiste pour surmonter la récession. S’il esquisse une critique de l’État et de son hypercentralisation, il n’est pas prêt de reconnaître qu’au plus fort d’une crise que l’économie administrative a aggravée, c’est la société civile, ses citoyens bénévoles, ses entreprises et ses relais locaux qui ont servi de filet de sécurité à une classe politique totalement dépassée.

Cette vision indulgente de la crise passée et un peu trop optimiste de celle qui vient suffira-t-elle à rassurer les Français et enrayer la crise de confiance qui mine le gouvernement ?

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Créer un compte Tous les commentaires (36)
  • J’ai rarement entendu discours aussi creux. Du blabla pendant 25 minutes.

  • la crise de confiance envers le gouvernement est déjà engagée ; le 13 avril , 36,7 millions de français ont écouté l’allocution de macron ; hier , le 14 mai , le nombre est descendu à 23,6 millions ; il commence à lasser son monde le sieur macron ;

  • Il a bien arrosé son petit potager, salades concombres carottes poireaux sont ravis…

  • Alain Martin-Péridier
    15 juin 2020 at 10 h 59 min

    Je m’attendais à tellement pire de sa part ! Bien sûr que j’aurais préféré un désengagement de l’état, mais il ne faut pas trop réver. L’affirmation de l’absence de pression fiscale supplémentaire, la lutte contre le racisme mais le soutien à la police, la décentralisation, la libéralisation pour les cafés et restaurants sont pour moi des points positifs.

    • « L’affirmation de l’absence de pression fiscale supplémentaire »

      Il faut le dire très vite. Les petits gaspillages multiples via les emprunts à la BCE ne sont que des impôts différés. Or les PO sont déjà à 46%, voire bien plus actuellement.
      La facture sera à payer d’une manière ou d’une autre.

    • Vous avez entendu le message mais zappe sur ce qui était dessous et bien caché, on ne change rien, le mur n’est pas loin, nous y arriverons tous ensemble en chantant la marseillaise, cette si belle république capable de faire de n’importe quelle canaille un roi.

    • Vous êtes sérieux ?
      Sur le Titanic il aurait suffi de déclarer qu’il n’était pas en train de couler pour qu’il ne coule pas ?
      Comment un état avec 243% de dette et 15% de déficit réel peux ne pas augmenter les impôts après autant de nouvelle dépenses et un effondrement des recettes ?
      Quelle libéralisation des cafés-restaurant ? Ils auront quelques miettes politiciennes et seront toujours aussi écrasés de taxes et de régulation…
      Quel soutient à la police ?

    • Vous croyez encore dans les promesses de ce gandin? Votre crédulité est le mal qui ronge la France! De toute façon c’est toujours nous qui payons les conneries des politiciens.

  • comme d’habitude il brasse de l’air..tout le négatif est passé sous silence, monsieur se pavane devant son miroir c’est lui le plus beau et le plus à même de nous foutre dedans ..bref rien de nouveau sous le soleil.

    • Critiques faciles ! Exposez vos idées… (faisables et crédibles, c’est-à-dire acceptable par l’ensemble des Français)

      • pourquoi faisables et crédibles? tout ce que le gouvernement fait n’est pas crédible et pourtant il le fait et que ce soit faisable ou pas il passe en force..

  • il est content de lui : il sera payé à la fin du mois et jusqu’à la fin de sa vie. Pourquoi s’en faire ?

    • Lui ne s’en fait pas( faut pas lire les inepties des journaux) , aucune raison de s’en faire une montagne, il est doué le petit il a su profiter des accidents de la vie, rencontrer une prof sympa et mariée à un banquier de chez le nec plus ultra de la banque mondiale…. Franchement qui dirait non et n’irait pas plus loin ? C’est un mec plus intéressant qu’un chirac.. Je ne sais pas trop ou un sarkosy névrosé ou d’un pervers mitterandien ou un général sans âme et despote.

  • Plus de liberté pour les entreprises a-t-il annoncé, et en même temps une relance écologique, sociale et solidaire. Désolé, mais ceci est antinomique, ici le « en même temps » se fracasse avec la sémantique

    • Plus de voitures électriques et…moins de production d’électricité. Plus de social…et plus de libéral. Plus à gauche et « en même temps » plus à droite. Plus de social mais moins de dépenses sociales qui « nous coûtent du pognon ».
      « En même temps » l’art de faire du surplace.
      Une ineptie totale. Crédibilité d’un slogan pour vendre un paquet de lessive…

      • J’ai oublié : plus d’écologie mais en dépensant moins (en fait c’est officiellement en s’endettant :  » de la dette vertueuse »)

    • Le « en même temps », est une aubaine pour les politiciens : cela permet de faire tout et son contraire « en même temps » afin de racoler plus large. (Tout en n’en faisant qu’à sa tête – suivant l’idée fixe du président, noyée dans le gloubiboulga des promesses).

      J’ai eu cru il y a 10 ans que le centrisme pouvait être une voie « raisonnable ». C’est tout le contraire quand c’est appliqué par un politicien : les vrais problèmes et les causes ne sont pas traités, seulement les conséquences – à coup de milliards à payer par les générations futures qui auront Et les problèmes Et la dette.

      Bien fait pour eux : vous reprendrez bien un petit défilé « en même temps » pour le chômage, l’écologie, la bio-diversité, le racisme, la préférence nationale, l’autonomie, la santé, la solidarité, la sécurité, les inégalités, le pouvoir d’achat, la liberté syndicale, la culture, la culture du rutabaga en Nouvelle-Calédonie …

  • Toute la France en zone verte ! La zone verte, c’est pas ce truc où la vitesse est limitée à l’allure d’un vieillard au pas et où les clodos ont priorité sur les camionnettes ?

  • Travailler plus pour payer plus d’impôts. Ils peuvent enfiler tous les en même temps qu’ils veulent, Narcisse et ses comparses sont bien naïfs s’ils croient que les Français vont travailler plus pour seulement engraisser l’Etat obèse. Le redressement du pays a bon dos. Qui a foutu le pays dans la mouise, sinon Macron, avec son confinement suicidaire et inutile ?

    Rappels (Covid ou pas) : la taxe carbone n’a toujours pas été supprimée sur l’essence, l’électricité est toujours outrageusement surtaxée, la TVA est toujours à 20%, les impôts des classes moyennes productives sont toujours confiscatoires, les entreprises sont toujours écrasées de normes et de taxes, les radars sont toujours au bord des routes limitées à 80 km/h…

    Ils prétendent vouloir réindustrialiser mais continuent à produire des lois ineptes. Logique imbécile que celle du « en même temps ». A un moment (plus très loin), il faudra choisir entre la faillite et la survie.

  • Vos commentaires font qu’il n’y a pas grand chose à ajouter, sauf que tout cela nous amène vers des heures sombres. Il arrivera un moment où il ne faudra plus céder aux chants des sirènes…

  • Quand les français vont-t-ils comprendre que l’on ne peut pas, en même temps, faire une chose et son contraire ?
    Un slogan ramasse-tout qui ne s’oriente vers aucune direction à laquelle se tenir, une gestion technocratique sans objectif qui mène indubitablement au chaos que nous connaissons depuis ce règne sans politique au sens noble.

  • Il aurait fallu un signe fort dans l’allocution comme par exemple:
    « je demanderai au gouvernement d’abroger la durée légale du travail fixée à 35 heures « .

    • A gasparov
      « Il aurait fallu un signe fort dans l’allocution » ??? Y croyez-vous vraiment ou est-ce une boutade ?
      Pensez-vous que ce pleutre soit capable d’un signe fort dans ses discours fleuve ? Lorsqu’il lit son blabla sur le prompteur, on se demande quelquefois s’il le comprend.

  • Esprit critique
    16 juin 2020 at 11 h 31 min

    Les promesses et propositions de Macron sont parfaitement et totalement incohérentes. Il nie la réalité.

  • Ce type est d’une bêtise qui défie l’imagination! Il ne comprend rien de rien. Un vrai énarque!

  • J’aimerai bien savoir quel est le nouveau traitement appliqués aux commentaires des lecteurs? Faute d’explication je cesse toute participation au financement de Contrepoint qui n’est plus le journal libre que je lisais. Je risque même de me convertir à contre cœur au lancement de caillou, particulièrement pénible à nom âge…

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