Coronavirus : 3 modèles étrangers… et la France

Si aucune leçon ne semble avoir été tirée de ce qui se passait à l’étranger, c’est tout bonnement parce que nos finances publiques sont dans un état déplorable.

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Coronavirus : 3 modèles étrangers… et la France

Publié le 5 juin 2020
- A +

Par Patrick Coquart1.
Un article de l’Institut Molinari

La crise sanitaire provoquée par le Covid-19 n’est pas encore derrière nous. Il est donc difficile de tenir des propos définitifs sur ce thème qui a envahi les médias au point d’avoir fait totalement disparaître tout autre sujet de l’actualité.

Nous pouvons néanmoins tirer d’ores et déjà quelques enseignements sur la manière dont les gouvernements se sont emparés de cette épidémie. Trois modèles semblent émerger : le néerlandais, le coréen et le chinois.

Le modèle néerlandais : The show must go on

Nos voisins hollandais sont des commerçants dans l’âme depuis le XVIIe siècle où ils dominaient les mers et le commerce mondial. Aujourd’hui encore, ce petit pays tient la dragée haute à ses voisins européens en étant le sixième exportateur mondial de marchandises relativement au PIB. En 2018, le commerce extérieur (exportations et importations de biens et services) représentait 161 % du PIB des Pays-Bas, contre 50 % en Allemagne pourtant puissance exportatrice de taille.

On comprend bien pourquoi les Pays-Bas entendent continuer à faire leur métier de commerçants, et rechignent non seulement à fermer leurs frontières, mais aussi à confiner la population chez elle.

Comme le chantait Freddie Mercury, « The show must go on ». S’il avait parlé le batave, il aurait dit « de show moet doorgaan ». Bref, les affaires sont les affaires.

Certes les bars, restaurants, musées, salles de sports, établissement scolaires sont fermés. Mais les rues d’Amsterdam ou de La Haye ne sont pas aussi vides que celles de Rome ou Paris. Le gouvernement néerlandais laisse les habitants aller et venir comme bon leur semble et profiter du soleil printanier. Seule consigne : ne pas sortir en cas de contamination. Les entreprises dont l’activité est jugée indispensable à l’économie sont autorisées à rester ouvertes.

La stratégie du gouvernement est d’arriver le plus rapidement possible à une immunité collective, qui sera atteinte quand 50 à 60 % des habitants auront été infectés, produiront des anticorps et ne seront plus contagieux.

Le gouvernement britannique de Boris Johnson a d’abord suivi cette voie, avant de changer d’avis et d’opter pour le confinement généralisé.

En revanche, la Suède pousse le modèle encore plus loin puisqu’elle garde les écoles ouvertes par exemple et que la plupart des commerces, bars et restaurants poursuivent leur activité, même s’ils sont moins fréquentés. Le gouvernement recommande tout de même à ses citoyens de garder leurs distances et de respecter les mesures d’hygiène.

Pour Ann Linde, ministre des Affaires étrangères, qui s’exprimait dans Le Figaro du 3 avril, le modèle suédois est basé « sur la responsabilité personnelle, et la confiance dans les décisions prises par les agences gouvernementales ». C’est ainsi qu’à Stockholm, il y a 70 % de gens en moins dans les rues du centre-ville, et 50 % de moins dans les transports.

Pour Lena Hallengren, ministre de la Santé, ces résultats persuadent le gouvernement « que les mesures contraignantes ne sont pas le seul moyen de changer les comportements ». Quant à la vice-Premier ministre, Isabella Lövin, elle a déclaré, toujours au Figaro : « Nous sommes prêts à prendre des décisions plus fortes pour contenir le virus mais nous savons aussi que cette épidémie ne va pas disparaître en une ou deux semaines, cela va durer des mois. Nous prenons des mesures qui sont acceptables par la population sur le long terme… On se prépare pour un marathon, pas pour un sprint ».

Le modèle coréen : Experience is the best teacher

Précisons d’emblée que nous traitons ici de la Corée du Sud. La Corée du Nord, elle, n’est nullement infectée par le virus. Le pays est, en effet, pratiquement confiné toute l’année, offrant ainsi peu de prise au Covid-19. Il est surtout doté d’un dirigeant remarquable, « Grand soleil du XXIe siècle », « Grand successeur de la cause révolutionnaire du Juche et chef remarquable du parti, de l’armée et du peuple », « Génie des génies des sciences militaires », qui a protégé sa population de l’ennemi invisible.

Les dirigeants sud-coréens sont certes moins doués que Kim Jong-un, mais ils ont su tirer les leçons du passé. En effet, en 2015, la Corée est touchée par l’épidémie de Mers, un autre coronavirus.

Comme l’explique le professeur Jung-Hyun Ahn dans un article de l’Institut économique Molinari pour Le Point, « à cette occasion, il a été découvert combien il était important de contenir la propagation du virus dès sa phase initiale. Pour ce faire, il faut être en capacité de réaliser des tests à grande échelle et d’organiser le confinement. Il faut pouvoir faire sortir du circuit habituel les gens qui sont contaminés et peuvent avoir besoin de soin ».

Ainsi, dès 2016, a-t-il été décidé de raccourcir le délai d’homologation des kits de dépistage en cas de crise. Le laboratoire privé coréen qui a développé le premier test du coronavirus a obtenu l’homologation en une seule semaine (alors que les délais habituels sont d’environ 18 mois). Des thermomètres ont également été installés dans certains endroits, le port du masque s’est très largement répandu, de nombreux lieux publics, notamment les transports, ont été systématiquement désinfectés.

La population n’a pas été confinée de manière systématique, mais enjointe à respecter les consignes en matière d’hygiène et de distanciation sociale. En cas de doute sur son état, un individu peut se faire dépister. S’il est positif mais sans symptômes, il est confiné chez lui. S’il présente des symptômes, il est suivi médicalement dans un des bâtiments publics transformés pour l’occasion en centre médical. Si son cas est grave, il est bien sûr hospitalisé. Fin mars, 400 000 personnes avaient déjà été testées, parfois jusqu’à 20 000 par jour.

Le professeur Jung-Hyun Ahn raconte ainsi que le 10 mars, un foyer « a été découvert à Séoul dans un call center. Conformément à la stratégie coréenne, tout le personnel a été testé, confiné si nécessaire. Un centre de dépistage ad hoc a été improvisé devant le bâtiment pour tester tout le personnel. Le bâtiment a été désinfecté, les résidents appelés à s’isoler ».

Le gouvernement coréen utilise également les nouvelles technologies pour reconstituer les déplacements des malades afin de prévenir les personnes qu’ils ont pu croiser et leur demander de se tester. « Les lieux visités par ces personnes sont systématiquement désinfectés et fermés pendant 14 jours », nous dit le professeur Ahn. Toutes les données collectées sur les malades par les images de vidéosurveillance, l’utilisation des cartes bancaires ou encore le bornage du téléphone portable, sont ensuite rendues publiques. Chacun peut les consulter sur internet et vérifier s’il a pu être en contact avec les personnes infectées.

Les difficultés sont réelles en Corée aussi, mais l’économie continue toute de même de fonctionner.

Le modèle chinois : Freedom is slavery

Enfin, dernier modèle, le chinois qui s’est largement imposé dans la majorité des pays. La célèbre devise de 1984« War is peace, freedom is slavery, ignorance is strength » (La guerre, c’est la paix ; la liberté, c’est l’esclavage ; l’ignorance, c’est la force) – semble l’inspirer.

Le foyer originel du Covid-19, la ville de Wuhan et la province du Hubei, ont été isolés, puis des mesures draconiennes de restriction des déplacements et des rassemblements ont été prises dans l’ensemble du pays. Les contrôles ont été généralisés et sont très stricts.

On connaît l’essentiel de ces mesures qui sont aussi appliquées en France, à quelques nuances près. Dans notre pays, par exemple, le port du masque n’a pas été généralisé comme dans l’Empire du Milieu.

Mais le modèle chinois ne se caractérise pas par le seul confinement. Non, ce qui en ressort, c’est d’abord le mensonge. Les médecins qui ont, les premiers, alerté sur la dangerosité du virus ont été immédiatement bâillonnés. Les autorités chinoises ont volontairement caché la gravité de la situation car il ne fallait pas gâcher les festivités du Nouvel an chinois (du pain et des jeux). Un bon mois a ainsi été perdu avant que les premières vraies mesures soient prises. Quant à ceux qui ont depuis critiqué la gestion de la crise, ils ont mystérieusement disparu.

Le mensonge porte aussi sur le nombre de victimes. Le régime chinois annonce 3400 morts, prouvant ainsi l’efficacité de sa politique. En réalité, selon les experts, on serait plus proche des 100 000 morts pour tout le pays, dont 60 000 pour Wuhan.

Les mensonges continuent aujourd’hui puisque le Parti communiste est en train de réécrire l’histoire de l’épidémie à son avantage. La Chine envoie même des masques partout dans le monde et des pays comme la France la remercient chaleureusement pour son aide.

Quels modèles pour la France ?

S’étonnera-t-on que la France copie le modèle chinois au-delà du confinement généralisé ? Car le gouvernement français a lui aussi tardé à prendre au sérieux la situation pour sauver les élections municipales et les matchs de foot.

Agnès Buzyn affirmait que le risque que le virus sorte de Chine était minime. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, déclarait encore le 5 mars dernier : il « faut avoir conscience que 80 % des malades ont un gros rhume, une grosse grippe au maximum » et qu’il n’y a que « 20 % de cas qui sont compliqués ». Elle concluait que tout cela ne valait pas qu’on arrête le pays. La secrétaire d’État n’a pas eu peur d’assurer que les tests n’étaient pas vraiment utiles, ou encore que les masques n’étaient nécessaires qu’aux personnes malades. Des masques qui, aujourd’hui, sont en passe de devenir indispensables pour tout le monde.

Loin de nous de prétendre que la gestion d’une telle crise est aisée. Encore moins de donner des leçons sur ce qu’il aurait fallu faire. Cependant, il faut bien pointer que les mensonges du gouvernement français sont là pour cacher l’indigence dans laquelle se trouve l’État. Car si aucune leçon ne semble avoir été tirée de ce qui se passait à l’étranger, c’est tout bonnement parce que nos finances publiques sont dans un état déplorable.

Endetté et déficitaire, l’État a été incapable de prendre ne serait-ce que des mesures de bon sens. Son premier réflexe a été le rationnement des masques, des tests, des gels hydroalcooliques, des vêtements de protection…

Une économie de rationnement, des individus contrôlés, une société sous surveillance… voilà donc les seules réponses que nos gouvernants sont capables d’apporter faute de marges de manœuvre.

Il est encore trop tôt pour dire lequel de ces trois modèles aura été le plus efficace. Nous verrons cela au sortir de la crise. Mais nous doutons que ce soit celui choisi par le gouvernement français.

Sur le web

  1. Texte rédigé début avril pour le Bulletin de L’Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS).
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  • oui le néo libéralisme a ruiné le pays.. d’un autre coté, on ne peut pas comparer la france a toujours eu une mission universelle, nous ne sauvons pas que les français mais l’univers.

    • néo libéralisme? en France? vous plaisantez?

    • La farce… il n’y a pas de néolibéralisme en France. Jamais eu… un mantra débile

      • Il me semble que le commentaire était à prendre au second degré.

        • le second degré? c’est néo liberal!

          • Alors…c’ est drôle, mais vous jouez sur le fait de mal nommer les choses. Parce que si je prends en compte l’ espèce de virage que l’ on qualifie de néo libéral à la française dans la foulée de Thatcher ou Reagan sous le calamiteux, avec comme exemple de réussite un type comme Tapie qui a inspiré un tas de patron parasite français, je n’ hésite pas une seconde; le néo libéralisme, c’ est de la merde.

          • En fait, il faut le qualifier ainsi: la sociale démocratie. C’ est un modèle politique tout en duplicité.

          • vous vouliez dire turbo sans doute, lol

        • Il manquait peut-être turbo et hyper pour que certains comprennent, pourtant rien qu’avec ça « nous ne sauvons pas que les français mais l’univers » c’était pas bien difficile.

    • Je suis d’accord , le turbo néo libéralisme sauvage débridé a ruiné le pays !

      Au fait, c’est quoi, le neo-machin comme vous dites … ?

      Pourtant je suis français, ou est ce à cause de ça ?

    • L’univers et au delà !!!!

    • Le néo libéralisme n’existe pas. Il n’y a que le libéralisme et surtout pas dans un pays communiste comme la France où on hait la liberté!

  • A noter tout de même :
    Pays-Bas : système fiscal particulier qui fait que depuis de nombreuses années, grand nombre de multinationales y installent leur plateforme logistique Européenne voire leur siège social…
    Pour la Suede, la population totale est moins nombreuse que la région parisienne.

  • Peut-on affirmer que le « sauve qui peut » français soit un modèle ?

    Car quand la tête est coupée du corps forcément ça marche moins bien, en plus que la tête a grossi anormalement depuis !

  • Il y a toujours assez d’argent pour remplir le gouffre des fonctionnaires

  • « En réalité, selon les experts, on serait plus proche des 100 000 morts pour tout le pays, dont 60 000 pour Wuhan. »
    quels experts?

  • « parce que nos finances publiques sont dans un état déplorable. »

    non ! parce que le « Bouzin » administratif est incapable de gérer une situation de crise.. parce que nos dirigeants « c’est ceinture bretelle et parapluie »
    parce que l’administration c’est l’administration , çà fabrique du papier , ça nesait rien faire d’autre

    • +1000! Vous m’ôtez les mots du clavier. C’est bien la machine administrative, magistralement décrite par H16 aujourd’hui dans son style inimitable qui est la cause de la plupart de nos déboires.

    • +1
      Pour l’exprimer autrement, le microcosme des décideurs a réussi en quelques décennies à expulser de son sein tout détenteur de compétence technique et remplacé les « ingénieurs » (au sens large) par des experts en communication (=bavardage). Il n’y a plus de pilote dans l’avion.
      Quand un problème urgent (complexe ou pas) se pose, on constitue un « comité d’experts » choisis sur les seuls critères de notoriété résultant du bavardage bien sûr en respectant les impératifs de la bien-pensance médiocratique. Qu’il s’agisse de gérer une épidémie, une inquiétude climatique ou la dérive du pognon de dingue, la seule certitude est qu’on évitera d’approcher toute solution qui demande effort, subtilité et lucidité.
      C’est l’incompétence au pouvoir, sans perspective d’amélioration.

      • On note la subtilité de la manœuvre : le comité d’expert est irresponsable puisqu’il ne donne que des conseils et les décideurs sont irresponsables puisqu’ils suivent l’avis des experts.

        La démultiplication du coût de l’administration sert d’abord à assurer de confortables revenus et prébendes (à moins de 10k€ mensuel, t’as raté ta carrière, t’es un clodo), ensuite à démultiplier les centres de décision apparents afin de déresponsabiliser la chaîne de décision, enfin à dissimuler la double hiérarchie, la première sans pouvoir réel, uniquement de façade, la seconde en retrait, qui décide réellement des orientations de long terme. Le dernier point est important, car il ne faudrait pas qu’un vote puisse perturber ce bel ordonnancement.

    • claude henry de chasne : « parce que l’administration c’est l’administration , çà fabrique du papier , ça nesait rien faire d’autre »
      Mais si, mais si. C’est fait pour créer la pénurie, afin de la gérer et de se servir au passage.

  • Il faut tout de même mentionner qu’aux Pays-Bas on pouvait circuler librement (pas d’auto-autorisation !), mais que les attroupements de plus de dix personnes (je crois bien que c’est le nombre) étaient interdits et que l’amende dans ce cas là était de 400 € par personne.

  • Gardez un peu de munitions pour l’année prochaine, d’ici là nos joyeux organisateurs de colonies de vacances auront analysés leurs erreurs… Ils ne pourrons pas rééditer leurs exploits.
    Lu je ne sais où, c’est la panique, on a trop de masques.. Ça commence mal.

  • Il est très intéressant de comparer la France avec les Pays-Bas et la Suède car, malgré des mesures de gestion de la crise radicalement différentes, les ratios épidémiques de ces trois pays sont semblables.

    C’est un bon outil pour juger l’efficacité de la réaction des Etats à l’épidémie et la pertinence de leurs décisions tant sanitaires qu’économiques.

    • La Suède n’est pas un exemple. Taux de cas stationnaire comme aux Etats-Unis, plus de décès qu’en France maintenant… En fait tout est dans le ratio des populations entre Etats-Unis et Suède : malades et décès. Pas étonnant vu le confinement partiel pour les Etats-Unis et la faible confinement libre 🙂 en Suède. Donc la Suède n’est pas un exemple…

      • Encore fâché avec les chiffres ? C’est pas grave, ça se soigne.

      • Même taux de décès par million en Suède et en France: 443. Seulement eux ont sauvé leur économie…

        • 452 Suède, 446 France (World Meters). C’est déjà un progrès, il n’y a pas un mois, certains ici se gargarisaient du merveilleux modèle suédois et ceux qui en doutaient se faisait allumer par les Bebep, Bibop et autres comptes bidons de garde-chiourmes de service. Sur l’économie, ils feront mieux sans doute aucun que la France ou l’Italie mais plusieurs secteurs ont quand même tourné au ralenti, attendons les chiffres de contraction des P.I.B.

  • Article médiocre avec des sources douteuses. Quand en particulier on conteste les chiffres chinois, parce que le « bruit média » l’a dit, alors on peut considérer que cet article n’est pas sérieux. Quand on fait des analyses quantitatives des chiffres chinois et de leur évolution temporelle, rien, strictement rien ne permet d’affirmer que les chiffres chinois sont truqués. Tout concorde pour dire que la Chine a annoncé des chiffres corrects. L’auteur est un pseudo-spécialiste qui ne sait ne pas ce qu’il raconte. Triste qu’un article de cet acabit passe sur Contrepoints…

    • J’ignore si dans le cas de la pandémie les chiffres chinois sont justes ou faux, mais je sais qu’un Etat totalitaire ment beaucoup plus qu’un Etat démocratique soumis à la pression de l’opposition et des médias.

      • L’analyse quantitative de la dynamique de l’épidémie à Wuhan et en Chine est totalement cohérente avec celles des autres pays. Comme c’était le premier, s’ils avaient menti cela aurait été très visible. Ou alors ils sont des devins… :)!

      • Les dirigeants mentent quand ça leur sert à quelque chose. Que le mensonge ait une utilité systématique dans une dictature et pas d’utilité dans une démocratie avec des médias complaisants(*) et une opposition convaincue des mêmes causes socialistes que la majorité, ça reste à démontrer.
        (*) enfin pas si plaisants que ça…

      • La Chine néanmoins, n’est pas un pays fermé. De nombreux Occidentaux y résident. C’est moins facile de mentir, surtout longtemps.
        D’ailleurs, la Chine a révisé ses chiffres à la hausse après coup.
        Comme l’épidémie était localisée et que les provinces atteintes ont été fermées, il n’est pas pertinent d’extrapoler le nombre de décès à Wuhan à la Chine entière.

        •  » De nombreux Occidentaux y résident.  »

          Pourquoi la Chine fermerait la porte à ceux qui viennent investir et qui délocalisent les usines occidentaux chez eux?

    • « rien ne permet d’affirmer que les chiffres chinois sont truqués »

      Il me semble que certains avaient détecté une surconsommation spectaculaire de cercueils.
      Cette hypothèse m’inspire quelques doutes parce qu’il aurait été tellement plus simple et discret de creuser des fosses communes.

      • Quand on regarde la mortalité naturelle à Wuhan, on calcule plus de 50,000 décès pendant la période du confinement…. Cela correspond au nombre de cerceuils qui circulait. Rien à voir avec la covid. On finit par croire que le gens ne meurent que de la covid… et c’est très faux avec le confinement qui joue justement très bien son rôle

      • La surconsommation de cercueils est un cas typique de fake new (ce n’est pas une spécialité des pays que l’on qualifie de totalitaires).
        D’abord, il ne s’agissait pas de cercueils, mais d’urnes funéraires. Comme les gens de la province de Wuhan ont été longtemps confinés, ils n’ont pas pu récupérer les urnes de leurs proches décédés pendant les semaines de confinement, toutes causes de décès confondues. D’où les files d’attente au déconfinement.
        Encore un effort et nos journalistes seront dignes de la Pravda soviétique…
        On peut critiquer le régime chinois sur bien des points, la mahonnêteté intellectuelle est de trop.

        • le pire est leur connerie..PERSONNE pour se demander si 50 000 cercueil c’est « pas normal » c’est juste beaucoup..

    • On croirait voir un maoïste béat des années 60.
      Les chiffres chinois sont évidemment trafiqués quand ils donnent les résultats de leur richesse nationale le lendemain du mois suivant alors que les autres pays prennent plusieurs semaines et font des révisions régulières. Quelle crédibilité accorder aux chiffres d’un tel pays ?

      Le Parti préfère corriger les données plutôt que prouver son incompétence.

      • Difficile de corriger des chiffres transmis en premier quand on constate après qu’ils sont bien cohérents avec les autres pays. Faites le calcul 🙂 ? Sinon, il y a un pb de causalité, maoiste ou pas lol !

        • Quel est votre intérêt à défendre le régime de cet assassin de Xi?

          • Examiner les chiffres sans a priori ne signifie pas défendre ou attaquer un régime. Quel est votre intérêt à condamner tout ce qui est chinois parce que le régime y est une dictature ? Condamnez-vous de la même manière tout ce qui est sorti de la sanglante Révolution Française ?

          • Je mefiche de Xi, je fais de la science. Elle ne fait pas de politique

        • Au contraire, c’est très simple… Vous publiez les chiffres, divisés par 4. La dynamique, la proportionnalité, restent les mêmes, pas de soucis et vous avez l’air 4 fois meilleurs que vous ne l’êtes.

      • Rappelez-moi les chiffres du déficit français annoncés ce mois-ci et ceux du mois dernier. La France, c’est vraiment l’Hôpital qui se moque de la Charité.

    • C’est vrai les Chinois communiquent toujours de bons chiffres, comme le nombre de morts des émeutes autour de la place Tien an men, ou leurs chiffres de croissance

      • C’est vrai que les Français ne comprennent pas que le contraire de « toujours exact » ne soit pas « toujours faux ».

        • Les Chinois se sont piégés comme le berger de la fable d’Esope.

          « Les menteurs ne gagnent qu’une chose, c’est de n’être pas crus, même lorsqu’ils disent la vérité. »

    • Les régimes communistes ne disent jamais la vérité! L’expérience l’a démontré amplement. Triste que vous soyez aussi naïf et crédule!

  • Le modèle qui attend la France et le glissement vers la tombe. Sauf a des réactions volontaristes nécessairement brutales radicalement contraires a la politique de Macron et compagnie.

  • Etude comparative entre la France d’une part et Bâle-Ville, toute l’Allemagne et le Bade-Wurtemberg d’autre part au 29 mai 2020.

    Le Canton de Basel-Stadt (Bâle-Ville), qui est un État fédéré, dispose d’un Département de la santé
    qui a pour objectif d’assurer pour l’ensemble de la population une gamme de traitements et de soins de haute qualité, des soins premiers à la médecine hautement spécialisée.
    En 2019, le budget du Département santé du Canton Bâle-Ville était de 556’381’609 francs, soit 2’760 FS ou 2’586 € par habitant.
    La population s’élève à 201’543 habitants, soit 5’000 habitants au km2.
    Au 29 mai, il y avait depuis le 30 avril 978 cas d’infection, 923 guérisons et 50 décès dus au virus.

    De son côté, la France recense une population de 65’000’000 habitants, soit 118 habitants au km2.
    Le budget santé s’élevait en France en 2019 à 203’000’000’000 €, soit 3’123 € par habitant.
    Au 29 mai, il y avait en France un total de 151’496 infectés, 68’268 guérisons et 28’771 décès.
    Le taux d’infection de la population totale est en France de 0.23 % et à Bâle-Ville de 0.48 %, sachant
    que Bâle-Ville a une densité de population 42 fois supérieure par rapport à celle de la France.
    Le taux de décès est en France par rapport à la population totale de 0.04 % et à Bâle-Ville de 0.02 %,
    soit deux fois moins de décès, alors que le taux d’infection y est du double par rapport à celui de la
    France et que Bâle-Ville investit 536 € de moins par habitant que la France.
    Plus intéressant encore, par rapport aux infectés, ce pourcentage est de respectivement de 18.99 % et de 5.11%

    On s’infecte plus à Bâle-Ville qu’en France, mais cela est principalement dû à la densité de la population. On sait l’importance de cette dernière dans l’infection.

    On meurt moins à Bâle-Ville qu’en France, bien que l’investissement budgétaire par habitant y soit
    inférieur de 17 % par rapport à celui de la France.
    On guérit plus à Bâle-Ville qu’en France, 0.47 % par rapport à 0.10 %. de la population totale ou 94
    % par rapport à 45 % des infectés.

    Baden Würtemberg
    Le taux d’infection, qui en France est de 0.23 % de la population totale, l’est en Allemagne de 0.22 % et en Bade-Wurtemberg de 0.31 %, mais la densité de population, qui en France
    est de 118, l’est en Allemagne de 232 et en B-W de 301, à savoir quasiment du triple.
    Le taux de décès par rapport à la population totale, qui est en France de 0.04 %, l’est en Allemagne de 0.01 % et en B-W également de 0.01 %. Ce même pourcentage par rapport
    aux infectés est respectivement de 18.99 %, de 4.69 % et de 5.04 %.

    On s’infecte un peu moins en Allemagne et un peu plus en B-W qu’en France, mais cela est
    dû principalement à la densité de population en B-W.
    On meurt moins en Allemagne et en B-W qu’en France.
    On guérit plus en Allemagne et en B-W qu’en France, respectivement 0.19 % et 0.28 % contre 0.10 % de la population totale et respectivement 89% et 91% contre 45 % des infectés.

    Qu’il s’agisse de Bâle-Ville, de toute l’Allemagne ou que du Bade-Wurtemberg, il paraît évident qu’au-delà des questions générales de gestion de la santé, la gestion de cette dernière dans la proximité, voire la très grande proximité pour Bâle-Ville, constitue un facteur essentiel dans les différences entre la France et les autres Etats ou régions considérés dans cette étude.

    (d’après Pierre Klein, président de l’ICA)

    Il n’y a pas de chiffres ‘officiels’ alsaciens pour comparer, mais ils ne pourraient pas être meilleurs…

  • Que la France ait copié la Chine en dit long sur son orientation idéologique générale !!!! Il ne nous reste plus qu’à devenir aussi industrieux que les chinois et d’appétit aussi frugal pour être au paradis !!!! Bonne chance à tous !!!

    • D’accord, mais j’aime pas le pangolin, je peux avoir des coquillettes au jambon à la place ?

      • En Chine, il y a la peste porcine, qui a déjà tué plus de 200 millions de porcs, ce dont nos éleveurs bretons ont bien profité.

  • Les commentaires sont fermés.

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