Sécurité routière et mobilités : la haute administration dérape

Que son véhicule soit fixe ou mobile, le citoyen français est frappé de toutes sortes de ponctions aussi impopulaires que l’étaient la gabelle ou les « aides » sous l’Ancien Régime.

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Limitations de vitesse (Crédits : cris.ie, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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Sécurité routière et mobilités : la haute administration dérape

Publié le 27 mai 2020
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Par Yannick Harrel.

La Sécurité routière a délivré ses chiffres d’accidentologie pour mars et avril 2020, ce qui aurait permis de jauger de l’efficacité de confinement sur le taux de mortalité routière. Sauf qu’il est préférable désormais de délaisser, ou plutôt de dépasser, le commentaire de chiffres. Car ils n’ont au final que peu d’importance en raison de la politique invariable du gouvernement français.

Celle-ci demeure intangible puisqu’actée sur le fondement d’une autre logique, celui de la sécurité rentière et d’une haute administration empêtrée dans une logique bureaucratique délétère. De la sorte, que les résultats soient positifs ou qu’ils soient négatifs, le verdict sera le même : il faudra durcir le durcissement… et les rentrées d’argent.

La vitesse, l’éternelle coupable

Que l’on indique qu’il y ait eu -39,6 % et -55,8 % de décès (source : Observatoire National Interministériel pour la Sécurité Routière) pour les mois de mars et d’avril respectivement pourrait être accueilli avec satisfaction tant par les pouvoirs publics que par les usagers de la route. Sauf que dans le détail, ces chiffres ne sont pas significatifs en raison de la situation exceptionnelle de restrictions de circulation due à la crise sanitaire. Pour autant, la politique de lutte contre la mortalité routière ne déviera pas ces prochains mois et reprendra rapidement son credo habituel : il faut pourchasser la vitesse !

Pourquoi ? Parce qu’en réalité, la vitesse focalise –pour une raison technique et surtout fiscale- l’attention des autorités.

Pour raison technique tout d’abord : c’est un critère facile à mesurer, avec l’appoint d’un cinémomètre (un appareil capable de déterminer le déplacement d’un objet mobile d’un point A à un point B en un temps donné).

Et pour raison fiscale en corollaire : c’est une ressource financière conséquente dont les gouvernements sont désormais frappés d’addiction. Les recettes issues des infractions routières avaient atteint le record de 1,378 milliard en 2017 avant de décliner suite au mouvement des Gilets jaunes mais engrangeant encore 1,296 milliard d’euros en 2019). Ainsi, les contrôles de vitesse, plus automatisés, plus imparables et plus pratiques que les contrôles de somnolence, d’alcoolémie ou de prises de stupéfiants par exemple sont déployés sur les axes routiers les plus rentables.

Les deux tares de la Sécurité routière

C’est aussi l’expression de deux tares.

La première est l’absence de distinction entre excès de vitesse et vitesse excessive. L’excès de vitesse est une infraction au regard de la transgression d’une norme fixée s’imposant sur une zone délimitée. La vitesse excessive est une erreur au regard de l’environnement de circulation où la conduite du véhicule s’adapte en fonction des éléments intérieurs (fatigue du conducteur, état de la mécanique, niveau d’essence etc.) et des éléments extérieurs (état de la route, visibilité réduite, météo dégradée etc.).

La seconde est la centralisation des décisions fixées abstraitement et sans concertation avec les usagers du réseau routier et de ses gestionnaires ; le 80 km/h est l’exemple le plus récent comme grotesque d’une bureaucratie centralisatrice inepte. Une centralisation qui prouva –une fois encore- ses méfaits dans le cadre de la crise du coronavirus, ralentissant ou annihilant toute initiative locale ou régionale.

Ces deux tares cumulées se sont accentuées en raison de la rigidité atavique d’une haute administration centrale n’ayant plus que pour seules raisons d’exister que sa seule survivance en alimentant un entrelacs de textes compréhensible par elle seule mais aussi la satisfaction sadique d’imaginer les entraves les plus retorses aux administrés qui n’en peuvent mais.

Ce phénomène se rencontre en toutes circonstances, et naturellement dans les mobilités où même le retour aux 90 km/h tant réclamé par les collectivités locales s’effectua par l’entremise d’une circulaire du ministère de l’intérieur aux conditions contraignantes et au ton comminatoire.

Dans le même esprit, l’on pourrait gloser sur la militarisation de la surveillance des axes de circulation par le déploiement de radars de plus en plus perfectionnés (pour ne pas dire omniscients comme le très coûteux Mesta Fusion), voire même de drones, en des zones peu accidentogènes mais fortement fréquentées.

Il serait aussi possible de calquer l’effet Laffer sur la Sécurité routière : à l’instar d’un taux d’imposition produisant des effets contraires à l’objectif recherché par son excessivité, les mesures prises à l’encontre des usagers de la route entraînent à contrario une volonté de s’y soustraire par leur excessivité.

Une administration centrale impécunieuse

Tel un Ouroboros, la haute administration centrale est devenue incapable de sortir d’un cercle vicieux qui l’empêche de se réformer de l’intérieur. Les mobilités en font les frais avec des entraves toujours plus élaborées techniquement et plus étendues territorialement. La fiscalité permettant de justifier celles-ci puisque le besoin de circuler librement est désormais un droit assorti d’une contrepartie fiscale (songeons à l’ineptie économique et environnementale du système de malus écologique auto).

C’est bien pour cela que l’étude des chiffres de la Sécurité routière est stérile puisqu’il s’agit en réalité d’une politique fiscale reposant sur une philosophie éleuthérophobe (c’est-à-dire privative de liberté). La vitesse est le subterfuge idéal comme le sera la pollution demain.

Sans se poser les problèmes de fond :

Pourquoi la vitesse tuerait si les infrastructures étaient correctement entretenues ou adaptées ?
Pourquoi réduire les vitesses au lieu de faciliter une circulation rapide et fluide ?
Pourquoi imposer une punition collective pour la faute de quelques individus indélicats, ce qui leur permet d’échapper à leur responsabilité individuelle puisque celle-ci est d’office dissoute dans la culpabilisation générale ?
Pourquoi ne pas distinguer dans la politique de Sécurité routière un facteur déclenchant d’un facteur aggravant ?

Réponse : parce que la haute administration centrale n’est plus en capacité de se remettre en cause. Pis, elle n’en a même pas fondamentalement la volonté.

Les bons chiffres de la Sécurité routière sont principalement à mettre au crédit de l’amélioration en sécurité passive et active des véhicules depuis les années 1970, de la meilleure capacité d’intervention des services d’urgence (pompiers et SAMU) et de la formation des conducteurs. En somme, ingénieurs, sauveteurs et formateurs sont autrement plus efficients en ce domaine que des administrateurs bureaucrates.

Que son véhicule soit fixe ou mobile, le citoyen français est frappé de toutes sortes de ponctions aussi impopulaires que l’étaient la gabelle ou les « aides » sous l’Ancien Régime. Monarchie ou République, une administration centrale impécunieuse rédige et impose des mesures iniques attentatoires et confiscatoires aux intérêts des forces productives et des fonctionnaires compétents tout en achetant toujours plus cher la paix sociale.

C’est aussi le plus sûr chemin vers l’aporie, un horizon de contradictions indépassables, se soldant inéluctablement par une crise systémique majeure.

Il serait possible d’éviter d’en arriver à cette finalité en appliquant ces propos emplis de sagesse du Premier ministre, et futur Président, Georges Pompidou en 1966 :

« Mais arrêtez donc d’emmerder les Français ! Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays ! On en crève ! Laissez-les vivre un peu et vous verrez que tout ira mieux ! Foutez-leur la paix ! Il faut libérer ce pays ! »

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  • La haute administration gouvernait auparavant dans les cabinets, à l’ombre de ministres qui passaient sans véritablement la diriger. Aujourd’hui, à l’instar des assistants parlementaires qui deviennent députés comme s’il s’agissait d’une simple évolution de carrière, les technocrates se font élire : enfin dans la lumière nous qui faisons tout ! Et le premier d’entre eux est même président… Il serait temps de décentraliser pour responsabiliser et adapter les décisions à une réalité étrangère aux ministères, avant que tous ces personnages hautains achèvent leur travail de sape du pays.

    • quand on va plus vite, on évite l’obstacle plus rapidement . . .

    • Paradoxalement, c’est peut etre une erreur fatale de leur part.
      Avant, lorsqu’ils étaient cachés derrière des ministres, personne ne savait qu’ils étaient là et ce qu’ils pouvaient réllement faire.
      L’Etat Profond.

      Maintenant qu’ils sont à la lumière, tout le monde sait qu’ils sont là et ce qu’ils font. On a les noms.
      Et les moyens de les virer, par les urnes…

  • je la trouve de bien mauvaise qualité la paix sociale , et elle nous coûte la peau des fesses : mais c’est pas grave hein , c’est l’état qui paie…..

    • N’est-ce pas ce, qu’un jour, M. Macron a laissé échapper plus ou moins volontairement (plutôt plus que moins) lors d’une réunion de travail ?

  • L’état veut qu’on achète des voitures que l’on utilise pas!
    si on regarde la législation routière , il faut acheter une 2 CV, c’est a peu prés la voiture qui satisfait la loi..Apres les berlines construites par Renault c’est inutilisable ..
    La voiture Electrique hors des villes , c’est inutilisable!
    Je ne parle pas ici des primes allant jusqu’a 12 000 euros donnés aux pauvres pour qu’ils payent une voiture électrique qui leur coûtera 100 euros /mois avec la location de la batterie ..

    Vivement la voiture chinoise a 2500 euros!

    • « L’état veut qu’on achète des voitures que l’on utilise pas! »

      Ce qui n’est pas cohérent avec l’achat d’un véhicule à essence dont l’obsolescence est programmée par l’état ou un véhicule électrique avec surcoût et batteries à durée de vie limitée ou frais fixes.

      Hein ! Quoi ! Comment ! L’industrie automobile aurait des problèmes ?

    • Et ne parlons pas du malus « écologique ». Si vous avez besoin d’un 4×4 (oh! le vilain!!) le plus petit d’entre eux, le jimny, a un malus de plus de 4 000 €, et le plus robuste, le Lada, a un malus de … 20000 €, plus que son prix d’achat neuf.
      Il faudra quand même qu’on m’explique comment une voiture hybride peut être qualifiée d’ « écologique » quand on lui impose de rouler en permanence avec un surpoids de près de 150 kg (le poids des batteries) par rapport au même véhicule à essence, sauf à croire que le gaspillage d’énergie est devenu une vertu.
      Par ailleurs, et c’est là que l’on voit le caractère « hors sol » de nos élites, on veut nous forcer à n’acheter que des voitures dites propres mais elles sont extrêmement minoritaires dans les 400 000 voitures en stock de nos constructeurs que l’Etat veut purger.

      • Les contrôles sont fait sur banc d’essais et à vitesse stabilisée, ce qui explique les résultats aberrants…
        Le surpoids fait augmenter la conso surtout en ville arrêt redémarrage successifs sur l’autoroute l’augmentation de la conso est très faible (à condition de na pas rouler à 180 et ralentir à chaque pont où un flic pourrait se cacher et à chaque approche de radar).

    • Comme on ne peut plus se déplacer au delà de 100km de chez soi, finalement, la voiture électrique, c’est le top !

      • C’est super (à regarder) !
        J’habite dans une résidence sans borne de recharge dans le coin ! Dois-je acheter un groupe électrogène pour recharger mon véhicule ? Mes voisins vont-ils apprécier le bruit du bourrin, le soir à la veillée ou la nuit après la bringue ?

        • Mais non, vous achetez une remorque et vous mettez le groupe dedans, ensuite vous mettez une rallonge et vous branchez votre voiture électrique, vous démarrez votre groupe lorsque vous vous servez de la voiture…

    • @claude oui ce sera la voiture électrique asiatique. C’est déjà plié . Ça me rappelle confusément les plans foireux des panneaux solaires : l’état a filé des sous aux gens lesquels se sont empressés d’acheter des panneaux solaires chinois…. damned encore raté

      • évidement , les chinois eux travaillent d’arrache pied, pas question de syndicats , de RTT, de 35h , de retraites somptuaires..
        en plus le s batteries meme fabriquée en france dépendront de la chine pour les matières premières..
        ah non on est bon en france pour les lignes Maginot

      • Ce n’est pas important qui fabrique du moment que tu peux acheter, et si tu peux acheter c’est que tu produit un peu de richesse autrement. Je n’ai aucun remords à acheter des fruits espagnols, je ne dois rien aux producteurs francais.

      • C’est ce que je dis depuis le début de cette folie des panneaux solaires . Depuis, toutes les usines de panneaux européennes ont fermé. Il va en être de même pour l’automobile française si on continue dans cette voie. Sans oublier bien sur d’ou viendra l’électricité, les réacteurs ayant été fermés entretemps

    • Il est aujourd’hui, pour l’État, c’est un peu débile de favoriser l’achat de véhicules électriques ou surtout hybrides… Ça ne fait que favoriser l’achat de véhicules étrangers !
      Quand les constructeurs français vont-ils se mettre à produire des véhicules particuliers hybrides de gramme moyenne ?… (Pour l’instant seuls des gens très aisés s’offrent des Zoe en seconde ou troisième voiture _pour se donner une conscience ?-, Zoe qui permet tout juste d’aller au super marché mais pas en vacances avec des bagages)
      Pour l’instant il n’y a que des bagnoles hybrides pour riches (ou pour ceux qui vivent dans des taudis mais investissent dans des poubelles de luxe) j’attends une kadjar ou une 308 hybride (éventuellement diesel/élec) mais surtout avec des batteries européennes si ce n’est françaises.
      … Et, hybride avec une autonomie en électrique de 200 km à 110km/h (avec phares et radio/GPS en fonction) et 300km à 80km/h.

    • Le débat est déjà tranché par la clientèle. Même avec plusieurs milliers d’euros de subvention, le VE pur est invendable. Personne ou presque n’en veut : trop cher, trop lourd, temps de recharge démentiel, autonomie ridicule, pas pratique, usage trop limité, invendable en occasion.

      Si on voulait vraiment réduire la dépendance au pétrole fossile en l’état de la technologie, il faudrait cesser de subventionner le tout électrique pour favoriser l’hybridation et l’augmentation de la part des biocarburants. En cumulant ces deux solutions, la consommation de pétrole fossile pourrait tomber à moins de 2 L/100 d’ici 10 ans, soit une division par plus de 3 de la consommation moyenne actuelle.

      L’obsession pour le véhicule tout électrique nous égare et nous fait perdre un temps précieux tant que la technologie n’est pas au point. Le VE pur trouvera une clientèle enthousiaste lorsque la technologie aura progressé de telle sorte que :
      – « l’énergie massique » de l’ensemble moteur-batteries aura été multiplié par 5 (augmenté jusqu’à 1 kWh/kg environ),
      – son prix aura été divisé par 7 (réduit à 20€/kWh environ),
      – l’autonomie sur autoroute multiplié par 3 (au moins 500 km)
      – le temps de recharge divisé par 4 (le plein en 15 minutes maximum, soit un débit minimum garanti de 400 kWh à la station de recharge).

      Autrement dit, en dehors d’une avancée spectaculaire, ce n’est pas pour demain, ni même après-demain. Il faut sortir de l’impasse de l’électrique pur pour l’instant sans solution. Forcer les constructeurs nationaux à mettre en oeuvre des technologies qui ne sont pas optimales et dont la clientèle ne veut pas va les mener tout droit à la faillite.

      • pour cela il suffit de laisser faire le marché.

        • Exactement. Et le marché a déjà tranché : c’est Niet pour le VE.

          L’espoir réside dans les batteries solides, mais on en est encore au stade du laboratoire. Si ça fonctionne à peu près correctement, il faudra passer au stade industriel, puis au stade commercial, et enfin au stade de la consommation de masse, donc pas avant 30 ou 40 ans. D’ici 2050 ou 2060, les constructeurs piégés par des normes débiles ont le temps de faire faillite 30 ou 40 fois.

  • D’ailleurs on peut voir dans la législation que le souci de sécurité ne passe pas en premier.
    Par exemple le port du casque en voiture, obligatoire dans la course automobile, est interdit dans la vie de tous les jours. Il pourrait éviter des blessures graves et des morts. Sans le rendre obligatoire il pourrait être autorisé et c’est à chacun de choisir la manière dont il se protège…
    Je serais curieux de voir si un journaliste pouvait quantifier la protection du port du casque en voiture.

    • @François chhhhhhhhhhhhhhhht !!
      l’intertube a des oreilles

    • n’importe quoi

    • Le casque ET la combinaison intégrale ignifugée obligatoires.

    • Soyons prudent avec… l’excès de prudence !
      Nous avons déjà quelque hurluberlus, en haut lieu, qui voudraient supprimer l’usage de la moto, car plus risquée que la voiture.
      Si la priorité absolue était la sécurité, gageons qu’on verrait fleurir assez rapidement des propositions visant à supprimer tous les moyens de transport considérés comme plus dangereux que le train ou le métro. En toute logique le vélo, avec ses 200 morts annuels, ne devrait pas échapper au massacre.
      La sécurité doit rester à sa place : une priorité parmi d’autres, comme la liberté de déplacement, par exemple.
      N’oublions pas non plus que certains modes de déplacements, s’ils sont optiquement mortifères avec la petite lorgnette de feu-Barbe et consort, sont également positifs du point de vue de la santé publique. L’exercice du vélo permet d’entretenir une activité physique salutaire, propre à éviter des morts. On dit la même chose sur la moto vis a vis des maladies dégénératives.
      Bref, il est urgent de ne pas voir nos déplacements sous l’angle exclusif des chiffres d’une sécurité routiere fascinée par la répression et l’interdit !

      • Le métro est extrêmement dangereux. Entre les suicidés et les agressions mortelles, sans parler de la pollution de l’air qui dépasse toutes les limites sanitaires, il vaut mieux ne jamais y mettre un orteil.

  • Hélas rien de neuf depuis Chirac, ça continue de pire en pire. Lisez gratuitement
    « Radars et justes sanctions »

    http://www.monbestseller.com/manuscrit/radars-et-justes-sanctions-texte-integral#.U95rf2Ooqf4

    • Je suis qu’un petit retraité et j’évite de m’offrir des contraventions donc j’essaye de respecter les limitations…
      Il y a deux choses qui m’emmerdent :
      * la foison de «zones 30» et des ralentisseurs ;
      * les débiles (en particulier des deux roues ou les chauffeurs de véhicules pro) qui se mettent dans des situations impossibles pour doubler et qui sont obligés de vous piler presque devant le nez car « ON » arrive à proximité d’un radar ou l’ombre d’un flic est apparue plus loin.
      En fait, je souhaiterai que les radars soient aussi équipés en réseau pour faire du contrôle et de la verbalisation « tronçon » !

      • vous voulez pas vous faire baiser mais ça vous dérange pas qu’on baise les autres qui ne savent pas rouler selon vos critères..rien de très libéral la dedans …si?

  • Suppression des limitations de vitesse.
    Généralisation des vitesses conseillées.

    Ainsi, il n’y aura plus d’excès de vitesse mais seulement des vitesses excessives mettant en évidence la responsabilité des conducteurs en cas d’accident. Les radars seront réservés à la prévention, puisqu’ils ne pourront plus servir à une répression fondée sur des limitations absurdes.

    • Ça c’est malheureusement dans le monde des Bisounours !
      Une utopie comme le communisme où toute le monde ferait sa part de travail sans chercher à profiter des autres et… de vivre à la charge de ceux qui se donnent de la peine et de les jalouser (punir ceux qui réussissent pour (re)distribuer à certains (pas tous) qui aiment particulièrement les «aides sociales», ça ressemble un peu au système français ?)

    • Dans la politique des transports, je n’arrive plus à discerner ce qui relève de :
      – la stupidité administrative,
      – la dérive fiscaliste,
      – l’autoritarisme pour asseoir son pouvoir,
      – l’aplatissement face aux lobbies sécuritaires,
      – le racolage de l’électorat bobo-écolo,
      – le sabotage assumé de l’industrie et la société pour l’avènement du grand soir collectiviste ?

      • «l’avènement du grand soir collectiviste»
        J’ai bossé en URSS et vécu la chute… Ça a tenu 70 ans car le pays (l’empire) était super riche !
        C’est nous « ON » est sur la même voie et peut être même mieux nous avons chez nous une densité de fonctionnaires (et de quidams payés par l’impôt) pour cent citoyens supérieurs !

        • L’URSS, c’était le communisme basé sur les classes ouvrières. Le néocommunisme est basé sur les classes moyennes supérieures et les théoriciens sont prêts à tout puisque le « peuple » a échoué dans la mise en place de la société idéale.

          • Ça marche ou ça marchait sur des petites entités: kibboutz, kolkhozes, sovkhozes etc.
            Et pas dans un pays entier !… Et en supprimant toutes communications

            • @jean ça n a jamais marché même à petite échelle. Indice : les israéliens ont lâché l l’affaire depuis longtemps.

          • PS: C’est un peu beaucoup hors sujet !
            Vaut mieux arrêter les frais

        • @jean dieu soit loué nous n avons ni gaz ni pétrole.

    • D’accord, mais ça ne rapportera plus rien ou pas grand’chose.

  • Parmi les causes importantes de la régression de la mortalité routière depuis les années 70, il ne faut pas oublier l’amélioration des infrastructures routières (rails de sécurité, réfection des virages, aménagement des carrefours, suppression de bon nombre de 3 voies, etc).
    On observera ainsi que depuis que la direction de la sécurité routière est passé du ministère des transports au ministère de l’intérieur, l’accent a été mis, encore plus qu’avant, sur la répression du comportement du conducteur, et non plus sur l’entretien et la rénovation des routes. Les crédits y sont en baisse depuis une décennie. Parallèlement la mortalité routière a tendance à stagner. Cette corrélation est intrigante et devrait faire réfléchir l’Etat.
    Cette administration a visiblement touché le fond mais personne ne semble s’en soucier tant le principal est ailleurs, comme le rappelle l’auteur : faire rentrer du pognon et se donner de l’importance en faisant de la gesticulation politique (plus de 100 mesure(tte)s décidées en moins de 5 ans ! ).
    Ce serait presque drôle de constater une fois encore la nullité de l’Etat, si là aussi des vies n’étaient pas en jeu…

    • et l’amélioration des véhicules

    • J’ai revu dimanche soir, « Les choses de la vie », en hommage à Michel Piccoli.
      Regardez l’état des infrastructures, des voitures dans ce film : pas étonnant que le nombre de morts sur la route dépassait 15000 début des années 70 contre moins de 3500 en 2019.

      Et en plus, qu’est ce que ça clopait!!

      • Dingue,de la Celtique au petit levé avant le café,je m’en souviens la Celtique c’était du brutal pas loin de la gitane papier maïs

  • C’est un bon article et la somme des commentaires est intéressante et annonciatrice une fois de plus d’un manque grave d’esprit de synthèse de la part de nos dirigeants tant sur le plan économique que sur le plan sécuritaire et donc de nos libertés. Encore faut il dire que conduire est une responsabilité qu’il faut assumer individuellement qui impose de prendre en compte une somme de facteurs: adéquation de la vitesse avec l’environnement ( densité de la circulation, nature des voix de circulation et leur état, zone de circulation, météo, capacité de son véhicule, son état physique, etc…
    On ne se laisse pas conduire par son véhicule, on doit en garder la maîtrise et être en veille permanente. Ce n’est pas un jouet mais un outil.
    Enfin la vitesse tue- elle? La réponse est non.
    Les 300 km/h du TGV tient ils?
    Les 900km/h d’un AIRBUS tuent-ils?
    Non, ce qui tue c’est l’inadéquation de la vitesse avec les circonstances.
    Par exemple, un vendredi soir sortir de Paris vers Chartres la vitesse autorisée est de 110km/h mais l’autoroute est tellement fréquentée que rouler à cette vitesse est dangereux.
    Et j’en passe…
    Somme toute la solution passe par l’éducation et du respect des autres plus que par des radars et des servitudes plus coûteuses les une que les autres à termes.
    Mais tout cela mériterai un développement plus large.

  • Deux facteurs sont à l’origine de cette prolifération des radars:
    -Le besoin inextinguible de fonds de l’État qui dépense plus qu’il ne récolte,
    -La difficulté grandissante de se trouver pour les Forces de l’Ordre en face d’un contrevenant qui sera le plus souvent violent et que la justice défendra.
    Ces deux éléments ont provoqué – avec la diminution des effectifs de Gendarmerie décidée par Sarkozy et donc la disparition des Képis le long des routes – la multiplication des radars. Depuis, comme toujours chez nous, l’État cherche à rentabiliser un peu plus un système qui devient rapidement intolérable. Parce que, la vitesse est un élément facile à contrôler et que ça rapporte un max, on ne contrôle plus que cela. Les véhicules qui roulent sans lumières même sur autoroute, les pneus lisses, les clignoteurs, tout cela est laissé à l’abandon comme d’ailleurs l’entretien des véhicules. Les accidents sont, de toutes façons dus à la vitesse et donc, on laisse le parc se détruire mais on continue à taxer sans aucune mesure le conducteur, qu’il effectue 1000 ou 100 000km par an ! C’est un scandale mais notre Assemblée Nationale n’en a que foutre puisque ses membres ne paient pas. C’est ce qu’on appelle l’Égalité.

    • Les gendarmes qui avaient traditionnellement le soutien de la population rurale sont désormais en conflit presque ouvert avec elle. La rupture est spectaculaire, les propos de plus en plus méprisants, la méfiance et la rancune vive.

      Même constat désastreux au bord des routes. Ceux qui étaient là pour aider, pour rassurer, pour guider aimablement l’automobiliste égaré, sont désormais vécus comme une agression permanente, une menace qu’on surveille de près pour s’en préserver.

      Lamentable dérive étatique de l’autorité légitime vers l’autoritarisme borné et stupide.

      • c’est vrai qu’avant en campagne le gendarme était respecté parce que considéré comme plus intelligent et moins répressif que le policier de base.mais ça a bien changé effectivement, même si on a rien a se reprocher voir des gendarmes incite à la méfiance et on se demande ce comment il vont venir nous emmerder.

        • Cette situation que vous déplorez est la conséquence d’une mesure prise pendant le quinquennat de Satrkozy pour « alléger » les journées de travail des gendarmes. Il s’agit de la mutualisation des brigades qui, de ce fait, ont perdu l’avantage fantastique que leur connaissance de la population leur donnait par rapport à la police cantonnée aux zones urbaines. Les campagnes étaient habituées à voir leurs Gendarmes que les habitants renseignaient. Maintenant c’est terminé, ils sont aussi méconnus … que leurs députés!

          • et le fait aussi qu’a force de faire respecter des mesures soit disant bonnes pour la sécurité rentière ça aide pas à se faire aimer ..une lueur d’espoir, on ne les voit pas trop faire de la répression pour la limitation au 80 km/h

  • La France est coupée en deux, les ruraux et les urbains. Chacun a des besoins différents, une Zoé à Paris pourquoi pas mais en province, sûrement pas. Mais comme ils s’agit d’un pouvoir parisien la France en subit les conséquences… Tant que les politiques ne se révolteront pas de cette situation, on est bel et bien foutu. La régionalisation n’a jamais eu lieu, peut être un jour quand on aura détruit matignon et l’elysee, et décide que le pouvoir central n’avait plus de raison d’être sauf pour gérer les relations internationales.. Surtout pas nos petites affaires internes comme décider du sort de Renault ou d’air France ou d’un aéroport ou de la façon de produire de l’énergie et de la consommer . Que vient faire Paris la dedans ? On n’elit pas un président pour qu’il décide de ce que l’on mange ou pas. Ni que je dois être confiné en pleine cambrousse comme un parisien parcequ ‘il ne peut pas faire autrement au nom d’une soi disant égalité, l’ égalité n’existe pas nous sommes 66 millions de cas particuliers, respectons nos différences.

    • encore faudrait-il payer la Zoé à son juste prix (sans les subventions) !

      • et lisez bien le contrat, je ne sais pas si c’est encore d’actualité mais si vous l’achetez neuve et voulez la revendre avant 1 an d’utilisation y’a des frais de location de batterie à payer a renault (un truc parmi tant d’autres mesquins dans les subtilités du contrat , écrit en tout petit quelque part)

      • @breizh votre conception de juste prix gagnerait à être popularisée

    • La France est plutôt coupée en 3 : les citadins, les banlieusards et les ruraux. Un parisien n’a pas besoin de Zoé, la plupart n’ont pas de voiture ni même de permis.
      Les modes de vie sont différents et il n’y a aucune logique à ce que les uns aient les mêmes règles que les autres. On sait déjà très bien distinguer les cas pour certaines lois sans avoir besoin de régionalisation.
      Le pire c’est que l’essentiel des députés, sénateurs ou ministres sont des provinciaux donc ils devraient connaitre les différences.

  • La seule raison d’être de la « sécurité routière » est de ramener du pognon dans les caisses vides de l’État. C’est tout. Il n’y a pas à aller chercher plus loin.

    Je conseille à tout scientifique d’aller lire quelques publications « d’accidentologie » (il y en a quelques unes en accès libres (PMC) sur PubMed). C’est assez incroyable qu’on puisse publier des torchons pareil, vraiment !

    • J’ai entendu des gendarmes ne pas trouver normal « qu’en 1/4 heure on n’aie encore pris personne. Je me demande à quoi je sers. » Moi qui croyais (gros naïf) que c’était le but. Fric et rendement.

  • Le gendarme est à la base un militaire au service de la France.
    Depuis son rattachement au ministère de l’intérieur, il s’est muté en fonctionnaire au service de l’Etat;
    C’est tout dire.
    Quant aux radars, peut-être ont-ils un impact sur la mortalité routière, mais celui-ci est la cerise sur le fromage de brebis qui fait le régal de Bercy!

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