Covid-19 : l’Occident souffre d’une déficience grave en vitamine D

Vitamin D by Lisa Risager(CC BY-SA 2.0) — Lisa Risager, CC-BY

À l’ère du Covid-19 la vitamine D n’aura jamais été aussi importante tant pour les Blancs que pour les personnes de couleur.

Par Daniel Girard, depuis les États-Unis.

Alors que la pandémie fait des ravages en Occident, des scientifiques découvrent que les personnes infectées ayant une grande carence en vitamine D voient souvent leur état se détériorer, parfois jusqu’à la mort.

Le soleil ne brille pas souvent et longtemps au nord de l’Équateur et son absence a des conséquences délétères pour les populations d’Amérique du Nord et d’Europe.

Une étude de l’université Northwestern révèle que plusieurs malades contaminés dans les pays les plus mortellement touchés — États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, France et Espagne — souffraient d’une déficience prononcée en vitamine D.


L’ingénieur biomédical Vadim Backman, et son équipe de chercheurs, ont analysé la mortalité dans ces pays en éliminant une à une toutes sortes de variables.

Après avoir examiné la nature des souches du Covid-19, les tranches de population contaminées et la qualité des soins de santé par pays, l’équipe a finalement ciblé les effets de la carence en vitamine D. Elle était largement prépondérante dans les pays les plus durement frappés.

La carence en vitamine D crée ce qui a été nommé un choc cytokinique, un emballement incontrôlable du système immunitaire créant une hyper-inflammation potentiellement létale.

Cet orage cytokinique provoque souvent une toux sèche, de la fièvre et de la fatigue. Mais si l’état du patient se détériore, le virus va causer une gêne respiratoire, endommager les poumons et se transformer en syndrome respiratoire aigu sévère.

La vitamine D est essentielle

La meilleure manière d’éviter un tel scénario, c’est de ne pas souffrir d’une carence en vitamine D. Cette vitamine est produite par les rayons ultraviolets du soleil en interaction avec la peau. Elle devient ainsi une hormone qui renforce le système immunitaire, contribue à la santé des os et favorise l’absorption de calcium. En été, il faut passer entre 15 et 30 minutes au soleil, pour faire le plein en vitamine D.


Ce n’est donc pas en confinement qu’on va faire le plein de soleil et de vitamine D, comme le souligne Didier Raoult.


En l’absence de soleil, il existe heureusement des aliments riches en vitamine D comme les poissons gras, le hareng, les sardines, le maquereau, le foie de morue, le fromage, les oeufs, et qui sont consommés avec régularité par les Islandais, les Norvégiens et les Finlandais ne jouissant pas des bienfaits du soleil.


Cette alimentation est cruciale pour les personnes de couleur pour lesquelles la synthèse de la vitamine D au soleil est beaucoup plus faible et n’augmente pas après dix minutes d’exposition.

La pigmentation de la peau diminue sa capacité à produire de la vitamine D3 sous l’action des rayons UVB en atteignant des cellules épidermiques. La richesse en mélanine freine ainsi la production cutanée de D3, essentielle pour protéger des maladies cardiovasculaires, des maladies auto-immunes, du déclin cognitif, et de certaines formes de cancer.


À l’ère du Covid-19 la vitamine D n’aura jamais été aussi importante tant pour les Blancs que pour les personnes de couleur.

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