Vaincre le coronavirus : merci au pétrole et au nucléaire !

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Vaincre le coronavirus : merci au pétrole et au nucléaire !

Publié le 1 mai 2020
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Par Philippe Charlez.

Depuis le début du confinement la France applaudit chaque jour à 20 heures son personnel soignant. Il s’agit là d’une juste reconnaissance envers une population souvent mal rémunérée et travaillant dans des conditions très difficiles. Dans le cadre de la pandémie actuelle elle est aussi en première ligne face au risque de contagion.

En seconde ligne d’autres activités se sont révélées stratégiques pour permettre à 60 millions de confinés de subsister : industrie agro-alimentaire, grande, moyenne et petite distribution, pharmacies, transports routiers, éboueurs, armée.

Pourtant deux « acteurs incontournables » ont été totalement ignorés : le pétrole et le nucléaire.

Les mal-aimés pourtant indispensables

Le pétrole est surtout connu comme le principal « aliment » des transports où il représente 93 % de l’énergie consommée. Le confinement ayant laissé voitures au garage, avions au sol et bateaux à quai, la consommation pétrolière a ainsi baissé de 30 % provoquant une chute spectaculaires des cours.

Mais les transports ne représentent en fait que 55 % de la consommation mondiale de pétrole. Une part signification des 45 % restants est utilisée pour le chauffage domestique et la pétrochimie.

Les matières plastiques résultent de la transformation du pétrole léger (le naphta) en éthylène et propylène puis en polyéthylène, polypropylène, polyamide ou élastomères synthétiques. On les retrouve partout dans notre société moderne depuis la carcasse de l’iPhone jusqu’au tableau de bord de la voiture en passant par la chemise ou les bas nylon.

Par rapport aux fibres naturelles comme la laine, la soie ou le coton, les fibres synthétiques ont l’avantage décisif de la finesse. Une fois moulé ou tissé, le plastique est beaucoup moins perméable et beaucoup plus résistant que la fibre naturelle. Il n’est donc pas étonnant que la plupart des vêtements médicaux dont on ne cesse de parler dans les médias depuis deux mois soient fabriqués à base de fibres synthétiques.

Ainsi, les sur-blouses (65 % polyester), les charlottes (100 % polypropylène), les chaussons (100 % polypropylène) mais aussi les masques FFP2 (100 % polypropylène) et les seringues (polypropylène et isoprène synthétique) nécessaires pour les tests sont tous fabriqués à base de pétrole. Sans oublier le gel hydro-alcoolique composé d’un mélange d’éthanol et d’isopropanol eux-mêmes synthétisés par hydratation de l’éthylène et du propylène et les lingettes désinfectantes qui associent support plastique et solution alcoolique.

Autrement dit 100 % des gestes barrières que nous serine Jérôme Salomon dans son homélie quotidienne sont composés… de pétrole.

Des mines sur le pas de la porte

Beaucoup d’hommes publics et en premier lieu le président de la République considèrent que cette crise inédite met en évidence de graves lacunes dont le premier responsable serait la mondialisation. Selon eux, il est urgent de rapatrier en France un certain nombre d’industries délocalisées par la seule logique du profit. Certains vont même jusqu’à demander de renationaliser des secteurs stratégiques. Chiche !

Pourtant, avant de relocaliser pour raisons stratégiques ne serait-il pas sage de commencer par ne pas délocaliser pour raisons idéologiques ? Si la France manque aujourd’hui de médicaments, de masques, de gel hydro-alcoolique, de matériel de dépistage et de respirateurs, elle peut au moins compter sur l’abondance de son électricité nucléaire. Imaginons un service de réanimation saturé subissant un blackout électrique faute de vent ou de soleil ! Masques, respirateurs et tests feraient alors bien pâle figure.

Par ailleurs, en se rappelant que 90 % des équipements renouvelables sont fabriqués dans le sud-est asiatique, le remplacement du nucléaire par des ENR comme souhaité par le Plan Pluriannuel pour l’Énergie entraînera de facto une perte ahurissante de souveraineté énergétique.

À moins que les Français ne soient disposés à ré-ouvrir les mines dont sont extraits les fameux métaux rares nécessaires aux éoliennes, batteries, panneaux solaires et autres piles à combustibles. On ne peut à la fois refuser le nucléaire, la mondialisation et les mines sur le pas de sa porte.

Nous pourrions donc une demi-heure après les personnels soignants faire une ovation quotidienne au pétrole et au nucléaire pour les remercier chaleureusement de nous avoir aidé à vaincre le coronavirus.

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  • Il faut clamer cela sur la place publique. Écrire votre édito pour Le Monde, Libération, Humanité, la CGT, FO, aux ONG dont Oxfam, la fondation de N Hulot.
    MERCI et surtout serinez comme M Salomon

  • Le petit prince
    1 mai 2020 at 7 h 30 min

    Il est temps de s’affranchir de ces écolos aux multiples raisonnements stupides

    • les écolos n’ont aucun raisonnement, ils n’ont qu’une idéologie qui leur sert de raisonnement et ils sont à la solde de lobbys.

      • Demandez donc à un écolo ce qu’on utilisait pour l’éclairage des villes avant le pétrole. Prépaprez à vous foutre de sa gueule.

      • On pourrait remplacer dans votre phrase le sujet « écolos » par toutes les autres idéologies et croyances.

    • Certes, mais ce n’est pas parce que les écolos sont particulièrement ridicules qu’il n’existerait pas une raison écologique.

      • C’ est certain.

      • Peut-être.
        Reconnaissez cependant que l’environnement s’est bcp amélioré dans les pays occidentaux ces 50 dernières années et c’est plus le fait du progrès technique et du développement économique que des oukases écologiques. Ces dernières ont d’ailleurs plutôt tendance à détourner des financements vers des solutions techniques couteuses superficiellement écolos sur le papier mais assez désastreuses quand on en fait le bilan approfondi.

    • En temps normal, les écolos marchent à côté de leurs pompes. Par les temps qui courent, ils nous marchent simplement sur les noix et on a d’autres chiens à fouetter.

  • Hélas nos dirigeants sont aveugles ou plutôt en permanence à la pêche aux voix, on s ‘aperçoit avec cette crises que nos besoins stratégiques de santé sont en Chine. On s’apercevra demain que nos besoins stratégiques en énergie sont également à l’etranger

    • « On s’apercevra demain que nos besoins stratégiques en énergie sont également à l’etranger ».
      Pire que ça. A terme, c’est la Chine qui nous vendra ses centrales nucléaires.

  • L’idéologie escrologiste doit être dénoncée et détruite : Et delenda est Cartago !

    Des fanatiques ignares passés maîtres dans le mensonge et l’intimidation, notamment grâce au savoir-faire hérité de l’extrême-gauche, ont infecté une opinion publique inculte économiquement et totalement hébétée.

    Les métastases se sont étendues notamment dans les médias, bouillon de culture de l’ignorance et des rumeurs creuses, et dans les partis politiques, jusqu’au sommet de l’État dirigé par des politiciens lâches et à courte vue. Ainsi, au nom de la  » transition énergétique « , expression à psalmodier en adoptant un air mystique, les gouvernants ont déjà gaspillé des dizaines de milliards d’euros dans des projets aberrants, éolien et solaire en tête : et c’est notre argent qui est ainsi jeté par les fenêtres, tandis que la France est en train de perdre le formidable avantage compétitif du nucléaire bâti par Charles De Gaulle et Georges Pompidou et poursuivi par M. Giscard d’Estaing.

    Une désinfection intellectuelle, mentale et morale s’impose.

    • J’ ai un peu tendance à penser qu’ il a un discours à ce sujet assez tendu, d’ une part pour les gogos qui ne jurent QUE par les ER, et à ceux dont c’ est le métier et les compétences à qui les politiques entretiennent un tout autre langage. La raison pour laquelle ce trou de balle de Hulot est parti.

    • C’est joliment écrit, totalement vide d’arguments et où on fleure bon la volonté d’assainissement par des moyens de coercition (ou pire) bien connus des extrémistes. Bravo Liger ! Vous êtes un pur anti-libéral !
      Un Pol Pot en herbe ?

      • @ Chat-Bleu
        Le film de Michael Moore « Planet o the Humans » est fait pour vous. Vous allez adorer.

  • la secte écolo draine des millions de voix électorale ; si cela permet à l’exécutif de garder le pouvoir , il continuera à arroser de notre argent la dite secte pour mettre en oeuvre des lubies qui vont enfoncer le pays ; sans nucléaire et sans pétrole , c’est le retour au moyen age ;

    • La petite bête
      1 mai 2020 at 10 h 40 min

      Cela sera vrai tant que les médias relaieront la propagande écolo

      • et qu’on continuera de subventionner les associations, parmi lesquelles on trouve une nuée de groupes nuisibles à la santé mentale ET surtout à la santé économique. 34 milliards nom de dieu (budget de la Justice = 7,5 – ) . D’ailleurs je me demande si il n’y aurait pas quelque chose à faire là. Soyons réaliste on ne peut pas avoir tout d’un coup et transformer rapidement un pays comme la France en pays ‘libéral’ mais pourquoi ne pas envisager du ponctuel, une politique de petits pas? Sur ça par exemple, une pétition nationale, un truc en ligne 1) les assoces ok? vous avez une cause: solliciter vos adhérents, trouver des sponsors, publier une revue attractive et vendez là 2) un comparatif que les gens puissent comprendre là où ils en sont d leur réflexion, 34 milliards? Ca fait combien de postes de soignants? d’unités de réanimation? etc… 3) pourquoi devriez vous payer avec vos impôts (revenu, TVA et autres) « Le blaireau de l’Ardèche », « Les LGBT du bâtiment » ou « Les amis des Tigres Tamouls »… je déborde largement le cadre de l’article et des commentaires mais voilà.

    • Jerémy Lapurée
      1 mai 2020 at 12 h 43 min

      Au niveau local, c’est vrai. Cf Paris par ex. Au niveau national, les écolos ne pèsent pas lourd. Leur association avec leur PS, ou les tentatives récurrentes de Mélenchon de récupérer, par ses engagements le vote écolo n’ont servi à rien.

      • Jerémy Lapurée: Ce n’est pas le score électoral des écolos qui compte, mais leur influence. Avec 10 % des électeurs, ils pilotent à 100 % la politique énergétique de la France.

      • Le problème est qu’ils pèsent assez lourds pour faire prendre des décisions aberrantes comme celle de fermer prématurément Fessenheim.

        • Jerémy Lapurée
          2 mai 2020 at 18 h 10 min

          Fessenheim aurait fermé de toutes façons.

          La politique énergétique de la France ne doit rien aux écolos.

          Deux exemples parmi d’autres. Le choix de limiter le recours au pétrole remonte au début des années 70, bien avant de voir la bobine du premier écolo dans les medias (René Dumont).
          2eme exemple plus récent : les tracasseries faites aux automobilistes avec les ZCR. Les écolos n’y sont pour rien, même si cela contente leur tropisme autophobe. Le calendrier est imposé par Bruxelles, elle même sous pression de l’OMS.

          Ne leur attribuons pas un pouvoir qu’ils n’ont pas. Il y a un jeu de dupes qui consiste pour le pouvoir à faire croire qu’ils écoutent les écolos (pour se défausser sur eux) et pour ces derniers à faire croire qu’ils pèsent.

  • Merci pour votre remise en ordre plus que nécessaire.
    Mais dans ce pays, on se demande si les gens savent encore raisonner jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Je pense que non.
    Les idéologies, les lobbys ont pris la place du raisonnement et pourtant nous sommes au pays de Descartes!!!

  • Soigner le mal par le mal ?

    Hum c’est de l’homéopathie cet article.
    De plus en plus d’études sérieuses sur le mode de transmission du virus mettent en cause les particules fines de la pollution, qui serviraient de support pendant plusieurs heures pour le véhiculer.

    • Peut-être, mais …
      – on a prétendu que le virus ne se transmet pas par aérosol. On nous aurait menti ?
      – on a prétendu que la contamination nécessitait un forte charge virale. Seul les Pékinois sont plombés ?
      – La transmission n’a pas diminué avec la baisse de pollution suite a l’arrêt de l’économie. L’incubation durerait 2 mois. On se serait trompé ?
      – Le métro est rempli de particule fines à cause du freinage des rames. On mettrait sciemment les travailleurs en danger ?

      • D’après de certaines études en France, en Italie ou en Espagne, les zones les plus touchées sont aussi celles dont le taux de particules fines dans l’air est le plus élevé. Simple conséquence des zones urbanisées ou véritable lien de causalité ?
        D’après d’autres recherches, la pollution de l’air aggraverait les symptômes du Covid-19 en fragilisant en amont les muqueuses du nez, de la gorge et les alvéoles des poumons.
        Je trouve un peu stupide que dès qu’on parle environnement comme une éventualité probable de contamination je ne vois pourquoi le raccourci écolo est évoqué.

        • « la pollution de l’air aggraverait les symptômes du Covid-19. »

          Cela fait évidemment partie de la comorbidité mais avec bien d’autres facteurs.

          « les zones les plus touchées sont aussi celles … »

          Toujours le problème de la corrélation qui n’implique pas de causalité. Et comme vous le dites il y a corrélation triple avec l’urbanisation qui est aussi une cause évidente.

          « le raccourci écolo  » teint dans la méthode. Mais au moins je suis d’accord que l’environnement est de la bonne « écologie » puisqu’il se préoccupe de faits avérés, et de qualité de vie.

        • La petite bête
          1 mai 2020 at 18 h 22 min

          Ou c’est une question de densité de population?

        • Depuis toujours, la contamination interhumaine se fait plus facilement dans les zones de forte densité de population en raison de contacts interhumains bcp plus nombreux.
          Ceci a toujours existé pollution atmosphérique ou pas, particules fines ou pas.

          « je ne vois pourquoi le raccourci écolo est évoqué. »
          Parce que le raccourci particules fines, pollutions…etc est écologiquement très tendance. Cela permet plus facilement une publication d’article et l’obtention de financements.
          Parce qu’associer particules fines et épidémie du Covid-19, est l’assurance de donner plus d’écho aux thèses écolos sur la nocivité des particules fines.

          Pourquoi ne recherche-t-on jamais une corrélation voire une causalité entre la diffusion de l’épidémie et l’importance des transports collectifs parmi les transports urbains? Pensez-vous qu’un chercheur proposant ce type d’étude trouverait un financement? Que ses chefs trouveraient une telle étude « pertinente »?

        • Pour prendre un autre exemple, on pourrait étudier en parallèle le nombre de cas de covid-19 et le nombre de supermarchés « bio »!
          Vu que ce type de supermarché existe essentiellement dans les villes d’une certaine importance ayant une population suffisamment aisée et écoconscientisée pour aller y faire leurs achats, je suis sûr que la corrélation serait présente. De là à avoir un lien de causalité…

        • Avant de dire que les particules trimballent le virus, on peut juste suggérer de cette corrélation que vu que c’est une maladie qui s’attaque au poumon, si ils sont remplis de merde ça va pas aider.

    • Jerémy Lapurée
      1 mai 2020 at 12 h 46 min

      Lesquelles particules fines n’ont pas vraiment disparu avec l’arrêt de la circulation automobile (on a qd même eu droit à des pics de pollution) qui est pourtant la bête noire des écolos…

    • Merde alors, il va falloir interdire les cultures par les paysans.

  • Pour faire revenir des industries en France, il faut baisser massivement les impôts et les dépenses publiques. Ne comptez pas sur les socialistes LREM et Cie pour le faire, ca remettrait en cause leur pouvoir fondé sur la distribution du pognon des autres.

    • Jerémy Lapurée
      1 mai 2020 at 12 h 48 min

      Et plus que tout en finir avec notre propension à pisser du règlement comme un buveur de bière !

  • mais, mais je croyais qu’avec le corona, la pollution diminuait, qu’on consommait moins de choses Gaia-destructives, que les hérissons revenaient gazouiller dans nos jardins et qu’on pouvait plus facilement faire du vélo (euh, mea culpa, avec le confinement, non en fait). Le personnel soignant n’est pas éco-friendly? Tout fout le camp.

  • c’est démontrer que le nez est au milieu de la figure.!

  • L’utilisation des terres dites « rares » ne devrait pas être un frein au développement des E.R., avec un marché en croissance, des demandes privées et publiques fortes. Cela va stimuler la recherche d’alternatives, de nouvelles exploitations et technologies.
    Si le pétrole reste bas à cause d’une demande faible induite par la crise, bye bye les investissements dans les forages pétroliers de plus en plus profonds et complexes.
    Autant je comprends les avantages des plastiques (et l’importance du recyclage), autant je ne comprends pas l’attachement viscéral au pétrole. A croire que les changements font peur.

    • Jerémy Lapurée
      1 mai 2020 at 12 h 55 min

      Because TINA !
      Il n’y a pas aujourd’hui d’alternative sérieuse au pétrole (sauf pour la production électrique).
      Dans l’histoire de l’humanité, on n’a jamais abandonné une technologie en décidant de s’en passer, mais parce qu’on a trouvé mieux. Ainsi, le gaz a remplacé l’huile de baleine parce que c’était mieux pas parce qu’on voulait sauver les baleines.
      Le pétrole, dans les transports, n’a pour l’instant aucun concurrent sérieux…

      • Il faut définir le « mieux » alors. Dans certains types de transport, le pétrole est formidable en effet. Pour ceux qui se déplacent à vélo, non. Pour les véhicules en intérieur, non. Pour les trains ? ah ben non… Pour les bateaux, l’hydrogène émerge petit à petit.
        Et il n’y aura pas de pétrole à prix raisonnable pendant des siècles (encore 50 ou 100 ans ?, ça passe vite). Alors agissons, inventons, innovons maintenant plutôt qu’au pied du mur.

        • Bien sûr. Mais les « innovations » qui ne sont pas rentables et qui ne le seront que dans des décennies si…, osons les mettre au placard !

          • D’accord. Vous vous chargez d’appeler tous les labo et centres de recherche qui travaillent sur la fusion nucléaire ?

            • Je me charge de leur couper les crédits s’ils m’en demandent.

              • n’oubliez pas de demander aux électriciens du monde de rembourser les centaines de milliards qu’ils ont eu de l’Etat pour construire les centrales nucléaires.
                Et comment proposez-vous de faire de la recherche fondamentale sans argent public ? Nasa, ESA, accélérateur de particules, mathématiques, psychologie, etc etc. Vous devez vivre dans un hutte au fond des bois…

                • Ca a parfaitement été remboursé, et bien au-delà, sur la vente de l’électricité. Rappelez-moi donc les coûts au MW, amortissement compris de la construction, de la recherche et du développement, de l’électricité nucléaire…
                  Quant au financement de la recherche fondamentale, il serait basé sur le volontariat et dégagé d’une administration publique vampirique, ça fonctionnerait bien mieux. J’en sais quelque chose pour avoir justement largement fait appel dans ma carrière aux industries pétrolières pour cela. Evidemment, ça ne m’a pas rendu populaire auprès de ceux qui préfèrent l’argent « propre » piqué par le fisc à ceux qui l’ont gagné, à l’argent « sale » des industriels que ceux-ci considèrent comme un investissement à plus ou moins long-terme et pour lequel ils attendent, justement, que les utilisations fondamentales soutiennent une proportion sensée d’utilisations appliquées en fin de compte. Ah, évidemment, maintenant vous aussi allez me traiter de vendu, pour avoir osé me passer de l’Etat et du fisc, et ne pas avoir ainsi puni les riches de ce qu’ils ont apporté à la société.

                • En attendant que ma réponse passe — ou pas — la barrière de la modération, je rappelle que pour la recherche fondamentale comme pour le reste, la gestion par l’état permet que ça coûte 6 fois plus cher pour deux fois moins de résultats.

                  • Merci de définir « résultats » dans le cadre de la recherche fondamentale. Dites moi comment vous évaluer la rentabilité (c’est bien cela votre unique critère) des mathématiques pures ou cartographes ou sociologues.

                    • Les résultats de la recherche fondamentale se mesurent après un certain délai, quand on compare le monde qui a bénéficié de cette recherche et celui qu’on peut sans trop de peine imaginer si elle n’avait pas été conduite. C’était encore plus facile du temps où l’URSS était le paradis de la recherche fondamentale, mais ça peut encore se faire pour qui comprend un minimum de maths, de physique, ou de logique.

                    • J’ai écarquillé les yeux en lisant votre réponse. Vous êtes totalement sérieux, c’est assez incroyable.
                      Imaginez une partie d’échec en 60 coups. Le coups n°24 a permis une ouverture. Et les noirs ont gagné. Youpie.
                      Vous prétendez être capable de dire quel aurait été le vainqueur SI le coup n°24 n’avait pas eu lieu.
                      Vous devez être le plus grand génie planificateur de l’univers.
                      Question toute simple : quelles différences y aurait-il dans le monde si, au hasard, il n’y avait pas eu la thèse de doctorat du Dr. Pierre-Alexandre Bliman sur en mathématique et mécanique sur les frottements secs ?

                    • La recherche fondamentale n’a rien à voir avec une partie d’échecs. Le but n’est pas de gagner ou de développer une théorie particulière, il est que des théories soient développées et que des applications en naissent, aléatoirement. Et pour cela, ça n’est pas en augmentant les moyens, à la manière publique, qu’il est efficace de procéder, mais en donnant envie, à la manière privée, d’obtenir des résultats parce que la vie sera meilleure pour tous dans un monde où il y aura ces résultats. C’est le contraire de la planification et de l’affectation de moyens, c’est la culture et l’encouragement du heureux hasard.

                    • Force est de constater que vous vivez dans le monde magique et facile de la justification a posteriori. Cela explique notre incompréhension mutuelle. Restons en là svp, pas la peine de continuer à discuter.

        • « Pour les bateaux, l’hydrogène émerge petit à petit. »

          Vous avez des infos (que j’évite les ports) ?

          L’hydrogène a 2 inconvénients :
          – difficile à stocker (petite molécule volatile) et donc dangereux
          – peu énergétique (malheureusement les liaisons carbones renferment plus d’énergie – plus les « huiles » sont lourdes plus ça pollue mais plus ça contient d’énergie)

          J’ai bien peur qu’on pollue l’air des océans et que les mouettes nous maudissent encore longtemps pour faire venir des containers de Chine dans d’immenses bateaux pendant longtemps, puisque l’industrie c’est trop pénible et sale pour nous Européens.

          • Pendant longtemps … Enfin jusqu’à ce qu’on ait vendu tous les bijoux de famille pour acheter des smartphones et des éoliennes.

      • « Le pétrole, dans les transports, n’a pour l’instant aucun concurrent sérieux… »

        Si c’était pas « caca boudin », les gros bateaux auraient probablement des réacteurs nucléaires.

    • En France oui, comme on a pu le constater avec les OGM que les écolos devraient adorer au lieu de les abhorrer. Ainsi toute nouveauté est rejetée et déclarée dangereuse.

    • D’ailleurs on constate que 25 ans après, et bien qu’il n’y ait eu aucun problème de santé avec les OGM, ils les dénigrent toujours!

      • C’est un choix de société aussi. Autoriser les OGM est un choix. Les interdire aussi. Sauf que si on les autorise, comment on fait pour garantir que le champ OGM ne transmettent pas aux champs voisins ? Suivant le bon principe de non-agression, il y a impossibilité de garantir cette « non-agression ». Les personnes ne désirant pas consommer des ogm seraient soumis aux pro-ogm.

        • Vous ne sauriez pas comment reconnaître un OGM d’un non-OGM… Et d’ailleurs, quand vous croisez quelqu’un dans la rue, s’il a été sauvé par une thérapie génique, vous le traitez comme un pestiféré ?

          • Pourquoi devrais-je reconnaitre un OGM ?
            Vous ne seriez pas du genre à refuser aux gens la possibilités de choisir ? Ou un grand copain de l’industrie alimentaire qui râle de devoir étiqueter ses produits et informer le consommateur ? Ce que vous dites, c’est que le consommateur est un ignare qui n’est pas capable de choisir et de décider s’il veut des ogm ou pas. Du moment que l’industriel (et son copain politique, vive le capitalisme de connivence) juge bon de mettre des ogm.
            J’apprécie ma liberté de manger ce que je veux, merci de ne pas imposer vos choix. Comme ces gens qui veulent imposer le bio dans les cantines. Vous ne sauriez pas comment reconnaitre un carotte bio d’une non-bio.

            • Ben si vous ne savez pas le reconnaître, comment pouvez-vous prétendre choisir entre deux choses indiscernables ? Je vous laisse tout le choix que vous voulez, mais à vous de vous débrouiller pour distinguer les options. Mangez ce que vous voulez, mais si vous n’êtes pas capable de distinguer ce que vous voulez de ce que vous ne voulez pas, pourquoi devrais-je, moi, vous aider ? Vos prescriptions religieuses sont votre affaire, les industriels de l’alimentaire ne sont pas spécialement mes copains, mais ils devraient parfaitement avoir le droit de ne mentionner dans l’étiquetage que les éléments qui font une différence, éléments dont les prescriptions religieuses ne font pas partie. S’ils veulent en mettre plus, c’est leur affaire, mais ça ne doit pas être une obligation.

              • J’avoue que votre manière de répondre est très bien tournée. Prenons le problème autrement : accepteriez-vous que des ingrédients cultivés avec des cancérigènes potentiels (je souligne 14x le mot potentiel, qui est différent de probable. Et je ne dis pas que les ogm sont cancérigènes) sont utilisés dans votre alimentation, il est probable que vous aimeriez le savoir, non ?
                De même, si je vous vends une saucisse 100% porc ou 95% porc et 5% viande de rat, si vous n’êtes pas foutu de faire la différence, je ne vois pas en quoi il faudrait l’indiquer, n’est-ce pas ?
                L’information des consommateurs est quelque chose de très important, cela leur permet d’exercer leur liberté de choix !
                Je crois que vous utilisez « prescriptions religieuses » pour dénigrer mon propos; venant de quelqu’un de doctrinaire, c’est rocambolesque.

                • Si l’on accepte le droit de commercialiser, il est assez logique d’informer ses consommateurs qui ont la religion qu’ils veulent, surtout quand l’idéologie dominante est le rejet de l’OGM. J’aimerai aussi savoir si ma viande a été tuée à la mode halal pour pouvoir la boycotter.

                • Ce qui est cancérigène potentiel peut être défini comme induisant un risque qu’on ne sait chiffrer ni encadrer. C’est le cas de presque tout. Si on ne peut avancer de mécanisme théorique par lequel ce risque se manifesterait ou d’évidence expérimentale qu’il sort bien du « bruit de fond » des risques, on le néglige. Sinon, le principe de précaution, le vrai, dit qu’on doit le plus rapidement possible réduire l’intervalle d’incertitude pour savoir comment le placer par rapport aux autres risques et décider ou non de s’en protéger. En ce qui concerne les OGM, vous avez une indication de mécanisme théorique ou de preuve expérimentale ?
                  Quant à savoir si le rat est cancérigène, tous ceux qui en ont mangé et même vendu pendant les famines s’en moquaient. Si le commerçant ne vous donne pas les indications que vous souhaitez pour savoir si les fanes de vos carottes ont bien été mangées par la Grande Limace Sacrée, allez chez un autre qui le dira, mais arrêtez de nous faire payer des fonctionnaires à édicter des normes d’information !

                  • C’est vous qui décidez de négliger le risque pour tout le monde ? Votre manière d’écrire me fait dire que vous êtes un ingénieur technique, adepte d’une bonne technocratie d’experts sachants, et totalement dénué de profondeur éthique. Cela n’est pas une insulte, mais une conclusion. Les OGM de par leur nature touchent à des questions religieuses et/ou philosophiques sur ce qu’est la vie et notre « droit » à la manipuler, l’éditer d’une part. Et d’autre part, en interdisant de facto aux consommateurs le droit de ne pas consommer des ogm, vous bafouez leur liberté.
                    Comme l’a (improprement) dit Menesdred, l’idéologie dominante est le rejet de l’ogm. Mais apparemment, comme cela ne va pas dans votre sens de la religion de la Science Sacrée et Salvatrice, vous n’acceptez pas ce choix de société.
                    Vous ne dites même pas « étiquetons et laissons le consommateur choisir ». Vous dites « on en met, vu que personne ne verra rien ».

                    • C’est mon côté libéral qui me fait dire qu’une fois le risque évalué et chiffré, ceux qui le courent peuvent choisir de s’assurer en toute connaissance de cause et arrêter d’embêter les autres. Je n’ai pas de leçons d’éthique à recevoir de vous, je suis plutôt fier de celle qui a présidé à ma carrière, et qui comprend notamment une règle que vous méprisez manifestement avec arrogance et impolitesse : les arguments valent indépendamment de la personne qui les énonce.
                      Enfin, je dis que le vendeur doit être libre de donner les informations qu’il veut, et le client de changer de vendeur si les informations ne le satisfont pas. Le rôle de l’état dans l’affaire est de punir les informations mensongères, point.

            • « Vous ne seriez pas du genre à refuser aux gens la possibilités de choisir ?  »
              Venant de quelqu’un trouvant légitime d’interdire à tous l’accès aux OGM sous le prétexte du fumeux principe de précaution, voilà qui ne manque pas de sel.

              « Vous ne sauriez pas comment reconnaitre un carotte bio d’une non-bio. »
              Au gout, peut-être pas.
              Par contre, la carotte bio est plus chère sauf à la subventionner avec l’argent des autres. 🙂

  • Avec le « traitement social de la crise » l’Etat Français vient de nous refaire le coup de la ligne Maginot. Aucun problème ! La crise ne passera pas, tout le monde sera payé pour ne rien faire, le chef des fonctionnaires nous l’a dit et redit l’état pourvoira à tout !
    En Mai 1940 on a vu ce qu’avait donné la ligne Maginot. En mai 2020, exactement 80 années plus tard on va commencer à se rendre compte du résultat de la nouvelle ligne Maginot inventée par l’état Français. On a voulu à la fois le principe de précaution sans la maladie et sans la crise, ou aura la maladie, et une crise d’autant plus dure que la destruction de l’économie sera plus forte qu’ailleurs.
    Le parallèle avec 1940 ne s’arrete pas là. Entre les deux guerres l’état Français, miné par les querelles politiques et l’agitation, sociale, gangrené par un pacifisme de gauche principalement mais pas seulement qui poussait au renoncement à se défendre n’a rien trouvé de mieux que cette ligne Maginot qui devait apporter la sécurité.
    Depuis des années, via le (soi-disant) traitement social du chomage , et maintenant le traitement social du coronavirus qui est dans la meme ligne, la France n’a réussi qu’à avoir le record du taux de chomage européens et va avoir maintenant la crise la plus forte et la plus désastreuse d’Europe. Sa « ligne Maginot sociale » va exploser en vol et ne servira pas plus à juguler la crise que la ligne Maginot n’a empéché l’invasion en 1940.
    En 1940 la presque totalité de ceux qui se désignaient comme « pacifistes » sont devenus Antisémites et ont adoptés la collaboration ave l’envahisseur (Lire le livre de Simon Epstein à ce sujet c’est sidérant). En 2020 et après on va voir tout les tenants de la « ligne Maginot » sociale se tourner vers l’anticapitalisme et l’écologisme radical. Pas plus que les juifs en 1940, les capitalistes ne sont responsables de la pandémie de 2020 mais comme en 1940 il faudra aux responsables trouver un bouc émissaire pour justifier la déroute économique (je ne parle pas de la déroute sanitaire …)qu’ils nous préparent. Il ne reste plus qu’à attendre le « Pétain » de la défaite. Un Hulot par exemple qui bradera nos libertés comme Pétain les a bradés en 1940. Comme en 1940 nos belles assemblées vont trouver quelqu’un pour se défausser de leurs responsabilités n’en doutons pas.

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