« Planet of the Humans », produit par Michael Moore, pas tendre avec les renouvelables

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Michael Moore a lancé, en tant que producteur, un nouveau documentaire dont il a le secret. Sa cible, cette fois-ci ? Les énergies renouvelables.

Par Charles Boyer.

Pour Earth Day, le Jour de la Terre, Michael Moore a lancé, en tant que producteur, un nouveau documentaire dont il a le secret. Sa cible, cette fois-ci ? Les énergies renouvelables. Pour une figure de proue de la gauche, c’est suffisamment inhabituel pour mériter d’être signalé.

Le film est en ligne et peut être vu, par exemple, sur Youtube.

On ne peut qu’accueillir à bras ouverts un film qui ne regarde pas, comme il est d’usage, l’éolien et le solaire avec des lunettes roses pour la seule raison qu’ils seraient verts. Car que signifie ce mot ? Que nécessitent la mise en œuvre et la production de ces technologies ? Les décrire d’une épithète de couleur ne nous avance guère, le diable se cachant dans les détails. Contrepoints, pour sa part, sort des sentiers battus depuis 10 ans sur cette question, avec force détails et sans concession.

Parmi les points relevés dans Planet of the Humans, on trouve entre autres :

  • Les énergies intermittentes ne peuvent pas fonctionner sans le secours des combustibles fossiles.
  • Mieux encore, elle font baisser le rendement des combustibles fossiles et augmentent donc leur consommation et leurs émissions.
  • Les informations données sont fausses, par exemple les deux points ci-dessus ne sont pas clairement expliqués.
  • Les entreprises, comme Apple et Tesla et de nombreuses autres, mentent lorsqu’elles affirment ne consommer que des renouvelables.
  • La durée de vie de ces installations est souvent courte.
  • Leur mise en place réclame beaucoup de combustibles fossiles.
  • Leur construction demande des quantités gigantesques de ressources et de matières premières.
  • Elles nécessitent la destruction de très grandes surfaces de forêts, de déserts et d’autres zones naturelles de grande valeur.
  • Ce qui est nommé biomasse consiste à brûler des forêts.
  • Elles ne méritent pas particulièrement le label vert.
  • Elles ne créent pas autant d’emplois que promis, loin de là.
  • L’écologisme s’apparente à une religion.

Malheureusement, tout n’est pas rose dans ce film des déçus du monde vert : sur le fond, l’idée demeure qu’il est nécessaire que les humains minimisent leur impact sur la planète ; ce qui est fondamentalement anti-humain et conduit fatalement à appeler de ses vœux la dépopulation. Ce point de vue est devenu très répandu mais il n’est pas le seul envisageable, ni même forcément le meilleur.

D’une part, l’idée même de surpopulation est contestable. De l’autre, il est tout à fait défendable de considérer que l’épanouissement humain est la première des priorités et que, dès lors, l’Homme se doit d’améliorer la planète.

Tout compte fait, ce film peut être considéré comme un tournant et chacun gagnera à le visionner pour se faire son propre avis.

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