Covid-19 : on en sait de plus en plus chaque jour

Un peu partout, des individus travaillent avec une ardeur et un dévouement qui forcent le respect.

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Coronavirus - baby and mom By: Nik Anderson - CC BY 2.0

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Covid-19 : on en sait de plus en plus chaque jour

Publié le 15 avril 2020
- A +

Par Olivier Maurice.

Ce n’est pas de grands discours et d’encore moins de répression dont la France a besoin, mais d’informations claires pour que chacun puisse évaluer en toute conscience la situation. Surtout quand ces informations circulent librement par ailleurs…

À l’heure où les autorités semblent de plus en plus débordées et paniquées, multipliant discours, interventions, décisions plus ou moins arbitraires et semblent vouloir battre un record dans l’autoritarisme et la répression des libertés.

À l’heure où dans la population, la panique fait de plus en plus place à l’ennui, à l’incompréhension et à la colère sourde.

À l’heure où les autorités de santé semblent s’engluer dans des querelles de méthode et de chapelle, faisant mille fois plus de bruit pour se critiquer les uns les autres que pour apporter des réponses concrètes à la crise sanitaire.

Un peu partout, des individus travaillent avec une ardeur et un dévouement qui forcent le respect.

Sur le front

Il y a bien sur les premières lignes, les soldats du front de l’épidémie : médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers, pompiers, conducteurs d’ambulance dont on ne dira jamais assez le courage qu’ils ont à affronter avec un manque de moyens souvent désespérant la détresse des patients et le danger omniprésent. On ne peut que s’incliner devant le dévouement de ceux qui ont choisi de sauver des vies en risquant la leur chaque jour.

Il y a ensuite la logistique, l’intendance qui suivra, comme l’on souvent affirmé de nombreux généraux.

Sauf qu’en l’occurrence, l’intendance a sévèrement du mal à suivre et semble même mettre des bâtons dans les roues, soit en centralisant des opérations qu’elle est incapable de mener à bien, soit en prenant des décisions totalement incompréhensibles ou partir dans des délires utopiques comme celui de développer et d’équiper en quelques jours la totalité de la population d’une application de traçage ultra-moderne.

L’information horizontale

Or la longue liste de défaillances, errements et revirements de l’administration et du gouvernement, ne fait que s’allonger chaque jour et ce mouvement est largement amplifié par le fait que tout un chacun peut, en cherchant un petit peu, se plonger très rapidement dans le bouillonnement d’informations provenant d’un peu partout sur la planète et se poser toutes sortes de questions.

Faut-il généraliser le port des masques ? Quels sont les stratégies de prévention qui fonctionnent mieux que les autres ? etc.

Sans doute pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’information circule de façon horizontale lors d’une crise mondiale et cette nouvelle situation porte un coup très dur à l’information de crise officielle diffusée de manière verticale.

Sans son monopole, la moindre erreur de la part des autorités est instantanément démentie, la moindre décision contestable est aussitôt sévèrement critiquée et remise en question, la moindre incohérence immédiatement relevée et raillée.

Cette incapacité de dire n’importe quoi, ou de ne dire que ce qui l’arrange, fait monter une grogne de plus en plus sourde et puissante dans le pays. Et celle-ci ne risque pas de descendre, surtout tant que le gouvernement s’entêtera à vouloir tout réguler, tout diriger, tout planifier, tant qu’il cherchera par tous les moyens à être « maître des horloges ».

À force de s’entêter dans le dirigisme et le catastrophisme, il risque bien de voir un jour ou l’autre la situation lui échapper complètement.

Libre information – libre accès à l’information

Car malgré ses multiples tentatives pour taxer, décrédibiliser et diaboliser internet et les réseaux sociaux accusés de tous les maux, le gouvernement n’a pas réussi à empêcher les informations de voyager à une vitesse incroyable et à tous les niveaux : que ce soit entre médecins pour partager leurs expériences, entre chercheurs pour échanger idées et leurs trouvailles, entre malades pour relater leurs expériences…

Après tout, c’était bien cela à l’origine Internet : un réseau pour permettre aux individus d’échanger ?

Il n’empêche que la réalité est que l’on y voit chaque jour un plus clair sur la réalité de la maladie et de l’épidémie, car en parallèle de la dépression chronique des bilans macabres et le nombrilisme ridicule des comparaisons entre pays répétées chaque soir à 20 h, circulent un nombre incroyable d’informations qui, même si elles ne sont pas toutes roses, laissent passer un peu de lumière dans cette nuée de pessimisme ambiant.

La suite de l’article n’a absolument aucune prétention médicale ou scientifique, elle est purement illustrative des principales tendances que l’on voit circuler ces derniers jours. Il conviendra à tous ceux qui le désirent de chercher plus loin et de se construire leurs propres opinions.

La principale information étant que le bouillonnement créateur est bien présent, qu’il fonctionne à pleine vitesse, et que partout, la troisième ligne des chercheurs et des observateurs travaille de façon intense dans ce grand réseau d’échange tant décrié qui relie désormais les individus entre eux.

L’épidémie

Les diverses études épidémiologiques se multiplient et semblent toutes converger vers plusieurs conclusions et poser de sérieuses questions :

Quasiment certain : il existe des facteurs de risques identifiables, dont les plus importants sont l’âge et la présence de pathologies du métabolisme.

La maladie est grave, voire très grave pour les patients âgés et/ou ayant des troubles du métabolisme (ce que l’on appelle couramment être en mauvaise santé) : hypertension, surpoids, diabète… Pour les autres, même si le risque n’est jamais nul, la dangerosité de la maladie est faible, voire même bien plus faible que nombre de maladies infectieuses.

Ce constat indiquerait qu’une politique ciblée de prévention et de prise en charge de l’épidémie soit indispensable et qu’il semble bien que l’on ne puisse se limiter à des mesures générales traitant tout le monde de la même manière.

En cours de validation : le taux de transmission de la maladie semble lui également plus faible qu’on ne le pensait initialement. Plusieurs études, dans différents foyers d’infections, montrent une faible propagation de la maladie dans la population : environ 80 % des personnes ayant été au contact plus ou moins avéré avec des malades ne contractent pas la maladie (ne sont pas testées positives) et ce, sans prendre de précautions particulières.

Bien sûr ces chiffres sont à prendre avec précaution et ils ne signifient surtout pas que ces personnes n’auraient pas fini par été contaminées à leur tour un jour, mais ils semblent indiquer qu’il existe des modes de transmissions privilégiés qu’il reste à découvrir et à établir plus formellement ; et que certaines mesures de protections sont certainement plus efficaces que d’autres.

Cette information incite à se poser de nombreuses questions sur les mesures de précaution à adopter et sur le rapport efficacité/coût du confinement et des gestes barrières.

En cours de validation : la pandémie pourrait au final se révéler bien moins sévère qu’on pouvait le craindre. Même si les chiffres sont assez impressionnants, surtout en France, Italie et Espagne, ils restent pour l’instant très éloignés des estimations cataclysmiques qui avaient cours au début de la pandémie.

L’hypothèse la plus courante est que le nombre de personnes contaminées est bien plus important que celui des personnes développant des symptômes ne le laissent penser, ce que semblent indiquer les chiffres provenant de pays ayant effectué des tests non ciblés et que semblent aussi également indiquer les recherches de sources de contamination.

Il semble donc que le principal problème de l’épidémie soit la rapidité de contamination, qui crée un afflux simultanés de malades, en particulier chez les populations regroupées (EHPAD, transports en commun…) et non sa sévérité en elle-même.

La maladie

Sur le front de la maladie et des stratégies thérapeutiques à mettre en œuvre, de nombreuses informations permettent de corriger la vision de la maladie :

Quasiment certain : le développement de la maladie semble suivre un schéma en deux phases : une première phase « grippale », puis une possible détérioration, plus ou moins brutale, avec une constante de durée. Dans tous les cas, même les plus bénins, la guérison prend du temps. Cette position à cheval entre une maladie aiguë et une maladie chronique est assez inédite et constitue le principal challenge des systèmes de santé souvent très fortement cloisonnés entre une médecine de ville et une médecine hospitalière.

Par ailleurs, plusieurs théories voient également le jour pour expliquer l’aggravation soudaine de la maladie se produisant chez les patients les plus à risque. Leur vérification permettrait de modifier la prise en charge et les soins à apporter et d’agir plus efficacement pour soigner les cas graves.

Quasiment certain : le monde médical semble opérer un consensus sur la théorie du choc cytokinique : l’infection par le virus déclencherait une sorte de réflexe inflammatoire grave (un peu comme une allergie peut parfois déclencher un choc anaphylactique ou une infection provoquer un choc septique) et ce serait ce choc qui déclencherait l’urgence médicale (la seconde phase d’aggravation observée chez de nombreux malades) et qu’il faudrait endiguer le plus rapidement possible, afin d’empêcher la dégradation de l’état de santé du patient.

En cours de validation : de nombreuses autres études sont conduites actuellement pour essayer de comprendre s’il n’existerait pas d’autres mécanismes empêchant les patients atteints de récupérer une fois le choc inflammatoire passé ou même pour les cas plus bénins.

Une de ces études semblerait ainsi indiquer qu’en plus des lésions pulmonaires, c’est le système métabolique d’oxygénation de l’organisme qui serait attaqué par le virus et qui créerait un effet domino sur des mécanismes vitaux déjà fragilisés. Cette dernière théorie expliquerait aussi pourquoi certains médicaments détournés de leur usage habituel permettraient de ralentir le développement de la maladie.

 

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  • bravo , bien résumé merci

  • Et les autorités, voire sommités médicales du haut conseil scientifique nous avaient dit de ne SURTOUT pas prendre d’anti-inflammatoires alors qu’ ‘on s aperçoit maintenant qu’ ‘il s’agit d’une inflammation du système?
    Un médecin pourrait-il il m’éclairer?

    • Je crois surtout que l’on sait pas. On sait pas pour la thérapeutique, on sais pas pour le nbre de contaminés.
      L’état suréagit, on est dans le coté toxique du principe de précaution. Alors qu’il suffit de conseiller aux plus de 50 ans en surpoids de se confiner et de laisser faire le marché.

      • « laisser faire le marché. »

        En l’occurence, le « marché » est un médecin traitant. C’est à lui de savoir si un patient est en surpoid, diabétique, à risque … C’est à lui de juger s’il doit prescrire un antibiotique ayant potentiellement des effets secondaires cardiaques ou de la chloroquine. C’est à lui de prescrire des arrêts de travail à ceux qui ont (simplement) le nez qui coule (ou sont à risque) avec confinement strict vérifié par la secu (pour une fois qu’elle peut servir à quelque-chose).

        L’état n’avait pas à réagir. Seulement à redonner le pouvoir qu’il a confisqué aux médecins pour traiter et aux pharmaciens pour délivrer des médicaments ou des masques et mélanger de l’alcool et de la glycérine.

        Au plus, la médecine du travail aurait du être mobilisée pour vérifier que les personnes à risque se sont bien fait confiner par leur médecin.

        • Bien vu pour la médecine du travail, d’ailleurs on en parle nul part alors qu’elle a un rôle à jouer comme jamais elle n’a eu, surtout en prévision du déconfinement.

    • Pour les anti-inflammatoires, les résultats sont plutôt discordants. Les autorités françaises les déconseillent, celles européennes non. Il est possible que (tous?) les anti-inflammatoires interfèrent avec les phases initiales de la réponse inflammatoire, les altèrent et entrainent l’évolution vers les chocs cytokiniques (possible aussi chez certains mais pas chez tous) mais qu’ils aient un intérêt dans cette phase d’explosion inflammatoire et tardive (nombreux protocoles de réanimation avec corticothérapie massive à ce moment).
      Il est possible aussi que hydroxychloroquine et azythromicine, seules ou associées, aient d’une part une activité anti-virale (+/- forte), d’autre part une composante anti-inflammatoire (plus spécifique?) intéressante dans cette maladie.

  • Taux de contagiosité (le fameux R0) très voisin de celui de la grippe… Taux de létalité probablement très voisin aussi. Cette épidémie se comporte comme celle de la grippe saisonnière. Sauf pour l’envoi, en nombre imposant, de patients en réa. Nos grippes annuelles font environ 10000 morts en France (record en 57 et 69 avec 20000 et 30000 morts). La grippe c’est un demi millions de morts dans le monde chaque année.
    Cette forte ressemblance, c’est le moins réjouissant, fait que nous aurons sans doute à supporter le Covid chaque année jusqu’au vaccin ou jusqu’à l’immunité de groupe, s’il ne mute pas comme le virus de la grippe…

    • Peut-être … ou pas …

      Les affirmations de l’article sont contradictoires :
      – « le taux de transmission de la maladie semble lui également plus faible qu’on ne le pensait initialement … »
      – « Il semble donc que le principal problème de l’épidémie soit la rapidité de contamination … »

      Si la contamination est rapide, le taux de contamination de peut être faible – ou alors il y a un gros détail m’échappe.

      Le covid n’est ni la grippe – comme on l’a dit au départ – ni le choléra – comme on le gère aujourd’hui par un confinement aveugle. Le covid ne risque en aucun cas de faire diminuer la surpopulation mondiale – comme certains pourraient l’espérer.

      En revanche son effet est largement suffisant pour désorganiser toutes les sociétés occidentales engluées dans leurs contradictions de « principe de précaution », de « planification aveugle », de « vivre ensemble » et de partage (des microbes et virus) et de laxisme en matière de missions régaliennes.

      • Son effet ou l’exploitation médiatique (qui avait commencé bien avant les effets réels? (notamment sur internet)

      • La rapidité de contamination n’a absolument rien à voir avec le taux de transmission. Le fameux R0 n’est pas une constante virale, mais une constatation épidémiologique.

        Mettez 10000 personnes ensemble, le virus se répendra instantanément, mais uniquement parmi X% de la population.

        Séparez ces personnes et faites les se rencontrer une par une, le virus mettra un temps fou à se propager – mais ce ne sera toujours que parmi X% de la population

        Est-ce que cela clarifie ?

        • Est-ce que cela clarifie ?

          Pas vraiment ! Il faudrait que j’étudie le modèle mathématique pour cela. Mais vu les brillantes prédictions faites par les modélisateurs, je suis peu motivé …

          Et avec une analyse simpliste, si le mode de transmission est le même que pour la grippe, il me semble que la nature et le nombre des clusters devraient être identiques ? Et donc que la rapidité de contamination (comparée à la grippe) doit dépendre essentiellement de R0 ?

          • Ce n’est pas une question de mathématique mais de logique.
            Chaque personne saine exposée un temps t à une charge virale donnée à une certaine probabilité d’attraper la maladie. Un virus peut se transmettre avec une exposition très courte, mais à un nombre limité de gens. Ou peut se transmettre à un nombre important de gens, mais nécessite une exposition longue.
            Il semble ici que pour les gens susceptibles d’être infectés une exposition même très courte et très légère suffise. Par contre les chances d’attrapper la maladie en y étant exposé, sont plutôt faibles : résultat le RO n’est pas très élevé (on à parlé de la rougeoble, mais la gastro est pire encore, 18, alors qu’on est à 2 et des poussières ici) mais la contagion (quand elle était probable) se réalise très rapidement ici… d’où l’effet d’enflamment rapide, et ensuite le tassement de nouveaux cas, assez rapide aussi et observé partout quelque soit la réponse « publique » choisie.
            Celà rend le confinement absolument inopérant : le virus était déjà sans doute très présent dans la population totale au début, et les interaction même très limités et courtes (faire ses courses, être contrôlé par un policier) suffisent pour continuer à répandre l’épidémie aussi efficacement ou presque que si on avait été travailler toute la journée en prenant des précautions type masque.

      • Un R0 de 2,5 (Covid ou grippe) est une valeur moyenne. Pour info, le R0 de la rougeole est de 15 !
        La létalité de son côté est relativement faible aussi. Dans les pays qui ont procédé à beaucoup de tests, ça tourne à 1 % . Mais il reste tous les cas asymptomatiques, donc non testés. Au final, je serais surpris que la létalité dépasse 0,5 % . Pour info, Ebola, c’est 50 % .
        Au final, ces caractéristiques font du Covid une maladie respiratoire très proche de la grippe, qui a tué, dans ses épisodes récents (je ne remonte même pas à la grippe espagnole H1N1) autant sinon plus, et dans une relative indifférence… Reste une inconnue : le comportement du virus avec l’arrivée des beaux jours. Traditionnellement, les virus respiratoires sont moins actifs avec une météo clémente et nos défenses elles sont de meilleure qualité. On verra bien.
        Notre confinement n’est qu’un pis-aller, dû à notre incapacité de faire des tests, de livrer des masques à la population et d’avoir un nombre suffisant de lits en réa. Les décisions tardives de notre gouvernement – Macron exhortait encore les Français le 6 mars à sortir du théâtre et maintint, contre l’évidence, les municipales – ont fait le reste. Quant aux transports en commun, notamment parisiens, c’est une hérésie de ne pas les avoir totalement fermé, ou réservé aux seuls personnels soignants.

  • « On en sait de plus en plus chaque jour », d’autant plus quand Raoult sort la sulfateuse :
    https://youtu.be/5gMj6r9t-F4

    • Il se répète un peu. En revanche, il met le doigt sur un problème : comment peut-on avoir un taux de mortalité plus élevé dans des pays développés que dans des pays pauvres ?

      • Et sur un autre problème: celui de la concordance de l’utilisation générale de « nouveaux médicaments » avec un taux de mortalite plus élevé.

      • Dans les pays pauvres, il y a beaucoup plus de jeunes gens et beaucoup moins de personnes très âgées, celles en mauvaise santé ne vivant pas très vieilles.
        Ensuite, là où on ne teste pas, il y a peu de morts de covid-19.

      • Il a raison. Ce qui est répété est mieux su, surtout chez les malentendants.

    • Même les données officielles vont dans le sens du Pr. Raoult :
      – nombre de décès / nombre d’hospitalisations dues au Covid-19 dans les Bouches du Rhône : 7,5% (hier)
      – même ratio sur l’ensemble de la France : 14,3%, soit près de 2 fois plus
      (Source : Santé Publique France, données par département)

      Comment croire que cela n’a pas de lien avec le protocole Raoult ? (ou hospitaliserait-on proportionnellement 2 fois plus les malades du Covid-19 en Bouches du Rhône ? Difficile à croire)

      • Nombre de patients testés : APHM/IHU 33256, totalité de la France 333807. Soit 10% des tests pour 3% de la population. Le facteur essentiel est donc la multiplication des tests.

        • Et la question : pourquoi il arrive à faire des tests et pas les autres ?

        • Le facteur essentiel , c’est qu’a Marseille il y a un mec hors système qui rends les tests possibles .

        • @ MichelO : là il s’agit des personnes hospitalisées, on ne parle pas de la même chose.
          Sur la multiplication des tests (avec confinement des positifs), on sait depuis longtemps que c’est un facteur très important, sans doute le plus important effectivement, de réduction de la mortalité par limitation drastique de l’épidémie.

          Toutes les personnes hospitalisées pour cause de Covid-19 (c’est bien de cette population que je parlais) ont été testées positives. Raoult en traite une partie à l’hôpital – les cas les plus graves, à l’évidence – et une autre partie en ambulatoire. Pour les personnes hospitalisées, la mortalité est 2 fois plus faible dans le 13 qu’ailleurs. Pourquoi ?

          • A partir du moment où le test, qui conduit à la décision d’hospitalisation, n’est pas comparable au reste de la France, les chiffres ne sont pas comparables non plus quand on les rapporte aux personnes hospitalisées…
            L’hypothèse que le nombre de tests est bien corrélé à la baisse du nombre de décès est confirmée par l’examen des statistiques mondiales, les pays qui testent le plus ont largement tendance à avoir de meilleurs résultats, il y avait d’ailleurs me semble-t-il un article là-dessus il y a quelques jours sur CP. Mais l’efficacité ou pas d’un traitement ne doit pas laisser place à sous-entendus. L’Islande a 8 morts pour 1720 cas et 106490 tests. N’est-ce pas une incitation à chercher pourquoi les tests généralisés réduisent la mortalité, plus qu’à se précipiter sur « l’explication » du protocole Raoult ?

            • Sans opposer les tests et le protocole Raoult, il serait bon de distinguer les effets des uns et de l’autre.

            • Je ne suis pas un détracteur de Raoult, et même je suis un détracteur des procédures tatillonnes et stupides par lesquelles les administrations veulent faire passer son protocole. En revanche, ce qui me tracasse est tout ce qui ne figure pas dans les comptes-rendus de ses essais, et que ça n’aurait pourtant pas été difficile d’y mettre. Chacun compare avec son « groupe placebo », pour vous le reste de la France hors Bouches-du-Rhône, alors que les indications permettant de vérifier que les résultats seraient bien comparables ne sont pas dans l’abstract ni dans le tableau fourni.

      • Le chiffre (nombre de sorties d’hôpital / nombre de décès) est encore plus éloquent : 3/1 au niveau national 7/1 dans les Bouches du Rhône (2/1 à Paris)

  • En France il existe de très grandes différences entre départements, certains sont très touchés par covid19 avec une surmortalité en mars, et d’autres le sont nettement moins avec une sous mortalité en mars. Observations valables dans tous les pays. Parmi certains pays comme le Danemark avec très peu de mesures (pas de tests, de masques, de confinement mais de l’auto-discipline) il n’y a pas eu d’explosion des cas. Chez nous l’explosion s’est produite lors du rassemblement religieux à Mulhouse dans une région assez dense en population et économie. Pour la région parisienne je ne sais pas pour le déclencheur, mais là aussi densité démographique et économique ? En Allemagne, Italie ou le Royaume Uni également. Je pense qu’à chaque fois, un déclencheur explosif a dû se produire d’autant plus redoutable qu’il se produit dans un environnement diffusant.

    Ensuite la réactivité et l’attitude des autorités et des citoyens (et leurs moeurs) contiennent plus ou moins bien ces explosions. Certains ont pu les éviter pour x raisons plus ou moins intentionnelles.

    • « L’explosion » peut facilement être reliée à un rassemblement particulier au départ mais elle me semble plus ou moins inluctable avec le temps.

      Ensuite, quand ON sait qu’un virus circule, les conditions changent forcément. Les précautions augmentent, volontaires ou imposées, et la transmission doit être je pense le reflet de mauvaises « habitudes » ou de contraintes (ex : se faire la bise, transports en commun).

      Ce que j’aimerai voir, c’est une prise en compte de l’effet de « conscience de l’épidémie » sur la propagation, ainsi que des retours sur « comment on se fait contaminer malgré le confinement », et quels sont en fait les modes de propagation (surfaces, postillons, aérosols).

      • Lorsqu’on regarde les précédentes épisodes de grippe pandémiques, il n’y a pas de grandes explosion générale mais des foyers explosifs. En 1957 c’était déjà le grand est en France et en 1968 c’était le sud ouest.
        L’effet de conscience intervient mais c’est déjà trop tard pour éviter l’explosion, par la suite j’imagine qu’il aura des conséquences sur la trainée de l’explosion.

        J’ai lu que le virus aurait, via une nouvelle souche, augmenté sa contagiosité pour s’adapter au confinement en Chine.
        Il reste des zones d’ombres sur la relation pathogène/environnement particulièrement celui des sociétés humaines.

  • « La maladie est grave, voire très grave pour les patients âgés… »
    A noter cependant qu’un traitement précoce peut, même chez ces personnes, éviter l’aggravation. Cela a été montré avec le protocole du Pr Raoult.
    Ceci montre l’importance de la détection.

    • Ce qui a été observé sans contestation est qu’une détection précoce réduit le nombre d’aggravations.

      • J’aimerai savoir qui a mis -1 et semble penser que tester les gens est inutile ?

      • Ma belle fille qui travaille dans un labo d’analyses médicales suisse est testée, ainsi que toute son équipe, une fois par semaine (vous me direz ils sont à la source).
        Il a deux semaine, un collaborateur a été testé positif et s’est mis en quarantaine à domicile; sans voir développé des symptômes, il reprendra le boulot la semaine prochaine.
        D’autres tests menés depuis ont montré qu’il est resté le seul et l’unique.
        Mon fils a continué de bosser dans l’automobile, et jusqu’à présent il n’y a eu aucun malade dans ce grand garage de près de 30 personnes.
        Ma fille en France a du fermer son commerce, et comme elle est très active, en a profité pour donner un coup de main dans une supérette du Haut Rhin prise d’assaut ces jours ci.
        Elle m’a écrit hier (moi le vieux je confine, et je pense que c’est bien), que depuis le début de la pandémie, aucun employé de la supérette n’est tombé malade, et ils sont une tapée avec tous les corps de métiers qui sont nécessaires ! Pourtant elle pensait donner un coup de main pour cause de défection de personnel malade, mais non, y a juste beaucoup de clients affolés…

        Alors une question:
        ne vaudrait il pas mieux que les gens de plus de 50 ans se protègent au maximum avec du matériel adapté, et que les plus jeunes, s’immunisent en vaquant à leurs occupations ?

        Pour info:
        canton Bale Ville, si proche du Haut Rhin et dont de nombreux habitants ont participé au ‘cluster’ religieux de Mulhouse;
        Décès
        2 (50-59 ans)
        4 (60-69 ans)
        8 (70-79 ans)
        25 ( + de 80 ans)

        aucun décès de moins de 50 ans et un seul décès par jour depuis 3 jours (2/jours dans la semaine qui précède), alors que les gens ne sont pas confinés et que seuls les lieux de rencontres (cafés, théâtres, expos) sont fermés

        https://covid-19-schweiz.bagapps.ch/fr-1.html

        • Je serais presque d’accord, sauf que votre question ressemble trop à
          que les vieux se protègent, les jeunes ne risquent rien, au contraire. L’important est le sentiment de responsabilité envers ceux qu’on pourrait contaminer. et les mesures qu’on devrait prendre soi-même pour ne pas le faire (l’auto-confinement du collaborateur positif, le masque pour ne pas postillonner sur autrui, etc.). Le confinement des vieux, ça ressemble trop facilement à l’euthanasie charitable, nationale et obligatoire à 70 ans.

          • C’est pas ce que je voulais dire, mon opinion est que mes enfants (et petits enfants) sont, du fait de leur mobilité un danger pour moi.
            J’évite donc tout contact avec eux et eux avec moi.

            Je suis un sujet à risque, et il m’incombe de me protéger, mais contrairement à l’état français, je ne veux en aucun cas les empêcher de vivre et de travailler, eux qui ont certainement été en contact avec le virus.

            Que les autres se confinent ou pas ne change rien à ma propre stratégie face à cette pandémie

            J’en appelle à la responsabilité individuelle, c’est a moi de me confiner si je veux avoir une chance de survivre, l’état n’a pas à m’interdire de bouger, mais s’il veut se rendre utile il n’a qu’a me fournir , en échange de mes impôts, quelques protections efficaces; mais même ça…

            Et si je suis encore ici à radoter à la fin de l’année, ça aura marché.

          • Et si j’ai l’air d’un vieux con-finé aigri, c’est que si j’ai coupé les contacts physiques avec autrui, la maréchaussée m’interdit de rejoindre les berges du grand canal d’Alsace, situées à 5 minutes à pied de chez moi par un chemin vicinal, alors qu’il n’y a jamais personne (ou si peu) sur ces immenses berges.
            J’y promenait mon chien presque chaque jour avant toute cette m…, à regarder les péniches qui remontent vers Bâle ou retournent à Rotterdam le ventre vide.
            Mais la milice rôde, l’autre dimanche elle était en patrouille près du village, et voyant un couple de voisins se diriger vers le canal, ils ont attendu qu’ils soient arrivés pour les aligner ! Des malfaisants je vous dit…

            J’ai la rage !!!

            • Comme je vous comprends ! J’ai la chance d’avoir un grand jardin, et même depuis quelques jours du soleil.
              Ce qui me tracasse est que parmi tous ces jeunes qui vivent de mes impôts, il y en a un peu trop qui sont prêts à me cracher à la figure s’ils se savent contagieux.

        • « ne vaudrait il pas mieux que les gens de plus de 50 ans se protègent au maximum avec du matériel adapté, et que les plus jeunes, s’immunisent en vaquant à leurs occupations ? »

          Il me semble que c’était un peu l’idée de départ, mais malheureusement elle a été appliquée de manière « passive » et stupide (afin de ne pas perturber les calendriers électoraux et politiques (ecologiques ?)) :

          – erreur 1 : considérer que les vieux étaient ceux de 80 ans alors qu’il aurait fallu viser beaucoup plus bas
          – erreur 2 : communiquer qu’il n’y a pas de problème puisque ça concerne les vieux et empêcher la distanciation par prise de conscience du risque
          – erreur 3 : se dispenser de tester et soigner (puisque de toutes façons leur espérance de vie est limitée et que c’est bon pour le solde des régimes de retraite) et ainsi laisser se créer des foyers d’infection
          – donc erreur fatale : ne rien faire, ne pas commander de masques, nier le problème et enfumer l’opinion jusqu’à ce que le scandale arrive et qu’on soit obligé de cloitrer tout le monde en catastrophe !

  • Ce que l’on sait déjà parfaitement, c’est qu’avec une fermeture très tôt des frontières, des stocks de masques et de gel, et des usines pour les produire, sans confinement général, mais organisé, on aurait 4 fois moins de mort et surtout une économie de centaines de milliards d’argent qu’on a pas. Mais on va le donner aux africains.

  • bah ce que tout le monde voudrait savoir est le nombre de personnes infectées..
    en outre….
    nous essayons d’éviter une catastrophe comme on dit tout en prenant bien soin de ne pas se mettre en position de dire quand commence la catastrophe..
    c’est quoi la catastrophe 50 000 morts? 30 000 ? 100 000? sachant que « la grippe » pas catastrophe..
    on prend des mesures…
    sans une évaluation correcte de la population atteinte on est satisfait quand on a l’ordre de grandeur..sauf que il me semble que pour beaucoup la catastrophe se joue à moins que ça..
    et ce qui semble inquiéter les politiciens n’est pas de prendre de mauvaises mesures, mais de pouvoir être critiqué..une chose me frappait ..les européens disaient on doit tous faire pareil…et macron a par exemple critiqué l’autriche… pour ne pas faire comme les autres..
    je présume que puisque ‘il a critiqué l’autriche il doit maintenant s’excuser..m^me pas..

    j’ai défendu bachelot, non pas parce qu’elle avait eu raison sur tout mais parce qu’elle avait juste pris des décisions cohérentes avec le système logique qu’elle affiche.. elle était précautionneuse.. pas de souci d’argent et prevention à donf..
    On la voit glorifiée..mais ..fondamentalement bachelot s’est gourée autant que les experts de macron..
    le fait est que bachelot etait agonisée de critiques avant…

    les attitudes à la elise lucet sont navrante..elles sont incohérentes.

    les mêmes qui félicitent bachelot aujourd’hui la critiquaient vivement.. c’est absurde..

    la réalité semble être qu’on n’a pas de moyen fiable de prédire la gravité d’une épidémie .. et 3 semaines de laisser aller change TOUT..
    comment doit on agir en cas l’alerte?

    Macron peut meme dire assez légitimement..compte tenu que les français étaient insatisfait de l’attitude de bachelot et la gestion de la crise du h1N1, ..j’ai préféré la jouer relax ..

    élise lucet est populaire et elise lucet est incohérente. peut on reprocher à macron de prendre les français our des cons? on peut se le demander…

    ce qu’on sait..mais en fait..
    « quasiment certain », ou « en cours de validation  »
    j’appelle ça ce qu’on pense savoir..

    ce qu’on ne sait pas me semble être déterminant..
    oh zut désolé..
    mais justement ..on a de grosses incertitudes..

    moi j’ai une quasi certitude aussi le principe de précaution qui est la prétention à pouvoir prendre une mesure proportionnée devant un truc qu’on ignore est ridicule.. sont existence m^me est peut être le symptôme d’une société qui a perdu le sens commun ..dont la gestion de la crise incohérente est une conséquence..

    les trucs imprévus et imprévisibles ? c’est prévu on a un plan.. on a des gens qui y ont pensé.

    pardon tout à trac..mais un peu marre des gens qui savent..

    « Plusieurs études, dans différents foyers d’infections, montrent une faible propagation de la maladie dans la population : environ 80 % des personnes ayant été au contact plus ou moins avéré avec des malades ne contractent pas la maladie (ne sont pas testées positives) et ce, sans prendre de précautions particulières. »

    une faible??? moins pire que prévu? prévu par qui? donc plus pire que prévu par d’autres…

    mais si naguère, vous demandiez à un type de vous donner l’évolution probable de l’épidémie…il vous disait on ne peut pas vraiment le prévoir.. parce qu’il vous disait ..on ne connaîtra le taux de létalité que quand on saura identifier les gens infectés. et on ne connaîtra la contagiosité réelle quand on considérera que l’immunité de la population pratique est atteinte.
    et là..on a le choix…

    • « se mettre en position de dire quand commence la catastrophe »

      Avec 3 morts dans un attentats ou un fait divers, on arrive à monopoliser l’information pendant 3 semaines. Je vous laisse faire le calcul pour 15000 si c’est proportionnel …

      •  » La mort d’un homme est une tragédie. La mort d’un million d’hommes est une statistique.  »
        Staline

      • mais dans une épidémie il n’y a pas de crime..
        a priori ce n’est pas le role de l’etat de s’occuper de votre santé.
        il faut se placer dans une disposition d’esprit où le nombres de morts de l’épidémie est « ma catastrophe  » aussi..
        tout comme on doit se lamenter du taux de chomage..
        on arrive à installer l’idée que la santé collective serait notre bien commun et et je doivent participer à la repression des gens qui se fichent de l’épidémie..car ils pourrait la propager un peu plus..
        on peut se protéger de l’épidémie individuellement..

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