Retraites : avocats, cheminots, même combat ? Bien sûr que non !

La « réforme » des retraites, loin d’améliorer l’existant, aboutit à casser quelque chose qui marche et à s’approprier les réserves résultant d’une bonne gestion.

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Retraites : avocats, cheminots, même combat ? Bien sûr que non !

Publié le 16 janvier 2020
- A +

Par Nathalie MP Meyer.

Les 70 000 avocats de France sont farouchement opposés à la retraite « universelle » envisagée par le gouvernement et ils le font savoir avec force. En grève depuis le 6 janvier dernier, ils multiplient les manifestations spectaculaires pour défendre leur propre régime : robes accrochées aux grilles des palais de justice ou jetées aux pieds de la ministre de la Justice, ralentissement des procédures, perturbation des audiences…

À Lyon, le procès du père Preynat pour agressions sexuelles n’a pu s’ouvrir que le lendemain du jour prévu et à Paris, au moins sept prévenus qui avaient été présentés hors délais devant le tribunal à l’issue de leur garde à vue ont été libérés sans procès suite à la bataille procédurale menée d’arrache-pied par leurs avocats.

Un type d’action qu’on retrouve dans tout le pays tant les 163 barreaux qui regroupent les avocats sont sur la même longueur d’onde concernant la question des retraites. Certains, comme celui de Libourne en Gironde, aimeraient même trouver un moyen de frapper encore plus fort « pour bloquer la France ».

Une rhétorique qui n’est pas sans rappeler celle de la CGT à la SNCF ou à la RATP, mais qui reflète surtout la conviction – fortement nourrie par l’action des gouvernements successifs – qu’on obtient d’autant plus qu’on a des capacités de nuisance élevées.

Faut-il en conclure pour autant que les avocats et les cheminots sont parfaitement unis dans un même combat ? Certainement pas !

Il est vrai que les uns et les autres aimeraient obtenir l’abandon pur et simple de la réforme et il est également vrai que les syndicats d’extrême gauche aimeraient pouvoir instrumentaliser une convergence des luttes aussi large que possible contre le projet du gouvernement.

Mais leurs raisons de s’y opposer sont radicalement différentes, à l’image de la différence radicale qui existe entre les « régimes spéciaux » de retraite dont bénéficient notamment les agents de la SNCF et de la RATP et les « régimes autonomes » dont jouissent les avocats ainsi que d’autres professions libérales telles que celle des pharmaciens par exemple.

Les premiers sont salariés du secteur public. À force de grèves et de blocages, ils ont obtenus de multiples avantages concernant leur âge de départ en retraite, le niveau de leurs pensions et leur durée de cotisation à tel point que leurs régimes très spéciaux doivent perpétuellement être équilibrés par l’argent des contribuables – huit milliards d’euros par an selon les estimations du ministre du Budget Gérald Darmanin.

À l’inverse, les régimes dits « autonomes » ne peuvent compter que sur les cotisations de leurs adhérents et une bonne gestion des fonds ainsi obtenus pour verser des pensions satisfaisantes à leurs retraités et assurer l’équilibre à long terme du système.

C’est précisément ce que la présidente du Conseil national des barreaux (CNB) Christiane Féral-Schuhl s’évertuait à expliquer lundi 13 janvier dernier à l’antenne d’Europe 1 juste avant de se rendre à une nouvelle réunion de négociation au ministère de la Justice (vidéo, 07′ 26″) :

(Notre régime) n’est pas un régime spécial […] Nous, c’est vraiment autonome. On est auto-géré, on ne coûte pas un euro aux citoyens, pas un euro au gouvernement. Nous sommes totalement autonomes.

Pour préciser, il faut savoir que le régime actuel des avocats est un régime « par répartition dit provisionné » comprenant un régime de base et un régime complémentaire. Les cotisations encaissées sur une période permettent de payer les pensions de la période et de constituer en outre des réserves afin de faire face à un aléa d’activité et surtout à un éventuel retournement démographique dans la profession.

Il se trouve qu’aujourd’hui, le rapport entre les avocats actifs et les avocats en retraite est particulièrement favorable : ce sont presque 70 000 cotisants qui paient les pensions de 15 000 retraités, soit un ratio de 4,3. On observe en particulier que les avocats partent en moyenne en retraite à 65 ans quand les salariés du régime général partent à 62,9 ans et les agents de la SNCF à 56,9 ans. De plus, leur espérance de vie au départ en retraite est de 18 ans contre 25 ans en moyenne en France.

D’où les impressionnantes réserves du régime des avocats qui se montent à deux milliards d’euros actuellement et qui attisent bien sûr toutes les convoitises, « solidarité » oblige. Un argument avancé par le journaliste d’Europe 1 qui ne trouble guère Mme Féral-Schuhl :

Aujourd’hui, nous sommes dans une situation de nationalisation, d’expropriation de notre propre régime.

Et de rappeler une fois de plus que le régime est non seulement financé intégralement par les cotisations des membres sans rien demander à personne, mais qu’il participe largement à la solidarité nationale en versant chaque année 100 millions d’euros au régime général. Sans compter la solidarité qui s’exerce au niveau professionnel via l’aide juridictionnelle et les consultations gratuites des avocats.

Pour ceux-ci, entrer dans le système universel voulu par Emmanuel Macron signifie :

  • courir le risque d’être spoliés des sommes qu’ils ont prudemment mises de côté pour l’avenir et qui les assurent que leur système est financé jusqu’en 2054 pour le régime de base et 2083 pour le régime complémentaire ;
  • voir le montant de la pension minimum tomber à 1000 euros mensuel quand elle est de 1400 euros actuellement (régime de base) ;
  • voir les cotisations grimper d’un taux maximum de 14 % dans le régime actuel à 28,1 % pour au moins la moitié d’entre eux dont les revenus sont les moins élevés.

Une étude du cabinet EY est arrivée à la conclusion que la réforme envisagée pourrait être favorable aux avocats. Elle est cependant très contestée par la profession qui lui reproche de se baser sur un revenu médian annuel de 40 000 euros alors qu’il serait plutôt de 32 000 euros. C’est du reste un point que la ministre de la Justice Nicole Belloubet a promis de revoir dans la lettre qu’elle a adressée hier au CNB suite à la réunion de lundi.

Dans cette même lettre, Mme Belloubet s’engage à préserver l’autonomie du régime des avocats dans le cadre du futur régime universel. Cela suffira-t-il à emporter l’adhésion des avocats ? Réponse demain 17 janvier, date à laquelle une assemblée générale extraordinaire du CNB a été convoquée afin d’examiner les propositions de la ministre et déterminer les suites à y apporter.

En attendant, relevons l’aberration qu’il y a de la part du gouvernement à vouloir absolument faire passer une « réforme » des retraites qui, loin d’améliorer l’existant, aboutit à casser quelque chose qui marche et à s’approprier les réserves résultant d’une bonne gestion pour les fondre dans un système de plus en plus étatisé dont on sait au fil des comptes publics qu’il est mal géré et générateur de déficit perpétuel.

Relevons son idéologie bornée qui le pousse à détruire de la valeur pour préserver à tout prix son concept de retraite « universelle » et relevons combien, pour un gouvernement qui se flatte d’être à la tête d’une « start-up nation », il brille surtout par une fermeture d’esprit désespérément remarquable.

Comme le disait Mme Féral-Schuhl sur Europe 1 :

Tous les régimes autonomes sont excédentaires. On pourrait se poser la question de savoir pourquoi ces régimes sont excédentaires.

Une question que MM. Macron et Philippe, tout à leur délire d’uniformisation collectiviste, ne se poseront évidemment pas. Ça promet.

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  • 1°) Dans la mesure où les caisses autonomes sont à prélèvements obligatoires, ce sont des systèmes collectivistes au même titre que les autres caisses, et gérer un budget dans ces conditions est la moindre des choses qu’on peut en attendre.

    2°) Si ces professions et les cheminots ne sont pas « parfaitement unis dans un même combat », ils sont parfaitement unis dans des combats différents, ce qui semble assez bien correspondre au qualificatif de « idiots utiles ».

    • +1000 pour les « idiots utiles ». Mais la question des obligations de prélèvement est plus complexe : être avocat est un engagement volontaire dans une sorte de club fermé, avec ses avantages et ses contraintes, c’est de la coopération plutôt que de la collectivisation.

      • 3°) Monopole des avocats + monopole de la CNBF + financement par des prélèvements obligatoires et selon les barèmes de la profession : mais alors qui paie ces retraites des avocats « qui ne coûtent rien à personne » ?
        Ce sont bien sûr tous ceux qui un jour ou l’autre se retrouvent dans l’obligation de passer par un avocat, car leur concurrence entre eux, quand elle existe, s’exerce sur tout un tas d’autres postes, mais certainement pas sur celui-ci.

        Des combats différents entre les avocats et les cheminots, vraiment ?

        • Il pourrait très bien y avoir plusieurs ordres d’avocats, en concurrence, agréés chacun par la justice, et même chacun avec sa caisse de retraite autonome. Le monopole des avocats est une affaire différente de la manière dont cette profession organise sa retraite. Ce sont les avocats en exercice qui paient les avocats retraités, point. Le contribuable lambda ne verse pas de complément comme il le fait pour les cheminots. Alors la question des retraites est la pire des manières de s’attaquer au monopole des avocats, elle ne sert au final qu’à renforcer ce monopole et à stigmatiser sa bonne gestion des retraites, alors que c’est exactement le contraire qu’il faudrait pragmatiquement.

          • Faut-il s’attaquer au monopole des avocats (médecins, etc…), qui n’est qu’un monopole d’exercice, correspondant à une garantie de compétences mais préservant quand même une concurrence interne ?
            Non pas forcément, le problème n’est que sur l’absence de concurrence entre leurs modes de financement à l’intérieur de ces monopoles d’exercices, organisés par leurs propres soins aux détriments des consommateurs.

          • Et pour paraphraser la fin du texte :

            Comme le disait Mme Féral-Schuhl sur Europe 1 :
            « Tous les régimes autonomes sont excédentaires. On pourrait se poser la question de savoir pourquoi ces régimes sont excédentaires. »

            Une question que ces professions, tout à leur délire de préservation de leur condition, ne se poseront évidemment pas. Ça promet.

            • en même temps… le régime de retraite des autres n’est pas vraiment leur problème : ils cotisent au leur, et cotisent suffisamment pour assurer largement sa pérennité sans rien demander au contribuable. Que demander de plus…?

            • Discours gauchiste ou marxiste qui veut que seul l’ouvrier produise des richesses et que tous les autres vivent sur son dos en vendant des services illusoires !!! je vous souhaite d’économiser les services d’un avocat en vous défendant seul face à la justice ou pire face à l’administration fiscale !!! combat perdu d’avance et la je suis certain que vous regretterez de n’avoir pas cotiser à leur retraite via leurs honoraires !!!!

              • L’apparition de l’invective est en principe le signe d’un déficit d’arguments, dans le meilleur des cas.

                Que vous défendiez les particularités et intérêts de votre profession ne me pose aucun problème.
                Mais que vous les défendiez dans le cas présent au nom de la liberté me fait le même effet que lorsque les syndicats de cheminots défendent les leurs au nom de l’égalité.

            • Non vous ne payez pas la retraite des avocats , pas plus que vous ne payez celle des médecins et autres professions libérales, vous payez pour un service rendu, vous réglez des honoraires et avec ces honoraires l’avocats paye ses frais fixes et ensuite il vit avec ce qui lui reste

              • « Il vit avec ce qui lui reste » … Et encore !

                C’est sans compter l’État qui obligent certaines professions libérales à travailler à pertes sur une partie de leurs activités ! Comme l’endo molaire à 81.94 !

              • @ chicotier
                Vous devriez vous intéresser aux mécanismes de la formation des prix.

        • La profession d’avocat n’étant pas pénible et plutôt constitués d’indépendants ou associés les avocats prennent leur retraite très tardivement. Ils cotisent donc beaucoup plus longtemps.

        • En attendant, leur caisse est excédentaire et surtout non financée par le contribuable. De plus, comme indiqué dans l’article, les avocats participent en même temps à la solidarité, alors que cet argent ne leur sera jamais retourné.

    • Collectivistes ou collectifs?

  • on a donc une répartition..avec une formation de capital malgré tout..en cas de problème..passager..
    dans une profession où a priori la capitalisation ne poserait pas de problème..
    évidemment on comprend les avocats.. mais il me semble que c’est circonstanciel..une branche professionnelle en état de crises démographique ne tiendrait pas le même discours..
    à moyen terme quelle sont les prospectives démographiques pour les avocats?

    • Sauf que la démographie cela se gère, le temps joue en la faveur des gestionnaires de caisses, une génération c’est 20-25 ans…

      • @goufio d’autant plus qu il n’y a pas à être grand devin pour prévoir la démographie … les retraites par répartitions auraient tout à fait pu être provisionnées . Le fait que les gouvernements successifs n’aient pas choisi de le faire en dit long sur l’imposture de notre système politico-médiatique.

      • la démographie est le truc facile à prévoir l’évolution demographie dans une branche moins. le nombre de maréchaux-ferrants na pas diminué du fait de la natalité..

    • Cela se gère la démographie. En achetant des obligations pour chaque versement, accompagné de quelques actions. Seul l’excédant est vendu au fil du temps. Alors pourquoi le régie général ne le fait-il pas ?

      Prévoir est-il horrible à ce point?

  • les avocats ne sont plus des liberaux….depuis l’aide juridictionnelle qui les paye… 700 millions d’euros par an , payés par le contribuable…
    a ce titre ils dependent de l’etat..

    Donc aucune raison de s’exonérer de la charge générale de la société…

  • Le gouvernement aurait dû, pour éviter l’écueil de la prédation-nationalisation-spoliation des caisses autonomes d’environ 200 milliards, proposer le remboursement de ces provisions au prorata des durées cotisées par chacun. Il aurait ainsi démontré sa bonne foi, mais non, son idée est ailleurs…

  • Je pourrais rajouter la solidarité c’est le vol, n’est-ce pas ?

  • Vous n’avez qu’à vous en prendre qu’à vous-mêmes, il ne fallait pas voter pour Macron, c’était écrit dans son programme.
    Rappelez-vous:  » chaque Euro cotisé donnera les mêmes droits quel que soit le statut de celui qui a cotisé, quel que soit le moment où il a cotisé « .
    Cette définition met fin à tous les régimes complémentaires par répartition quels qu’ils soient.
    La seule configuration possible dans un nouveau système respectant l’engagement du candidat Macron c’est:
    – un seul régime par répartition commun à tous,
    – et une multitude de systèmes par capitalisation individuelle.
    Si cela ne vous plaît pas il ne fallait pas voter Macron.
    Si vous voulez que la réforme Macron soit abrogée, en 2022 vous n’aurez qu’à voter pour le candidat qui proposera de supprimer la réforme Macron.
    On a les politiques qu’on mérite, à chacun de lire les programmes des candidats avant de s’enflammer sur des discours.

    • @hibiscus mais voter , ne pas voter, ne sert à rien, strictement à rien. Vous votez alors vous donnez du pouvoir à un imposteur (les autres ont été sortis), vous ne votez pas alors vous rendez la tâche plus facile à ceux qui manipulent l’opinion. Il faut vraiment accepter le fait qu’à horizon démocratique et de paix constant , la seule direction prise est celle de la descente vers la lente ruine collective. Si d’aventure on passait sur le mode tyran ou / et guerre ce serait la ruine collective accélérée .

    • On s’en prend à vous, parce que nous, ici on n’a justement pas voté Macron… mais il a été élu quand même.

      • j’ai un doute sur cette pseudo affirmation, nombre de libéraux quoiqu’on en dise sont issus de milieux aisés et de classes supérieures, 1er électorat de Macron…

    • En effet , mais est-ce dans son programme de faire une égalité de façade et derrière toujours les mêmes privilégiés ?

    • Non cette définition ne met pas fin aux régimes complémentaires. Vous le dites vous-même en plus !
      1 euro cotisé donne le même droit en conservant le système actuel. Il n’a jamais été question dans son programme de fondre tous les systèmes dans une grande mélasse
      Le problème c’est le plafond des revenus, qui va être hélas fixé à 3 PMSS. Si le plafond était à 1 PMSS, chacun aurait une retraite minimum de base, par répartition et sur des critères identiques, puis ses complémentaires. Il n’y avait pas lieu de se mêler des régimes autonomes et des complémentaires.
      Mais je suppose que la Haute Administration a mis son veto pour préserver les syndicats de copains…

    • @MICHELC : ce sera la révolution ……….. que j’appel de tous mes vœux.

  • L’excédent de la caisse des avocats n’est-il pas du au fait de la judiciarisation de la société et donc temporaire (tant qu’il y aura une augmentation du nombre d’avocats) et après ce sera à la charge du contribuable ?
    Même question pour les expert-comptables du fait de l’évolution des systèmes et de la mise en place des compta analytiques et du contrôle de gestion…

    • Avocats, experts-comptables, mais aussi médecins, pharmaciens, etc … ces caisses ne peuvent pas être déficitaires tant que ces professions bénéficient d’un monopole d’exercice, leurs excédents sont structurels et c’est une belle hyprocrisie que de mettre en avant leur « saine gestion ».

      • C’est moins simple que cela. Si les excédents sont structurels, c’est d’abord à cause d’une bonne gestion structurelle et d’une démographie favorable. Dire que grâce au monopole les avocats gagnent plus du double de ce qu’ils devraient, au détriment des Français, est une exagération démesurée, et détourne du vrai problème, celui de la gestion catastrophique du régime général, de ses passagers clandestins et de son financement mal organisé. De plus, ça va dans le sens anti-capitalisation en dénonçant les réserves comme une spoliation des clients.

        • Oui c’est moins simple que cela. Comme je l’ai indiqué plus haut, il y a le monopole de ces professions + celui de leurs caisses + leurs prélèvements obligatoires.

          Les voies de la spoliation, depuis qu’elles existent, ont pris des formes de plus en plus complexes et difficilement détectables.

          Le meilleur moyen de s’y retrouver est de suivre le conseil de Bastiat :
          « Avez-vous deux lois, deux systèmes à comparer, si vous consultez l’intérêt du producteur, vous pouvez faire fausse route; si vous consultez l’intérêt du consommateur, vous ne le pouvez pas. »

      • Tu as raison , ils n’ont aucun mérite ,de plus leurs réserves sont anormalement microscopiques ,y en a qui doivent se sucrer au passage .

        • Evidemment c’est toujours compris dans le package.
          Ça aussi on peut le détecter par un moyen assez simple :
          Plus ça gueule fort, plus il y a à perdre.

      • Le terme de monopole n’est pas tres approprié. Il n’y a pas de numerus clausus chez les avocats ni de contrainte d’installation. La concurrence joue donc à plein entre-eux. Il ne faut pas confondre avec les notaires qui bénéficient de réels privilèges.

  • Merci pour cet article qui contribue à montrer sur tous les opposants à la réforle ne sont pas cégétistes.
    Il est prévisible que le gouvernement va « rassurer » tous ceux qui râlent et ont les moyens de le faire savoir (ils devraient d’ailleurs se méfier tant ce gouvernement est retors).
    Le résultat est que le gros bataillon des salariés du privé va être le pigeon de l’affaire…

  • ne possédant pas la connaissance suffisante pour décrypter le subliminale de la situation actuelle un argument béton s’impose à mon esprit.
    Depuis quand connait on ce bordel dans le pays ????
    Sauf preuve du contraire c’est bien la preuve que c’est l’arrivée des camelots…. des marchands de tapis…… quI même infoutu de savoir ce qu’ils font….puisque sur TOUS les sujets ils se sont fait reluire et pas seulement par qqes mouvements de « jacqueries » duent à des hurluberlus qui quoi qu’on en pense manifestent depuis deux ans sans relâche et dont le cosmopolitisme sociale et professionnel est incontestable .
    Dès lors je me demande est ce que les médias et les politiques font exprès de faire durer ce bordel??? je suis convaincu que OUI, à défaut la population eu vite fait de découvrir leur inanité et leur volonté de la masquer par la pérennisation des dérangements sociaux.
    Ces camelots, ces voyous, sont L.E. D.A.N.G.E.R. de notre pays.
    Avoir une si grande gueule en psalmodiant nous sommes tellement plus intelligent que les autres nous apportent la preuve de leur connerie.
    Qui veut agir trouve des solutions, les autres des excuses.

  • Juste pour dire que le déficit du régime de retraite des Cheminots (pour ce qui est des autres, je ne sais pas) est dû pour partie à des causes démographiques, l’effectif en activité étant passé de 450000 en fin années 40 à 150000 de nos jours.
    Le Régime général verse des retraites aux anciens salariés d’entreprises qui ont réduit leur effectif ou disparu sans que nul ne trouve à redire.

    • Il y a peut-être une légère différence dans les droits non ? Les cotisants du Regile général considèrent qu’ils peuvent être solidaires de retraités d’autres entreprises mais aux mêmes conditions qu’eux, non ? Vous avez vu les retraites moyennes des cheminots, leur âge de départ ? Le déficit est peut-être amplifié par des causes démographiques mais il est surtout dû à ses conditions luxueuses. Vous voudriez que les pigeons se taisent et continuent de payer les retraites très avantageuses tout en voyant la leur se durcir ? Vous fumez la moquette ? (pardon pour cette familiarité mais ma réponse me paraît tellement évidente ! Dire que nul ne trouve à redire à payer pour des retraités d’autres entreprises, versant les mêmes conditions que ceux qui paient, et oser defendre ainsi le système des cheminots, faut oser !)

    • c’est ce qui rend un système de répartition par branche foncièrement intenable… j’ai essayé de faire cette remarque..

    • « l’effectif étant passé »
      Eh bien, si le train rendait les services qu’il devrait rendre et si les cheminots n’avaient pas réussi à être majoritairement retraités plutôt qu’actifs, a) il y aurait des actifs en proportion du marché potentiel du transport ferroviaire, donc bien plus qu’aujourd’hui et b) il y aurait bien moins de retraités à faire vivre avec les cotisations des actifs. Les avocats partiraient en retraite à 52 ans et ne défendraient que mollement et quand ça leur chante leurs clients, je vous parie que leur régime de retraite serait en déficit lui-aussi !

  • Bonjour à tous !

    Suite à cet article, j’aimerais ajouter ceci :

    J’ai écrit sur la retraite des avocats car ils sont actuellement en grève et cela permet de montrer clairement les différences techniques et surtout morales entre les oppositions au projet du gouvernement.
    Pour le dire de façon peut-être un peu abrupte, la catégorie « cheminots » (tous les régimes spéciaux) manifeste pour continuer à pomper sans limite l’argent des contribuables, tandis que la catégorie « avocats » (régimes autonomes) manifeste pour ne pas se faire voler l’argent de ses cotisations.
    Mais les avocats ne sont bien sûr pas les seuls à avoir un régime autonome et performant à défendre.

    On m’a objecté que les avocats seront bien contents de rentrer dans le régime général quand leur rapport démographique deviendra défavorable. Eh bien, peut-être sera-ce la seule idée qui leur viendra à l’esprit le moment venu, sauf que rien ne permet de l’affirmer. Une telle spéculation ne peut être un argument pour les spolier maintenant de leurs réserves.
    Et d’autre part, il existe l’exemple du régime des pharmaciens qui montre qu’on peut être dans un rapport démographique plus classique (en gros, 1,1 pour 1) et être très content de son régime autonome parce qu’il est bien géré.
    Les pharmaciens ont un régime de base par répartition et un régime complémentaire qui comprend deux parties : la répartition et la capitalisation.
    La présidente de la caisse de retraite des pharmaciens Monique Durand a dit assez souvent ces derniers temps :

    « Je rêverais de mettre encore plus de capitalisation dans notre retraite. Si on diminue sa part, nous craignons que nos pensions soient amputées. »
    https://www.lesechos.fr/economie-france/social/les-pharmaciens-veulent-garder-leur-retraite-par-capitalisation-141155#

    Voilà à mon avis la solution à laquelle les avocats, et tous ceux qui se préoccupent sincèrement d’améliorer notre système de retraite, devraient réfléchir pour l’avenir.

  • On en revient à chacun le choix de sa retraite , je comprend même pas qu’on laisse le choix a l’état de gérer notre argent , le fruit de notre travail de 40ans de travail enfin je comprend pas les gens c’est dingue d’etre aussi dépendant des autres

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Par Nicolas Marques. Un article de l’Institut économique Molinari

Comment se comparent les rendements de la répartition et de la capitalisation ?

Pour répondre à cette question, le concept de taxation « pure » ou « implicite » est utile. Il repose sur une comparaison entre le rendement de la répartition et celui de la capitalisation.

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