Bertrand Lemennicier : souvenirs de 3 anciens élèves

Séminaire Doctorants IHS-Europe Août 1993 — Bertrand Lemennicier (au milieu en pull écru) entouré d’étudiants dont Frédéric Sautet, Thierry Sebagh, David W Versailles, et Philippe Lacoude ainsi que des professeurs Tibor R. Machan, George Selgin, Bruce Benson, et Hilton Root, à Lepanina en Estonie juste après la chute de l’ex-URSS. (Photo de Véronique de Rugy)

Dialogue entre 3 anciens élèves de Bertrand Lemennicier : Véronique de Rugy, Philippe Lacoude et Frédéric Sautet. Nous espérons ainsi donner une idée de l’impact de Bertrand Lemennicier dans le domaine de la pensée économique et libérale.

L’économiste Bertrand Lemennicier, qui fut toute sa vie un infatigable défenseur de la liberté, s’est éteint ce 16 décembre. Bertrand Lemennicier était membre de la Société du Mont-Pèlerin. Il était également administrateur et vice-président de l’Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS). Il était aussi directeur des programmes de l’Institute for Humane Studies (IHS) en Europe.

Bertrand avait commencé sa carrière à l’université de Paris IX Dauphine comme jeune maître de conférences. Après son succès au concours de l’agrégation de sciences économiques, il avait été nommé professeur à l’université de Lille II. Il avait ensuite été élu à l’université de Paris II Assas où il enseignait la microéconomie aux jeunes apprentis juristes.

Il est difficile de rendre hommage à Bertrand Lemennicier en quelques lignes. Nous avons choisi de transcrire un dialogue entre trois de ses anciens élèves : Véronique de Rugy, Philippe Lacoude et Frédéric Sautet. Nous espérons ainsi donner une idée de l’impact que Bertrand a eu sur beaucoup d’étudiants et du rôle qu’il a joué dans le développement de la pensée libérale en France.

 

Philippe Lacoude : Même après sa nomination à Lille, Bertrand avait conservé son cours de microéconomie à Dauphine. C’est ainsi que j’ai eu l’immense chance et honneur de partager avec lui sa charge de cours de 1993 à 1998. Nous faisions 6 heures par semaine, tout au long de l’année. La plupart du temps, il assurait le cours magistral et moi les travaux dirigés. Notre cours était un amalgame de ce qu’aurait suivi un élève américain de Milton Friedman, Hal Varian, Jack Hirshleifer ou Deirdre McCloskey dont Bertrand connaissait les œuvres sur le bout des doigts.

Véronique de Rugy : Bertrand était un brin provocateur mais d’une extrême gentillesse. C’était mon année de licence en 1990-91, et je me rappellerai toujours de notre premier cours de micro : il a passé une heure à nous expliquer avec un sourire radieux qu’il n’y avait pas vraiment de différence dans la façon dont les filles choisissent un yaourt ou un mari. Comme vous pouvez l’imaginer, il en a choqué quelques-unes avec sa comparaison. Mais quel que soit le ton de ses interlocutrices, il répondait à toutes leurs questions avec gentillesse et rigueur. Malgré toutes ses provocations, il était incroyablement consciencieux. Pour ma part, j’étais certaine que cette classe allait changer la trajectoire de ma vie. Je n’avais pas tort. Et, en plus, c’est là que j’ai rencontré Philippe et Fred.

Frédéric Sautet : Comme Véronique, j’ai suivi ce cours qui comprenait la théorie des choix au premier semestre de l’année de licence puis microéconomie financière au second semestre, dont choix intertemporels, choix incertains, sélection de portefeuille à la Markowitz et capital asset pricing model. Dans l’esprit de Deirdre McCloskey (Donald à l’époque), Milton Friedman, Jack Hirshleifer, and Amihai Glazer. Le but était d’enseigner un grand nombre de concepts économiques sans avoir trop recours aux mathématiques. La logique de la décision était le centre d’intérêt.

J’insisterais sur le fait que le cours de Bertrand était une découverte intellectuelle hors-norme pour nous, étudiants : essentiellement celle de la théorie des prix de McCloskey. J’avais acheté le manuel de McCloskey sur la théorie des prix, que j’ai gardé précieusement car il n’est plus édité depuis longtemps. Quand j’ai enseigné la même chose aux États-Unis, j’ai utilisé les enseignements de Bertrand et de McCloskey.

J’ai appris beaucoup de choses avec Pascal Salin sur la nature de la monnaie, avec Israël Kirzner et Mario Rizzo sur la nature du processus de marché. Mais c’est avec Bertrand que j’ai appris la « mécanique » (et j’utilise ce terme positivement) des choix individuels. Cette mécanique, ce raisonnement est extrêmement puissant pour comprendre l’organisation sociale, même s’il ne décrit qu’une partie de l’action humaine.

Un exemple sur lequel Bertrand insistait beaucoup est celui des « gains à l’échange ». Je me souviens encore comme si c’était hier de l’analyse d’Edgeworth. Ou encore l’application de la théorie des prix pour expliquer les gains de la spéculation. Bertrand insistait aussi dans ses cours sur l’idée d’apprendre à raisonner comme des économistes.

Ce qu’il voulait dire par là, c’est apprendre la théorie des prix, comprendre comment les choix individuels peuvent être modélisés. Même si aujourd’hui je ne vois pas « max U sous contrainte » comme la seule façon de comprendre l’action humaine, c’est un modèle essentiel et extrêmement riche d’enseignements.

Philippe : Lorsque tu dis que tu ne vois pas « max U sous contrainte » comme la seule façon de comprendre l’action humaine, tu suggères le fait que l’on peut aborder les fondements de l’économie selon l’approche de Carl Menger (fondateur de l’école autrichienne) plutôt que de celle d’Alfred Marshall et de William Stanley Jevons (précurseurs de l’économie néoclassique). Mais il faut préciser ici que Bertrand connaissait bien les deux écoles et que s’il présentait la micro-économie essentiellement sous l’angle des seconds, il évoquait toujours le premier dans ses cours.

D’un côté, Bertrand était extrêmement idéologique dans la mesure où il défendait la privatisation totale de la sphère publique, y compris la police, l’armée et la justice comme il l’explique dans Privatisons la justice, Les Éditions Libréchange, 2017.

Mais, d’un autre côté, Bertrand était extrêmement ouvert : dans son cours, il consacrait un chapitre entier à l’éthique et un autre à la méthodologie. Il a d’ailleurs consacré un livre au sujet, La Morale face à l’économie, Éditions d’Organisation, 2006. Il présentait les grands philosophes qui ont influencé les sciences politiques ainsi que leurs angles méthodologiques comme l’utilitarisme, le conséquentialisme, le rationalisme, l’objectivisme, le positivisme, etc. Et, là, j’avoue qu’il était tellement neutre que même après avoir enseigné cinq ans avec lui, je n’ai aucune idée de ses positions personnelles exactes.

Il voyait les problèmes de chaque école et, avec son esprit incisif, était parfaitement capable de détecter les problèmes. Il passait d’ailleurs plusieurs heures de son cours de micro-économie à l’introduction à la logique et aux sophismes rhétoriques. Il insistait pour que les étudiants soient capables de prendre n’importe quel texte et d’en isoler les sophismes, les arguments wertfrei et les propositions morales. Une grande partie des travaux dirigés portait sur ce point.

Frédéric : Bertrand abordait aussi la théorie de la firme. Je me souviens avoir entendu parler des travaux de Ronald Coase pour la première fois dans ses cours. J’ai été très vite fasciné et absorbé par la théorie des coûts de transaction de Coase. Je me souviens encore de sa puissance explicative et de la façon dont Bertrand l’expliquait. De plus, Bertrand illustrait ses polycopiés de portraits de penseurs célèbres. Il était un excellent dessinateur. Je me souviens encore de celui de Coase.

D’ailleurs en parlant du père de la théorie des coûts de transaction, quelques temps après, alors que j’avais la responsabilité de conduire les VIPs durant un colloque de la Mont Pèlerin à Cannes, j’ai passé du temps avec Ronald Coase et Gary Becker ainsi que leurs épouses. En les conduisant à l’aéroport, j’ai eu la chance de pouvoir converser avec ces économistes brillants. Ah que de souvenirs !!

Philippe : La théorie de la firme allait finalement devenir ton sujet de thèse ?

Frédéric : En effet, mon travail de thèse sur la firme dans la théorie autrichienne trouve très probablement son origine dans les cours de Bertrand. L’idée que la firme est une « boite noire » en théorie des prix m’a toujours interpellé. Et je crédite Bertrand pour avoir éveillé cet intérêt en moi.

Véronique : Venait ensuite la théorie des choix publics, c’est-à-dire l’utilisation des outils économiques pour expliquer les problèmes traditionnels de la science politique. Cette branche de l’économie explique les choix des Hommes de l’État de la façon que les économistes ont si bien appliqué aux choix individuels. C’est ce que James Buchanan a appelé la politique sans romantisme et cette compréhension a levé le brouillard qui entoure généralement les conversations sur les réglementations, les taxes, les programmes de dépenses et toutes les autres actions du gouvernement. Je crois que cette connaissance m’a donné une longueur d’avance dans chaque conversation et débat sur l’intervention du gouvernement. Un avantage très utile dans mon travail actuel.

Philippe : Ces théories économiques modernes de l’État allaient devenir ton sujet de thèse ?

Véronique : Oui, dans ma thèse, armée de cette connaissance des choix publics, j’essayais de montrer que les gens réagissent toujours aux impôts. Le message sous-jacent de ce travail était que la notion romantique que les contribuables sont passifs en ce qui concerne les niveaux d’imposition est erronée. En d’autres termes, les gouvernements feraient mieux de ne pas supposer qu’ils peuvent imposer des impôts massifs aux gens sans que cela déclenche une réaction négative ; leçon que de nombreux gouvernements n’ont pas apprise.

Frederic : Toi aussi Philippe tu as trouvé beaucoup d’inspiration pour ta thèse dans les cours de Bertrand.

Philippe : En effet. C’est intéressant parce que mon sujet de thèse d’économie était la question de l’influence de l’impôt sur, entre autres, l’arbitrage entre le travail et le loisir (ou autres activités non-marchandes). C’est un sujet auquel Bertrand consacrait un chapitre entier. J’ai toujours vu ces choses sous son angle…

Frédéric : Je parlais de Becker que je conduisais à l’aéroport de Nice en lui posant des questions. Maintenant que j’y pense, toute cette conversation sur la théorie de la famille n’aurait jamais eu lieu si Bertrand n’avait pas écrit ses travaux sur le mariage.

Il était clairement le plus grand spécialiste français de la question, et un étudiant de Becker de ce point de vue. Le Marché du mariage et de la famille (aux Presses Universitaires de France, 1988) était un livre unique pour nous étudiants. Il nous a permis de comprendre la théorie des prix tout en l’appliquant à un exemple intéressant qui est celui de la famille.

Encore une fois, je ne pense pas que tout ce qui existe au sein d’une famille soit réductible à l’analogie de la firme. Il y a évidemment plus que cela dans les relations humaines. Israel Kirzner, par exemple a écrit une critique de la théorie des prix hors marché de Becker avec laquelle je suis assez d’accord. Je l’ai découverte bien après avoir lu le livre de Bertrand.

Mais malgré tout, comprendre que la théorie des choix peut s’appliquer en dehors du marché, et notamment dans le contexte de la famille, est fort important. La théorie de la division du travail est centrale à la théorie économique.

Philippe : Ça n’était pas le seul aspect de l’œuvre de Gary Becker qui était exposé par Bertrand. La théorie du capital humain, c’est-à-dire l’ensemble des capacités productives qu’un individu accumule au cours de sa vie sous forme de savoir-faire et de connaissances générales et spécialisées, est un outil important dans l’arsenal de l’économiste : un non-économiste dirait que quelqu’un qui dispose de 100 000 euros d’argent liquide et les dépense à faire des études s’est appauvri de 100 000 euros en capital.

Mais Gary Becker et Bertrand Lemennicier nous ont appris qu’il a simplement transformé 100 000 euros de capital financier en capital humain. S’ils comprenaient ces avancées théoriques, les gens seraient un peu moins obsédés par le « fait » que les 100 personnes les plus riches du monde possèdent plus de capital (physique) que les 3,8 milliards d’individus les plus pauvres (selon des chiffres eux-mêmes parfaitement discutables…).

Bien évidemment, si on tient compte du capital humain, qui vaut au minimum la valeur actualisée des revenus futur du travail, les 3,8 milliards d’individus les plus pauvres ont une richesse bien supérieure à quelques milliardaires…

Depuis que j’en suis venu à penser en ces termes, je suis amusé par les déclarations douanières : « avez-vous du cash (capital physique) à déclarer ? ». Non, monsieur le douanier, juste quelques centaines de milliers d’euros de capital humain mais vous n’en avez rien à faire…

L’analyse économique de la criminalité – l’idée que les criminels sont sensibles aux probabilités d’appréhension, de condamnation et aux peines encourues – est un autre aspect « beckérien » des cours de Bertrand qui n’allait pas toujours sans controverse parmi les étudiants.

Véronique : Bertrand abordait aussi l’analyse économique du droit qui applique la théorie et la méthode économiques à la pratique du droit dans la tradition de Frédéric Bastiat, Ronald Coase, Richard Posner et Henry Manne. L’idée est que les outils du raisonnement économique offrent la meilleure chance d’avoir une pratique juridique justifiée et cohérente, une idée qu’il a développée dans L’Économie du Droit (aux éditions Cujas, 1991).

Dès que Bertrand considérait un règlement ou une loi, il en analysait immédiatement les incitations économiques potentielles et, par là même, les effets réels probables. Si c’est une pratique banale parmi les économistes anglo-saxons, ceci est rare en France et le fait qu’il ait longtemps enseigné à Paris II Assas a certainement eu des conséquences extrêmement positives.

Frédéric : J’ai souffert dans les cours de Bertrand. Les étudiants ne pouvaient pas réussir dans ses classes sans avoir une bonne compréhension de la théorie de l’utilité marginale, de l’offre et de la demande et de la façon dont elles sont dérivées de l’utilité marginale, de la théorie du coût d’opportunité, des diverses élasticités, du surplus du consommateur, des notions de substitution et de contrainte de budget, etc.

Cette liste a l’air traditionnelle pour quiconque connaissant la micro-économie, mais détrompez vous, chaque sujet était traité de façon approfondie. Ses examens étaient difficiles. Et comme absorber le raisonnement de la théorie des prix prend du temps, on avait souvent des notes en dessous de nos attentes. En tout cas je ne me souviens pas d’avoir brillé dans ses classes. Mais l’impact a été fort. Le raisonnement économique a fini par entrer, et quel fut notre bonheur de comprendre tout cela.

Philippe : Bertrand était un auteur prolifique – parfois trop prolifique quand il tapait trente pages au kilomètre à 9 heures du soir parce qu’il avait décidé de changer complètement le cours du lendemain m’obligeant à suivre le pas… –,  et les élèves des universités de Paris IX Dauphine, de Paris II Assas et de Lille II ont eu une chance immense et unique en France. L’occasion de recevoir une éducation universelle sur les applications directes de la formation des prix par un esprit unique. Le décès de Bertrand est une perte immense pour ce pays dans les heures anti-économiques qu’il traverse.

Il y a eu un bref âge d’or à l’Université de Paris Dauphine au début des années 1990 où un étudiant en économie appliquée pouvait suivre les cours de George Lane, Daniel Pilisi, Emil Maria Claassen, Philippe Nataf, Pascal Salin et Bertrand Lemennicier !

Frédéric : Bertrand faisait réfléchir les élèves. Il avait ses questions provocantes très personnelles sur chaque sujet.  En parlant du capital humain, il demandait souvent : « Que vaut la vie d’un pauvre ? ou celle d’une vieille dame ? » Il luttait contre les sophismes holistiques qui pullulent dans la presse comme par exemple : la France a décidé d’envoyer des troupes en Afrique. « Non la France ne décide rien, » nous disait-il. Seuls les individus agissent et décident.

Tout cela était une façon de nous interpeller sur le raisonnement économique. On pouvait ne pas aimer son approche, mais une chose était sûre, Bertrand aidait ses étudiants à raisonner, c’est-à-dire à remplacer toute opinion par de la connaissance, par un raisonnement économique solide.

Au final, Bertrand faisait toujours le lien entre la liberté de décision individuelle (dans un contexte institutionnel qui comprend les droits de propriété, les contrats, etc.) et la valeur créée dans les gains à l’échange d’une part, et le bien-être social et la richesse créée pour tous dans une économie libre d’autre part. Merci Bertrand pour toutes ces leçons si précieuses !

Véronique : Bertrand était aussi directeur des séminaires d’IHS Europe. Pendant 5 ans, j’ai travaillé avec Bertrand à leur organisation. Dans le cadre de ces conférences, nous avons voyagé dans de nombreux pays d’Europe. Du matin au soir, Bertrand était charmant, de bonne humeur et inépuisable.

Les étudiants qui venaient de tous les coins de l’Europe l’adoraient en partie pour son sens de l’humour mais surtout pour ses excellents cours d’économie. Bertrand ne laissait personne indifférent et il se faisait des amis partout où il passait.

Bien plus important encore était le fait que grâce à Bertrand – il était toujours disponible pour une conversation au coin du feu jusqu’à l’aube – ces étudiants découvraient un aspect de la pensée économique étonnant et intéressant. Ils venaient souvent d’anciens pays communistes – c’était juste après la chute du mur de Berlin – et repartaient chez eux avec une nouvelle compréhension de l’importance de la liberté et avec une passion pour les idées. C’était une expérience incroyable.

Philippe : Pour nous, Européens de l’Ouest, ces séminaires étaient un bon vaccin contre le communisme. Théorie avec les cours d’économie, droit, histoire, sociologie. Pratique avec le voyage en vieux bus soviétique déglingué de Tallinn à Lepanina. 872 000 kilomètres au compteur.

Véronique : Oui, notre budget était modeste. Nos conférences prenaient place dans des hôtels qui étaient loin d’être luxueux (et parfois franchement spartiates) mais Bertrand arrivait toujours à convaincre les plus grands penseurs de la théorie libérale de se joindre à nous. De Randy Barnett à Stephen Davis, Don Boudreaux, George Selgin, Tibor R. Machan, Hilton Root, et Doug Rasmussen, tout le monde prenait du temps pour faire une semaine de cours intensifs en Estonie, en Allemagne ou en Bulgarie. Je suis convaincue que la raison pour laquelle tous ces intellectuels acceptaient de le faire était que Bertrand était tellement incroyablement sympathique que personne n’osait dire non.

Pour ma part, il est difficile de décrire l’influence que Bertrand a eu sur ma vie. Sa marque se retrouve dans tous les aspects de ma vie professionnelle. Je lui serai toujours reconnaissante pour son mentorat et sa gentillesse à mon égard. Il va nous manquer.

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