Comment Deirdre McCloskey est devenue une grande économiste

L’histoire de l’économiste Deirdre McCloskey fascine. Son œuvre intellectuelle est imposante, son combat pour faire valoir ses droits LGBT est inspirant. [REPLAY]

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Comment Deirdre McCloskey est devenue une grande économiste

Publié le 6 août 2019
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Par Jasmin Guénette.
Un article de l’Institut économique de Montréal

Qu’on s’intéresse à son impressionnante carrière universitaire ou à la lutte personnelle qu’elle a menée pour revendiquer sa dignité, l’histoire de Deirdre McCloskey fascine. Son œuvre intellectuelle est imposante, son combat pour faire valoir ses droits est inspirant.

McCloskey s’appelle d’abord Donald à sa naissance en 1942. Le jeune homme étudie l’économie à Harvard, y obtenant son baccalauréat ainsi que son doctorat en 1970. Très rapidement, il émerge en tant que brillant économiste. Sa thèse de doctorat est publiée dans l’American Economic Review, une revue prestigieuse.

Dans les années 1980, McCloskey se tourne vers un sujet peu étudié en économie, la rhétorique. Il publie en 1985 The Rhetoric of Economics, qui devient vite un succès. Cet ouvrage est le premier d’une série de livres sur l’argumentation et l’écriture économiques. Les travaux de McCloskey sont fortement utilisés aujourd’hui comme guides pour la rédaction de textes, thèses et recherches économiques, ainsi que pour la construction d’arguments.

De la rhétorique aux causes de la croissance économique

Après la rhétorique, Donald s’intéresse aux causes de la croissance. Cette fois-ci, l’économiste se penche sur les facteurs non matériels. Le courant de pensée populaire en économie misait alors fortement sur les facteurs matériels : capital, productivité, technologie. Défiant le courant dominant, il lance l’idée de l’importance des valeurs, des idées et des vertus dans le développement économique : l’importance du non-matériel dans le matériel.

Il détaillera ces recherches plus tard dans la trilogie The Bourgeois Era, dont les livres sont publiés en 2006, 2010 et 2016. Acclamée par la critique, la trilogie explique comment la réhabilitation des valeurs associées à la bourgeoisie des XVIIe et XVIIIe siècles, bien plus que des facteurs économiques ou matériels, ont encouragé l’innovation, l’entrepreneuriat et la création de richesse. L’élargissement de la classe bourgeoise qui est venue avec le capitalisme a permis la diffusion de ces valeurs.

D’intellectuel à intellectuelle

En 1994, Donald décide de devenir Deirdre. Son parcours, qui dura trois ans, n’a pas été sans peines. Sa sœur, pensant que Deirdre allait regretter son choix, se battait constamment pour annuler ses chirurgies esthétiques. Deirdre, elle, a dû faire face à de nombreux psychiatres qui la traitaient comme si elle souffrait d’une maladie mentale. L’économiste a dépensé quelques dizaines de milliers de dollars pour ses frais médicaux : les assurances ne couvraient pas les chirurgies.

Deirdre a dû se rendre aux Pays-Bas pour suivre un programme de réassignation de sexe avec chirurgies, hormones et thérapies. Une sorte de juste retour des choses, car l’économiste identifie la tolérance comme une des vertus bourgeoises qui aida les Pays-Bas à devenir un pays riche, il y a plusieurs siècles. Son livre Crossing : A Memoir, publié en 1999, raconte son parcours.

Une image tolérante

C’est cette même tolérance, qui caractérise aujourd’hui à divers degrés toutes les sociétés libérales occidentales, qui a permis à Deirdre de poursuivre son travail et sa vie normale. Le libéralisme prescrit le libre marché et la libre entreprise sur le plan économique, mais aussi la liberté individuelle et la tolérance vis-à-vis des choix de chacun sur le plan social.

Malgré les obstacles, peu après sa transition, l’économiste s’est sentie acceptée et reconnue comme femme par son entourage universitaire et par les médias. Lorsqu’elle a annoncé sa transition au recteur de l’université, celui-ci était soulagé, ayant cru qu’elle allait lui annoncer qu’elle était devenue socialiste !

Il serait impossible de parler de tous ses exploits intellectuels. La professeure a publié plus de 400 recherches en plus d’avoir écrit 17 livres. Elle a effectué des recherches sur l’histoire économique, la mauvaise utilisation de statistiques, la philosophie des sciences sociales, l’application de l’économétrie à l’histoire, entre autres.

Son CV comporte plus de 18 000 mots. Elle est récipiendaire de six doctorats honorifiques. Elle a enseigné l’économie, l’anglais, la communication ainsi que l’histoire. McCloskey se décrit comme une libertarienne. Ses ouvrages sur l’impact de la culture sur la croissance sont considérés comme son œuvre maîtresse (parmi d’innombrables autres œuvres).

Deirdre McCloskey est toujours active dans le monde universitaire. Elle enseigne aujourd’hui plusieurs disciplines à l’University of Illinois at Chicago. Fière défenseure du libre marché, des droits des transgenres, des gays et des lesbiennes, l’universitaire est beaucoup sollicitée pour des entrevues et conférences. Avec raison puisque son parcours intellectuel et personnel font d’elle une femme unique et exceptionnelle.

(Article initialement paru le 23 juin 2017)

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  • En effet personnage fascinant !

  • Défendre les droits d’une communauté particulière, ce n’est pas du libéralisme, mais du corporatisme. C’est la défense des droits de l’individu sur la base du droit naturel, qui est du libéralisme, sans spécification par rapport à une communauté précise.

    Le libéralisme ne prescrit pas du tout « la tolérance vis-à-vis des choix de chacun sur le plan social », au contraire, le libéralisme autorise pleinement l’individu à être intolérant et à rejeter les choix d’un autre individu, mais avec la condition que ce rejet soit fait dans le respect du droit naturel de l’autre individu.

    Enfin, un Etat qui autorise un changement de sexe, n’est pas en train d’appliquer le droit naturel, mais un droit positif. Le droit naturel est celui qui découle de la nature, par conséquent, un individu n’a pour droit naturel que celui d’être considéré selon le sexe initial que la nature lui a donné. S’il veut ensuite être considéré autrement, c’est son choix, et chacun est libre de le respecter ou pas, mais ce n’est en aucune sorte un droit naturel, ce n’est donc pas libéral de vouloir transformer ce choix en un droit.

    • Si un Etat autorise le changement de sexe, il y a de fortes chances qu’il l’avait interdit un moment ou un autre.

    • J’ai toujours apprécié à leur juste valeur (cad voisine de zéro) les arguties des « libéraux conservateurs »…
      Vous faites une lecture beaucoup trop restrictive du droit naturel.
      Outre que la notion de « droit naturel » n’a rien de si naturel que ça, comme toutes les constructions humaines, le droit naturel se réfère à ce qui a trait à la nature humaine ; dans ce cas, il faudrait prouver, à l’appui de vos dires, que le sentiment de se sentir étranger à son sexe biologique est « inhumain ». C’est un sentiment minoritaire, mais qui pour certains, fait partie de leur nature profonde.
      Je crains que vous ne confondiez normalité (la vôtre ?) ou encore majorité et nature humaine. Celle-ci est multiple et se doit d’être respectée dans toute sa diversité.
      Sinon je me demande bien pourquoi s’obstiner à parler de libéralisme…

      • @Jean-Michel

        L’article parle de « son combat pour faire valoir ses droits LGBT « , ce qui sous-entend que les LGBT devraient avoir des droits spécifiques, en plus de leurs droits individuels. Or, le libéralisme défend le droit individuel, et non des droits spécifiques à une communauté.

        @ indivisible

        Changer de sexe, c’est comme vouloir changer sa date de naissance. Il est absurde que l’Etat l’autorise, d’autant que cela peut poser des problèmes juridiques, comme par exemple, est-ce que l’on autorise un homme travesti en femme à participer à des compétions sportives féminines, sachant qu’un homme est en moyenne deux fois plus costaud qu’une femme…

        @ Jean Nepafini

        Le droit naturel est la base du libéralisme classique et c’est justement quand on lui fait dire tout et n’importe quoi que l’on tombe dans du droit positif.
        C’est le droit positif qui s’intéresse aux sentiments humains et qui va légiférer à partir de sentiments. A l’inverse le droit naturel s’intéresse à ce qui est observable objectivement.
        Or, la sexualité d’un individu s’observe à sa naissance objectivement. Ce que cet individu ressentira par la suite ou désirera paraître, cela est sa subjectivité propre, cela ne concerne pas le droit naturel, et la législation ne devrait pas le prendre en compte, sous peine de tomber dans l’arbitraire.

        • Vous faites fausse route parce que vous vous laissez porter par une mauvaise signification du « droit de changer de sexe »…
          Ce n’est en rien un droit positif. Et ceux qui luttent pour avoir cette possibilité ne font pas preuve de communautarisme mais de libre association entre individus pour obtenir cette possibilité qui n’aurait jamais du leur être interdite.
          Je vais faire une analogie avec la fumette. Dans un pays vraiment libéral, on ne peut interdire la fumette sans contrevenir aux principes libéraux. Si aujourd’hui des gens luttent pour avoir ce choix en toute légalité, c’est parce que l’Etat est allé trop loin. C’est justement l’interdiction de la fumette qui fait partie du droit positif…
          La propriété de soi est un (sinon le) principe fondamental du libéralisme. Cela implique fumer ce qu’on veut (dans les limites de la nuisance à autrui) et plus generalement faire ce qu’on veut de son corps, donc entre autres, de changer de sexe, sans que l’État n’intervienne, ni le reste de la population.
          Evidemment, un « libéral conservateur » jugera négativement cette libre disposition de son corps, car il souhaitera d’abord conserver toutes les couches de droit positif qui satisfont ses propres valeurs, qu’en tant que libéral, s’il en était vraiment un, il devrait vouloir jeter aux orties (les couches de droit positif).

        • Bonjour,

          1/ ce n’est pas sexualité qui est objective lors de la naissance mais juste le sexe; ce que l’individu en fera par la suite c’est une autre histoire. C’est je pense ce que vous vouliez dire.
          2/ Néanmoins à notre époque objectif ne veut pas dire immuable.
          3/ Si « cela ne concerne pas le droit naturel » cela signifie que ce dernier ne peut ni permettre ni interdire une possibilité que la modernité technique à fait émerger.

        • @ Jean Nepafini

          La science permet actuellement une forme évoluée de travestissement, mais elle n’offre pas la possibilité à un homme de devenir pleinement une femme et inversement.

          Le changement de sexe est donc une simple vue de l’esprit, cela n’a rien de factuel, et si cette vue de l’esprit est transposée en droit, cela ne peut être qu’un droit positif.

          Votre analogie avec la fumette n’a rien à voir, la fumette est un consommable, pas une vue de l’esprit; et oui, vouloir obliger les gens à ne pas consommer un produit est un droit positif.

          Je ne conteste pas le droit à quelqu’un de se travestir, mais je conteste lorsque cette personne tente d’utiliser le droit pour imposer à son entourage son travestissement. Et pour reprendre votre analogie fumeuse, ce serait comme un fumeur qui imposerait sa fumée à un non-fumeur.

          @ Montaudran

          Bonjour,

          1/ oui et non, on peut observer dès la naissance d’autres différences entre un bébé fille (voix plus aigüe) et un bébé garçon (plus costaud)
          2/ la nature a un caractère immuable, sans quoi la science n’existerait pas
          3/ ni permettre, ni interdire, cela revient à rester au statu quo, c’est ce que je prône… De plus, le droit naturel exclut une intervention artificielle, car cela serait la porte ouverte à toutes les dérives. Par exemple, je donne une substance qui annihile la volonté d’une personne, pour ensuite être en droit d’obtenir tout d’elle.

          • « L’article parle de « son combat pour faire valoir ses droits LGBT « , ce qui sous-entend que les LGBT devraient avoir des droits spécifiques, en plus de leurs droits individuels. »

            => Non, pas du tout. De la même manière que le féminisme est un combat pour que l’égal respect des droits, la lutte des communautés homosexuelles et transgenre est une lutte pour que les droits individuels des personnes qui appartiennent à ces communautées soient respectés de la même manière que si elle n’y appartenaient pas (ou appartenaient à d’autres communautés). Le premier combat des communautés LGBT, c’est pour le droit des individus qui appartiennent à ces communautés de pouvoir vivre sans risquer en permanence d’être battues en mort par des conservateurs fou et/ou par la police. C’est n’est pas une lutte pour un droit spécifique et supplémentaire, juste pour le droit de vivre comme les autres et avec les mêmes droits.

            Par ailleurs les bébé filles n’ont pas du tout des voix plus aigue que les bébés garçons qui ne sont pas plus costaux que les autres bébés. Ce genre de projections délirantes sur des bébés contribue en revanche à construire des identitées de genre, de la même manière que quand on montre la même photo d’un bébé qui pleure à 10 groupes de personnes en disant aux 5 premier « pouquoi elle pleure la petite fille » et aux 5 autres « pourquoi il pleure le petit garçon », les 5 premiers groupes vont répondre ‘parce qu’elle est triste’ et les 5 autres ‘parce qu’elle est fachée’.

            Le sexe, et encore moins la sexualité d’un individu ne s’observe pas du tout objectivement, ni à la naissance, ni ensuite, de façon évidente. Renseignez vous un peu sur les tentatives de définir scientifiquement le « sexe biologique » et/ou sur la persecution de Caster Semenya et interrogez vous un peu sur l’origine de vos préjugés rétrogrades.

            Vous pouvez commencer par là:
            https://www.binge.audio/pourquoi-le-sport-reste-encore-un-truc-de-mecs/

            https://www.binge.audio/caster-semenya-hormones-a-abattre/

            Bonne écoute.

          • Bonjour,

            1/ le fait que les bébés filles et garçons présentent des différences soit. mais cela reste une question de sexe pas de sexualité qui la façon de vivre cette différence. Le mot juste est peut être sexuation.
            2/ La nature a un caractère immuable mais l’Humain a tendance a lui tordre le bras. L’humain c’est l’artifice et aujourd’hui je constate que des personnes changent de genre avec plus ou moins de bonheur et de réussite…
            3/ Ni permettre ni interdire revient à laisser à l’individu le choix devant une possibilité. C’est ce choix qu’a fait cette économiste. De plus les « interventions artificielles » encore une fois c’est le lot commun de l’humanité il me semble…

          • @ schelten
            Dans un pays libéral, ou quand on est libéral, on fait ce qu’on veut de son corps.
            Point final.

            Ps : comme prévu (les conservateurs sont tellement prévisibles), vous confondez nuisance réelle (tabagisme passif) et panique morale (être choqué par un travesti). Autant une société, même libérale, est en droit de reguler le premier cas, autant une société, surtout libérale, est illégitime à intervenir dans le second.
            Pour reprendre vos mots, on n’a pas à légiférer sur des sentiments…

          • @ André Colin

            Ce sont des question de définition. Si vous vous battez pour des « droits LGBT », vous ne vous battez pas pour des « droits individuels », vous faites une restriction sur les « droits LGBT », cette restriction n’est par définition pas libérale (c’est pareil avec le féminisme d’ailleurs).

            Ensuite, en terre chrétienne, les LGBT ne sont pas battus à mort par la police, si c’est cela votre combat, je vous invite à aller vous battre en terre non-chrétienne, là, il y a matière…

            Puis, on appelle « garçon », un bébé qui a un pénis, et « fille » un bébé qui n’en a pas. C’est une question de définition et d’observation, c’est objectif. Vous avez bien sûr le droit de penser autrement, et même de faire de la propagande pour votre opinion, mais vous ne serez plus, par définition, dans l’objectivité.

            @ Montaudran

            1/ « sexuation » est un barbarisme, sexualité signifie « ensemble des caractères propres à un sexe », ce terme est donc tout-à-fait approprié.
            2/ Et c’est bien parce que la nature a un caractère immuable, que le libéralisme a défini un « droit naturel ». Le droit positif repose lui, sur l’humain, et parce que l’humain est changeant, le résultat est fatalement un droit arbitraire, injuste et liberticide.
            3/ Non, en cas d’absence légale, un fonctionnaire sera incompétent pour effectuer le changement, il ne le fera donc pas. Pour qu’il puisse le faire, il lui faut un cadre légal qui l’autorise.

            @ Jean Nepafini

            Le libéralisme est défini par le droit naturel, pas par la possibilité de faire tout ce que l’on veut. Vous avez le droit naturel de vous travestir, mais vous n’avez pas le droit naturel d’obliger quelqu’un à vous assimiler à votre travestissement.
            De même, un Etat pleinement libéral devrait s’en tenir à la stricte réalité, afin de rester pleinement objectif. Si l’Etat prend en compte le travestissement et plus la réalité, il va nécessairement tomber dans l’arbitraire, et ne sera plus, par définition, un Etat pleinement libéral.

            ____________
            Vous avez dit « point final », je pense aussi qu’au niveau des idées, le tour a été fait, et comme je n’aime pas tomber dans la polémique, c’est mon dernier message sur ce fil. Merci à mes contradicteurs pour l’échange.

  • Ces personnes très sensibles sont souvent ultra-intelligentes.
    Il est bon pour l’humanité qu’elles existent.

  • J’avais beaucoup utilisé ses livres et articles du temps qu’elle s’appelait Donald, en histoire économique, notamment sur la révolution industrielle et ses conséquences.
    Là je lis le troisième ouvrage de sa trilogie, sur l’ère bourgeoise : « Bourgeois Equality: How Ideas, Not Capital or Institutions, Enriched the World ».
    C’est énorme, un pavé, 800 pages, fourmille d’idées et de références. Ça apparaît juste au-delà des forces humaines d’écrire avec un tel amoncellement de citations et de réflexions. C’est un peu touffus, mais toujours très stimulant.
    https://www.amazon.fr/Bourgeois-Equality-Capital-Institutions-Enriched-ebook/dp/B01D9WANCA/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=bourgeois+equality&qid=1565172584&s=gateway&sr=8-1

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