Invendus d’Amazon : chouette, la députaillerie part en guerre ! [Replay]

Amazon a l'impudence de jeter les stocks invendus. Heureusement, des députés interviennent pour saboter complètement le logisticien. Tant pis pour l'emploi.
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Amazon ecom Jeff Bezos by Stock Catalog(CC BY 2.0)

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Invendus d’Amazon : chouette, la députaillerie part en guerre ! [Replay]

Publié le 2 décembre 2019
- A +

Par h16.

Dans toute religion, il faut une iconographie puissante et inspirante et pour la garnir, de belles images de gentils fort beaux, preux et valeureux, et d’horribles représentations de méchants tous plus laids les uns que les autres. En République du Bisounoursland, la religion qui a cours s’est déjà trouvé pléthore de méchants. Et parmi ceux-là, à côté des actionnaires bedonnants à haut de forme, des ultra-turbo-libéraux qui mangent des enfants communistes, on trouve les Grandes Multinationales Américaines qui font du maïs mutant (comme Monsanto) ou tuent le petit commerce (comme Amazon).

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

En ce début d’année, pouf pouf, pique et pique et colégramme, c’est sur Amazon que l’opprobre est tombée, Monsanto ayant eu sa cargaison de quolibets en 2018 grâce au drame en cinq actes concernant le glyphosate. Avec l’affichage d’une bonne santé réellement insolente dans un pays en déroute, et alors que le petit commerce se meurt d’une conjoncture économique désastreuse que les Gilets jaunes n’ont guère améliorée, Amazon ne pouvait pas faire autre chose que cible aussi rêvée que dodue pour toute la classe jacassante.

Et alors même que cette classe est actuellement en délicatesse avec le peuple pour l’avoir probablement trop souvent baratiné, la voilà qui relance donc le bastringue avec un nouveau reportage sur « les invendus d’Amazon ».

Il faut dire que les précédents reportages plus ou moins rigolos (et fondamentalement caricaturaux) sur les cadences infernales du logisticien américain ou ses pratiques syndicales abominables avaient surtout déclenché la franche hilarité : on se souvient de reportages poignants où, faisant fi des risques énormes encourus, un héroïque bobo journaliste tentait de travailler pour Amazon et découvrait l’âpre monde des entrepôts, de l’empaquetage et des poinçonnages à la machine, à l’autre bout du hangar. Troporibl.

Cette fois-ci, l’angle est probablement plus facile à faire passer auprès du public, d’autant que la partition du gaspillage est harpée avec frénésie depuis plusieurs gouvernements : l’État français s’est en effet décidé, dès le choc pétrolier de 1973 et depuis, avec une constance qui frise la compulsion, à lutter contre tous les gaspillages (sauf celui d’argent public, soyons sérieux).

Garot, illustre et frétillant inconnu mais qui, en tant que ministricule chargé de la question sous François Hollande, devait absolument agir, avait pondu plusieurs articles de lois aussi idiots qu’à peu près impraticables permettant enfin de combattre ce fléau qui amenait les Français à se débarrasser de près de 60 g de nourriture à la poubelle (un trognon de pomme, en gros) par jour et par personne.

Là, cependant, on ne joue pas dans la même catégorie puisqu’au contraire des lois précédentes qui visaient, on le comprend, à organiser votre cabas, votre frigo et votre potager, il ne semble pas exister de lois suffisamment bien taillées pour contrer l’abominable gaspillage dont s’est évidemment rendu coupable l’hydre Amazon : dans un reportage sans ambiguïté réalisé avec la probité qui sied à la profession, on découvre les coulisses des entrepôts du géant de l’e-commerce et notamment que 3 % du stock, pourtant en parfait état mais décidément invendu, sont détruits, soit 3,2 millions de produits en France en 2018.

Si ce comportement n’est pas la marque indélébile d’une malfaisance sans bornes, je ne sais pas ce qu’il faut ; il est dès lors parfaitement logique qu’immédiatement s’élance une député, tel une mouche sur un étron un sauveur vers un naufragé, pour qu’une loi soit promptement rédigée et que cette situation abominable cesse enfin ; Brune Poirson, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, s’est ainsi déclarée toute choquée-choquée par ces pratiques et a annoncé qu’elle comptait faire rendre gorge — pardon rendre « responsables » — les entreprises ayant recours à ces pratiques.

Vilaine Amazon qui se comporte ainsi, gaspillant sans complexe et faisant exprès de jeter aux ordures des biens qu’elle pourrait donner généreusement à tous les nécessiteux que la République produit chérit en son sein !

Enfin… Donner généreusement, cela s’entend dans le respect des lois fiscales qui s’empilent et se ressemblent : comme je le notais dans un précédent billet, le don est sévèrement encadré en France et donner sans bien calculer son coup coût peut valoir un sévère redressement fiscal. Peut-être Brune pourrait-elle en toucher deux mots à ses collègues qui ont récemment lâché les chiens de Bercy sur la France ?

Et puis, entre deux chaleurs législatives, Brune pourra aussi s’interroger sur la gestion de la TVA des dons qui amènent précisément les entreprises à choisir la poubelle plutôt que le don : pour ces dernières, même la marchandise donnée impose de s’acquitter de la TVA. Amazon l’a d’ailleurs fort bien expliqué, il ne s’agit alors plus que d’un simple calcul économique : dans ces conditions fiscales (idiotes) il est plus rentable de jeter que donner et l’acteur économique ne fait qu’appliquer du bon sens dans les contraintes que l’État lui impose. La réaction épileptique de la député (« vite, une loiaargh ! ») revient à ajouter des contraintes à celles déjà existantes, ce qui aboutira, on peut le parier, à de nouveaux effets indésirables comme le législateur nous en pond maintenant avec une obstination pathologique depuis un demi-siècle.

Du reste, est-il nécessaire de rappeler que la revente à perte est très, très, rigoureusement encadrée en France (et pour tout dire quasiment prohibée vu la complexité des textes, de la jurisprudence et du contrôle social de plus en plus fort qui étouffe le pays) et que ce sont toujours nos fiers députés qui, de lois en lois, de luttes véhémentes en luttes virulentes contre les consommateurs foufous de Nutella, ont pondu de la loi pour encadrer une pratique qui, économiquement, reste de toute façon marginale, au point de rendre à présent tout déstockage massif particulièrement dangereux ?

Enfin, on admirera encore une fois toute la pertinence de l’agitation parlementaire à ce sujet : puisque Amazon jette massivement, tombons à bras raccourcis sur le géant américain. Comme il fait des bénéfices juteux (et que l’État a grand besoin d’extorquer de l’argent à redistribuer pour calmer la colère des gueux), pondons une loi sur mesure, sanctionnons — financièrement, cela va de soi — l’impétrant et repartons sur notre petit destrier dans le soleil couchant, les poches pleines et l’esprit heureux d’avoir une nouvelle fois fait le Bien et le Bon dans le pays.

Sauf qu’à l’analyse, si Amazon détruit bien des stocks, ce ne sont pas les siens mais, très très majoritairement, celui des fournisseurs tiers qui utilisent (pas trop bien apparemment) sa logistique pour vendre leurs productions : comme l’entreprise l’explique elle-même, « 97 % des produits détruits sont ceux des vendeurs indépendants ». Amazon propose en effet aux producteurs de reprendre les stocks qu’il garde pour eux, ou de les leur détruire si le coût de renvoi est trop important.

Notons que des fournisseurs qui calculent leurs stocks au plus juste (et qui ont donc une meilleure logistique) auront moins d’invendus, moins de stock vieillissant, moins de frais et donc moins de gaspillage et plus de bénéfices. Inévitablement, si on tape sur Amazon comme le proposent nos députés économiquement analphabètes, l’entreprise va reporter (disons, à 97 % à la louche) les coûts induits sur ses fournisseurs. En somme, on va simplement renchérir les coûts de stockage pour tous ces artisans, vendeurs indépendants et autres boutiques en ligne. Dans le meilleur des cas, on va les inciter à baisser leurs productions ou leurs marges (ce qui fera moins de bénéfices — et moins de taxes pour payer les Poirson et autre députés finauds). Dans le pire, ils fermeront (avec des pertes d’emploi à la clef).

Mais comme je le disais en introduction, l’occasion est trop belle : dans l’iconographie officielle républicaine, Amazon est Le Mal et mérite donc amplement qu’on la saigne d’une façon ou d’une autre. Cela en prend donc le chemin. Les coups vont donc pleuvoir, tomber à côté et frapper les mauvaises cibles. Une fois ceci fait, il sera alors temps de punir les innocents et récompenser les coupables.

Forcément, ça va très bien se passer.

Edito initialement publié en janvier 2019
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  • Je propose un amendement pour faire sauter la tva sur le hochet. Comme ça on pourrait en donner à tous les députés ?

    • Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas; heureux si on les prévoit. Entre un mauvais et un bon économiste, voici toute la différence: l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir.
      Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas (1850), Frédéric Bastiat

      Abrogation de la TVA!
      Il est économiquement inepte de punir/taxer la création de valeur.
      Bien évidemment le consommateur est lésé dans sa liberté d’accéder au progrès consécutif à cette création de valeur.
      Moins évidemment le fournisseur est lésé par la restriction induite de son marché.

      Les lésés, comptez-vous!

  • dites à un de ces imbéciles qu’une tomate est en train de pourrir au milieu de la steppe de mongolie qu’il affrétera avion et hélicoptère et véhicule tout terrain pour se hâter d’aller la chercher pour éviter le « gaspillage »…et il s’en vantera!!! et pire il y a des tas de gens qui le croiront.

  • paraît que ce gouvernement , son équipe, et toute la clique jacassante se propose de lutter contre les fakenews?
    Mais si on tend l’oreille, que l’on lit vaguement la presse, c’est un festival de fakenews on ne peut plus officielles, toute la communication « officielle » est une véritable usine à propagande.
    Après, ils s’étonnent de voir fleurir les dites « complotistes »
    On aurait espérer que la venue d’internet libère l’information.Elle n’a jamais été aussi cadenassée, et manipulée.
    Et l’outil informatique est encore plus pervers que les « anciens » médias.
    la seule chose qui reste constante, c’est ce qui reste dans le porte feuille, seul repère fiable, les GJ viennent de s’en apercevoir

    • je le répète depuis des années maintenant : le problème majeur d’internet , en plus de « l’entre soit  » est que la plupart des internaute confondent l’accès aux connaissances (nombreuses sur le net) et l’accès aux compétences. Les connaissances seules ne fournissent pas les compétences pour autant! Quelque soit le sujet!

  • Lol. Et Google, et Apple alors. Vite une taxe sur les iphones. C’est un mankagagner bordel. On donne nos datas aux USA, la chine gagne en produisant, le Français doit logiquement payer une taxe dessus. Viiite ministre des trucs bidules qui communiquent….
    Sinon Macron est un looser. Il terminera pas 2019.

  • au lieu de pondre des imbécillités législatives, notre ministricule devrait se tourner vers les gaspillages de dépenses publique venant de nos impôts par notre équipe de clowns à roulettes qui se dit gouvernement

  • « tant qu’il y a du grain dans l’escalier, c’est qu’il y en a au grenier ».

    Et puis, que fait-on de tous les produits frais invendus dans la grande distribution ?

    • Je suis étonné que l’article n’en parle pas, mais il n’est pas impossible que l’auteur ait mentionné le sujet il y a quelques mois – peut-être à un moment où la « caste jacassante » tombait à bras raccourcis sur les enseignes de grande distribution suite à la destruction de ces produits (après, comme ici, un reportage aux petits oignons par un bon journaliste lanceur d’alertes). Destruction causée par l’impossibilité de donner (problème de TVA ?) et le risque juridique pris en cas d’intoxication alimentaire suite à la consommation d’un de ces produits donnés, si je ne m’abuse.
      Mais bon, c’était bien simple, à l’époque, les coupables étaient les méchants actionnaires de Carrefour !

    • ET les produit pourris ?

  • Comme quoi , la presence des députés ou leur travail n’est absolument pas nécessaire a la France bien au contraire ,on devrait les offrir a l’Allemagne qui manque cruellement de bras cassés et de têtes vides

    • Leider nicht! Haben auch so viel davon!

      • Tja, aber ihre Armleuchter sind wertvoller !
        Deutsche Wertarbeit oder einfache Frage von Eitelkeit ?

        ( Oui, mais vos ‘bras cassés’ sont mieux côtés !
        Qualité allemande ou simple question de vanité ? )

  • La mécanique est bien connue.

    Une équipe de journalistes fait une expédition en terre inconnue : le monde du travail et de l’entreprise. Confrontés à des coutumes étranges et païennes qu’ils ne comprennent pas, mais surs de leur compétences et leur morales de bobos ils ne cherchent pas à comprendre ou à se mettre au niveau.

    Bien déterminés cependant à ramener un scoop et obtenir des promotions méritées pour être allés au péril de leur vie explorer ces contrées inconnues, ils filment et montent en épingle les cérémonies rituelles barbares.

    Les désoeuvrés conscientisés citadins modèles se jettent avec avidité sur l’article, toujours avides et frétillants d’entreprendre une nouvelle croisade. Les dormeurs patentés du Palais Bourbon se réveillent en sursaut et s’accrochent au train en marche afin de rajouter quelques centaines de pages supplémentaires au code du travail.

    Et voila : CPEF.

  • 15 millards de taxes sur le tabac ! Vite taxons le coït !

  • Oh shit ! en 2018, mes 3 pommiers on produits une quantité de pommes astronomique, j’ai fait des tartes, de la confiote, du boudin mais rien a faire il m’en est resté 70/100 sur les bras, elles ont pourries au pieds des arbres. Bon si elle veux, j’autorise cette gourdasse de ministre a venir les ceuillir, les laver, les trier et les distribuer aux nécessiteux, et tout ça sans com’, juste pour le plaisir de la voir mettre ses mains dans la merde au moins une fois dans sa vie. (je précise néanmoins qu’elles ne sont pas bio puisque j’entretient mon jardin tout de même). ? amicalement

    • Simple :
      – une taxe sur ce que vous avez auto-consommé, le fameux mankagagner pour l’état
      – une taxe pour ce que vous n’avez pu consommer, un autre mankagagner pour l’état
      Bien sûr bisous bisous au ponctionnaire qui viendra vous la réclamer…

  • @erima, taxons les pommes !!!
    Obligeons l’Etat à mettre des barrières au bord des fleuves, ruisseaux et lacs. Car aujourd’hui ils ne sont pas aux normes afp truc bidule.

  • c’est tellement plus facile de trouver un pseudo responsable que de faire son autocritique..c’est bien l’Etat via ses politiques à deux balles qui a fragilisé les petits commerces et plombé l’économie de ce pays.

  • La secrétaire d’État a bien retenu ses leçons: quand on ne trouve de solution à un problème il faut proposer une taxe, ainsi celui qui la paye ou devrait la payer trouvera la solution pour résoudre le problème et esquiver la taxe. Elle est pas belle la vie de secrétaire de ministre.

  • jesuisunhommelibre
    16 janvier 2019 at 17 h 31 min

    Ce ne sont surement pas la profusion des zones piétonnes, l’absence de place de parking, les amendes pour stationnement prolongés ou prohibés qui tuent le petit commerce. C’est Amazon.
    On dirait le « Malade Imaginaire » :
    La mort du petit commerce : Amazon.
    L’augmentation de la pollution par les livreurs : Amazon.
    La perte de rentrées fiscales : Amazon vous dis-je.

  • H 16, qui êtes vous pour pondre tous les trois jours un article frappé au coin du bon sens. Effet paradoxal sur moi : jouissance de lire quelque chose d’intelligent deux à trois fois par semaine, colère au vu des imbécillités que vous dénoncez régulièrement
    Merci

  • J’aimerais beaucoup lire sur Contrepoints un article par jour sur un autre pays qui marche. Car focaliser sur le caca Français ne donnera rien. Autant prendre le large.

    • C’est connu: les gens heureux sont sans histoires!

    • Vous pouvez toujours vous rabattre sur la Pologne: 5,2% de croissance en 2018 et pas de migrants admis: donc pas d’attentats, pas d’émeutes, de voiture brûlée, d’incivilité, de harcèlement. Les gens sont accueillants et polis !

  • Bonjour, je suis fan de la plume d’h16, mais l’annonce qu’un don est soumis à la TVA m’a surprise et je me suis coltinée un peu de lecture. Ce que j’en ressors c’est qu’un don est non soumis à TVA si c’est un « don sans contrepartie ». Donc de ma compréhension, Amazon peut très bien donner les livres écoles, assos,.. sans payer la TVA. Quelqu’un peut-il me dire si je me trompe et donc pourquoi les dons de livres seraient soumis à TVA? Merci

    Mes sources
    On trouve sur le site officiel, concernant la TVA http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/375-PGP.html?identifiant=BOI-TVA-BASE-10-10-10-20121115

    Titre 1- Chap 1 – Section -XII
    320
    (…) Si la somme ne constitue ni la contrepartie d’une opération réalisée au profit de la partie versante ni le complément du prix d’une opération réalisée au profit d’un tiers, la subvention, l’aide ou le don n’est jamais imposable à la TVA.
    C. Les dons

    460
    Les dons sont soumis aux mêmes règles de TVA que les subventions. Il est précisé à cet égard que les sommes qualifiées de dons sont imposables à la TVA lorsqu’elles rémunèrent en réalité un service. Tel est le cas des sommes versées en contrepartie d’une prestation de publicité ou de parrainage comme par exemple des « dons » versés dans le cadre du parrainage de sportifs qui s’engagent à certaines obligations (utilisation d’un nom, d’une raison sociale, de certains équipements, etc.) moyennant en contrepartie le versement d’argent ou la remise en nature de biens ou de services.

    • https://www.bfmtv.com/economie/oui-les-vendeurs-amazon-detruisent-des-invendus-mais-c-est-a-cause-de-la-tva-1611896.html

      « Certains vendeurs tiers utilisent les services d’Amazon pour livrer et stocker leurs propres produits. Des marchandises qui leur appartiennent donc et dont ils doivent eux-mêmes gérer les invendus. Or la plupart du temps, ils préfèrent qu’Amazon s’en débarrasse plutôt que d’en faire des dons. C’est ce qu’explique la firme sur Twitter. « En ce qui concerne les donations des vendeurs tiers de la marketplace, les réglementations en vigueur relatives à la TVA imposent que les vendeurs s’acquittent de la TVA sur les donations, ce qui n’est pas économiquement viable. Nous nous efforçons de réduire le nombre de produits pour lesquels nous n’avons d’autre choix que la destruction, notamment en portant le sujet auprès des autorités compétentes. » Les entreprises qui réalisent des dons en nature ne peuvent pas en effet déduire leur TVA de leur imposition puisque ces biens sont utilisés pour des opérations non imposables. »

      Je doute que les vendeurs d’un côté ou Amazon de l’autre détruisent des biens s’ils pouvaient en tirer sinon un profit, au moins un amortissement partiel du coût. Du reste, j’ai donné un autre lien (cf http://h16free.com/2014/04/07/30272-il-faut-punir-le-don-la-solidarite-cest-letat-et-personne-dautre-non-mais ) qui permet de bien comprendre que si l’opération de don est entachée de la moindre suspicion possible d’avoir réalisé une optimisation fiscale (lisez « entourloupe »), il y aura un redressement à la clé. Je comprend la sérénité moyenne d’Amazon face au fisc français.

      • Oups, H16 a dégainé plus vite que moi (et que son ombre) !

      • Cher turbo-libéral à mocassins glandés, j’attends avec impatience votre analyse sarcastique éparpillant façon puzzle ce merveilleux tableau où les 2 clowns en charge de l’économie et des finances (et pas des économies dans les finances) nous expliquent ce qu’il font avec 1000 € d’impôts. Taxadi, taxadi, taxada, ploum ploum, c’est où qu’elles sont les recettes…

      • On ne sait jamais ce que la mafia énarquienne va inventer pour nous racketter davantage!

    • Est-il possible que (dans 97% des cas de destruction), Amazon ne détruise que parce que les « fournisseurs tiers » le demandent, car ils ne veulent pas les reprendre (cela a un coût) pour les donner sans contrepartie eux-mêmes… et dans ce cas de figure, Amazon serait dans l’impossibilité d’être exonéré de TVA ?

    • Ce n’est pas un don alors, c’est une transaction.

       » Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde « . Albert Camus

  • @Sophie, à priori vous ne comprenez pas la logique communiste Française. J’explique: «  Amazon est une entreprise turbo-capitaliste, elle gagne de l’argent. Peu importe si elle vend ou donne, elle doit payer. Point. Cette même logique qui voudraient une harmonisation fiscale Européenne ! C’est aussi cette France qui voulait (enfin surtout nos technocrates) une Europe avec l’Euro mais ne voulait surtout pas du plombier polonais. Si vous croyez encore vivre au pays de la liberté et de l’égalité alors regardez plutôt du côté de la dépense publique. Vous verrez qu’ils consomment notre présent et hypothèque notre avenir. Le débat RIC, ça va avec le reste. Enfin, si vous lisez les textes de lois vous êtes foutue. Personne ne peut en sortir indemne, à part peut-être les tordus qui les pondent à longueur de journée. Taxons le mankagagner. Voila le seul mot d’ordre. Flashs, sodas, tabac, nutella, rien n’est trop beau. Taxons les comportements même si ils sont exemplaires. Et enfin tirons à bout portant avec des grosses balles en plastique sur du GJ. Car la République ne lâchera rien. Jamais.

  • je pense que quand les cons volerons beaucoup resterons éternellement sur orbite! l’ena est le plus fabuleux lanceurs d’engins de tous les temps !

  • Et si on laissait Amazon gérer sa boutique comme elle l’entend dans le cadre des lois existantes? Si les pratiques de cette entreprise ne vous plaisent pas, libre à vous d’acheter ailleurs.

    • claude henry de chasne
      17 janvier 2019 at 18 h 08 min

      voila moi j’achete tout chez amazon et basta

    • dan le meilleur des monde..le cas amazon pourrait inciter les autres commerces à se poser des questions sur leur fiscalité.

      la simple existence de fiscalité sur les entreprise ne m’appairait pas évidente.

  • H, au secours. Je comprend(s). Le stress ?

  • En attendant le collapse général mon cher H on devrait jouer à Fortnite ensemble. Car franchement la France et son économie ça craint grave.

  • C’est bien joli tout ca mais pratiqquement , comment fait on pour beneficier des invendus gratos , faut une carte de sdf ,une caravane derriere le dos ou la carte du parti ?

    • détruire était la solution retenue par amazon ..

      sans doute va on avoir une association subventionnée avec de l’argent public qui va récupérer ces invendus ( invendables?) pour les distribuer ou pseudovendre aux pauvres encartés dans des locaux subventionnés par des communes..
      ce serait quand même franchement marrant que les pauvres n’en veuillent pas ou qu’ils finissent à la poubelle..

      amazon devra sans doute construire un local de stockage dédié.

      • et bien entendu, au moment de la retraite les bénévoles qui auront « travaillé » dans ces associations auront un petit bonus…mérite quoi..

  • Cela fait des années que dans l’inflation de lois en France, on a des empilements de textes qui s’appliquent a des questions qui n’existent plus. c’est a dire que l’objet qui avait donné naissance la loi, a disparu ou s’est inversé. En outre, pour d’autres lois, les effets pervers des textes prennent le pas sur le but qui été recherché. Avec « En Marche » les records son pulvérisés, Ils pondent des textes qui n’ont strictement que des effets indésirables. Chapeau Macron !

  • le profit c’est mal….
    donc fondamentalement l’échange libre qui profite aux deux parties..c’est mal.

    il n’ont toujours pas compris la base sur laquelle repose l’économie libre, seuls se font les échanges estimés mutuellement profitables…

    ils ne se rendent donc pas compte que, si choquant qu’ils soient, les profits d’amazon correspondent à un multitude de profits chez leurs clients.

    dans un monde où le profit est interdit…il faut interdire d’échanger librement le chou contre le kilo de carotte..ils vous diront que non CAR l’argent n’est pas impliqué..
    le profit ne peut être que en argent!!!
    et pourtant ils vous accusent de ne penser qu’à l’argent!!!

    ils pensent vraiment que les objets ont une valeur non pas subjective mais intrinsèque…

    ils pensent que leur vérité est celle des autres en somme..

    parler avec eux est vain. leur tactique inconsciente est de ne jamais répondre à une question mais de changer de sujet, et quand ils sont à court de sujet ramener tout le bidule à quelque chose comme « monsanto » c’est des salauds…parce que la firme a fait des trucs qu’on peut juger mal dans le passé ou bille gates est « trop  » riche…

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