Amazon, ce succès que certains Français adorent détester

Salaud d'Amazon qui fait tout mieux que les autres ! Il faut absolument en finir avec cette richesse et ce service qui fonctionne trop bien !
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Amazon, ce succès que certains Français adorent détester

Publié le 25 novembre 2019
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Par h16

Alors que les fêtes de fin d’année approchent et avec elles, les achats de cadeaux rituels, c’est avec une synchronicité qui tient quasiment de la magie noire que plusieurs clowns tragiques se réveillent pour dénoncer les méfaits d’Amazon, la cible idéale des apparatchiks français.

Et c’est donc sans surprise qu’on retrouve parmi ces derniers un certain Mahjoubi.

Le petit Mounir, c’est cet ex-secrétaire d’État au Numérique et député LREM de Paris qui tente d’exister encore un peu et qui vient de faire fuiter vers la presse une note d’analyse dans laquelle il estime, tous calculs faits, que 7900 emplois ont été détruits en France en 2018 par Amazon.

Il est comme ça, le Mounir : dès qu’une échéance électorale se rapproche, il saisit son gros crayon, ses petits papiers brouillon, et il se tape une méga-analyse avec des calculs complexes, des règles de trois finement ouvragées et des divisions à un chiffre après la virgule (au moins !) pour aboutir à une conclusion qui, si elle est évidemment complètement fausse, permet de faire un maximum de barouf auprès des journalistes dont la conscience professionnelle rikiki et les connaissances mathématiques encore plus microscopiques autorisent toutes les audaces.

Pour Mounir (et ses équipes – ne nous leurrons pas, la tâche est un peu trop ingrate pour notre seul député), pas de doute, Amazon détruit de l’emploi comme d’autres grignotent des cacahuètes à la buvette de l’Assemblée Nationale : très précisément, « pour un emploi créé chez Amazon, le commerce de proximité a perdu 2,2 emplois ».

Sapristi, voilà qui est choquant ! Outre la précision diabolique (un chiffre après la virgule, qu’on vous dit !), on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la méthode de calcul pour parvenir à ce résultat. Heureusement, Mounir l’explique bien vite : tout est une histoire de productivité. En réalité, les employés d’Amazon sont salement productifs ! Là où un employé du commerce traditionnel représente un chiffre d’affaire de 270 000 euros en moyenne, celui d’Amazon permet, lui, de réaliser autour de 600 000 euros !

C’est honteux ! C’est scandaleux ! C’est insupportable !

D’autant que, comme Mounir le dit très explicitement, ce chiffre n’est obtenu que grâce à « des pratiques managériales contestées », depuis un minutage de leur temps de travail (comme tous les salariés de toutes les chaînes logistiques, de montage ou d’autres, du reste), jusqu’à l’utilisation extensive et intensive de robots. Oui, vous avez bien lu : Amazon va jusqu’à utiliser des robots partout où ils peuvent l’être, multipliant par un peu plus de deux (2,2 si on s’arrête à un chiffre après la virgule) la productivité de chacun de ses employés, le tout dans le respect strict du droit du travail particulièrement touffu en France, respect qui montre ici une forme d’insolence vicieuse de la firme américaine, c’est évident.

Et ça, en France, pays où le travail est lourdement sanctionné, c’est plus qu’un crime, c’est une faute.

Comment Mounir a-t-il tenu compte de l’exposition de milliers de commerçants au travers de la vitrine d’Amazon et du chiffre d’affaires que ceux-ci ont donc gagné par le site, on ne saura pas. Comment Mounir a-t-il évalué les gains de productivité pour toutes les entreprises qui bénéficient directement ou indirectement, en tant que fournisseurs ou en tant que clients, de la logistique impeccable du géant américain, on n’en saura pas davantage. Comment Mounir a-t-il calculé le nombre d’emplois impactés par le surcroît de livraisons, par l’optimisation et donc la baisse des coûts logistiques qui ont pu être répercutés sur les produits ou sur les salaires, par l’augmentation de richesse directe provoquée par ces améliorations par ailleurs plébiscités par les Français eux-mêmes, gros consommateurs des services Amazon ?

Mystère et boule de gomme.

Mais il n’en reste pas moins que la conclusion est implacable, et écrite avant même que l’étude soit pondue : Amazon a, forcément, détruit de l’emploi, comme la voiture a détruit des milliers d’emplois de maréchal-ferrant ou de palefrenier, comme l’électricité a fait disparaître celui de charbonnier, comme Gutemberg a réduit à portion congrue l’importance des moines-copistes…

Le plus grotesque dans les affirmations de la députaillerie gauchiste qui se vautre encore une fois dans le populisme le plus basique, c’est qu’elle rejoint avec un beau timing les petits couinements aigris de ces indispensables Organisations Non Gouvernables mais Très Subventionnées qui, à la faveur d’un rapport sur l’impact social et environnemental d’Amazon, reviennent à la charge avec leur marronnier, à savoir la méchante optimisation fiscale du géant américain.

Pour faire original, ces groupuscules d’extrême gauche (ATTAC, les « Amis de la Terre » et l’Union syndicale Solidaires ne pouvant décemment pas être classés ni comme neutres, ni comme niaisement socialistes) ont donc évalué l’impact environnemental d’Amazon pour arriver à la conclusion aussi pré-établie que celle du brave Mounir que, catastrophe et fourchette en plastique non recyclable, la firme américaine émet du dioxyde de carbone comme pas deux et que son modèle d’affaire n’est pas viable sur le plan écologique.

À cet angle d’attaque d’une originalité fulgurante (utiliser le message écolo pour distribuer de la moraline frelatée à bas coûts, c’est du jamais vu, n’est-ce pas), on y ajoutera le saupoudrage maintenant traditionnel d’antilogique étatiste selon laquelle toute optimisation fiscale est une fraude, et, mieux encore, entraîne un surcroît d’impôts pour les autres.

Ce monceau d’âneries ne doit sa publicité dans nos médias et sa place prépondérante dans les conversations de machine à café qu’à l’incroyable inculture moyenne des gens qui le relaient ; tout comme Mounir qui se fend de divisions avec des chiffres à virgule mais oublie généreusement la plupart des effets bénéfiques pour ne conserver que les destructions d’emplois visibles et aboutir à sa conclusion moisie, les phalanges gauchistes de l’approximation intellectuelle se gardent bien de tout calcul précis pour aboutir à leur constat frelaté d’une facture carbone explosive.

Combien de trajets longs et pénibles Amazon aura-t-elle évités à des millions de consommateurs pour aller dans ces magasins éparpillés partout sur le territoire ? Combien de tonnes d’hydrocarbures n’ont pas été brûlées pour distribuer dans ces milliers de magasins, puis dans chaque foyer de ces millions de consommateurs, ces milliards d’articles divers et variés ? Combien de litres de carburant ont été économisés par ces livraisons optimisées qui desservent des centaines de points de chute en un trajet, au lieu de centaines de trajets pour chacun de ces clients ?

On n’en saura rien parce que faire ce calcul, outre la difficulté qu’il représente, ruinerait complètement la conclusion de la bande de clowns dont le but n’a jamais été de fournir une étude réaliste, mais bien de trouver un angle pour attaquer Amazon et tout ce qu’il représente, à savoir une entreprise à succès qui rapporte des monceaux d’argent à ceux qui participent à son succès. Dans un pays où la richesse est une tare qu’il convient de cacher, c’est évidemment une faute morale impardonnable. Pire encore, c’est surtout une entreprise américaine, c’est-à-dire parée des mille-et-un vices du capitalisme débridé sans foi ni loi et qui n’aura jamais gain de cause chez ceux qui font de l’anti-américanisme leur fonds de commerce depuis plus de cinquante ans.

En réalité, le populisme du député Mahjoubi et de ces ONG se base entièrement sur la jalousie (ce succès d’Amazon ne pourra jamais être le leur) et l’envie (ces richesses produites et amassées ne pourront pas tomber dans leurs poches), ressentiments poisseux qui ne sont jamais que le credo du socialisme le plus habituel dont l’hypocrisie n’échappera qu’à ceux qui ne veulent pas la voir tant le succès d’Amazon auprès des Français ne fait aucun doute.

Amazon en France, c’est exactement comme McDo : une entreprise que certains Français adorent détester, lui cracher dessus, s’en moquer et la conspuer, ce qui n’empêche personne de se ruer chez elle pour bénéficier de ses services.
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Sur le web

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  • Si Amazon & Co s’implantent si bien, c’est que l’acheteur y trouve son compte et ses achats. Le compte pour un automobiliste pourchassé de radars à tout verbaliser, ce qui fini par faire cher le moindre achat. Ses achats introuvables dans la petite boutique pas encore liquidée en centre ville, boutique qui n’a votre objet en vente et qui vous propose de le commander, oubliant de vous dire que le vendeur va le commander sur … Amazon ! Et pourquoi l’ex-secrétaire d’État au Numérique, prônant le prélèvement de nos impôts que par internet, même en zone blanche à 87 ans, s’en prend-il sans état d’âme à cet entreprise ultra Numérique. Ce qui me gène c’est le danger potentiel de nos sociétés hyper connectées et super dépendantes des failles du web, comme le chauffage de nos maisons s’arrête quand les lignes EDF sont détruites par le poids des glaces.

  • C’est deprimant ,ce type n’etait pas secretaire de quelque chose dans un palais de la republique ? Y a vraiment un probleme de ressources humaines disponibles en france ,il semblerait que le critere  » idiot utile » est la clé pour se faire embaucher au palais .

  • ben déjà , si les commerces des villes étaient moins taxés , pompés et repompés par l’état sur leur chiffre d’affaire , leurs prix seraient moins élevés et peut être auraient ils plus de clients ; et ce député peut bien continuer à braire , ça ne changera rien aux habitudes de la clientèle d’amazone qui se simplifie ainsi la vie ; et la photo de la bagnole , d’enfer !!! qu’est ce que je me suis fendu la gueule !!!!

    • Bof ,une boutique de 100m2 meme sans taxe ne fait jamais plus de 100m2 ,le magazin amazone fait le monde entier

      • Une cabine d’essayage ne fait que 2m2, mais en avoir une à proximité de chez soi peut éviter bien des allers-retours de colis…

        • Bien sûr. Certains produits sont plus adaptés à la vente en ligne que d’autres. Un vêtement, des pompes ou un matelas, cela ne s’essaie pas en ligne… Et ces commerces sont moins impactés que les libraires et disquaires.

    • Rien que la chasse à la voiture : vignette Crit’air, création de voies piétons, cyclables, bus au détriment des voies « voitures » : bouchons itératifs chronophages, énervements…
      Je ne vais quasiment plus jamais en ville.

      Il faut rajouter l’absence de stock dans les commerces avec fréquemment : « je peux vous le commander » (et là re-enfer pour circuler, se garer etc…)
      Google et Amazon sont devenus mes amis.

    • Vous avez 100% raison, je le vois de mes yeux en Chine, si vous enlevez les dépenses contrainte des petits magasins ils sont moins chers que les sites en ligne.
      Je peux en faire la demonstration, mais en general je suis censure.

  • Le plus révoltant c’est bien la punition des vertueux et la rétribution des coupables.
    Des profits tombent bien massivement dans la poche des amis de ces abrutis via la taxation de dizaines de milliers d’acteurs annexe a Amazon.
    Pillés jusqu’à l’os, maltraités judiciairement et insultés….

  • oui des aneries..

    mais pire…aucune critique dans la majeure partie des médias …

    tiens une pelle supprime des emplois de terrassiers , chez les terrassiers qui n’ont pas de pelle…

    amazon crée de la richesse

    ce qui est limité est le temps humain..

  • c’est juste un socialiste qui s’empresse de faire ces courses sur Amazon ou sur ALI …:-)

  • La démonstration est implacable, bravo.

    Je suis d’autant plus étonné que Jeff Bezos, patron d’Amazon, ait racheté le Washington Post, journal gauchiste parmi les gauchistes.

    • Bonne nouvelle ! Il va le droitiser peu à peu, et s’il pouvait racheter tous les autres et que les riches français en fassent autant avec les nôtres, ce serait le top !

      • Sauf qu’il est propriétaire du WaPo depuis 2013, soit 6 ans, et que la ligne éditoriale reste une des plus à gauche aux USA avec le NYTimes. Pour info il se dit libertarien et soutient le mouvement LGBT… et bien sûr il n’aime pas Donald Trump.

    • Dassault se vantait de financer la droite et la gauche. On ne sait jamais…

  • « Mystère et boule de gomme » … c’est simple pourtant :

    Productivité Amazon / productivité commerces = 600 / 270 = 2,2
    Donc 1 emploi Amazon = 2,2 emplois commerce.

    On est déjà au chiffre annoncé, donc :
    – gains de la vitrine Amazon = 0
    – gains sur les autres entreprises = 0
    – gains sur autres emplois impactés = 0
    Ces gains n’ont tout simplement pas été évalués.

    Mais … il a vraiment utilisé des équipes pour faire ça ?

    • oui ce rapport m’a frappé aussi…pas si con quand m^me..p’tet ben que si…

      • Oui, quand le site de France Info raconte :
        « C’est en déduisant les embauches d’Amazon et des vendeurs tiers (12 337 emplois créés) aux suppressions d’emplois dans le commerce physique à cause des activités du site d’achat (20 239 emplois perdus), que Mounir Mahjoubi aboutit à ce chiffre de 7 900 emplois perdus en France. Une formule résume cette constatation, pour un emploi créé chez Amazon, le commerce de proximité a perdu 2,2 emplois. »

        Questions :
        – comment comptabiliser les emplois perdus à cause des activités d’Amazon ?
        – comment décompter l’influence des politiques des villes, des GS, etc … ?
        – sur quelles périodes les mesures auraient été réalisés ?

        Ce calcul est juste une vaste blague.

      • Après vérification, car on peut télécharger l’étude ici :
        http://d.mounirmahjoubi.fr/AmazonVerslinfiniEtPoleEmploi.pdf

        Pas étonnant de retrouver ce chiffre de 2,2 avec un siimple rapport de productivités, puisque le calcul des pertes d’emplois a bien été effectué avec les productivités, de l’aveu même des l’auteurs.

        Voir la méthodologie à la fin de l’étude :
        + 10400 emplois perdus par les activités propres d’Amazon
        + 9800 par les ventes de la marketplace
        + 39 emplois rajoutés par France Info pour faire joli,
        Ce qui fait bien 20239 emplois.

        Ça mériterait un procès en diffamation de la part d’Amazon.

  • l’agriculture moderne a aussi détruit des millions d’emplois de pauvres hères qui s’éreintaient dans les champs pour des salaires de misère ce pauvre type mériterait de titre de secrétaire d’état au misérabilisme

  • « Combien de litres de carburant ont été économisés »
    C’est bien ça le problème : le mankagagné en TVA et taxes pétrolières.
    L’argent des autres est leur seul point de fixation, comme les voleurs.

  • et l’Etat français et ses alliés (fisc, URSSaf…) : combien d’emplois détruits ? plusieurs millions !

  • Pour faire un décompte aussi simpliste, soit M. Mahjoubi est incompétent (et n’aurait dans ce cas jamais dû être secrétaire d’Etat), soit il nous prend pour des cruches (même conclusion).
    Mais il est surtout en campagne pour son patron. A défaut de gouverner la France, il faut trouver des boucs émissaires, ça occupe du temps de cerveau.

    • C’est très bête ce que vous écrivez… S’il est secrétaire d’État, c’est justement parce qu’il est incompétent!!! 😉

  • Amazon et moi !
    Au lieu de disserter sur des abstractions, je préfère parler de moi !
    Pour les (indispensables) cadeaux de Noël (quand on est un papy), j’ai (j’avais) le choix entre deux solutions.

    1 / Autrefois.
    Aller à la ville la plus proche (30 km)(ben oui, je vis à la campagne), me garer après avoir vécu la douceur des embouteillages, payer le parking… Enfin passer quelques heures à me faire bousculer pour rapporter à la voiture un stock de paquets encombrants. Puis rentrer chez moi.
    Comme je n’ai pas tout trouvé la première fois, faut recommencer.
    Ah, l’avant de l’Avent… qu’est-ce que cela représentait ? Au moins cinq allers et retours (300 km), 20 heures de parking, des ampoules aux pieds, des énervements sans fin car la commande du produit que le commerçant n’avait pas n’arrivait que de justesse (quant cela n’arrivait pas APRES la réunion familiale).
    Que M. l’ex Secrétaire d’Etat calcule ce que donne en CO2 un vieux 4×4 (ben oui, en zone rurale profonde, c’est nécessaire et comme les voitures actuelles sont hors de prix…) qui consomme autour de 10 l aux 100…
    Et qu’il se souvienne dans ses calculs que nous étions des stocks, des centaines, à user du carburant (c’est pour cela qu’il y a des embouteillages), du temps, de l’énervement (mauvais pour la sécu, çà !)….
    Bon, d’accord, c’est vrai, ça rapportait des sous à l’Etat avec tous les PV pour excès de vitesse et autres interdits outrepassés. Là, j’admets que c’est dur pour eux.
    Bon, c’est vrai que ça rapportait des sous à Vinci (les parkings) et aux étudiants embauchés pour un travail de serf dans les boutiques locales.

    2 / Maintenant
    Au chaud devant ma cheminée, je passe des heures délicieuses à cherchouiller sur Amazon (et autres LDLC, CDisount,…) ce qui ferait plaisir et me ferait plaisir.
    Mon facteur ou une entreprise me livrent. Certes, ils viennent de la ville, mais avec une tournée, et des véhicules récents et moins polluants… ils servent des centaines de gens. Que le même fasse la comparaison pour le CO2 !
    Qu’il ajoute les emplois créés dans la distribution
    Qu’il pense également que, grâce aux matraquages fiscaux de ses copains, nous n’avons, nous les vieux, plus guère de solution de d’acheter au moins cher.
    (Ah oui, si, pardon, il y aurait l’euthanasie, ce qui résoudrait le problème des retraites… )
    (Mais que d’emplois supprimés alors !)

    Et puis, SURTOUT, qu’il, ils, et elles, nous FOU…ENT la paix au lieu de débiter ce genre d’inepties issues de regrettables calculs politiciens !

  • Le problème n’est pas la vente par correspondance qui existe depuis longtemps, et qui a évidemment un intérêt: possibilité de trouver un objet rare, déplacements évités…
    Le problème est la situation quasi monopolistique d’amazon dans certains secteurs. Je rappelle que la première loi à établir pour faire fonctionner un marché libéral est une loi antitrust, la concurrence étant l’essence même des gains en innovation et productivité.

    Le deuxième problème est l’utlisation par amazon des infrastructures payées par les impôts des citoyens sans qu’il contribue lui même (c’est vrai même aux Etats Uns).

    Le troisième problème est la négation du respect de conditions de travail décentes.

    Le quatrième problème est historique, et c’est comme cela qu’on en est arrivé là: Amazon est resté des années lourdement déficitaire, a donc vendu à perte, et tout le monde a fermé les yeux, en mettant la main à la poche le temps qu’il a fallu . Il gagne de l’argent après avoir affaibli la concurrence, et, dans certains cas, l’avoir tuée.
    Certaines firmes ont repris leur indépendance, comme Nike, en estimant dangereux de rester sous la coupe d’amazon: amazon a toutes les cartes en main, toutes les données clients, pour mettre ses obligés à sa merci et les court circuiter.

    Et Jeff Bezos est quelqu’un qui fait peur.

    Je ne comprends pas cet article et ces commentaires de la part de libéraux alors que le rêve de Jeff Bezos est de construire une société sans règles, ou plurôt les siennes, genre Le meilleur des mondes.
    Or un monde libéral pérenne ne peut être que démocratique, et ne fonctionne qu’avec un minimum de règles élémentaires.

    • « Le deuxième problème est l’utlisation par amazon des infrastructures payées par les impôts des citoyens sans qu’il contribue lui même »

      Première règle économique: une entreprise est une entité juridique qui ne paie JAMAIS d’impôts ! Ce sont les entités physique, les Hommes, qui les paient.
      Les impôts des entreprises sont payés par:
      -Produits plus cher, donc les citoyens.
      -Salaires plus bas, donc les citoyens.
      -Moins de postes de travail, donc chômage, donc les citoyens etc. etc.
      .
      Pour les « infrastructures », c’est totalement faux, la route est surpayée par les camions via l’essence surtaxée et le reste par les salaires des 10’000 cadres et employés directes, 10’000 marchands externes et on ne parle pas des retombées indirectes (fabrication, emballages, machines, entrepôts etc.) qui créent des entreprises et des emplois.
      La France sans Amazon ce serait au moins 10 milliards d’euros de création de richesse qu’il faudrait trouver ailleurs. Dire que cette entreprise ne « contribue pas » est une farce socialiste.
      .
      .
      « Le troisième problème est la négation du respect de conditions de travail décentes.

      Totalement faux, Amazon c’est 10’000 emplois en CDI, un rêve de plus en plus chimérique dans l’économie française et cette entreprise obéis parfaitement à un des code du travail parmi les plus serré au monde. Si vous parlez du travail de manutentionnaire, il ne demande qu’une colonne vertébrale, ce sont des emplois temporaires de jeunes qui sont par ailleurs massivement au chômage à cause du socialisme et qui trouvent là, enfin une opportunité d’avoir un salaire, donc une voiture, un appartement, bref, une occasion de rentrer enfin dans la vie active pour trouver mieux.
      .
      .
      « Je ne comprends pas cet article et ces commentaires de la part de libéraux »

      Parce que vous n’êtes pas libéral, que vous n’avez aucune connaissance en économie et reprenez sans esprit critique les slogans des socialistes. S’il étaient compétents en quoi que ce soit ce pays ne serait pas en faillite.

      • Oui, et encore vous ne citez pas les 1er et 4ème points :
        1 – un monopole ne peut être que public (interdiction d’acheter ailleurs)
        4 – les ventes à pertes sont monnaie courante en France (exemple des promotions dont les frais de pub sont supérieures aux marges réalisées).
        Sans parler du 5ème point, le délit de sale gueule.
        Il a tout faux sur ce coup, notre ami Michel.

      • Je suis libéral, et, contrairement à ce qu’il me semble pour vous, je connais mes classiques.

        L’histoire d’amazon est tout sauf libérale. Son succès résulte dans l’incapacité des institutions à organiser une compétition équitable, via un capitalisme financier dérégulé qui peut se permettre de financer des déficits sur des dizaines d’années pour espérer un gain quand la concurrence sera affaiblie.

        Les commentaires sur mon commentaire m’attristent véritablement.du genre:

        « les monopoles ne peuvent être que publics…) ?????

        les ventes à perte sont courantes en France….interdites par la loi

        Concernant les impôts, ce sont bien les entreprises qui payent, la répercussion sur le PV est tout autre chose. Le sujet ici est la différence de traitement et la violation des lois libérales, qui impliquent une saine concurrence.

        Concernant les conditions de travail, allez voir, faites vous embaucher, encouragez vos enfants à réaliser ce « rêve ».

        Ce site essaye de faire comprendre à un large public ce qu’est vraiment une organisation libérale de l’économie.

        Je suis attéré du déferlement d’ignorance sur le sujet montré par ces commentaires.

        • Michel Negynas a écrit: « Je suis libéral »

          Pas une seconde.
          Vous n’avez aucune connaissance de l’économie ni de ce qu’est le libéralisme, ni même de l’historique d’amazon et ne cessez de balancer des slogans socialistes.

          • Veuillez argumenter avant de balancer des jugements de valeur à mon sujet . Vous n’avez que l’invective pour montrer votre sciene?
            Michel O: pourquoi la vente à perte est déloyale? Parce qu’une entreprise ayant suffisammment de trésorerie peut décider de vendre à perte le temps qu’il faut pour tuer ses concurrents et empocher ensuite les benefices d’un monopole.
            Et ce serait moi qui ne connaît rien à l’économie!

            Lisez Contrepoints de ce jour, l’article de Drieu Godefredi . Il critique à juste titre le dernier livre de Stiglitz, mais sur la question qui nous préoccupe ici, il dit à peu près la même chose que moi.

            • Les arguments libéraux habituels sont là, mais ils n’ont aucun sens pour vous puisque vous n’êtes pas libéral et je ne vous « invective » en rien, je fais un constat que les autres lecteurs libéraux font aussi.
              La discussion ne va nulle part.

            • A moins d’être déjà en quasi-monopole, c’est un gros risque de vendre à perte en imaginant prendre ce monopole et pouvoir le garder ensuite le temps de se rattraper. Ca suppose aussi que le prix est le seul critère de choix du client, ce qui est pour le moins osé. L’interdiction de la vente à perte est à mon avis l’une des plus mauvaises manières d’empêcher la formation de monopoles, et elle ne manque pas d’effets pervers. En particulier, elle suppose qu’une vente à perte a toujours pour but de constituer un monopole, et elle empêche une gestion rationnelle des stocks de produits qui se vendent mal. Les bonnes affaires deviennent rares pour les consommateurs.
              C’est la constitution de monopoles qu’il faut sanctionner, pas les méthodes qui pourraient éventuellement parfois y aboutir !

            • « mais sur la question qui nous préoccupe ici, il dit à peu près la même chose que moi. »
              C’est Stiglitz qui le dit et non D.Godefredi. 🙂

              Entre autre, vous tenez donc les mêmes propos qu’un gauchiste patenté antilibéral et êtes prêt, comme les gauchistes, à modifier les Lois pour faire taire quelqu’un avec lequel vous n’êtes pas d’accord.
              Votre vernis de libéralisme est plutôt mince et craque un peu vite devant les contrariétés… 🙂

        • Il faudrait qu’on m’explique en quoi l’interdiction de la vente à perte rend la concurrence plus loyale et efficace…

        • Je réponds à ce qui me revient :
          Les monopoles ne peuvent qu’être imposés par la force publique (ou mafieuse). Les autres situations dominantes sur le marché peuvent être remises en question, et le sont régulièrement.
          Les ventes à perte sont effectivement interdites en France, mais courantes quand même (voir mon exemple). De plus, telle que vous la définissez, toutes les entreprises déficitaires à un moment donné pratiquent la vente à perte, et il y en aura toujours, tant qu’on aura pas interdit les résultats négatifs.

          • Interdire les résultats négatifs ? J’espère que vous ne comptez pas appliquer cette loi sur les entreprises d’Etat ! Vous êtes fous ! 🙂

          • En fait ça existe déjà, en partie (procédure de reconstitution des fonds propres)

          • La vente à perte c’est quand on vend un produit moins cher que le coût d’achat, ça n’a rien à voir avec le bilan négatif sur plusieurs années. A ma connaissance Amazon fait toujours une marge donc n’est pas dans ce cas.
            Ils ne sont pas dans un monopole non plus car d’autres acteurs ont des parts de marché importante comme ali express ou ebay.
            Bon les gros concurrents ne sont pas français mais rien ne les empêchait de copier les pratiques d’Amazon.

        • « Concernant les conditions de travail, allez voir, faites vous embaucher, encouragez vos enfants à réaliser ce « rêve ». »
          C’est un travail de manutentionnaire. Cela n’a rien d’un rêve mais c’est un job pour des personnes qui n’ont pas de diplômes ou en situation d’attente. Un job permet de progresser quand vous êtes un peu intelligent et volontaire (j’en ai eu un dans ma famille pas chez Amazon mais dans une plus petite boite).
          Evidemment, ce n’est pas un travail assis derrière un écran donc c’est plus dur. Bcp de métiers sont durs. Et bcp plus que chez Amazon!

        • « Concernant les conditions de travail, allez voir, faites vous embaucher, encouragez vos enfants à réaliser ce « rêve ». »

          Les libéraux comprennent parfaitement cette évidence économique que j’ai clairement énoncée: ce premier emploi de manutentionnaire permet à des jeunes de gravir enfin l’échelle d’une carrière professionnelle grâce à un premier salaire, une voiture, un appartement, une expérience.
          .
          Comprendre que manutentionnaire est « le rêve » lui-même est un homme de paille socialiste d’autant plus révoltant que ce sont eux qui ont scié les barreaux de l’échelle.

    • « la situation quasi monopolistique d’amazon dans certains secteurs. »
      Non pas vraiment!! Il y a des milliers de possibilités d’achat sur internet dans tous les domaines.
      Peut-être voulez-vous dire que c’est Amazon qui a souvent les meilleurs offres? Alors c’est un autre problème. Aux autres de s’adapter.
      Par ailleurs, cette situation n’est pas secondaire à une connivence étatique basée sur une modification de la loi. C’est simplement qu’Amazon répond à un besoin. Des situations comme celle d’Amazon ne dure qu’un temps sans avoir besoin d’une loi anti-trust. On en a déjà vécu d’autres! Seuls les monopoles d’Etat durent longtemps. Même avec une loi antitrust qui ne s’applique qu’au privé!

      « l’utlisation par amazon des infrastructures payées par les impôts des citoyens sans qu’il contribue lui même »
      Ben, avec un salaire versé à ses employés consistant en 50% de taxes, impôts et contributions diverses et variés, vous trouvez qu’il ne contribue pas? Et toutes les entreprises qui trouvent de nouveaux débouchés via Amazon, cela ne contribue pas?
      Vous voulez dire qu’Amazon ne paie pas TOUS ses impôts en France? Méchant Amazon! Mais c’est légal. Si la fiscalité française n’était pas aussi abusive, peut-être que cela serait différent.

      « Le troisième problème est la négation du respect de conditions de travail décentes. »
      Fallait oser! Amazon respecte la législation du Travail. Vous trouvez qu’elle n’est pas assez contraignante en France?

      « Amazon est resté des années lourdement déficitaire, a donc vendu à perte,  »
      Comme bcp d’entreprises qui se montent, son bilan a été déficitaire initialement. Et alors?? D’autre part il n’ y a pratiquement plus qu’en France que la vente à perte est interdite. Vous ne pouvez pas reprocher à Amazon de ne pas avoir respecté les réglementations françaises hors de France. 🙂
      D’ailleurs, il n’y a qu’en France qu’on demande à une nouvelle entreprise de payer des charges sur l’argent qu’elle n’a pas encore gagné. Avec le succès que l’on sait sur l’économie française d’ailleurs!
      Amazon a fonctionné au début avec des investisseurs qui ont pris un risque et non avec de l’argent publique. Qu’est-ce qui empêche un autre de faire pareil??

      « Certaines firmes ont repris leur indépendance,  »
      Il est donc tout à fait possible de reprendre son indépendance. Il n’y a donc pas de monopole incontournable… Ce n’est pas la SNCF, la Sécurité Sociale…etc

      « alors que le rêve de Jeff Bezos est de construire une société sans règles, ou plurôt les siennes,  »
      J.Bezos a le droit de rêver ce qu’il veut et même d’essayer de réaliser ses rêves mais en respectant la loi ce qu’il fait jusqu’ici et en respectant la démocratie. C’est cela aussi la liberté.
      Que cela ne vous plaise pas au point de vouloir, in fine, modifier ces règles juste pour le contrer. Voilà ce que je trouve inquiétant et liberticide.
      Mais vous le faites « pour le bien de tous » bien évidemment…

      • « J.Bezos a le droit de rêver ce qu’il veut et même d’essayer de réaliser ses rêves mais en respectant la loi ce qu’il fait jusqu’ici et en respectant la démocratie. C’est cela aussi la liberté. »

        Pas quand il est à la tête d’un empire financier qui lui donne plus de pouvoirs que n’importe quel état démocratique.
        Si on le laisse faire, vous allez voir ce que Bezos va en faire, de votre « liberté ».

        • Les bénéfices mondiaux d’Amazon représentent à peine 0.82% du budget de la seule France et cette entreprise privée n’a aucun pouvoir législatif monétaire ou fiscal, en faire une « menace pour les libertés » alors que la France et d’autres pays crèvent de bureaucraties illibérale est totalement hors sol.
          .
          Pourquoi vous déclarez vous « libéral » alors qu’il n’y en a pas une goutte dans vos écrits ?

          • Bezos en sait incomparablement plus sur vous que n’importe quelle administration « illibérale ». Et il a tenté d’avoir sa propre monnaie. Si vous vous en fichez, c’est votre affaire.
            Au fait, quel type de marché et de démocratie voulez vous installer, si les nôtres sont illibérales? Précisez nous un peu les détails.

            L’idéologie, qu’elle soit libertaire, écologiste, religieuse, de droite comme de gauche, conduit à la radicalité et à l’impossibilité de communiquer. C’est dommage.

            • Désolé, mais parce que Bezos a des idées qui ne vous plaisent pas, vous trouvez justifié de modifier la Loi pour simplement l’empêcher de mener à bien ses projets. Si ceux-ci était illégaux, cela se comprendrait mais étant illégaux, il aurait suffit d’appliquer la Loi. Or pas de bol, Bezos n’a rien fait d’illégal jusqu’à présent.
              Votre attitude procède exactement de la même méthode qu’utilise nos socialistes pour essayer de museler tous ceux qui ne pensent pas « comme il faut ».

              « Et il a tenté d’avoir sa propre monnaie. »
              Criminel en effet. C’est vrai que les monnaies étatiques actuelles sont tellement biens et respectueuses de ceux qui sont obligés de les utiliser… 🙂

              Quant à votre couplet final sur la radicalité, chapeau! Commencez donc à l’appliquer à vous-même… 🙂

            • « Bezos en sait incomparablement plus sur vous que n’importe quelle administration « illibérale ».
              Et alors?? Ces données ont été fournis volontairement par ceux qui utilisent ses services. Personne ne les a obligé. Par contre l’Etat ne vous demande jamais votre avis pour récolter et utiliser vos données personnelles pour son bénéfice et contre vous la plupart du temps.

  • Comme souvent, nos dirigeants sont coincés dans leur petite bulle technocratique et ne savent pas regarder ailleurs; pourtant, n’importe quelle ménagère leur aurait dit que l’argent qu’elle gagne en achetant moins cher sur Amazon, elle le dépense en le dépensant ailleurs et peut être même dans les petits commerces.En définitive, les gains de productivité profitent au pouvoir d’achat et donc à la relance de l’économie; pas besoin d’être expert en économie pour comprendre ça; il suffit d’avoir un peu de bon sens et les pieds sur terre.

  • ce ne serait pas la premiere fois que des « consommateurs  » boycottent pour des raisons erronées..

    je doute que le but du ministre soit le boycott…

  • un ministre ça crée des emplois qui détruisent de la richesse…

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